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kibruk
197 abonnés
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2,5
Publiée le 21 septembre 2012
Almodovar fait une entrée bien peu remarquable dans l'univers du triller fantastique. Situé entre "Frankenstein" et "Les yeux sans visage", looké comme un polar érotique soft (à l'ambiance volontairement lente et retenue pour faire comme Hitchcock), son "La piel que habito" n'est séduisant que par la qualité de son image. Et à la fin on se demande comment peut-on faire un film aussi sage, conventionnel, manquant autant d'âme et de force, avec une histoire au potentiel aussi sulfureux et dérangeant. On peut se demander si Almodovar n'est pas prisonnier d'un désir de palme d'or qui le forcerait à autant de retenue... Comme il est dommage que le film qui aurait dû être fait disparaisse presque totalement : tout ce qui manque aurait dû être entre ce plan où deux visages se confondent. Il y avait tant de sujets à aborder au lieu de s'éterniser sur une première partie bien peu passionnante. Il aurait fallu pour une telle histoire un réalisateur qui n'hésite pas à mettre en image ses fantasmes comme un Cronenberg du début.
LE FOU DU LABO. Le créateur ibérique nous sert sa version imaginative et troublante de Frankenstein. Une Palme d'Or n'aurait pas fait désordre pour récompenser le génie Almodovar.
Un sujet totalement décalé d'Almodovar qui signe une 1ère partie excellente grâce à sa merveilleuse mise en scène. S'en suit une réflexion psychologique assez confuse gâchant la rythmique qu'il avait engagé qui donc ne m'a pas emballé...
Ca change vraiment de ce que Almodovar fait d'habitude! J'ai vraiment trouvé le film original mais c'est quelque peut effrayant! Comment peut-on en venir à faire une chose pareil??
Un Almodovar bien almodovarien avec les sujets de prédilection du monsieur : le sexe, les transsexuels, l'homosexualité (là sous une forme nettement plus couverte !!!), etc... C'est dommage qu'il tient trop à respecter son cahier des charges en incluant par exemple une séquence de viol qui n'en est pas entièrement pas un inutile avec un personnage inutile celui du fils voleur. Mise à part ça c'est pas trop mal, il y a une véritable atmosphère très proche du thriller, des personnages tortueux et un scénario qui se fait souvent surprenant. Je suis loin d'être un amateur du cinéaste mais là il a peut-être réalisé son meilleur film après "Tout sur ma mère".
Il faut se rendre à l'évidence, Almodóvar m’en touche une sans faire bouger l’autre. Plutôt qu’un bon film, nous aurons surtout affaire à un bon sujet, aussi barré soit-il. L'idée est là, mais le traitement du cinéaste espagnol n'aura rien de flamboyant. Certains dialogues et scènes manquent parfois de réalisme face aux situations présentes. Le metteur en scène exploite des thématiques très intéressantes, les rendant plus ou moins contrastées par son style de mise en scène...mais pas forcément du goût de tous. Almodóvar nous propose sa version de Frankenstein.
Vu lors du Festival Lumière 2014. La Piel que Habito a été mon premier film pendant le festival et mon 2ème après Tout sur ma Mère que j'ai vu il y a 15 jours. J'avais un peu d’appréhension car Tout sur ma Mère ne m'avait vraiment pas emballé et je n'avais pas vu le côté dérangeant d'Almodovar. J'ai été très agréablement surpris par ce film, même si le visionnage ne peut pas être qualifié d'agréable vu le sujet ! La 1ère chose qui frappe c'est la maîtrise de la narration, la façon de proposer un récit entremêlé de flashbacks et surtout d'inclure le twist du film à sa moitié. L'effet de surprise est total et surtout ne gâche pas le reste du film, tant ce twist reste dans la tête et imprègne la vision de la 2ème partie. Almodovar présente des choses très crues dans ce film, aborde des thèmes perturbants, le transgenre, la biologie génétique, tout ça mêlé au désir, à l'attraction et au syndrome de Stockholm. Rien que d'y repenser, d'oser imaginer pareille chose dans la réalité fait froid dans le dos. Mais en plus il arrive à introduire ça avec pas mal d'humour, alors que ce que l'on voit à l'écran est horrible, façon d'alléger un peu le ton du film, de jouer avec le spectateur. La prestation des acteurs est géniale, Banderas fait froid dans le dos et Elena Anaya a pas mal donné de sa personne ! Une grande violence, tant physique que psychologique émane de ce film, qui tranche avec la réalisation assez sobre et le rythme assez lent. D'ailleurs, beaucoup de personnes n'ont pas supporté le visionnage et sont parties. Vraiment un film qui prend aux tripes et qui ne laisse pas indifférent !
Pour les amoureux de l'univers de Almodovar. Un film surprenant sur toute sa longueur, sans une minute d'ennui il nous emmene sur les pas de plusieurs personnages qui nous font avoir envie d'en savoir plus, encore une fois un trés bon Almodovar... Sans oublier non plus Antonio Banderas qui est tout en noirceur et finesse bravo
La piele que habito est un film empreint d'une atmosphère particulière, à la fois drôle, obscène et malsaine. Une adaptation réussie du roman Mygale de Thierry Joncquet.