Il s'agit donc de la suite directe de "Baisers Volés" et de la narration des débuts en ménage du couple Léaud-Jade. Comme toujours chez Truffaut, les personnages secondaires sont très bien campés (Jacques Jouanneau est excellent). On retiendra de ce film (supérieur au précèdent parce que mieux structuré) l'entretien d'embauche, la serveuse nymphomane, les scènes avec la japonaise, la scène de ménage, la fin très caustique, ainsi qu'une courte et très belle scène de bordel où Truffaut montre tous le respect qu'il avait pour les prostituées. Chef d’œuvre !
Deuxième film de François Truffaut que je découvre après le moyen "L'homme qui aimait les femmes" et là je commence a apprécier ce réalisateur qui a une belle notoriété chez les cinéphiles !! "Domicile conjugal"" met en scène un jeune couple presque classique sur leurs quotidiens et la vie de famille va s'agrandir avec un bébé qui l'appelleront Alphonse. Antoine Doinel trouve un travail de traducteur de langue pour une société et le couple connait des disputes conjugales en se posant des questions sur les choses de la vie mais le tout est raconté avec humour. . J'ai bien aimé le film dans son ensemble, j'ai pas mal rigolé et puis il y a de la tendresse, c'est vivant. C'est trés bien écrit et mis en scène par François Truffaut qui offre deux jolies roles à son acteur fétiche Jean-Pierre Léaud qui est un excellent comédien et la belle et charmante Claude Jade. On passe un bon moment.
Dans la continuité des 400 coups, de Antoine et Colette et de Baisers volés, on y trouve tout au long du film de nombreuses références aux précédents et quelques clins d'oeil au cinéma français.
Première aventure d'Antoine Doinel que je découvre depuis « Les 400 coups », et une sacrément belle surprise. Non pas que je m'attendais à être déçu par l'immense François Truffaut, mais je suis constamment épaté par la façon constante dont celui-ci se renouvelle, nous offre des personnages croustillants, le tout avec une plume dont on déguste quasiment chaque mot. Quel délice de voir une telle liberté de ton, de narration, sans que le film ne se perde un instant dans des conventions ou des stéréotypes qui auraient pu nous perdre en chemin. Au contraire, même quand nous pourrions tomber dans le ridicule, comme avec l'intervention de la jolie Kyoko, nous sommes constamment surpris par le chemin que décide de prendre le réalisateur, la personnalité de son héros s'avérant décidément savoureuse. Il y a pourtant beaucoup de mélancolie, de nostalgie, mais elle sont toujours au service d'un récit et d'une psychologie subtile, comme en témoigne les relations entre Antoine et Christine. Quel belle héroïne d'ailleurs que cette dernière, d'autant que la merveilleuse Claude Jade la joue avec une grâce et un charme fou. Une réussite éclatante sur le couple, la vie, la famille et même les voisins : merci M. Truffaut, dans vos mains, le cinéma est décidément un art fabuleux.
Domicile conjugal est un film réalisé par François Truffaut et ce que l'on peu en dire c'est que c'est tout simplement un petit délice de cinéma , un très bon film français . En effet , Domicile conjugal est le genre de long-métrage qui nous montre à nous , spectateurs ce que c'est qu'une mise en scène avec des vrais plans , une justesse dans la manière de filmer et les personnages et les rues , les appartements , les restaurants . Et c'est aussi un film de dialogue , un film où la manière de s'exprimer est vraiment importante . En effet , Jean-Pierre Léaud qui est absolument incroyable , juste dans le film s'exprime d'une manière si élégante , si raffinée , on sent le véritable soin accordé aux intonations , à la prononciation de ses répliques . Claude Jade est également excellente dans le rôle de Christine Doinel , elle rend cette personne , cette femme si vraie et si authentique sans surjouer ou faire mille et une mimiques . La force de Domicile conjugal vient aussi du fait que le réalisateur de la Nouvelle Vague use avec plaisir et intelligence d'un mélange de registres rendant le film tout particulièrement intéressant : on est à la fois dans le tragique (spoiler: le visage bouleversé de Claude Jade , transformée le temps d'une minute en une sorte de geisha splendide , venant d'apprendre l'infidélité de son mari en qui elle avait une parfaite confiance ) , dans le rire ( le personnage totalement loufoque et déluré de cette serveuse Ginette interprétée par l'étonnante Danièle Girard ) , dans la surprise créant des situations un peu folles (spoiler: le quiproquo avec le voisin accusé d'être un étrangleur alors qu'il est juste un imitateur ) . Le portrait de ces gens , l'élaboration des personnages est ainsi excellente , ce n'est pas caricatural , bien au contraire . Cette vision de l'amour avec des limites , avec l'euphorie , le temps qui passe , les indécisions ( spoiler: on peut entendre dire à un moment donné le personnage d'Antoine Doinel qu'il ne s'ennuie jamais pourtant tout cet équilibre de ce protagoniste à partir de sa rencontre avec la splendide Kyoko sera légèrement remis en question ) . Domicile conjugal serait donc un film parfaitement écrit , drôle , vrai et authentique mais aussi une leçon de mise en scène ce dont le cinéma a bien besoin . Vraiment , un très bon .
