Viridiana
Note moyenne
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64 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2008
Extraordinaire chef d'oeuvre de Bunuel au sommet de son art, film d'un niveau blasphèmatoire quasiment sans égal, un des plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire du cinema.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2023
Soixante ans après, on reste, surtout en repensant au contexte Espagnol de l’époque, scotché par la puissance et l’irrévérence provocatrice de ce brûlot. Le film a d’ailleurs fait scandale, qualifié de blasphématoire et frappé par la censure Franquiste. Mais si Buñuel ne s’embarrasse d’aucun scrupule où règle de bienséance, son propos n’est pas pour autant simpliste ou militant. Si l’on ressent sa vision d’un catholicisme oppressant, la foi et la démarche de Viridiana sont respectées, voire admirées. Si le cinéaste ne se berce pas d’illusions sur le genre humain, avec une lucidité qui confine au cynisme, l’essentiel des personnages est pourtant considéré, même dans des moments sordides, avec une forme de compréhension, parfois de bienveillance.
Les thèmes récurrents du cinéaste sont là, les pulsions et la frustration sexuelles en leur centre, et la mise en scène est un modèle d’expressivité, avec de nombreux plans symboliques parfaitement placés et des détails glaçants. L’hallucinante scène de « La Cène » est inoubliable. Elle compte parmi les grands moments de l’histoire du cinéma.
L’ensemble du film est d’une grande richesse et mérite évidemment des analyses approfondies : à mon sens ses dimensions les plus importantes sont les réflexions qu’il génère sur la distorsion entre idéal et réalité et sur l’efficience de la charité, action curative et non préventive…
Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2008
Un des meilleurs films de Bunuel. Le malaise qu'il provoque, à l'instar d'un Los olvidados, est durable, qu'on soit pratiquant ou non. Bunuel, d'une grande sincérité dans sa confrontation avec la réalité sociale et humaine, refuse tout compromis. En ressort une ambiguité difficilement acceptable, poussant à la remise en question. Viridiana repousse les avances de son oncle. Ce que Bunuel dénonce, c'est que jamais elle n'essaie de comprendre ce vieil homme bouffé par la solitude et se cache derrière sa moralité chrétienne. Pourtant, aujourd'hui encore, on aurait également le réflexe de condamner le vieil oncle sans se poser de question. Viridiana décide donc de briser ses voeux pour se consacrer aux pauvres ères, leur accordant tout. Mais la misère rend méchant et brutal (cf. Los olvidados) et c'est peu dire que ces miséreux ne vont pas lui rendre sa générosité, que Bunuel montre comme hypocrite, en les faisant prier pendant que des ouvriers travaillent à rendre l'habitation vivable. La fin du film enchaîne les séquences blasphématoires plus percutantes les unes que les autres. Un grand film à l'interprétation parfaite, à commencer par la bande de clochards.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2011
Luis Buñuel, comme a son habitude s'attaque a la religion et aux soit-disantes bonnes mœurs qu'il critique de manière pertinente et corrosive, se montrant très provoquant, mais également tres juste. Dans "Virdinana", le cinéaste raconte l'histoire d'une femme sur le point de s'installer au couvent, mais qui suite au suicide de son oncle (qui voulait l'épouser) elle décide de ne plus se consacrer a dieu, mais a l'aide des plus démunis, et accueille chez elle les mendiants du quartier... Le Messie d'Haendel, la Neuvième Symphonie de Beethoven et Le Requiem de Mozart sont la pour magistralement mettre en musique ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2008
Des nombreux films de Bunuel, "Viridiana" est sans doute l'un des plus forts, des plus aboutis. Ce long métrage coup de poing nous interpelle au plus vif de nos convictions et de nos doutes. Iconoclaste, on comprend qu'il ait soulevé la controverse. Tout s'y passe avec une insolence et une audace à couper le souffle. On réalise alors l'impact que l'art cinématographique peut avoir lorsqu'il est exercé par un artiste de génie. Le destin humain y apparait voué à sa perte. Bunuel entend nous confronter au réel sans céder à la moindre complaisance. Il est certain qu'un tel film, sorte de contre-Bible, laisse longtemps dans l'esprit son amer désenchantement. Voir ma critique plus complète sur " La plume et l'image " - rubrique Cinéma d'hier - page 4
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 février 2014
Après mon cycle Truffaut de novembre 2013 et les deux films proposés par la télévision pour célébrer Jean Cocteau (toujours en novembre !), je ne pouvais pas ne pas passer à côté d'un tel événement. Celui qu'Arte a proposé en juillet (2013) méritait toutes les attentions : la célébration du trentième anniversaire de la mort de Luis Bunuel, cinéaste inclassable et véritable artiste de son époque.
