Mark Rydell est un réalisateur très parcimonieux de son talent, ayant réalisé seulement une douzaine de films en quarante ans de carrière. En 1981, après le succès mondial de "The rose", la biographie à peine masquée de Janis Joplin qui avait révélé la chanteuse Bette Midler comme actrice, il met en scène un trio d'acteurs magique pour l'adaptation d'une pièce de théâtre d'Ernest Thompson qui relate les rapports conflictuels entre un père âgé et sa fille. Henry Fonda et sa fille Jane ont sauté sur l'occasion pour apparaître pour la première et unique fois ensemble à l'écran. La pièce revêt en partie un caractère autobiographique pour le clan Fonda et ce n'est qu'en toute fin de vie, se sachant condamné par la maladie que l'acteur, homme secret et taciturne, accepte à travers ce dernier film de lever un peu du voile de sa vie privée tumultueuse (la mère de Jane Fonda se suicida en se tranchant la gorge en 1950). La grande Katharine Hepburn qui a elle aussi partagé la vie d'un acteur au caractère ombrageux en la personne de Spencer Tracy n'a eu aucun mal à se glisser dans le personnage de l'épouse compréhensive, rodée à l'exercice du jeu de tampon entre les caractères volcaniques du père et de la fille trop pudiques pour se dire qu'ils s'aiment. Le film a fait moisson presque pleine aux Oscars de 1982 (meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur scénario). Sans doute un peu attendu dans sa description du couple, le film n'omet pourtant pas de nous rappeler que s'il n'est jamais trop tard pour pacifier ses rapports avec les siens et qu'il est certainement dommage d'attendre les échéances extrêmes pour fendre l'armure. "La maison du lac" récompense donc un immense acteur d'Hollywood qui n'avait jamais été couronné par les siens (une seule fois nommé en 1941 pour "Les raisins de la colère" de John Ford) et la critique y a vu comme un Oscar d'honneur jugeant le film trop larmoyant. Après les plus de trente ans qui ont suivi la sortie de "La maison du lac", on peut constater que le film s'est bonifié avec le temps grâce à son sujet intemporel mais aussi et surtout grâce au jeu des trois monstres sacrés qui sont troublants de vérité. A signaler la performance assez juste du jeune Doug McKeon qui interprète le petit fils par alliance qui va contribuer à rapprocher les deux volcans en fusion. "La maison du lac" sera le plus haut fait d'armes de Mark Rydell qui bizarrement verra sa carrière lentement d'étioler.
Mark Rydell n' aura pas une filmographie très fournie ( une petite dizaine de longs métrages) mais certains de ses opus sont restés dans l'histoire du septième art.
" La maison du lac " ( Trois oscars en 1981 ) est sans doute ( avec " The rose " 1979) son titre le plus célèbre.
Dernier film de Henry Fonda ( il décédera un an après le tournage) produit par sa fille Jane ( elle occupe ici un petit rôle), intimiste et psychologique ( tourné notamment vers l'importance cruciale de la communication sociale en général ), c'est une réussite qui obtint de surcroît un vrai succès en salles.
Il faut reconnaître que la première moitié de " la maison du lac " ( " l'étang d'or " dans la traduction du titre original) est une grande réussite.
On peut regretter la seconde qui privilégie les situations au texte, c'est moins fort, mais le duo Fonda/Hepburn fonctionne à merveille.
Je ne l'avais jamais vu jusqu'à présent et ce fut un tort. Je le conseillerais surtout pour la première partie, mais aussi pour le casting formidable à la hauteur de ce qu'il incarne dans l'histoire du cinéma.
Un film sensible. Le sujet s'articule autour d'une relation difficile entre un père au crépuscule de sa vie, et sa fille qui revient au domicile paternel après une longue absence. La difficulté de communication entre les deux n'a d'égale que l'amour filial qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. Mais le père est âgé, il n'est donc plus temps de tergiverser. Chacun va-t-il parvenir à faire la moitié du chemin ? Les acteurs sont tout simplement excellents. Même Katharine Hepburn, que je n'ai jamais trouvé formidable, interprète avec brio cette grand-mère qui tente comme elle peut de rapprocher les deux êtres qu'elle aime le plus. Et le petit-fils se révèle moins tête-à-claque qu'il n'y paraît de prime abord. "La maison du lac" est un film très beau qui "parle" à tout le monde.
Un mélo familial aux accents bucoliques qui aborde avec sensibilité la fin de vie et la transmission, dont le charme opère surtout grâce au cabotinage oscarisé du couple Henri Fonda/Katharine Hepburn, bien secondé par la sublime Jane Fonda hyper touchante dans sa relation de réconciliation avec son père.
une chronique sur les liens familiaux, la nostalgie, le temps qui passe et l'amour qui le défie... c'est surtout l'occasion de retrouver de grands noms du 7ème art en fin de carrière et de rassembler Fonda père et fille. ici tout est naturel, pudique au milieu d'un doux cadre.
un film empli de poésie se déroulant dans et autour d'une maison bordant un lac. On y suit un couple âgé et complice dont lui semble atteint d'un début de sénilité. à moins qu'il ne simule pour mieux manipuler et contrôler son entourage. Cet homme misanthrope va finalement se révéler en aporivoisant un ado, fils du compagnon de leur fille qu'il initie aux joies simples de la nature, de la camaraderie et de la pêche et va petit à petit retrouver l'amour de sa fille. Belles images, belle musique. Histoire familiale simple et touchante grâce à la très jolie interprétation de Kathryn Hedburn et Henri Fonda. un moment doux et agréable.
