Le Point de non-retour
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Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2013
Il y a d’emblée un ton qui se révèle vite être un style dans ce film de John Boorman antérieur de deux ans à son premier film « important », Leo The Last. Lee Marvin – que je n’apprécie guère d’habitude – est ici exceptionnellement sobre parce que bien dirigé. Le scénario est linéaire mais se complique souvent d’images en flash (je n’ai pas dit de flash-back) qui viennent expliciter les références associatives directement sorties des théories psychanalytiques. On peut leur reprocher d’être parfois un peu lourdes et redondantes, comme si Boorman prenait le spectateur pour un insuffisant intellectuel. En dehors de cette réserve, c’est un très beau film noir aux images esthétiques et à la morale désespérée où Angie Dickinson vient apporter grâce et féminité dans un monde sans pitié.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2022
une petite merveille, porté par la férocité border line de Lee Marvin et la simplicité de sa narration ! Basé sur un scénario de type Monte Cristo, il revient, il n'est pas content et prèt a tout pour qu'on lui rende la somme exacte qu'on lui a subtilisée ! Basé sur un des bons bouquins de Donald Westlake au personnage récurrent, qui raconte les exploits d'un dur spécialiste du Hold up ! Lee Marvin porte le film au niveau culte.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Walker a de quoi être énervé : son meilleur ami qui l'a entraîne sur un gros coup lui tire dessus et le laisse pour mort, lui volant au passage 93 000 dollars et sa femme. Walker, qui n'est pas mort, n'a alors plus qu'une idée en tête, retrouver son argent même si cela signifie qu'il doit affronter au passage une puissante organisation criminelle. Pour ce film, Lee Marvin (impeccable dans le rôle de Walker) a fait confiance à John Boorman dont c'est ici la première expérience hollywoodienne et le deuxième long-métrage. Sur une histoire de vengeance classique, Boorman s'amuse à dynamiter le genre, y insufflant une véritable énergie et une véritable violence à l'aide d'un montage rythmé et d'une mise en scène particulièrement soignée. Rien n'est laissé au hasard dans le film et la violence vient essentiellement des effets de montage qui nous plongent dans la psychologie de Walker qui ne tue personne de tout le film, chose pour le moins originale. John Boorman utilise tout ce qu'il a sous la main pour transcender le genre et lui offrir un film inoubliable, témoignage lucide et sans pitié sur l'Amérique des années 60 où Lee Marvin et Angie Dickinson font des merveilles.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2015
L’un des grands films des années 60 dans lequel règnent en maîtres paranoïa et manipulation. La réalisation de John Boorman, qui n'en est qu'à son 2e film, est d'une confondante maîtrise. Tout est très moderne - cadrages, utilisation du son et du montage - et annonce déjà le cinéma d'aujourd'hui. A noter également une très belle photo en scope de Philip Lathrop dont on a pu notamment voir le travail sur "Le kid de Cincinatti" et "Les parachutistes arrivent".
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2024
La mise en scène de John Boorman est exemplaire et sort la série noire de ses conventions les plus courantes, tels le montage frénétique, la confusion organisée ou la profusion de dialogues. Taciturne, le récit de Boorman semble distant relativement à l'action, d'une violence contenue et d'une gravité non exprimée, une façon qui rejoint l'attitude du personnage de Lee Marvin, le truand Walker, avec ses silences et ses gestes rigoureux.
La fluidité de la mise en scène et sa simplicité proviennent qu'aucun artifice scénaristique ne tente de dévier la froide détermination d'un homme comme indestructible, guidé par un très personnel sentiment de justice et de vengeance après qu'un ancien complice lui a fait des misères.
Même le dénouement ne nous apprendra rien de ce Walker aux allures de tueur professionnel, homme énigmatique sans passé ni projet autre que la vengeance, dépourvu d'indications sociales ou psychologiques. Lee Marvin est excellent dans cet emploi et il porte le masque d'une imperturbable efficacité, lequel est à peine altéré par de soudains accès de brutalité.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2023
Walker accepte d’accompagner son ami Reese dans la prison désaffectée d'Alcatraz afin d’y récupérer un magot de 93 000 $. Seulement rien ne va se passer comme prévu, une fois le butin en poche, Reese abat Walker, sauf que ce dernier n’est pas mort et compte bien récupérer sa part du butin…