Je n'ai pas enregistré tous les films que proposait la chaîne franco-allemande, en revanche, je me suis permis d'en sélectionner quelques uns (chronologiquement, par ordre de sortie) : "Viridiana", "Le journal d'une femme de chambre", "Belle de jour", "Tristana" et "Cet obscur objet du désir". Je vais ainsi partager mon opinion dans mes critiques et je serai ravi de pouvoir continuer sur les forums.
Je me suis aussi permis de regarder en premier le documentaire inédit sur Bunuel pour me faire une idée sur le metteur en scène d'origine espagnole. Un très bon documentaire agrémenté par les commentaires de Bunuel fils, Michel Bouquet, Catherine Deneuve et Carole Bouquet notamment. A noter : "Viridiana" est le premier film que je vois de l'artiste Bunuel.
Mais revenons un peu plus sur le film de 1961 mis en scène par Luis Bunuel et tourné en Espagne, tout juste après sa période mexicaine ("Los olvidados", "El").
Scénario (de Bunuel, bien sûr !) : la jeune femme Viridiana souhaite entrer au couvent. La Mère supérieure lui ordonne d'aller voir une dernière fois son oncle avant d'exaucer son souhait. Mais l'oncle fait tout pour que sa nièce reste, tente d'abuser d'elle, puis va jusqu'à se suicider par remord. Choquée, Viridiana ouvre les portes du domaine, héritage de son oncle, pour faire don de charité aux plus démunis.
Bunuel dépeint cette arrière-société sombrement dans un climat décidément austère.
La première partie est excellente tandis que la seconde tombe un peu plus dan le prêchi-prêcha (à mon goût). Excellence des quarante premières minutes grâce à l'interprétation sans fausse note du duo Silva Pinal (magnifique de sensualité en Viridiana. Revue dans "L'ange exterminateur" et "Simon du désert")-Fernando Rey (jouissif au possible dans ce personnage monstrueux. L'un des acteurs fétiches du réalisateur : "Tristana", "Le charme...", "Cet obscur..."). Ici, c'est sur l'interprétation générale qu'est portée le film. Par la suite, il s'agit plus pour Bunuel de montrer les charmes discrets inhérents à l'humain (bien discrets, même. Ironie). Cette partie, même si elle a l'avantage d'être tournée sous différents angles de vue (précision du montage, plans plus ou moins serrés faisant référence par endroit à du surréalisme), se caractérise par la folie destructrice des hommes. Affabulateur, Bunuel va jusqu'à parodier la Cène, l'image biblique par excellence, pour en faire une démonstration de chair, d'orgueil, de pessimisme, de narcissisme, de noirceur, de vide intérieur viscéral. Bunuel fait de ce plan, devenu culte avec le temps, ue peinture glauque et un blasphème pour l'Eglise. Dans ce climat austère à souhait, pas d'interprétation générale, mais plus le sentiment de faire partie de cette orgie à laquelle tout un chacun est convié. D'un regard acerbe et sans aucun respect pour l'homme (et l'Eglise !), Bunuel ne se fourvoie pas dans la décadence la plus totale, il reste dans la constatation et la description d'un groupe d'être humain. Luis ne se range pas dans la catégorie qui juge mais pointe simplement du doigt (et quel doigt !) la décadence et la noirceur de l'être humain dans toute sa splendeur. De la misogynie filmée à un degré élevé de noirceur. Un régal ! Quel pourfendeur ce Bunuel (il faut le dire !) !! Pourquoi cette partie est-elle en dessous de mes espérances ? Elle me gêne tout simplement. Non pas que Bunuel n'arrive pas à ses fins, mais le réalisateur du "Chien andalou" assène des valeurs avec une telle virulence que les sentiments qui ressortent de "Viridiana" font que je me sens dans une posture assez grossière de gêne. Oui, je comprends que le film n'ait pas été acclamé par la critique et censuré.
