2 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 critiques spectateurs
5
1 critique
4
0 critique
3
1 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
robert_ginty
18 abonnés
381 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 14 décembre 2006
On en fait plus, des comme ça, aujourd'hui : digne représentant du polar rital 70's - tendance dure, L'autre côté de la violence est un film d'hommes, de vrais ! Prompts à faire le coup de poing, avec les mains comme des battoirs et des burnes grosses comme ça ! Jugez plutôt : Marcel Bozzuffi ! Anthony Crenna (sosie blond de Lee Van Cleef) ! Des poursuites en bagnoles ! Des fusillades ! Des roustes titanesques ! Des braquages sanglants ! Ça n'arrête pas une seconde et on en redemande ! Mêlant à la fois film de vengeance (jugeant la police trop molasse, un père décide de retrouver les assassins de sa fille et de punir les coupables par lui-même), polar classique (l'enquête en question menée par la police) et constat social amer (d'un côté, les petits prolos délinquants qui morflent, de l'autre, les fils de notables intouchables et arrogants, jouant les truands par pur vice, protégés par leurs relations et une bardée d'avocats), représente le dessus du panier du genre : action à tire-larigot, interprétation solide, doublage et dialogues de compète. Et puis retrouver Bozzuffi, c'est toujours un bonheur. A ce titre, je me permets de conseiller chaudement deux autres spécimens du genre auxquels le Marcel avait participé : le noirissime Colt 38 brigade spéciale et la Guerre des gangs, de Fulci, qui avait eu le bon goût de ne pas se départir de ses réflexes de goreux. Ah, si une bonne âme pouvait sortir tout ça en dvd français... (Saint-Neo, vous m'entendez ?)
Dans les années 70 en Italie il y avait de très bons films parfois un peu trop à gauche des fois un peu trop à droite mais l'efficacité était là ; L'Autre côté de la violence pourrait se faire traiter de film fasciste aujourd'hui pourtant comme l'indique son titre les voyous de ce polar ne sont pas ceux que l'on croît. Marino Girolami (père du réalisateur Enzo Castellari) signe ce polar sous le pseudo de Franco Martinelli, un film mené tambour battant ou l'action est roi rempli de nervosité et parfois même de séquences gores (un homme se fait broyer par un autobus), un peu outrancier comme l'était le bis italien dans les années 70 mais pas le temps de s'ennuyer jusqu'à la dernière minute de plus le scénario n'est pas mauvais du tout (L'Autre côté de la violence est certainement meilleur dans sa 2ème partie), puis dans le casting on retrouve avec plaisir Marcel Bozuffi une gueule qui a vraiment sa place dans ce type de cinéma. Et comme le dit l'autre critique "on en fait plus des comme ça".