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Gabith_Whyborn
44 abonnés
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3,5
Publiée le 7 août 2016
Un film de zombie comique, romantique et glauque qui se passe dans un grand cimetière. C'est très original et on rigole bien car les dialogues sont bien écrits et les deux personnages principaux sont hilarants et attachants, surtout Gnaghi le fossoyeur un peu attardé, il m'a fait beaucoup rire et on sent que l'acteur qui l'incarne a beaucoup de talent, il aurait facilement pu jouer un interné dans "Vol au dessus d'un nid de coucou". Je retiendrai surtout ça de ce film. Sinon, il est a réservé aux amateurs du genre car les effets spéciaux sont très mauvais pour l'époque et le côté barge du film fait que tout le monde ne peut pas aimer.
Un film vraiment étonnant et beaucoup plus riche qu’il n’y parait au premier abord, Dellamorte Dellamore est une œuvre loufoque qui tire ses influences du cinéma de genre et de l’esthétisme gothique et qui les mélange habilement et avec élégance. Ce film touche à tout, il se révèle à la fois comique, jouissif, tendre, c’est une œuvre superbe et inspirée en plus de bénéficier d’un très grand soin. Techniquement parlant c’est juste énorme, la mise en scène est travaillée, pleine d’idées et de trouvailles. J’irais même plus loin en affirmant que certains passages relèvent juste de l’extase visuelle, c’est audacieux et même juste magnifique. D’ailleurs la belle photographie embellit le tout, voir le film en qualité Bluray permet de se faire davantage plaisir. L’ambiance de ce film est en plus vraiment plaisante une fois qu’on accroche à cet humour macabre, digne de la famille Addams. Le film brasse quantité de thèmes. L’amour est peut-être le thème important du film, l’intrigue se base beaucoup dessus. Le personnage principal, Francesco Dellamorte, le rencontre, le vit, le voit partir. Ce film traite du rapport qu’a l’humain à l’amour, ce que celui-ci lui apporte, son rapport à la mort aussi. Ce film se révèle être très poétique au final, une poésie en partie portée par ce fameux personnage tantôt cynique tantôt rêveur accompagné de son assistant simplet qui se sent vivre en ressentant cette simple sensation. Les personnages du film sont tout bonnement excellents, le tandem principal est vraiment attachant car au fond il y a quelque chose de nous, spectateurs, à l’intérieur de ces personnages improbables. C’est leur côté humain qui leur confère cette sympathie, côté humain qui ressort d’autant plus qu’ils sont toujours entourés de morts (Pas si morts que ça finalement ^^ ). Rupert Everett est vraiment génial dans ce film. J’ai énormément ri devant ce film, certaines situations sont vraiment cocasses et hilarantes. De très rares passages m’ont moins plu mais le positif a toujours su reprendre le dessus. Dellamorte Dellamore est un hommage ouvert au cinéma de genre avec son gore gentillet, ses zombies, ses passages érotiques séduisants (Trop rares hélàs), son cadre… C’est une œuvre atypique et bien barrée devant lequel on passe un moment unique et savoureux, vraiment une belle surprise. J’adore !
Au départ, le film est aussi plaisant que vaguement décevant. Malgré son humour à froid, ses sous-entendus scabreux pour le moins transgressifs, Dellamorte est mou, sûr de lui sans être fixé. Cette sensation de pochade nébuleuse est sans doute due au fait que Soavi hésitait quand à la direction de son métrage : en bon perfectionniste, il n'accepte pas de lui accorder un ton définitif. Puis en assumant pleinement ses alchimies improbables, il s'abandonne à sa folie douce et macabre, achevant de placer son film hors du temps.
(...)
L'oeuvre évoque quelquefois le meilleur de Caro/Jeunet, auquel on aurait injecté une dose d'hystérie et de mystère supplémentaire. En s'inspirant ostensiblement de toiles de Magritte et Bocklin [''L'île des morts''], Saovi transcende une esthétique gothique de toute beauté mais relativement old school pour faire de son film un chef-d'oeuvre plastique à la poésie burlesque de tous les instants. Cinéaste de l'image, mais de l'absurde aussi, composant là une petite pépite de bizarrerie baroque, au fatalisme trivial et à la démarche sublime, ses allers sans retour justifiant même les quelques flottements du début.
