966 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
61 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
20 critiques
3
23 critiques
2
6 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kouto
29 abonnés
4 749 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 26 septembre 2025
On retrouve le personnage principal du film « Les quatre cents coups » cette fois-ci adulte, marié et attendant un enfant va s’amouracher d’une jolie japonaise dans cette petite comédie dans laquelle François Truffaut explore la relation du couple avec espièglerie mais au final peu de ressorts à exploiter. A l’image de la question de l’adultère, tout est traité avec légèreté et prête parfois à sourire mais confine à l’étude de mœurs très mineure.
Dans le DVD que j'ai acheté pour voir ce film il avait entre autres tout le film commenté par Claude de Givray et Claude Jade interviewer en direct par Serge Toubiana. Je ne suis pas très d'accord avec certains de ces commentaires. Je pense que ce film comme tous les films de Truffaut me font penser aux films d'Hichcock. On apprend ainsi que ce film est tourné dans le propre immeuble et l'appartement de Truffaut. On retrouve la maison de la famille Darbpn filmée à Pantin (la maison est rasée aujourd'hui). On retrouve aussi le vrai ami d'enfance de Truffaut dans le 9e Art de Paris alias Claude Véga qui joue un étrangleur bien mystérieux. Antoine Doinel a de nouveaux métiers (fleuriste dans la cour de l'immeuble où il colore lui-même les fleurs à la main tel un peintre, puis dans une importante entreprise US où il trouvera sa nouvelle maîtresse japonaise, etc..). Il y a beaucoup moins de scènes improvisées que dans me film "Baisers Volés", tout est écrit et le personnage Antoine Doinel ressemble de plus en plus à Truffaut lui-même et le film est ainsi plus fluide. La scène de l'entretien de recrutement dans l'entreprise US est un hommage au cinéma du grand Jacques Tati, avec l'immeuble moderne hyper luxueux, le Pdg qui interroge Doinel en anglais qui répond avec un niveau très bas comme l'avait Truffaut, etc.... On apprend aussi dans ce dialogue de Claude de Givray avec Claude Jade que beaucoup d'acteurs et d'actrices du film sont souvent des proches de Truffaut. Il y a aussi pas mal de scènes muettes où l'exercice de Truffaut était de faire tout comprendre comme dans un film muet de Charlot par exemple. Mais je trouve ce film hélas moins révolutionnaire et plus bourgeois que dans baisers volés comme d'ailleurs ces années après 1968 et comme Truffaut. Autre information: Baisers volés avait déjà été un grand succès mais distribué par les Artistes associés une entreprise US il a remporté moins d'argent que Domicile conjugal car Truffaut a décidé de le faire distribuer par un distributeur français ce qui était beaucoup plus rémunérateur :Truffaut en bon bourgeois comptait ses sous. On voit aussi pour la première fois dans un film Philippe Léotard. Et comme dans les films d'Hitchcock François Truffaut est présent dans son film à travers la voix d'un marchand de journaux. Enfin Jacques Cottin le sosie de Monsieur Hulot apparait sur les quais du métro Barbès - Rochechouart . C'est aussi un film qui a beaucoup influencé le cinéma US des années 70.
Un Truffaut de plus avec Jean Pierre Léaud, son acteur fétiche. Le cinéaste n'improvise rien, tout est parfaitement millimétré, chaque scène est très détaillée, rien n'est laissé au hasard. Le film est esthétique et très coloré, on perçoit bien l'application du réalisateur pour créer des décors léchés. Beaucoup de scènes comiques pour ce couple qui ne va pas très bien, qui se cherche encore. Du beau cinéma d'auteur pour un film soigné du regretté Francois Truffaut.
La fraicheur de "Baisers volés" n'est plus là mais les dialogues savoureux et le scénario inventif de cette suite en font un moment toujours aussi gracieux et agréable. On est ravi de retrouver Doinel et la touchante Christine, un des plus beaux couples du cinéma français auquel Léaud et Claude Jade apportent toute leur espièglerie et leur finesse. La scène où Doinel, rentrant chez lui, découvre son épouse grimée en femme japonaise, est mémorable, à la fois drôle et émouvante.
