Black Christmas
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Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2013
Considéré comme le premier slasher-movie de l'histoire et ce n'est pas usurpé. On remarque quelques similitudes avec le Halloween de Carpenter sorti 4 ans plus tard : la vue subjective du tueur, le très peu d'hémoglobine, le manque d'explication sur les motivations de l'assassins, la jeunesse des victimes. Totalement inconnu par le grand public et c'est bien regrettable.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2013
Un des premiers slashers de l'histoire(à vérifier) en provenance du Canada,et qui démontre désormais à quel point "Halloween" et surtout "Scream" ont été influençés par lui. "Black Christmas"(1974) se déroule presque à huis clos dans un pensionnat de jeunes filles,où un tueur se met à sévir de façon incontrôlée. Ce boogeyman est particulièrement inquiétant entre sa multi-personnalité,sa planque dans le grenier et sa vision subjective. L'atmosphère est particulièrement soignée,le décor du manoir rococo agissant comme un catalyseur des forces néfastes. Les appels téléphoniques incessants représentent la clé du récit,les différentes voix du tueur sont déconcertantes. On navigue entre schizophrénie complète et infantilité morbide. Les jeunes filles se font bien évidemment décimées les unes après les autres dans des meurtres des plus inventifs(la licorne en cristal...). Il y a aussi un humour souvent bien vu,qui balançe par exemple sur la police incompétente,et sur la soi disant virginité de ces filles. Entre tension légère soulignée par la musique et aspects plus ludiques,ce slasher n'a rien à envier aux plus connus des années 70.
Aurélien Vaillant
Aurélien Vaillant

16 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2013
Il serait faux et réducteur de ne voir en « Black Christmas » que « l’acte de naissance » du genre « Slasher » (élimination progressive d’un groupe d’individus par un tueur dont l’identité est généralement inconnue). À la fois car le genre en question à déjà de solides précurseurs dans le cinéma italien (Bava et Argento en tête), et que le film de Bob Clark, loin de se résumer à une mise en scène formelle de meurtres en série, questionne l'insaisissable part d'ombre en l'être humain dans ses rapports à l'ordinaire et à l'intime.

S’il rentre immédiatement dans le vif du sujet (un individu à la respiration haletante de maniaque s’introduit nuitamment dans le grenier d’une résidence d’étudiantes), le film prend cependant le temps de faire le tour des protagonistes et de leur environnement, et de poser une ambiance.
À bien y regarder, on se focalise assez peu sur les meurtres en eux-mêmes : Il y a bien quelques effets visuels morbides à souhait (emballage de cadavre dans une housse en plastique, exécution avec un crochet relié à une poulie…), mais on ne s’attarde pas sur les assassinats. Ici, pas de lutte ou de course-poursuite interminables (ressorts dramatiques de prédilection d’un « Halloween » ou d’un « Scream »), pas plus que de recherche d’indices, d’autopsie ou de confrontation de témoin… Le mal est tapi dans la maison, invisible et ignoré, tout puissant et inexorable. Et quand il frappe, il le fait vite et sans résistance possible.
Après un premier meurtre rapide et discret, on voit les étudiantes et leur intendante reprendre, comme de rien, leur quotidien dans ce qu’il a de plus trivial : beuveries, préparatifs de noël, disputes avec leur copain... Mais le mal est pourtant là, terrible et imminent (à quelques mètres au dessus d’elle se trouvent le cadavre de leur copine et un fou meurtrier capable de frapper à tout moment), si proche qu’il en devient familier. Sa présence agit comme un sombre révélateur, apportant une nouvelle tonalité à toutes ces petites intrigues qui auraient pu passer pour superficielles. Petit à petit on perçoit la détresse et les problèmes existentiels derrière le banal : La « grande Barb », marrante et gouailleuse au début, se révèle alcoolique et paumée ; Jess, la jeune fille bien sous tout rapport qui fait figure d’héroïne, va devoir avorter ; et son copain, qui est en train de rater sa carrière, dissimule un tyran frustré… Quant aux appels du pervers qui donnait lieu à des boutades durant la scène d’introduction, il se pourrait bien qu’ils soient d’une nature autrement plus inquiétante que celle du minable et inoffensif « obsédé du campus ».