Pour son second long-métrage (le premier sur le sol américain), John Boorman (Délivrance - 1972) adapte le roman "Comme une fleur" de Donald Westlake et nous restitue un polar fortement influencé par la Nouvelle Vague. La mise en scène est complètement déconstruite, de même que la linéarité du récit. Si bien que d’entrée de jeu, on semble un peu perdu, on ne parvient pas à comprendre de quoi il en retourne, ni où l’action se situe. Mais c’est pour mieux recoller les morceaux par la suite. De même, les dialogues se font rares et il faudra attendre une bonne demi-heure pour que le film entre réellement dans le vif du sujet et ne relâche jamais la pression.

John Boorman a réalisé ici un polar qui révolutionna le genre à sa sortie et ne passa pas inaperçu. Les effets de mise en scène (un travelling arrière avec le mixage en décalé) jusqu’au choix des couleurs (alternant les plans bichromes ou monochromes), renforcent sa singularité. Il en résulte un polar déroutant et particulièrement nihiliste, sublimé par la présence d’un très beau duo en la personne de Lee Marvin & Angie Dickinson.

30ans plus tard, un remake verra le jour (Payback - 1999), réalisé par Brian Helgeland et interprété par Mel Gibson.

(critique rédigée en 2011, réactualisée en 2023)

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2011
Un film esthétique où prédominent les couleurs jaunes et rouges, Angie Dickinson est superbe comme dans "Dressed to Kill" de Brian de Palma. Malgré que le film soit classe, l'intrigue est par contre ennuyeuse, on s'ennuie ferme dans ce Point Blank. La fin n'est pas transcendante mais moins décevante que ce que j'aurai pensé. Un film que j'oublierai assez vite alors que "Délivrance" du même auteur me restera longtemps en mémoire.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2018
Point blank, ça veut dire « à bout portant », mais les distributeurs ont préféré bizarrement le traduire par Le point de non-retour. Passons. Ce n’est que le deuxième film de Boorman (le premier hollywoodien), mais déjà il affiche une maîtrise prodigieuse. Des plans larges colorés, d’autres plus serrés pour nous opprimer, des inserts de souvenirs retransmis au ralenti, des reflets dans un miroir entier, puis brisé, des kaléidoscopes de robes, de flashes et de maquillages, une atmosphère musicale lugubre et constamment dérangeante. Tirée d’un roman qui inspirera plus tard Payback, avec Mel Gibson, c’est une histoire somme toute classique de pègre, de femmes et de trahisons, avec un Lee Marvin sombre et mutique, qui détrousse les mafieux un par un pour une modeste affaire d’argent. Mais l’ensemble profite d’un montage qui le magnifie, qui appuie l’élégance de la mise en scène par son alternance de ruptures et de contemplatif, qui expérimente jusqu’à parfois frôler l’indéchiffrable. C’est un objet ambitieux, audacieux, doté d’une ambiance pesante et froide et qui en laissera sur le carreau. Mais le cinéaste persiste et signe quelques années plus tard avec Délivrance, un drame étouffant qui le range définitivement parmi ceux qui comptent. Aujourd’hui, l’homme est surtout célèbre pour ses hits populaires, comme Rangoon ou La forêt d’émeraude. Revenez-en plutôt aux sources.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2018
Volontairement déstructuré, ce film de 1967 est un thriller politique complexe à l'atmosphère particulière, dans lequel les personnages ne peuvent compter sur rien ni sur personne. Cette longue traque, portée par un Lee Marvin inspiré, se vit comme une expérience pop et décalée. La mise en scène signée John Boorman est remarquable.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2017
Laissé pour mort dans la prison désaffectée d'Alcatraz, trahi par son ami alors qu'il devait récupérer une grosse somme d'argent, Walker se voit proposer une chance de se venger et dans le même temps de remonter une organisation qui lui permettrait de récupérer son argent.

