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dahbou
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5,0
Publiée le 11 juin 2008
Michele Soavi tourne peu mais il s'impose comme l'héritier d'un pan entier du cinéma Italien, l'influence des Bava, Argento et autre Fulci est clairement présent dans cette adaptation très libre de "Dylan dog" qui brasse fantastique, comédie noire, érotisme, horreur avec une intelligence rare. On devine un budget limité mais les décors restent splendides et parfaitement filmés, le casting est en outre impeccable, Ruppert Everet bénéficie d'un rôle taillé sur mesure et nous entraine dans une quête profondément nihiliste entre amour, vie et mort dans ce film vraiment à part.
Un bon film, mêlant horreur gore et humour, avec une deuxième partie plutôt orientée vers la réflexion et le drame. Le personnage inteprété par Rupert Everett, cynique gardien de cimetière, est bien pensé. Son assistant est quant à lui hilarant, sorte d'abruti attardé ne sachant dire autre chose que "Gna". Je recommande pour les amateurs du genre.
Un étrange gardien de cimetière a un travail très particulier. Outre le fait d'entretenir son cimetière, il doit tuer les morts-vivants une fois la nuit tombée. Etonnant, Dellamorte Dellamore est une oeuvre singulière et attachante dont l'humour noir est ironique au possible. Mélangeant habilement l'horreur classique à un romantisme gothico-macabre, ce film nous émerveille, nous émeut et bien plus encore. Disséminant d'innombrables clins d'oeil en tout genre, Dellamorte est un classique du genre que l'on se doit de posséder.
Une œuvre originale, mélangeant les genres habilement entre horreur, comédie et romantisme. Rupert est excellent dans son rôle de gardien et l’histoire tient la route. Juste la fin qui peut paraître étrange.
Ce film bénéficie d'un peu de style décalé et d'un petit air de films de zombis italiens, mais hélas il est mou et trop souvent plat. Il y a 45 minutes de scenario la dedans pas plus. Donc même s'il y a des scènes intéressantes bien faites avec parfois une touche comique, il faut supporter tout les vides pleins de niaiseries et de poésie artificielle. Bref trop dur pour moi.
Ce film est totalement déphasé! Sous des aires de porno horrifique, DellaMorte DellAmore se révèle comme un concentré d'humour noir décalé à l'extrême. L'acteur principale, à travers son inexpression suprême, rejette malgré lui un certain charisme, se qui n'est pas le cas des autres personnages qui sont eux aussi, déphasés au possible. L'univers décadent de Michele Soavi reste assez mitigé, voir affligeant sur la durée. Bref, un film étrange à consulter uniquement pour étancher une curiosité maladive. 2,5/5
Assez décevant dans l'ensemble. 2/5 pour l'originalité mais c'est tout. Joué de façon trop théâtrale, avec trop de burlesque à la "Chaplin" et d'incompréhension volontaire. Le pari était osé mais çà ne fonctionne pas. A éviter !!!
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0,5
Publiée le 23 mai 2020
Finalement j'ai regardé Dellamorte Dellamore qui avait été considéré comme un classique culte à petit budget, et c'est un désastre total. L'acteur a un détachement trop philosophique en tant que gardien de cimetière passant ses nuits à évoquer les morts-vivants récemment retournés dans l'au-delà. C'est clairement une histoire absurde, mais même ainsi l'humour a été bien géré dans l'environnement surréaliste et a gardé les choses de manière appropriée et coquine. Tout va bien jusqu'à la dernière demi-heure du film où l'histoire se fracture dans plusieurs directions à la fois et ne se ressemble a rien. Je ne sais pas ce que le scénariste pensait car ce qui aurait pu être un film de genre satisfaisant n'est que confus...
C'est un peu une comédie,ça fait un peu peur,c'est un peu nul,c'est un peu bien,c'est un peu kitsh,c'est un peu navrant,c'est un peu culte,tout c'est "peu" ne font pas un bon film,à voir une fois et puis à jeter,à moins d'être un peu maso et un peu fêlé.
Fans de films d'horreur,voici une pepite! Un film assez etrange et beau mais qui comporte quand meme son lot de scenes sanglantes. L'amour et la mort sont etroitement liée dans ce ballet macabre dont on ne sort pas indeme.