Un excellent film très original qui mélange assez bien l'horreur avec ces zombies qui reviennent une semaine après leur mort, l'humour ( avec le personnage de Gnaghi ) et une pincée de poésie, même si le film n'est pas toujours bien fait ( quelques effets visuels sont pas terribles ), on passe un excellent moment de par le scénario et les idées qui traversent le film. On peut ajouter de bons acteurs ( R.Everett est vraiment énorme ). Un film de morts vivants qui change de ce que l'on peut voir d'habitude.
Année de réalisation: 1994 j'imagine que c'est pour ça que les effet spéciaux sont si laids néanmoins ça n'explique pas le ridicule du film. J'avais l'impression d'assister à une enorme blague en me demandant qu'est ce que ce je regardais la....Bref des films d'horreur ou meme a prendre a x degrés y'en a de bien meilleurs
Dellamorte Dellamore ne donne pas trop envie de l'aspect extérieur,il faut un peu creuser pour y remarquer l'energie,le fun, et l'originalité qui sortent de ce film.Les décors,les acteurs ont été choisis avec soin pour donner à l'ensemble une ambiance mélant humour,ironie et horreur et parfois même poésie.
Un film qui démarre lentement, et qui se laisse suivre grâce a de très bons acteurs et une jolie petite histoire, mélangeant conte de fées, film d'épouvante, comédie et film fantastique. DELLAMORTE DELLAMORE est une glâce au chocolat, un très bon divertissement, même ayant pas trop de scènes d'action et quelques longueurs sont à soulignés.
Ce film est tout simplement catastrophique... Ça n'est pas drôle une seule seconde et ni horrifique... Je met 1/5 car je suis généreux mais bon c'est vraiment ennuyeux du début à la fin ....
Ce "Dellamorte DellAmore" est un film plaisant à regarder, convaincant grâce à son inventivité dans l'élaboration de son univers et de ses personnages. Mais le métrage souffre d'évidentes maladresses, comme son récit décousu venant malmener la gestion du rythme, provoquant un ennui assez fréquent chez le spectateur. Cepedant la mise en scène de Soavi est très inspirée et agréable.
La richesse de l'univers : Bourré de codes totalement absurdes donnant du charme à l'oeuvre, "Dellamorte DellAmore" propose un véritable univers, qui immerge très facilement le spectateur. On s'aventure dans un endroit qui ressemble au notre, mais les habitudes délirantes et l'ambiance loufoque, donnent une sauce particulière à l'oeuvre, qui, évidemment intriguera le spectateur. Je pense que cet OVNI de Soavi propose avant tout une excurssion cinématographique forte, ce n'est pas le protagoniste Francesco (interprété par Ruppert Everet) qui est chamboulé par les étranges événements avec le spectateur qui assiste à ça, c'est le spectateur qui est chamboulé par les réactions et le comportement du protagoniste Francesco qui lui est aussi chamboulé par les étranges événements. D'ailleurs à propos des protagonistes, ils sont très dévellopés et assez interessants pour constituer un film leur étant consacré. Les personnages sont attachants, surtout Gnaghi, qui est bien plus qu'un Side Kick, c'est un vrai piont qui permet de faire avancer le récit, il met en valeur le héros Francesco mais constitue aussi un des plus importants atouts dans la psychologie de ce personnage principal... Il est nécessaire aussi dans la philosophie de l'oeuvre. Et Francesco, dont je fais référence depuis avant sans vraiment parler de lui individuellement, est un personnage foutrement bien élaboré, il apporte une vraie tonalité au film, tant son comportement centre l'oeuvre. En même temps, comment ne pas se focaliser sur un personnage autant décalé et original ?
