Si j'avais beaucoup apprécié la première version de 1939 avec Joan Crawford, j'avais hâte de découvrir ce remake réalisé par Diane English, d'autant plus transposé dans les années 2000. Car oui, si le premier film est certes un peu vieillissant concernant la condition des femmes, c'était quand même un tour de force de monter un aussi gros film hollywoodien relativement féministe (très féministe pour l'époque du moins) avec un casting composé exclusivement de femmes ! C'est déjà très rare aujourd'hui mais à l'époque, c'était du jamais vu.
Mais comment transposer cette histoire en 2008 ? Eh bien en y racontant la même histoire mais en y influençant le ton par "Sex and the City", c'est-à-dire des femmes assez aisées, indépendantes, vivant à New-York et sirotant des Cosmopolitan, n'ayant pas vraiment besoin de leur mari pour subvenir à leur besoin, même si ces derniers sont toujours plus riches qu'elles. Mais malheureusement, la différence majeure s'arrête là.
Et c'est bien dommage car avec un casting pareil - Annette Bening, Meg Ryan, Debra Messing (auréolée à l'époque du succès de "Will & Grace" aux États-Unis), Jeda Pinkett Smith, Eva Mendes, Bette Milder, Carrie Fisher et j'en passe -, il y avait de quoi faire bien plus qu'un film chick flick. Parce-que oui, sous ses faux airs de féminisme, le film n'est rien d'autre qu'un chick flick, drainant alors un public majoritairement féminin ou gay, et je n'ai franchement rien contre, c'est d’ordinaire plutôt sympathique lorsque l'on regarde ce genre de production avec un second degré avisé. Mais ici, force est de constater que le film n'a pas grand-chose à raconter et on sombre ainsi assez vite dans l'ennui, d'autant plus que la mise en scène ne se contente que du minimum syndical.
Alors certes, "The Women" ne comporte pas l'ombre d'un homme à son casting et montre des "working girls" travaillant surtout dans la mode (bah ouais c'est des femmes, faudrait pas pousser non plus) mais la version de 1939 lui reste bien plus féministe et surtout plus drôle.