Ce que Black Christmas partage avec « When a stranger calls » (duquel il se rapproche beaucoup, même sur le point de vue de l’intrigue), et « Psycho » c’est la thématique d’un tueur présenté comme un déséquilibré : psychotique délirant plutôt que psychopathe contrôlé. Loin des Hannibal Lecter machiavéliques, froides machines à tuer « efficaces » jusqu’à la caricature, on assiste ici au spectacle d’une humanité torturée et pulsionnelle. Meurtriers « par faiblesse », régressifs, incomplets et inadaptés, leurs actions semblent dictées par le déterminisme d’un trauma originel. Ils ne s’appartiennent pas et n’ont aucune limite. Comme dans l’affaire Ed Gein (tueur qui servit de modèle à Hitchcock pour Norman Bates et inspira nombre de films d’horreur américains), l’atroce se mêle au pathétique et à la souffrance manifeste de l’assassin.
Loin d’une origine surnaturelle (Jason Vorhees dans « vendredi 13 »), ce qui perturbe c’est cette part d’humanité dans l’innommable. Car, par extension, la proximité triviale dans l’horreur renvoie au coté obscur présent en chacun de nous. Notre propre quotidien se voit ainsi contaminé par l’existence du mal. Il est potentiellement partout, et, le plus souvent, n’est pas à rechercher bien loin : voisin, parent, petit copain…

De fait, la thématique de l’opposition extérieur/intérieur est au cœur même du film. Au départ la menace, telle qu’elle se présente aux protagonistes, semble toujours provenir de l’extérieur : appels du pervers, disparition d’une gamine (dont on retrouve le cadavre dans un parc) qui renvoie à l’inexplicable absence de leur camarade de résidence et à tout ce qui pourrait lui arriver « dehors.» Des meurtres ont beau se succéder au sein même de la résidence, l’héroïne ne découvre leur existence qu’à la fin.
L’évolution de la relation de Jess et de son copain va faire rentrer progressivement la menace dans la sphère de l'intime. Celui-ci se met à développer un comportement de plus en plus inquiétant, incontrôlable (il explose son piano) et malsain (il s’obsède de plus en plus à propos du bébé et la harcèle), qui semble faire écho aux appels du pervers et aux évènements bizarres de ces derniers jours. Le type au téléphone paraît en effet obnubilé par les mêmes interrogations identitaires et familiales, allant jusqu’à répéter mot pour mot l’une des phrases de Peter, et animé au fond par la même souffrance. De plus, les disparitions coïncident avec le début de sa crise. Petit à petit, on commence à se dire, en suivant le même cheminement que Jessica, que c’est peut-être bien Peter l’auteur des mystérieux coups de fils et qu’il pourrait être dangereux.
Quand on se rend compte que les appels étaient passés de l’intérieur de la maison (ce qui ôte son dernier alibi à Peter qui était présent au moment d’un des appels), le rapport intérieur/extérieur bascule tout à fait : On découvre les cadavres dans la chambre, le tueur poursuit Jess jusqu’à la cave et Peter, qui entre par effraction dans cette dernière, se trouve identifié de façon incontestable au meurtrier. Ce n’est donc que justice que Jessica parvienne à l’abattre avec son tisonnier.
Pourtant, alors que tout semble consommé, le film conclut sur la révélation que le véritable tueur (qui restera inconnu et innomé jusqu’au bout) est toujours dans le grenier avec ses cadavres, seul dans la maison avec une Jessica endormie. Consommant jusqu’au bout la thématique du mal intérieur, il apparaît alors comme l’araignée au plafond, le squelette dans le placard, d’une héroïne qui a cédé à ses propres pulsions homicides sous le coup de la terreur.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2013
Ca se regarde,mais le film a quand meme pris un sacré coup de vieux.
AbsoluteRH
AbsoluteRH

9 abonnés 124 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2012
Un pur chef d'oeuvre horrifique, qui par sa simplicité et son climax horrifique laisse une agréable sensation d'angoisse, même des anées après visionnage
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 décembre 2012
Un film moyen, mais sans plus. C'est vraiment du petit niveau... Mais ça se laisse un minimum regarder.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 juillet 2012
Premier slasher de l’histoire du cinéma, Black Christmas est un conte de noël plutôt sanglant, qui ne laissera aucun répit à son spectateur.