Au final, on ressort de "Viridiana" sans conviction et avec une vision assez paradoxale quant à la scène finale (la chanson rock n'roll "Shimmy doll" d'Ashley Beaumont parachève les visions négationnistes de la religion en général). Les paradoxes, Bunuel les accumule pour s'en accommoder au maximum. Yes, we can.
"Viridiana" : le modèle d'une société très crue où fanatisme, fétichisme et corruption de l'esprit vont de pairs.
Un film à regarder pour une culture cinématographique à compléter. Sinon, les amateurs de Bunuel seront comblés.
Remarque : récompensé par la Palme d'or pour sa quatorzième édition à Cannes en 1961, "Viridiana" est le scandale de plus pour Luis Bunuel. Yes, he can.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2018
Pas de pitié pour la larve humaine... heu je veux dire l'être humain Bunuel ne dresse pas un portrait très flatteur pour nous autres et il n'épargne même pas les miséreux. J'ai trouvé Viridiana passionnant jusqu'à la scène du suicide après l'histoire l'était tout autant mais le film manquait par moment de rythme en tout cas c'est un film assez marquant qui fit scandale en son temps mais le problème de Viridiana c'est que de nos jours mise à part ses propos le film ne choque plus dans sa manière de représenter ce qu'il dénonce. La fin est dure, du cinéma intelligent que ne plaît pas forcément mais qui mérite d'être vu.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 juillet 2012
Du Luis Buñuel typique, un film assez inégal. Avec une réflexion sur la morale et le choc de différents milieux sociaux mais un scénario qui va rarement au bout des choses. Le trait est acide mais manque de vigueur.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2013
Pas le chef-d'oeuvre que j'espérais, néanmoins "Viridiana" s'impose comme étant une excellente réussite de la part de Luis Buñuel. Si l'histoire nous tient facilement en haleine, le vraie réussite du film en revient néanmoins à la mise en scène très ingénieuse et élaborer de la part du célèbre réalisateur espagnol. A ce titre, on notera quelques séquences bien marquantes, notamment celle concernant l'orgie des mendiants avec comme musique de fond l'Alleluia de Haendel. A noter aussi et c'est une habitude dans les films de ce metteur en scène, une très bonne interprétation du casting.
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2013
On peut comprendre que ça ait choqué à l’époque. Mais si le film de Buñuel avait uniquement pour but de choquer les bourgeois, on l’aurait déjà vite oublié. La provocation chez lui, c’est aussi une façon de penser, un système formel derrière lequel se vit son cinéma. Je l’ai vu avant-hier pour la première fois, et il n’y a pas de rides, pourtant il est vieux, le film. Certains plans ressemblent à des hallucinations, tellement il arrive à bien mélanger ses obsessions, et l’entêtement du désir, des pulsions, et du contrôle de la société sur les corps et les esprits. C’est un peu hermétique, on ne sait jamais si c’est un pamphlet anarchiste ou un rêve éveillé, c’est un artiste qui se mérite. Belle comédienne principale, et la ressemblance avec Catherine Deneuve, qui joue souvent les femmes de la petite bourgeoisie n’aura échappée à personne. Les acteurs sont tous bons, voire excellents, mais je crois que c’est la direction d’acteurs qui est bonne, puisque le film n’est pas basé sur une performance de jeu, mais sur une mise en scène inspirée et sans faille. Personne ne ressort indemne, tout le monde en prend pour son grade, les riches, les pauvres, la charité chrétienne hypocrite, les bonnes sœurs, le cousin arriviste, tout le monde. Et Buñuel nous montre ça avec une acuité assez impressionnante. Pas de pathos inutile, d’où la gêne, car on ne sait jamais sur quel pied danser, et beaucoup d’enjeux. Sa misanthropie n’est jamais prétexte au désespoir, mais plutôt l’occasion pour des associations d’idées bizarre : Une bonne sœur désirable, le tabou de l’inceste brisé ou pas brisé, le dernier repas d’une bande de clodos se transforme en tableau religieux célèbre, c’est à la limite blasphème…C’est difficile de parler de ce genre de film qui se ressent plus qu’autre chose. Et cette dernière scène géniale, qui laisse deviner ce que va faire le trio, sainte nitouche, boniche, et futur châtelain… Œuvre d’art libre et iconoclaste que je conseille vivement.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 mars 2011
