Cette chronique nostalgique de Fellini sur un village italien à l'aube du fascisme peut déstabiliser dans la mesure où il n'y a pas vraiment de scénario (et cela se fait fortement sentir par moment). Cependant, on sent que le réalisateur souhaite avec "Amarcord" faire partager au spectateur d'agréables souvenirs d'enfance, notamment via de très belles scènes, des passages improbables voire délirants et des personnages attachants. Une comédie dramatique qui aurait donc pu avoir un meilleur impact sur son fond, mais qui reste très agréable à visionner.
Ce film à caractère autobiographique porte sur l'adolescence de Federico Fellini dans son village natal du Nord de l'Italie. On y trouve avec grand bonheur tout l'art du génial réalisateur capable de résumer la vie dans un formidable mélange de séquences nostalgiques, poétiques et grouillantes de vie. Avec attendrissement le réalisateur porte son regard intérieur sur ces années passées avec une grande acuité et sans faux-semblant. La musique de Nino Rota nous envoûte encore bien après.
C’est le premier film de Fellini que je regarde, et quelle déception ! Je n’ai pas réussi à aller au bout, ce qui est rare. L’histoire avait pourtant l’air intéressante sur les débuts du fascisme italien. Mais ça part dans tous les sens et du coup on a vraiment du mal à accrocher. Les acteurs sont loin d’être exceptionnels, et ce n’est pas la mise en scène vieillissante ou la réalisation exhubérante qui rattrapent le tout. J’espère que les autres œuvres de Fellini me plairont d’avantage.
Il faut dire que Amarcord constitue une sorte de synthèse de l'ensemble de l'oeuvre de Fellini et le titre du film renverrait dès lors à une pléiade de souvenirs. Car Amarcord est un mot qui signifie "je me souviens" dans le patois de la région de Rimini d'où provient le réalisateur. Et à travers une centaine de détails drôles et nostalgiques, Fellini se souvient de ses années d'enfance passés dans cette petite ville au nord de l'Italie, aux conditions familiales, en passant par les femmes convoitées, ainsi que des incidents qui ont marqué sa ville, sa région et son pays, tout comme s'enchaîne en même temps des images typiques de l'imagination du réalisateur. Ainsi sous ses motifs burlesques et entrecoupés de scènes improbables et caricaturales, le film donne également à voir un portrait du fascisme où le réalisateur n'évacue pas pour autant l'attrait des habitants pour ce régime qui d'après lui , se confond avec l’âme de cette bourgade et un certain âge de la vie, c'ad l’adolescence. On peut être d'accord ou pas avec ce point de vue mais il me semble que même si le le film donne à réfléchir sur ce phénomène collectif qui fit que des braves gens , sans doute attachants purent constituer un fidèle soutien à une dictature appelée le fascisme, il manque vraiment au film une dimension politique qui aurait pu contribuer à mieux comprendre toute les questions que soulèvent cette oeuvre si on le regarde pas seulement comme un film humoristique et burlesque ... A noter également que dans Amarcord, la musique de Nino Rota reste mémorable.
AMARCORD est un film qui se regarde avec plaisir, et pourtant. Quelque chose n'est pas passé pour moi... Certes, le délire constant est un élément accrocheur. Mais le film est si déstructuré, et surtout si inégal (que de longueurs lors une fois la première heure passée), qu'il finit par perdre de son charme et à devenir pesant, et ennuyeux. Dommage, car la première heure m'a beaucoup plus, enlevée, authentique, sans concession, et drôle, vraiment, si drôle qu'elle en était touchante. Par la suite, l'excès d'emphase, l'aspect ultra bavard, et cette durée excessive du tout, pour résumé, le trop pour le trop, finit par lasser... Bien que je reste sur une impression mitigée, je n'oublierai pas de sitôt Gradisca, la scène sous la neige, et la présence oppressante du fascisme. Amarcord, avec ses forces et ses faiblesses, ressemble à la vie...et comme dit si bien Jeanne, l'héroïne de UNE VIE, "La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit."
Drôle,onirique, marquant, personnages et scènes qui s'inscrivent dans les grands classiques, tel l'adolescent qui suce des seins énormes et en tombe malade, l'homme fou qui hurle du haut d'un arbre qu'il veut une femme, le père qui gueule tout le temps contre tout, le motard cinglé qui passe tout le temps à fond comme un cinglé, etc etc. Plus une suite de sketches qu'un film entier
Fabuleuse chronique de l'Italie Fasciste, de l'univers adolescent et de la vie en général. La musique de Nino Rota et le stylisme exubérant d'Il Maestro rend le film fascinant et surtout incroyablement unique!
A défaut de m’attirer les foudres des cinéphiles, je ne crains pas de dire a quel point je ne comprends pas l’engouement autour de ce film. C’est long et pas vraiment passionnant. Je n’ai toujours pas vraiment compris quel était le fil conducteur de cette fable italienne se situant dans les années 40. Ce sont des séquences qui se suivent sans pour autant avoir toute un rapport l’une avec l’autre. Un peu surréaliste est finalement cet Amarcord. Le film est assez soporifique et on décroche au bout de 40 minutes pour n’apprécier le film de nouveau que pendant la dernière demi heure. Beaucoup de longueur pour un film soi disant culte, néanmoins très poétique.
On rentre ici dans une nouvelle dimension et forcément un jugement s'avère difficile, en tout cas on ne peut nier la richesse des scènes et le foisonnement des idées.
Long et ennuyeux. Peut-être bien que "Amarcord" (= "Je me souviens") a beaucoup à offrir, tant par ses plans que par ses scènes, mais je n'ai pas accroché à l'histoire que je trouve banale et peu intéressante. Quelques passages sont bons cependant, comme celui du brouillard; mais rien qui puisse le sauver de ma grosse déception. Peut-être que je suis passé à côté du message, je ne sais pas... Vraiment déçu!
Pas si intéressant que ça... les acteurs surjouent, l'histoire part dans tous les sens et la réalisation est celle d'un téléfilm. De la mauvaise caricature, et pas mal de snobisme. Doit-on crier au chef-d'oeuvre parceque fellini est derrière la caméra ?
Eh bien, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé devant un film! "Amarcord" évolue au fil des saisons dans un petit village italien, chaque scène est magnifique, souvent hilarante, absurde parfois mais toujours poétique, accompagné de la belle musique de Nino Rota... Fellini, dans toute sa splendeur, signe ici un film en tous points remarquable, dans lequel chaque scène est inoubliable: le Tonton criant du haut d'un arbre qu'il veut une femme, la montée des villageois à la plage et l'attente du paquebot, Titta portant la buraliste, le repas dans sa famille, la grande tête de Mussolini dressée devant le peuple,... Un film à revoir en boucle!