Des jeunes femmes faisant parties d’une confrérie universitaire passent les vacances de Noël ensemble. Le groupe reçoit d’étranges appels téléphoniques, les jeunes femmes, qui semblent au départ s’en amuser, ne se doutent pas une seconde que l’auteur de ces appels n’est pas très loin…

Black Christmas est un film d’horreur hors du commun, c’est même le premier film de genre dont l’histoire se déroule pendant les fêtes de fin d’année. Drôle de saison pour y perpétuer des meurtres… La saison où la chaleur et la solidarité demeurent, ne devient plus qu’un nouveau moment pour se faire attaquer par un psychopathe.

Bob Clark réunit tous les ingrédients pour nous faire frémir : Les plans en caméra subjective, les bruitages et les sons qui nous donnent des sueurs froides, tout en y mettant un bon nombre de moments cocasses pour laisser au spectateur le temps de reprendre ses esprits (pour mieux les chambouler de nouveau).

Avec ce film, Bob Clark détruit les principes originaux des films d’horreur. Oubliez les nuits d’halloween pour faire peur, ne jouez pas sur la surprise, mais sur la tension. Black Christmas effraye en montrant bien avant l’action ce qu’il va se passer. L’empathie envers les personnages sont là, surtout lorsqu’on sait ce qu’il va les attendre.



Ce film a inspiré bon nombre d’autre film de ce genre. Halloween qui fut réalisé 4 ans après le film de Clark. Scream s’est également inspiré de ce film rien qu’en reprenant le prénom de « Billy » pour son tueur et l’une des scènes ressemble plan par plan au premier plan du film par Wes Craven. (On pourrait même dire qu’un plan de SCREAM 4 ressemble trait pour trait à un plan du film)

Black Christmas est au slasher ce qu’était Chaplin au cinéma muet. Dommage que le remake soit un navet qui ne reprend l’essence du film original.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2012
Reconnu par beaucoup comme le premier slasher de l'histoire du film d'horreur, Black Christmas est un film qui mérite l'attention. Précurseur du Halloween de John Carpenter et à bien des niveaux, le film canadien est à la hauteur de son statut culte. En effet, le film de Bob Clark réunit déjà tous les ingrédients qui feront de La Nuit Des Masques un succès : une mise en scène avec des angles de vue en caméra subjective, l'importance du hors-champ sur l'effet de peur, le thème d'une fête traditionnelle (ici Noël) qui se transforme en carnage, et enfin, celui du crime qui châtie souvent les comportements déviants. John Carpenter a eu du flair en s'appropriant l'idée : on remplace Noël par la fête d'Halloween, on développe un peu l'histoire des personnages, on y ajoute une musique qui sort de l'ordinaire, et hop, on a un chef d'oeuvre! Même si c'est bel et bien Halloween qui déclencha la mode du slasher, Black Christmas, dans quelques circonstances différentes, aurait très bien pu être LE slasher et l'un des grands classiques de l'horreur. Donc, à regarder.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mai 2012
Premier slasher moderne mettant en place toutes les caractéristiques du genre qui seront reprises à plus ou moins bon escient à partir de la fin des années 70, "Black Christmas" est aujourd'hui un film malheureusement totalement méconnu du grand public. Des jeunes étudiantes, plutôt vulgaires, chaperonnées par une intendante ivrogne, vivent dans une grande maison (on se croirait presque dans un bordel) où elles reçoivent des appels... un peu grossiers. Si la première demi-heure du film a des allures de comédie un peu vulgaire, la tension ne manque pas de progresser tout au long du film. Forcément influencé par "Psychose" (le dédoublement de la personnalité du tueur, des corps enrubannés dans des sortes de rideaux de douche...), le film est traversé par l'ombre d'Hitchcock : Bob Clark nous montre dès le début ce qui se passe dans le grenier, et joue ainsi sur le suspense et non sur la surprise. En découle un intéressant conflit de points de vue : on a celui des victimes, et celui du réalisateur, tellement en avance sur elles qu'il nous propose même le subjectif du tueur. Le travail sur le son est également remarquable, avec ses bruitages inquiétants et ses terrifiants appels téléphoniques, d'ailleurs bien plus effrayants que les scènes de meurtres. Le film ne manque enfin pas d'ironie à l'égard des policiers, qui du rigolard à l'idiot agressif, sont tous d'une incompétence consternante. Il est temps de replacer "Black Christmas" à sa place, parmi les meilleurs films d'horreur des années 70.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2012
La naissance des slashers est une vraie réussite. Même si c'est vrai que les effets recherchés semblent "hors d'âge" ça fonctionne
Nicolas B
Nicolas B