Un film tout en subtilité mais qui ne joue pas trop sur la corde sensible.Et H.Fonda est formidable en vieux bougon mais attachant et la présence de sa fille Jane crédibilise encore plus cette histoire.Un bon moment de cinéma!
Un très beau film qui met en scène une relation père/fille difficile. Jane Fonda et son père Henry jouent parfaitement et ils sont accompagnés de l'excellente Katherine Hepburn qui joue le rôle de la mère. C'est un film à la fois tendre et parfois triste. Le décor du film, la maison au bord du lac, épouse parfaitement le propos du film et apporte un vrai plus. Un film qui ne vieillit et qu'on a plaisir à revoir.
Quand une famille se réunit autour du Papy grincheux. L'heure de se souvenir et de vivre quelques bons moments avec douceur loin des actualités. Le film prend son temps et c'est toujours le même cadre donc il faut s'accrocher au début. Ça reste touchant car ancré dans la vie et pouvant arriver à beaucoup de gens ayant une vie de famille basique 3,4/5
Un très bon film familial, plein d'humour, de sarcasme et joué avec grand plaisir par Henry Fonda dans le rôle d'un vieux croûton qui envoie des pics à chacune de ses phrases. J'ai beaucoup aimé la bienveillance de Katharine Hepburn. Le film est encore plus touchant quand on sait que l'acteur Henry Fonda rendait l'âme peu de temps après. La BO, l'ambiance, les lieux et le cadre familial ont tout pour plaire et nous rendre nostalgiques.
Sur une histoire dramatique assez simple, tournant autour des thèmes de la vieillesse inéluctable et du dialogue des générations, la réunion d'autant de légendes du 7e art ne pouvait que promettre son lot d'étincelles et de moments d'émotion. Pari gagné devant la caméra de Marc Rydell, avec au centre du jeu le formidable Henry Fonda qui, pour sa dernière prestation, nous offre une magnifique composition de vieil homme aussi ronchon qu'attendrissant dans ses faiblesses. En contrepoint, Katharine Hepburn comme Jane Fonda jouent leur partition avec maestria et rehaussent un film au schéma attendu et prévisible, joliment mis en images.
Pour son dernier rôle, Henry Fonda partage pour la première fois l’affiche avec Jane. La relation père-fille pour le moins difficile qu’entretienne leurs personnages à l’écran présente d’ailleurs certaines similitudes avec celle qu’ils on pu avoir durant leur vie privée. « La Maison du Lac » est un film touchant sur la sénescence, chichement mis en scène par Mark Rydell mais rehaussé par la présence de deux monstres sacrés du cinéma américain. L’acteur y gagnera son unique Oscar quelques mois avant son décès alors que sa partenaire Katharine Hepburn décrochera, elle, son quatrième.
Mark Rydell signe une comédie dramatique poignante. En effet, l’histoire de ce couple de personnes âgées accueillant leur fille et son beau-fils dans leur maison secondaire donne lieu à une lecture sensible des difficiles relations générationnelles. Henry Fonda et Katharine Hepburn (tous les deux récompensés par l’Oscar du meilleur acteur en 1982) forment ce ménage harmonieux malgré le poids des années qui a laissé des blessures physiques et mentales. Pour sa dernière apparition au cinéma, Henry Fonda s’avère une nouvelle fois transcendant dans le rôle de ce vieillard aigri, antipathique mais aussi attachant, n’ayant jamais véritablement su ouvrir son cœur à autrui, en particulier sa fille (Jane Fonda). Bref, en dépit d’une mise en scène qui sort les violons à la moindre occasion, il s’agit d’une véritable ode à l’amour et à la complicité.
Très beau film qui traite de la vieillesse ainsi que des relations parents/enfants. Trois grands acteurs sont à l'affiche : Henry Fonda, Katharine Hepburn et Jane Fonda. Le cadre est également superbe, avec cette maison en bois perdue au bord d'un grand lac. Les personnages incarnés par Henry Fonda et Katharine Hepburn forment un couple vieillissant. Ils retournent passer du temps dans leur maison au bord du lac, et sont ensuite rejoints par leur fille accompagnée de son compagnon et du fils de son compagnon, qui est un jeune adolescent. Henry Fonda joue le rôle d'un homme un peu aigri et acide, qui plaisante sur la mort. Il sait qu'il n'en a plus pour très longtemps. Et puis, de fil en aiguille, il va nouer une relation avec le fils du compagnon de sa fille. Ce film est très humain et sans violence, et cela fait plaisir à voir.