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Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2013
Un Pedro Almodovar assez différents des autres même si la thématique reste toujours la même. Film dérangeant dont on sort sans trop savoir quoi en penser mais dont on ne peut se résoudre à l'oublier. Bref, du cinéma comme il nous est rarement donné l'occasion d'en voir.
Ce qu'il y a de toujours réjouissant chez Almodóvar, c'est son audace romanesque. Rien ne lui semble impossible en matière d'intrigue échevelée ou d'évolution psychologique étrange. Avec La Piel que habito, le réalisateur espagnol nous embarque encore dans une histoire abracadabrante, autour d'un de ses thèmes fétiches : la transsexualité. Mais il change de ton par rapport à ses précédents films, sacrifiant le lyrisme à la froideur et à la noirceur, pour coller aux thèmes des abus de la science, de la vengeance, ainsi qu'à une dimension monstrueuse. Voilà qui rend son film peut-être plus original que Volver ou Étreintes brisées, mais aussi moins émouvant et "plaisant". Le style visuel est toujours kitsch/pop, mais plus sombre et glacé ; le jeu des acteurs est également moins exubérant. Du côté de la narration, on retrouve le goût d'Almodóvar pour le mystère, les révélations façon puzzle (grâce au flash-back) et les rebondissements. Il en abuse un peu ici : à certains moments, le récit fait trop le yo-yo entre passé et présent, et le grand nombre de bouleversements mélodramatiques empêche finalement l'empathie. Pire, la succession des drames a parfois des effets tragi-comiques dont on ne sait s'ils sont volontaires ou non. La fin, par exemple, laisse une impression bizarre, à la fois forte et grotesque.
Le jeu des acteurs, l'esthétique des images et la narration originale ne sauvent pas ce film : il est trop tiré vers le bas par des scènes obscènes et/ou grotesques et une histoire à dormir debout. Dommage !
Thriller psychologique signé Almodovar. La "Piel Que Habito" est cependant un de ces films les plus académique, ceci en conservant tout de même la liberté de ton propre à sa filmographie. Le film est aussi porté par la magnifique prestation d Elena Anaya.
Bien mais sans plus. Histoire originale, avec un retour arrière sympa qui nous permet de bien comprendre... C'est plutôt bien joué, mais c'est un peu lent, il faut bien l'avouer !
Une œuvre très troublante, réalisée avec beaucoup de soin et de précision, et interprétée à la perfection. Les jeux d'acteurs sont parfaits et retranscrivent avec brio toute l'étude et l'interrogation que ce film propose sur l'identité de soi, l'appropriation de sa personne et la complexité d'affirmation. Bravo Mr Almodovar !
L'ai dans la peau La piel que habito. Blague à part... Connaissez-vous cette agréable sensation de malaise après la vue d'un film ? C'est l'effet déroutant que m'a procurée ce sujet bizarre qu'est La piel que habito du subversif Pedro Almodovar. Le monsieur n'hésite pas à pousser les limites de l'expérimentation scénaristique, visuelle et le thème de l'identité sexuelle à chaque nouvelle réalisation (Parle avec elle était déjà au bord de la limite...). L'histoire est choquante mais elle en devient poignante. La séquestration, la chirurgie plastique reconstructrice, le transsexualisme et le drame familial étant liés dans l'histoire : le scénario est des plus ingénieux ! La mise en scène est virtuose et l'actrice Elena Anaya est excellente.
Je dois dire qu'après ma première expérience almodovarienne(Les Amants Passagers), désastreuse, j'étais un peu réticent à m'attaquer à un autre pan de son oeuvre. Pourtant cette fois, j'ai été conquis. Premièrement, par le scénario, qui sort de tous les sentiers battus. Un chirurgien procède à plusieurs expériences nouvelles sur un cobaye humain, dans le but de fabriquer la peau parfaite, indestructible. On apprend qu'il a perdu sa femme, carbonisée dans un accident de voiture. Et bizarrement, le cobaye ressemble fort à sa fille, pourtant morte il y a plusieurs années. Plusieurs twists complexifieront encore un peu plus cette trame haletante. Le réalisateur réussit à mettre en lumière la contingence du corps humain, grâce notamment à une fin assez éclairante sur ce qu'a voulu montrer Almodovar avec ce film, et par-là même à rendre caduque l'aspect sexué de la vie humaine. C'est ambitieux. C'est fort. C'est d'une perfection chirurgicale. Peut-être même un peu trop. Il manque un supplément d'âme, une authenticité qui toucherait un peu plus le spectateur.
Pedro Almodovar donne à cette histoire une tonalité grave et touchante en traitant à sa façon une relation complexe et pleine d’ambiguïtés rendant le film à la fois touchant et terrifiant.
La piel que habito un thriller excellent ! A l'affiche le ténébreux Antonio Banderas et la séduisante Elena Anaya. En trois mot : Un casting réussi ! Pedro Almodovar, n'a décidément pas finit de nous surprendre... En bref, un film à voir !
Deuxième fois que je vois La piel que habito, d'où se dégage une esthétique de la froideur et du formalisme très réussie. L'exécution est brillante, ainsi que le propos, jusqu'à la conclusion finale. Un très bon film dans la filmographie d'Almodóvar.
Sobre, tranchant, et empreint d'un sentiment de claustrophobie. Voilà comment on peut décrire le film, qui nous impose au premier regard la situation étrange d'une femme séquestrée ( ou pas ) par un chirurgien de renommée et sans aucun scrupules. La suite du film va ensuite en crescendo : chaque élément de l'histoire va nous révéler le pourquoi du comment de cette situation étrange, qui glace le spectateur lorsqu'il apprend la vérité. Au final, "La piel que habito" intrigue, et confond les séparations entre bien et mal, le tout dans un décor beau de par sa sobriété et avec une tension rappelant certains conte de fée , comme une sorte de "Barbe Bleue" moderne.
La piel que habito est un magnifique film du grand Almodóvar avec à son casting l'exceptionnel Antonio Banderas, le film est doté d'un scénario très bien travaillé et surtout très bien construit, le casting est formidable, la mise en scène est fabuleuse, la réalisation est grandiose, j'en passe évidemment mais on est sur du lourd, du très lourd !