Partant de ce point de départ, Le point de non retour propose une histoire assez simple, allant à l'essentiel et surtout bien écrite. Pour son second long-métrage, John Boorman orchestre parfaitement bien son récit et braque sa caméra sur le personnage solitaire de Walker dont on ne sait d'abord pas grand-chose si ce n'est qu'il va être guidé par son instinct de vengeance et la façon dont il pourra récupérer ce qui lui appartient. Intéressant et crédible, il se voit confronté à une galerie de personnages, que ce soit alliés ou ennemis, aussi intéressante qu’ambiguë et mystérieuse, à l'image de celui qui va peu à peu lui donner des informations.

L'immense réussite de Le point de non retour se situe surtout dans la mise en scène de John Boorman. Ce dernier sublime son récit et met en place une atmosphère aussi ambiguë que les personnages, ainsi qu'une ambiance malade, voire désespérée où le mal est partout, à tous les étages de cette société américaine gangrenée par la violence. Plus on avance dans le récit, plus l'intensité monte crescendo jusqu'à un remarquable final, tout en froideur, tension et sobriété.

Boorman sait prendre son temps lorsqu'il le faut, donnant par moments une dimension presque mélancolique à son film, parfois même ironique d'ailleurs. Il maîtrise à merveille sa caméra et offre de beaux plans, sachant mettre en valeur un Los Angeles glacial et ses personnages. Proposant un astucieux montage, il use aussi habilement de flash-back lorsqu'il le faut. Devant la caméra, l'immense Lee Marvin apporte sa gueule cassée, présence et justesse à son personnage, il est tout simplement formidable dans ce rôle qui lui colle si bien à la peau.

