AMARCORD est un film qui se regarde avec plaisir, et pourtant. Quelque chose n'est pas passé pour moi...
Certes, le délire constant est un élément accrocheur. Mais le film est si déstructuré, et surtout si inégal (que de longueurs lors une fois la première heure passée), qu'il finit par perdre de son charme et à devenir pesant, et ennuyeux.
Dommage, car la première heure m'a beaucoup plus, enlevée, authentique, sans concession, et drôle, vraiment, si drôle qu'elle en était touchante.
Par la suite, l'excès d'emphase, l'aspect ultra bavard, et cette durée excessive du tout, pour résumé, le trop pour le trop, finit par lasser...
Bien que je reste sur une impression mitigée, je n'oublierai pas de sitôt Gradisca, la scène sous la neige, et la présence oppressante du fascisme.
Amarcord, avec ses forces et ses faiblesses, ressemble à la vie...et comme dit si bien Jeanne, l'héroïne de UNE VIE, "La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit."