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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2010
Un beau film très émouvant. J'ai tout de suite accroché à l'atmosphère. L'occasion aussi de découvrir Hélène de Fougerolles dans un rôle dramatique où elle est vraiment bouleversante. Les images sont très belles, on ne les oublie pas.
On sent une vraie ambition visuelle et un soin dans la réalisation avec une tension sourde qui s’installe progressivement. Ce n’est pas un thriller qui mise sur le choc mais plutôt sur l’atmosphère, et ça fonctionne!
Ce film, hors du commun ni ceci.. ni celà.., est une exception dans le paysage cinéma. Les acteurs entrent dans l'environnement de la dépression de Camille (jeu très juste d'Hélène de Fougerolles) et du coup ne sont pas spectaculaires... pas plus que l'histoire qui menace de tomber dans le sordide ou le drame sentimental mais ce basculement ne se fait pas et laisse place à autre chose (secret suspense). Au cinéma j'aime bien être surprise! De plus les images de Tévanian font monter la pression psychologique à partir du paysage, du chalet, de la vitre bisée. Tout ceci nous maintiens dans une atmosphère étrange et familière Je pense que c'est un bon film à voir par tout public et en cette période de Noël, aller au Publicis pour faire un tour sur les Champs Elysées et bénéficier d'une très belle salle.
De la mesure avant toutes choses ! Soyons disciples un instant de Montaigne et d’Epicure ! On aurai pu attendre du réalisateur de « La vérité sur Ariane » un premier film totalement abouti, un météore qui nous aurait grillé le regard. Hé bien!... Sommeil Blanc n’est pas le « Kane » qu'on attendait, Certes !...
Mais ce Film essaie pourtant de tracer sa route en dehors du énième paysage morose et plat dont déborde le cinéma français. En insufflant une piqûre d’inquiétante étrangeté tout au long de cette histoire sur le fil du rasoir, le récit parvient à nous emmener peu à peu vers des continents singuliers.
Sommeil Blanc est un portrait de femme ou l’ordinaire se teinte rapidement d'extraordinaire. Un conte cruel ou la princesse endormie n'attend pas le prince qu'on soupçonnait. Le monde de l’héroïne (jouée par une Hélène de Fougerolles très convaincante) se peuple très rapidement d’inquiétude dans le récit. La jeune femme est rattrapée par sa psyché tourmentée, et s'éveillent alors ses obsessions, ses doutes, ses angoisses. Est-ce elle qui construit sa prison et qui modèle ses peurs ? Où le danger qui la guette est-il plus tangible, plus réellement menaçant ? L’héroïne, isolée, perdue au milieu d’une nature menaçante, vacille, et nous avec…
En flirtant avec le fantastique, et sur un fil de funambule, Sommeil Blanc nous embarque alors dans une tension inclassable, sourde et souterraine. A partir d’une thématique puissante, le film tisse un maillage ambigu et tendu entre les personnages qui parcourent le récit... Maillage qui débouchera vers un ailleurs forcement périlleux.
De ses bras puissants, le réalisateur contient fermement la pression qu'il a séquestré dans sa boite de Pandore. Peut-être un peu trop longtemps d'ailleurs! Et c'est sans doute le reproche qu'on pourrait faire au film. Alors! Si vous êtes contre les habituels borborygmes du cinéma, aller voir Sommeil Blanc.cette tentative de cinéma changera votre regard. Un auteur à suivre...
Dommage que la fin soit aussi classique, car jusque là le film est original et fonctionne plutôt bien. Le réalisateur sait jouer avec son décor et utiliser le format large pour filmer ce huis-clos en pleine montagne. Il y a quelques problèmes de rythme dans la deuxième partie mais l'ensemble reste quand même bien tendu. J'ai adoré la musique, qui ne ressemble pas à ce qu'on entend d'habitude. Hélène de Fougerolles est surprenante, pas comme Laurent Lucas qui fait le minimum syndical. Bref, des défauts mais un film inhabituel qui sort des sentiers battus du premier film d'auteur. Et un réalisateur à suivre.
Dès les premières images, on est happé par cette atmosphère glaciale et mystérieuse. Le décor enneigé, presque irréel renforce la tension qui s’infiltre doucement et sans effets inutiles. C’est cette sobriété qui fait la force du film. Sommeil blanc intrigue par l’univers visuel et la manière de brouiller la frontière entre rêve et réalité.