Les années passent et l’on retrouve l’inénarrable Antoine Doinel désormais marié avec Christine (Claude Jade plus délicieuse que jamais) et file le parfait bonheur conjugal… Ainsi, les premières minutes du film nous montrent ce bonheur qui paraissait pourtant si difficile dans « Antoine et Colette » et « Baisers volés ». Mais cette vie étouffe Antoine qui reste malgré sa complicité avec Christine, toujours aussi instable affectivement (et professionnellement) et, volage, il finira par poursuivre sa quête d’amour ailleurs, se laissant tenter par les charmes de l’orient… Malgré son thème en apparence plus grave que dans « Baisers volés », « Domicile conjugal » est peut-être l’épisode le plus léger de la série des Antoine Doinel. Le plus drôle aussi et sans doute le plus poétique. Il y a ici du Tati chez Truffaut qui joue, souvent avec bonheur, sur une narration parfois très visuelle et n’hésite d’ailleurs pas à oser une rencontre fugace et surréaliste sur le quai du métro entre Antoine et Monsieur Hulot. Il déploie également, davantage encore que dans les précédents films, un humour omniprésent, un nonsense à la française à la fois piquant et délicat, nous réservant de très beaux moments de cinéma. Beaux, à l’image de cet échange aigre-doux autour du taxi entre Christine et Antoine, spoiler: qui laisse deviner leur réconciliation future mais vaine. Un film où l’on rit, où l’on est touché, mais pour Antoine la maturité n’est pas pour tout de suite…
Un très joli film , délicat , fin , plein d'humour. On est dans du très grand Truffaut , dans du Marivaudage de haute volée. La réalisation est allègre, Léaud est à son summun et Claude Jade est pleine de grâce et charmante . Des beaux dialogues . La maîtresse japonaise , tout d'abord ensorcelante devient vite une routine.On est dans du beau cinéma..
Le début est insupportable: toute cette mise en scène poussive, tous ces acteurs qui semblent réciter, tous ces dialogues qui sonnent faux donnent à "Domicile conjugal" une sale odeur de pièce de théâtre artificielle. Puis tout ça se délie un peu, les personnages deviennent plus intéressants, plus sympathiques, et l'ensemble prend une tournure plus agréable. La mise en scène devient plus légère, l'humour gagne en finesse, et les sentiments des personnages deviennent plus crédibles. Tout n'est pas parfait, et c'est même un Truffaut mineur... Mais voilà, c'est un petit film nostalgique, maladroit mais attachant, et au final assez touchant.
On retrouve Antoine Doinel, toujours aussi foutraque, parfois exaspérant, souvent touchant... Il ne mûrit que peu et avance dans la vie en se cherchant. Jean-Pierre Léaud est véritablement Antoine Doinel : pas de grande composition, donc, mais tout de même agréable numéro. Le film vaut aujourd'hui sur le côté "époque" : la France des années 70, les différentes générations, Paris...
Quand j’étais petite je suivais assidûment les aventures d’Antoine Doinel et j’adorais. J’ai revu ce film hier, soit 40 ans après. Certes il a vieilli mais ça reste du grand Truffaut qui avait une vision bien à lui du couple et de la femme.
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3,5
Publiée le 28 février 2012
Ce quatrième film des aventures d'Antoine Doinel est une chronique du quotidien habile, amusante, poètique et pleine de justesse que rèalise une fois de plus François Truffaut! Nous sommes en 1970, on y retrouve un Jean-Pierre Lèaud mariè pas très heureux, toujours avec la douce Claude Jade! Grand amoureux des femmes, le cinèaste commence son mètrage sur un long travelling des jambes de Christine Doinel ("non pas mademoiselle, madame) sans montrer son visage, donnant du coup à ce joli moment (qui suggère pas mal d'idèes) une sensualitè jamais indècente! Puis vient le bonheur de la paternitè ("Ce que Napolèon a fait par l'èpèe, tu le feras par la plume"), mais aussi des doutes avec la belle Kyoko qui se transformera en une banale histoire d'adultère! Avec comme souvent chez Truffaut des clins d'oeil cinèphiliques comme ce coup de fil de Lèaud destinè à Jean Eustache ou cette apparition d’un faux monsieur hulot en hommage à Jacques Tati ! Drôle et tendre...
On découvre Antoine Doisnel marié à Christine. Celle-ci donne des leçons de violon alors qu’Antoine s’adonne à la teinture de fleurs dans la cour de leur immeuble. Sa seule ambition : obtenir le rouge absolu. Leur vie maritale ronronne un temps. Car Antoine Doisnel est toujours aussi instable que par le passé. Il se fait embaucher dans une société américaine, puis rencontre une Japonaise du nom de Kyoko. Le torchon brûle au sein du couple Doisnel. Avec " Domicile conjugal ", on sent bien que Truffaut se fait plaisir, qu’il est heureux de retrouver son personnage fétiche, distillant ci et là de jolis traits d’humour, qu’ils soient dialogués ou visuels (on pense à la scène où Antoine réalise qu’il va être papa). Mais comme le souligne Serge Toubiana dans sa présentation, avec " Domicile conjugal ", Truffaut dresse également son autoportrait où l’indépendance vis-à-vis des autres reste primordiale.
La vie en couple vu par Truffaut, ou comment rendre le quotidien touchant voire poétique. Le film est tout en finesse et en drôlerie, et de plus les acteurs sont réellement attachants. Evidemment l’intérêt du film s'arrête là et il ne faut pas s'attendre à de réelles surprises. En effet comme pour "Baisers Volés" dont il est la suite, ce film ne fait pas vraiment la preuve du génie de son réalisateur qui pourtant n'en est pas dénué.