La gestion catastrophique du rythme : C'est simple, avec ce "Dellamorte DellAmore", on peut passer d'une scène remarquablement bien mise en scène avec de vrais enjeux contribuant à l'évolution du récit (toutes les scènes entre Francesco et Elle) à un enchaînement pathéthique de séquences insignifiantes, vraiment vides de sens, tant elles ralentissent le récit. Et j'ai envie de dire que c'est évident, quand on sait que Michelle Soavi n'avait même pas une idée du résultat final de son oeuvre quand il l'a écrite, c'est à dire qu'il a créé au fur et à mesure du tournages les tournants et aboutissants de "Dellamorte DellAmore". Alors les inévitables conséquences sont celles-ci : Un récit décousu, qui ne sait malheureusement parfois pas où se diriger.
Un mise en scène inspirée : Le long-métrage bénificie tout de même d'une mise en scène inspirée avec beaucoup de plans iconiques, assez explicits, mais qui donnent une envergure différente à l'oeuvre, qui gagne en identité, tout ça créant une pâte particulière au film.
Malgré ce que je reproche au film, je le conseille quand même pour la richesse de son univers, que j'ai analysé dans la première partie de ma critique. J'estime important de voir des oeuvres comme celles-ci, tant elles regorgent d'inventivité et de bonnes volontés. À voir !
Financé en partie par Soavi lui-même et par le Studio Canal ,« Dellamorte Dellamore » fait partie de ces films qui ne ressemblent à aucun autre, des oeuvres définitivement uniques. Sans participer directement au projet, l'auteur du roman Tiziano Sclavi, va se montrer particulièrement enthousiaste au scénario écrit par Soavi et Gianni Romoli. Un scénario qui va également décider Rupert Everett, premier choix du cinéaste, à s'engager dans l'aventure. L'acteur est ensuite vite rejoint par François Hadji-Lazaro, puis par le délicieux mannequin Anna Falchi. Un casting formidable qui convient tout a fait à cette adaptation, Everett personnalisant parfaitement sur le plan visuel le héros de la BD « Dylan Dog ». Aussi, après un tournage de près d'un mois et demi dans deux cimetière Italiens par des températures souvent glaciales pour les scènes de nuit, Soavi achève son film avec un faible budget et en ayant improvisé chaque jour sur la direction à donner à son film. Ainsi, de nombreuses séquences furent modifiées lors du tournage ou tout simplement supprimées. Au final, reste un maelström d'idées et de scènes décalées toutes plus poétiques ou burlesques les unes que les autres qui donnent au film son ton si unique. Cinéaste privilégiant l'image et le visuel, Soavi nous livre un film magnifique oscillant entre le macabre et le merveilleux. Un véritable univers dans lequel des feux follets parcourent le cimetière dans lequel Dellamorte et le personnage d'Anna Falchi font l'amour. L'une des scènes qui montre le travail accordé à la photographie de Mauro Marchetti, l'un des artisans essentiels à la réussite artistique du projet. De nombreuses scènes rappelant souvent l'univers gothique de Mario Bava et même parfois le monde putride de Fulci (le magnifique ossuaire). Un univers véritablement absurde et surréaliste à l'image du Zombie-motard ou encore lors des différents massacres perpétrés par Dellamorte dans la ville ou dans l'hôpital. A la fois romantique, tragique et poétique, le film en plus de nous livrer une succession de magnifiques tableaux contient un véritable fond. Véritable illustration d'un esprit dérangé, le film n'est qu'un monde rêvé par le personnage principal, un solitaire en marge de la société (témoin ses incursions en ville) qui se marginalise lui-même en faisant courir le bruit de son impuissance. Un individu qui se crée son propre monde mais qui se retrouve prisonnier de celui-ci, un monde dans lequel la réalité vient souvent frapper à la porte mais qui est sans cesse repoussée par Dellamorte à coup de fusil. A ce titre, le personnage de Gnaghi semble représenter le véritable Dellamorte, à savoir un être asocial et