Où l'on retrouve Christine et Antoine, jeunes mariés pour le meilleur... "Baisers volés" évoquait l'irrésolution et la liberté amoureuses de Doinel; cette suite raconte, si je peux dire ainsi, les certitudes et la servitude conjugales. Sur le mariage, François Truffaut ne dit rien qu'on ne sache déjà. Routine, ennui, crise puis spoiler: adultère . Rien de très surprenant donc mais la démonstration de Truffaut est introduite par une mise en scène subtile et drôle grâce à laquelle le cinéaste évite constamment les évidences ou les clichés. Chaque moment de cette vie conjugale entre Claude Jade et Jean-Pierre Léaud exprime autant d'originalité que de vérité, de sensibilité que de fantaisie, ce qui n'exclut pas une certaine amertume. Certes, le récit parait manquer par moments de relief -peut-être parce que les seconds rôles ne sont pas, ici, aussi cocasses que dans dans "Baisers volés" bien que Truffaut peigne un voisinage chaleureux et pittoresque- mais la sympathie et l'attachement qu'on voue au couple Doinel nous amènent toujours à lui trouver un charme incomparable.
Histoire d'un jeune couple qui passe sous le scalpel d'un Truffaut qui signe là un film drôle et envoutant. L'acteur Jean Pierre Léaud, joue à merveille le rôle du jeune père de famille désabusé en quête d'inspiration pour écrire un premier roman.
Un troisième épisode ennuyant. Le rythme est absent, le scénario totalement absent, pas de surprises ni de rebondissements permettant de rester capter à l'écran, on voit juste Antoine Doinel vivre sa vie de couple. Le néant.
« Domicile Conjugal », 4ème film de la saga « Antoine Doinel », est sorti en 1970 soit 2 ans après « Baisers volés ». Le film débute sur les jambes et le violon de Christine qui fait ses courses et qui à 2 reprises dira « Non pas Mademoiselle, Madame ! ». Le couple Antoine (Jean Pierre Léaud) et Christine (Claude Jade) s’est installé dans un petit appartement donnant sur une cour intérieure très animée. Antoine est « coloriste » de fleurs et Christine donne des cours de violon (cf. la scène où Antoine réussit habilement à récupérer l’argent de la mère d’une jeune prodige qui oublie de payer, Antoine ayant été averti par la Marseillaise jouée par sa femme). Le couple dîne toujours régulièrement chez les parents de Christine (Daniel Ceccaldi et Claire Duhamel) mais la lune de miel est passée et malgré la naissance d’Alphonse que Christine voulait appeler Guylain mais « ça fait velours ». Une certaine tension apparaît qui explosera après qu’Antoine ait fait la connaissance de l’énigmatique Kyoko (Mademoiselle Hiroko) à son nouveau travail où il pilote par télécommande des maquettes de bateaux pour une société américaine … avec la célèbre scène où Christine se déguise en geisha lorsque qu’elle découvre qu’elle est trompée via des petits mots glissés dans un bouquet de tulipes offert par Kyoko à Antoine. Mais Kyoko ne faisant que sourire sans parler, Antoine sera excédé et durant un repas au restaurant il appellera Christine au téléphone 3 fois pour lui dire son désarroi, Kyoko de le laisser alors en plan avec un superbe petit mot écrit en Japonais « Va te faire foutre ». Ce film où on ne voit pas trop Paris avec sa tour Eiffel et les pigeons (le mariage « enferme » le couple ?), est moins « jouissif » que « Baisers volés » avec une impression de déjà vu … car François Truffaut se fait un malin plaisir à reprendre des éléments de son précédent film : la scène du baiser dans la cave ; un ancien collègue d’Antoine de SOS dépannage vient réparer la télé d’un voisin de la cour qui ne sort plus tant « que Pétain ne sera pas enterré à Verdun » ; un homme mystérieux qui habite dans la même cour ; le copain Jacques qui tape régulièrement de l’argent à Antoine … mais tout ceci fait le charme de ce film. A noter un