119 abonnés 327 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2011
Etant le film consideré comme le premier slasher de l'histoire du cinéma, il était mon devoir d'acheter "Black Christmas" en dvd dans sa collection des Introuvable. J'en suis ravis car cette oeuvre m'a toujours fasciné non seulement pour son suspens mais aussi pour son coté malsain et dérangeant, on retrouve plusieurs elements ayant inspiré "Terreur sur la ligne" et "Halloween la nuit des masque", meme si plusieurs question se pose après la fin comme: spoiler: "mais qui est donc l'homme dans le grenier ?"
on est captivé par le suspens, l'histoire et ce personnage mysterieux qui ne communique que par sa vulgarité osé au telephone. Superieur donc à son remake (qui n'est lui non plus pas du tout mauvais grace à plus de dévoilement sur le tueur et meme une histoire complete), mais malheureusement connu que par les fans du genre. Une perle rare à découvrir ou à revoir pour nous transporter dans cette merveilleuse ambiance des années 70/80 qui ne cesse de me fasciner (pourquoi n'ai-je pas vecu dans cette epoque ??...:/ ). Un grand 4.5/5 pour ce premier slasher, un des bijoux du cinéma horrifique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 octobre 2011
Un coup de coeur
On decrit ce film comme le premier slasher je m'attendait donc logiquement a un Halloween pas du tout.On a du suspens et pas de gore certe mais les cliché sont inéxistants personnages sans stéréotypes, tueur different(pas une brute,sans cervelle)et ingeniosité.
Seulement la fin est une catastrophe quand au remake il n'est clairement pas dans le meme optique
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2011
Kikoo lol ^^ l'interdiction aux moins de 18 ans. Déjà qu'elle ne devrait même pas exister mais alors quand j'ai vu que ce film a cette classification je me suis dit qu'il devait être presque insoutenable psychologiquement ou très gore. Mais pas du tout, c'est du suspense, de la suggestion c'est un film qui joue avec l'esprit du spectateur et c'est vraiment brillant. Novateur à l'époque puisqu'il a posé les bases du slasher, "Black Christmas" reste toujours aussi efficace aujourd'hui et mérite d'être autant reconnu que "Halloween" ou Massacre à la tronçonneuse".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2011
Si le genre du slasher n'a plus rien à prouver, il est quand même à l'origine d'oeuvres fondatrices dont "Black Christmas (1974)" fait partie intégrante. Multipliant les plans originaux, Bob Clark signe là un épatant exercice de style où la place est faite plus à l'angoisse qu'à l'épouvante. Le tueur, dont on ne voit rien outre un oeil et les mains, habite littéralement l'espace, notament cette maison théatre d'événements mortels dont de jeunes universitaires sont des victimes. De plus, le réalisateur parvient à introduire et acheminer progressivement son message, dans un contexte où le débat faisait rage concernant l'avortement, permettant ainsi au mysterieux assassin d'avoir un alibi plutôt solide à l'egard de la protagoniste. Les dialogues sont ingénieux, si bien que l'on a ici un casting irréprochable, où les adolescents ne sont pas de stupides bouseux intrépides : une fille portée sur le sexe et totalement devergondée, une concierge qui fait tout pour cacher son alcoolisme avéré, une enceinte mais pas prête à donner un fils a son petit ami musicien, etc. De maniére générale, l'intrigue repose sur des bases solides, même si l'on peut douter de la cohérence de certain faits. Le grenier est au coeur du film, trappe ouverte et passage indispensable qui offre son lot de suspense tout au long de l'oeuvre cinématographique. Aucune éxagération (noël n'est qu'un argument pour placer l'intrigue autour d'un contexte quelconque), ce film, prémice de "Halloween-la nuit des masques" et autres qui suivront, marquera votre parcours d'amateur de slasher. Certes, on ne frissonne pas des masses, le sang est quasi inexistant, mais le style est là et se suffit a lui même pour insouffler une atmosphére dérangeante et maitrisée de bout en bout. Intense et cultissime, "Black Christmas" pourrait bien se vanter d'être LA référence du genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2011
Evreste du slasher movie,même plus de 30 ans après sa sortie Black chrismas reste d'une inventivité et d'une modernité incroyable.un film matriciel qui aura influencé toute une génération a venir .
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