autiste qui vit terré dans une cave et dans le silence, un alter ego réaliste en somme, qui refuse le monde et la réalité encore bien plus que lui. Par ailleurs, c'est ainsi pour fuir cette solitude maladive que Dellamorte se crée son amour pour la femme idéale symbolisée par 3 incarnations de celles-ci : la veuve, l'amante passionnée et la putain. Trois relations qui seront voués à l'échec et qui sonnent comme autant de tentatives manquées de sortir de sa marginalisation. Francesco tuera la première en la prenant pour un zombie (magnifiques scènes de résurrection dans l'ossuaire), la seconde lui refusera toute sexualité et sera attirée par lui pour sa prétendue impuissance, avant de se raviser totalement, et enfin la dernière au moment de réclamer le montant pour ses prestations sera purement et simplement brûlée vive par un Francesco trahi par une passion qu'il pensait sincère. Illustration d'une névrose pathologique, le film est donc une oeuvre d'une richesse énorme, et dont le statut culte provient en partie des différentes interprétations possibles du sens de chaque scène. La quête de l'amour impossible de Francesco comporte ainsi de multiples niveaux de « lectures ». Cet homme emprisonné dans son univers ne parvient pas malgré tout à aller au-delà de certaines limites. Son monde comme le monde réel est cependant guidé par deux constantes : l'amour et la mort. En définitive, Soavi nous livre ici ni plus ni moins que son chef-d'oeuvre définitif. Un film gothique terriblement romantique et poétique qui n'hésite pas à mélanger les genres. Parsemé de moments de comédie, de fantaisies et d'un humour noir omniprésent, Dellamorte dellamore apparaît véritablement comme un patchwork dans lequel se mélangent les émotions. Un délicieux et intelligent spectacle macabre dont les petites maladresses techniques (la scène des feux follets et ses fameux fils) ne sauraient amoindrir la portée et la réussite. Une oeuvre extrêmement picturale (Soavi rend hommage à plusieurs toiles de maîtres tout au long du film) repris qui enchaîne les moments de grâce pour parvenir à un résultat ne ressemblant à aucun autre film connu.
Un film exceptionnel autant que peu connu on dirait... et c'est fort dommage! Je suis tombé dessus totalement par hasard... Ce film arrive à entremêler amour, humour et gore -assez léger. Les personnages sont fort sympatiques et l'hisoire, sans être miraculeuse, ne laisse pas le spectateur s'ennuyer. On peut peut-être regretter l'un ou l'autre éléments de l'histoire un peu confus. Vraiment une très bonne surprise!
Un vrai calvaire ! J’ai pris énormément sur moi pour regarder le film jusqu’au bout. Il m’a semblé interminable. Tout dans ce film sonne faux : le jeu des acteurs, les émotions des personnages, les paroles, la mise en scène, le scénario (s’il y en a un) et les effets spéciaux (toutefois excusable étant donné que le film date de 1994 mais on peut voir quelques ficelles). L’histoire n’a ni queue ni tête, les actions et les paroles des personnages sont totalement à côté de la plaque : spoiler: par exemple, le maire qui veut faire une photo du cadavre de sa fille pour sa campagne électorale ; et aussi : une pauvre fille dit « laissez-moi, je me fais manger par qui j’ai envie ! » ; ou encore : la veuve éplorée qui tombe éperdument amoureuse de Francesco au premier regard et qui prend son pied comme jamais en visitant l’ossuaire du cimetière et ce ne sont que 3 exemples parmi une multitudes de débilités. Et ce pauvre attardé qui répète son « nia » bêtement pendant tout le film. Une pure perte de temps ! (Je voulais mettre 0/5 mais on ne peut pas alors ce sera 0.5 par obligation.)
Entre film d'horreur, comédie et drame, Dellamorte Dellamore est un petit ovni cinématographique bien réussi. Au delà des attaques de zombies et de l'humour bien noir, c'est une véritable réflexion sur l'existence. L'ensemble est bien mis en scène, c'est bien joué, les musiques sont superbes et le scénario est pas mal construit.