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jfharo
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5,0
Publiée le 21 août 2011
Le bel A.Banderas a été bien inspiré de rejoindre ALMODOVAR sur ce projet , qui lui donne un rôle à milles lieux des navets hollywoodiens qu'il cotoie . La nouvelle fille Almodovar (très jolie au demeurant) est la découverte de ce film qui malheureusement a encore raté la Palme D'or au profit d'une insondable m.... , curieux .Moins noir que "Matador ou "la mauvaise éducation" , Pedro renouvelle le thriller spycothique bravo Monsieur Almodovar de nous faire palpiter au rythme de vos folies si délectables .
Très bon film policier avec du suspence et une fin assez surprenante. Comme d'habitude dans les films d'Almodovar les personnages sont complexes et très interressants. J'ai beaucoup aimé aussi la nouvelle égérie d'Almodovar.
Je dois dire qu'après ma première expérience almodovarienne(Les Amants Passagers), désastreuse, j'étais un peu réticent à m'attaquer à un autre pan de son oeuvre. Pourtant cette fois, j'ai été conquis. Premièrement, par le scénario, qui sort de tous les sentiers battus. Un chirurgien procède à plusieurs expériences nouvelles sur un cobaye humain, dans le but de fabriquer la peau parfaite, indestructible. On apprend qu'il a perdu sa femme, carbonisée dans un accident de voiture. Et bizarrement, le cobaye ressemble fort à sa fille, pourtant morte il y a plusieurs années. Plusieurs twists complexifieront encore un peu plus cette trame haletante. Le réalisateur réussit à mettre en lumière la contingence du corps humain, grâce notamment à une fin assez éclairante sur ce qu'a voulu montrer Almodovar avec ce film, et par-là même à rendre caduque l'aspect sexué de la vie humaine. C'est ambitieux. C'est fort. C'est d'une perfection chirurgicale. Peut-être même un peu trop. Il manque un supplément d'âme, une authenticité qui toucherait un peu plus le spectateur.
Ce film est noir, froid, sordide, presque glauque. C'est difficile à suivre à comprendre (flash-backs un peu étranges). Les dialogues inintéressants et le manque d'enthousiasme de certains protagonistes laissent un goût d'inachevé.
Arrivée en retard pour aller voir Melancholia, je décide d'aller voir le dernier Almodovar: quelle déception! J'ai hésité à sortir au milieu du film et j'aurais dû le faire car il me laisse un goût de vomis ou de merde dans la bouche, une plongée au cœur du glauque et du malsain. In fine, ce film ne m'aura rien apporté de positif; J'avais énormément aimé Volver tant sur le propos du film que sur la manière de la traiter mais là Pedro franchement qu'est-ce qui t'a pris? Pouah, beurk et compagnie.... Mais pourquoi suis-je donc arrivée en retard....
Très différent de ces anciens films, Pedro Almodovar continu tout de même son fantasme du transgenre et transcende le roman « Mygale » de Thierry Jonquet. Il en tire un film magnifiquement horrifique, sensuel, passionnant et troublant. Du grand art !
Ce film est d'une intensité tragique quasi ineffable. Par sa réalisation calme, le film nous envoûte littéralement dans cette histoire où tout le monde souffre. Le spectateur éprouve une extraordinaire compassion à l'égard des personnages et ressort de la projection heureux.
Bien mais sans plus. Histoire originale, avec un retour arrière sympa qui nous permet de bien comprendre... C'est plutôt bien joué, mais c'est un peu lent, il faut bien l'avouer !
Je suis désolé mais moi je n'ai pas accroché. La plupart des personnages sont barrés, tout comme l'idée du film, ce qui rend le film peu crédible... Ce qui sauve le film c'est justement la plastique de l'actrice...
Film très intéressant au sens propre du terme. Très bonne interprétation de tous les acteurs. Intrigue qui ne laisse pas indifférent le spectateur et qui tient même en haleine. Je ne mets toutefois "que" 3 étoiles et non pas 4 (ou pourquoi pas 5 ?) car la fin, à mon sens, laisse un petit goût d'inachevé.
Un thriller sulfureux signé Pedro Almodovar, nouvelle variation sur l’amour, mais ici avec un ton beaucoup plus sombre où le cinéaste nous entraines dans les méandres de la folie, avec toujours la même élégance dans la mise en scène. Le film est porté par un excellent casting, notamment par un dérangeant Antonio Banderas.
Si la résolution de l’histoire est prévisible, sa mise en place et son développement retiennent davantage l’attention dans la complexité narrative qu’ils ne manquent pas de révéler. Parsemé d’indices d’abord incompréhensibles, le film apporte peu à peu les clefs d’une histoire à proprement hallucinante, apte à la vigilance ininterrompue et haletante d’un spectateur à la fois horrifié et fasciné. Loin des mélodrames flamboyants qui firent sa réputation, le cinéaste espagnol se tourne vers le thriller glacial et sophistiqué à la construction alambiquée. L’emploi de la couleur, le choix des comédiennes – Elena Anaya comme nouvelle égérie – le soin accordé aux décors et à la lumière signent de toute évidence l’opus : Almodóvar est bien aux manettes. Certaines scènes tissent des liens ténus avec l’œuvre passée : si en 1989 le mot d’ordre pour Antonio Banderas (peu convaincant ici dans un jeu monochrome) était Attache-moi, l’exhortation est à présent au détachement. Les espionnages par écran interposé rappellent le dispositif d’Étreintes brisées et la mère qui s’occupe seule de son fils Vicente n’est pas sans rappeler Manuela, la mère inconsolable d’Esteban dans Tout sur ma mère. La patte du cinéaste de Volver, reconnaissable entre toutes, est donc omniprésente et il réussit parfaitement à contaminer le roman de Jonquet de ses thématiques habituelles. Néanmoins, à force de maîtrise et de virtuosité, dont la démonstration finit tout de même par lasser, Almodóvar produit un cinéma désincarné, oubliant justement d’adapter sa mise en scène habile, mais lisse, à la perversité démoniaque de la tragédie. De plus, durant la première heure, la musique toujours pompière d’Alberto Iglesias ne faiblit pas un seul instant. Enfin, le film achoppe, me semble t-il, sur un contresens qu’il ne résout jamais ni tente de poser : en quoi le remplacement d’un pénis par un vagin, sans intervention cérébrale, peut-il bien modifier l’orientation sexuelle ? Plutôt que réfléchir plus en avant à sa question fétiche du genre, Almodóvar opte pour le clinquant et l’effet. C’est très réussi et captivant, mais il n’est pas certain que les thuriféraires d’antan de la production du cinéaste y retrouvent leurs marques.