Un synopsis en or mais ce film malgré l'âge est un peu (trop) bavard. ça traîne vraiment trop en longueur. Certaines scènes nous semblent interminables. Malgré ça c'est un film qui mérite qu'on s'y intéresse a propos du scandale religieux qu'il a fait. "Viridiana" a pourtant reçue une palme d'or mais cela n'a pas empêcher d'être attaquer par Le Vatican et la justice Italienne. Décidément ce scandale-ci plus celui de "l'âge d'or", Ce Luis Bunuel n'a vraiment pas de chance avec les religieux. Considéré comme oeuvre sacrilège, elle a été censurée durant 16 ans avant de pouvoir être montrée sur les écrans.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2014
"Viridiana" débute assez sagement mais devient de plus en plus délirant, jusqu'à un magnifique final ahurissant. Un film pervers et amoral, mais admirable en tout point : les acteurs sont caricaturaux (dans le bon sens du terme) mais drôles et convaincants et la mise en scène est géniale.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juillet 2009
Beaucoup d'ambivalence par rapport au catholicisme, une vision de la pauvreté héritée de la littérature picaresque (c'est l'aspect le plus intéressant du film) et une profession de foi finale très prosaïquement cynique. J'avoue mal comprendre que ce film soit couramment considéré comme le chef d'oeuvre de Bunuel. Peu de la puissance poétique de ses meilleurs films mexicains, et même du sens satirique de ses films français.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2025
Palme d'or controversée pour son ton blasphématoire et les sous-entendus sexuels, "Viridiana" est considéré aujourd'hui comme un classique du cinéma. Pour ma part, il ne m'a pas plus ébranlé que cela.

J'ai adoré la première partie du film et son final, moins le développement du scénario après la mort de son oncle avec l'accueil des mendiants. Un ventre mou et quelques longueurs qui nuisent à l'immersion et l'intensité émotionnel. Ses critiques perdent aussi de leur mordant.

La mise en scène de Luis Bunuel reste impeccable et il est bien épaulé par l'actrice mexicaine Silvia Pinal avec sa forte présence.

Un bon film qui souffre malheureusement de quelques inégalités.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 mai 2025
L'exemple parfait du film bénéficiant d'une extraordinaire complaisance seulement parce qu'il est l'oeuvre d'un cinéaste prestigieux. A tel point que même sa Palme d'Or de 1961 était déjà une mascarade sans nom. Si vous cherchez un navet d'envergure, ne cherchez pas plus loin, vous en avez un magnifique spécimen ! "Viridiana" est un néant absolu. Qui a le mauvais goût de durer presque 90 minutes... Ni histoire, ni enjeu, ni personnages et encore moins de mise en scène. Y a vraiment rien de rien. Alors oui, tous les thèmes chers à Bunuel y sont, mais c'est tellement mal écrit que c'en est grotesque. Où était donc passé le grand cinéaste ? Celui qui, quelques années avant ce cauchemar intégral nous avait donné "Los olvidados", "La vie criminelle d'Archibald de la Cruz" ou "Tourments" ? Dans un trou noir, probablement. Heureusement que les spectateurs espagnols de l'époque n'ont pas pu le voir pendant des années, ils n'auraient pas apprécié du tout que l'on se moque d'eux de la sorte.
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