nouvel hommage à Laurel et Hardy à propos des seins de Christine, à Jacques Tati/Mr Hulot sur le quai d’un métro et à Jean Eustache (à qui Antoine téléphone pour lui annoncer qu’il a un petit garçon). Le film est plus « littéraire » et bien sûr Antoine qui écrit un roman, proclame qu’Alphonse sera un grand écrivain : « Ce que Napoléon a fait par l'épée, tu le feras par la plume ». Les dialogues sont ciselés : « Je ne suis pas une apparition mais une femme » dit Christine en écho à une phrase d’Antoine concernant Mme Tabard, ou « La couleur jaune (d’un petit canard apporté par les parents de Christine pour Alphonse) n’est pas sans lui déplaire ». En fait 2 phrases traduisent toute la difficulté de leur relation : « Tu étais ma fille, ma petite sœur, ma mère » dit Antoine et Christine de répondre « J’aurais aimée être aussi ta femme ». Antoine avouera à Christine qu’il l’a aimée pour son côté sage anglais et qu’il l’appelait « Peggy sage » et inversement Christine dira à sa voisine de palier après leur rupture « J’ai été maladroite car j’avais peur » ! Mais Antoine et Christine se rabibocheront et la dernière scène reprend une des toutes premières scènes où le voisin de palier excédé d’attendre son épouse, jette son manteau et son sac dans l’escalier, cette épouse dira alors à son mari « Maintenant, ils s’aiment vraiment ! ». Un film à voir absolument après « Baisers volés » pour en comprendre toute la subtilité.
. L histoire est plaisante mais pas passionnante. C est peut être le seul défaut du film. C est un film littéraire s intéressant à la vie d un couple et ses à côtés. Les acteurs principaux et secondaires sont tous excellents. C est plus une pièce de théâtre filmé qu un film. Malheureusement je ne suis pas rentré dedans, restant plutôt spectateur., comme si c était un documentaire sur la petite bourgeoisie des années70. Voir ce film en 2021 rend un peu nostalgique (pleine emploi.... )C est mon premier truffaut. A voir
Est ce qu’une bonne mise en scène suffit à faire un bon film? Après avoir vu « domicile conjugal » je dirais non. Car oui dans ce troisième épisode de vie et mœurs d’Antoine Doinel Truffaut emmène bien ses scènes mais son histoire est tellement banale que le film ne décolle vraiment jamais. Après l’ado attardé et geignard de baisers volés son alter ego à l’écran s’est transformé en mec banal, blasé jeune père de famille et qui trompe sa femme de manière minable. On va suivre une galerie de personnages légèrement décalés mais pas suffisamment pour éveiller vraiment l’intérêt. C’est vraiment une chronique de la banalité quasiment aussi ennuyante que le métier de Doinel payé pour piloter des maquettes de bateaux sur un plan d’eau artificiel. Moins pénible à suivre que le second opus, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est mauvais, mais ça ne m’a suscité que peu d’intérêt.
6 190 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 4 juin 2021
Une grande partie de l'action du film se déroule dans le quartier d'Antoine et de Christine. Un ensemble d'immeubles d'habitation dont les fenêtres et les portes donnent sur une cour commune. C'est une petite communauté turbulente dont les personnages par leur turbulence et leur tempérament colérique rappellent vaguement un film de Fellini. Dans ce quartier le film enchante mais nous sommes ensuite amenés à en sortir et à entrer dans une intrigue regrettable impliquant un autre emploi sans avenir pour Antoine et une liaison ennuyeuse. Antoine et Christine ancrent le film est ils sont ennuyeux. Leaud est toujours aussi insipide alors qu'il réalise qu'il aime profondément Christine même si son désir est touchant et douloureux on s'en fiche. Les deux parties du film à l'intérieur et à l'extérieur du mariage sont incongrues tous comme la mise en scène de Truffaut...