Conclut par un final obscur et glacial, Le point de non retour nous immerge dans une Amérique gangrenée par la violence où le cauchemar n'est jamais loin, le tout brillamment maîtrisé par John Boorman et emmené par un grand Lee Marvin.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2008
Deuxième film de John Boorman et déjà emprunt d’une audace visuelle (qu’il ne saura égaler par la suite), «Point Blank» (USA, 1967) croise un genre fameux du cinéma américain (le film de vengeance) avec le schéma déstructuré d’une œuvre de Resnais («Hiroshima mon amour» notamment). Cette curieuse hybridation offre un film intéressant en de nombreux sens. Bien que ce ne soit dit que trop rarement, Boorman s’inscrit dans la mouvance du Nouvel Hollywood et, de ce fait, pratique le même exercice que De Palma ou Scorsese, à savoir qu’il réinvente le cinéma américain en s’inspirant des contestations opérées par le cinéma européen. Fruit des carcans d’un certain cinéma hollywoodien nourri de l’inventivité narrative qui peuplait dans les années 60 et 50 le cinéma européen, «Point Blank», ainsi que l’indique son titre français, est le point de non-retour. Film phare qui surplombe de son sommet les alentours du sentier parcouru, il dresse une pierre blanche au-delà de laquelle le classicisme n’est plus possible. Très peu de films dans l’histoire du cinéma ont cette fonction. Parmi ceux-là «Point Blank» en fait partie. Outre cette seule synthèse, le film vaut par son acte latent de contestation et les prémisses qu’elle offre de l’œuvre de Boorman. Film de contestation comme ils sont nombreux à cette époque aux Etats-Unis, «Point Blank» forme avec «Deliverance» le grand diptyque frondeur de Boorman. Critique écologique qui veut faire de la Nature, une entité toute puissante, «Deliverance» trouve les origines de sa violence dans la crudité de «Point Blank», à la seule différence que le film de 67 place encore la force dans les mains de l’Homme. Les corps en chute brute, les spasmes moribonds qui convulsent les allures et la hargne dans les voix sont les indices d’une violence virulente. Par la suite, Boorman déplacera cette brutalité dans la structure de son cinéma. Les plans courts et la sécheresse de ses découpages héritent cette crudité de «Point Blank».
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2015
Une œuvre magistrale et complètement psychédélique.
C'est à la fois un témoignage sur les années 60 et un polar génial où la schizophrénie du personnage de Walker est mise en scène avec la précision d'un entomologiste. Lee Marvin est formidable dans ce rôle, et Angie Dickinson, un sublime faire-valoir.
Enfin, "Point Blank" est aussi un film d'une grande modernité, par l'utilisation des prises de vue et un montage sans temps mort, même si les retours en arrière ne sont pas tous indispensables.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2019
Un très bon thriller magnifiquement filmé er porté par des acteurs sublimes un économie de moyens et de dialogues qui renforcent la mise en scène et nous tiens en haleine jusqu'au bout
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2023
C'est mon deuxième visionnage de "Point Blank", et étrangement je l'ai apprécié encore davantage. Au-delà de l'avoir vu cette fois dans de meilleures conditions, c'est peut-être parce que, connaissant l'intrigue, j'ai pu me focaliser sur le style presque expérimental de ce polar pas comme les autres ?
Car s'il ne s'agit que du deuxième long-métrage John Boorman (et premier aux USA), le réalisateur fait déjà des étincelles. Clairement influencé par la Nouvelle Vague européenne, Boorman s'amuse à déconstruire les codes habituels du polar ou du film noir.
Ici, pas de ruelles sombres ou de héros à corrompre. La majeure partie du film se déroule en plein jour, sous un soleil de plomb. Et Walker est un anti-héros droit dans ses bottes. Il a commis une seule erreur, celle de faire confiance à son meilleur ami et sa femme pour un braquage. Laissé pour mort par les deux amants, il revient se venger.
Pas de sentiment superflu, pas de dialogue inutile, pas d'action irréfléchie. Walker est un personnage à la tête d'acier, qui tient tête sans sourciller à une gigantesque organisation criminelle, et se moque bien de liquider ceux qui se dressent sur son chemin. Il est incarné par un Lee Marvin totalement imprégné de son personnage, qui apportera beaucoup à la production du film, soutenant John Boorman face aux studios.
La déconstruction opère également (surtout ?) sur les visuels. Un montage d'orfèvre, non-linéaire qui mélange les temporalités. Des séquences lentes et oppressantes cédant la place à une violence soudaine. Quelques plans de dingue, surtout dans la première moitié, qui donnent l'impression de voir une œuvre psychédélique. Des compositions chargées de métaphores, parfois abstraites (Walker discutant avec son ami, au sol entouré d'une foule !).
Et beaucoup de jeux sur les couleurs, de nombreuses scènes ayant une allure monochromatique. Ce qui charge le sens narratif. Mais renforce également l'aspect cauchemardesque de l’œuvre. Entre ceci et l'absurdité de l'intrigue (Walker remonte un à un échelon pour un motif qui devient insignifiant), on a finalement l'impression de voir un rêve meurtrier.
C'est d'ailleurs une théorie qui circule régulièrement : spoiler: toute l'histoire ne serait qu'un fantasme de Walker, qui serait toujours blessé au fond de sa cellule depuis le premier plan du film...

Paradoxalement, "Point Blank" est devenu un classique du polar, au point d'être référencé. A titre d'exemple, les similitudes avec le premier "John Wick" sont troublantes !
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2011
Le Point de non retour est un polar particuliers qui ne m'a pas totalement convaincu, il est ponctué de scènes très réussies mais débute laborieusement et la fin déçoit mais Le Point de non retour n'en reste pas moins un polar à découvrir avec un grand Lee Marvin très convaincant dans sa quête.
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