DellaMorte DellAmore est souvent justement considéré comme le meilleur film de Soavi (bien que personnellement je garde une petite préférence pour son moins connu La Setta) ; dans les années 90 le bis italien qui a déjà entamé son déclin dans les années 80 est loin de certaines réussites des années 70 pourtant déci delà le cinéma transalpin parvenait encore à produire quelques bons films dont le meilleur exemple est cet étrange film de zombies. Film singulier qui se veut un film d'épouvante poético-gore au climat en permanence macabre, la mise en scène de Soavi est très belle et il a vraiment travaillé l'atmosphère de DellaMorte DellAmore ; durant sa 1ère heure ce film d'épouvante est vraiment fascinant mais dans la dernière demi-heure Soavi ne semble pas toujours savoir dans quelle direction mener son film (d'ailleurs de son propre aveu il ne savait pas toujours quel but donné à son film durant le tournage) en tout quoiqu'il en soit voici un film d'épouvante fort singulier qui faut le détour. Niveau interprétation c'est du tout bon surtout Rupert Everett (DellaMorte DellAmore est l'adaptation d'un roman et son auteur a aussi crée le personnage de BD Dylan Dog qui s'inspire physiquement de l'acteur Anglais) sans oublier François Hadji-Lazaro jouant l'amusant Gnaghi et apportant de l'humour.
« Dellamorte, Dellamore » est incontestablement le point d’orgue de la très restreinte filmographie de Michele Soavi qui depuis déjà un certain s'est résolument orienté vers la réalisation de séries télévisées. Ce quatrième long métrage est celui où sa personnalité artistique empreinte de poésie se fait enfin complètement jour. Jusque-là, Michele Soavi était considéré comme le disciple de Dario Argento dont il avait été l’assistant sur trois de ses films «(« Ténèbres », « Phénomena » et « Opéra ») . Le réalisateur alors au sommet du cinéma de genre italien avait clairement marqué de son empreinte en qualité de producteur mais aussi de scénariste « Sanctuaire » puis « La secte », intervenant même au montage. « Dellamorte, Dellamore » est scénarisé par Gianni Rampoli, déjà présent sur « La secte », à partir d’un roman de Tiziano Sciavi auteur de la bande dessinée « Dylan Dog ». A ce sujet, il est utile de signaler que le héros de la BD en question est le sosie parfait de Rupert Everett, l’acteur anglais choisi par Soavi pour interpréter le gardien du cimetière de la petite ville de Buffalora devant faire face à la lubie qui taraude spoiler: depuis quelque temps les cadavres qui se prennent à l’envie de sortir de leur sépulture. Dans l’endroit clos du petit cimetière , magnifiquement photographié par le chef opérateur Mauro Machetti, se joue une sorte de comédie horrifique comme on n’en n’avait encore jamais vue où se mêlent dans la spoiler: plus grande allégresse morts-vivants, nécrophilie, érotisme morbide, fantômes et démembrements. Aidé de son acolyte, sorte de colosse mal dégrossi, campé par François Hadji-Lazaro, le leader des Garçons Bouchers, Rupert Everett fait merveille en dandy décadent jouant de la gâchette pour faire que la pandémie de résurrections macabres reste circonscrite à son périmètre "naturel". Une balle en pleine tête calme heureusement les ardeurs cannibales de ces ressuscités tout de même un peu atones. Une tâche rébarbative que malgré un détachement exprimé judicieusement en voix-off, Francesco (Rupert Everett) prend très au sérieux. Michele Soavi particulièrement inspiré anime ce théâtre baroque en usant de références cinématographiques (George A. Romero, les films de la Hammer), littéraires (Lewis Carroll) et picturales ( « Les amants » de René Magritte, « L’île des morts d’Arnold Böcklin) jamais encombrantes ni utilisées mal à propos. Pour la touche sensuelle qui est un élément essentiel de l’atmosphère nimbant cette descente douce vers les affres de l’au-delà, Soavi ne pouvait trouver meilleure ambassadrice que la sublime Anna Falchi au summum de sa beauté. Certains pourront trouver le film un peu désaccordé sans véritable substance narrative mais la visée du réalisateur était sans doute toute autre misant essentiellement sur l’esthétique visuelle pour proposer au spectateur un voyage unique et onirique vers l’endroit d’où l’on ne revient pas. spoiler: Si ce voyage s’effectue en compagnie d'Anna Falchi, beaucoup seront volontaires.