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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 septembre 2012
un de ces films qui marquent, ceux dont on se souviendra longtemps. Après une première partie bien ficelée mais sans grande surprise, le film fait place à un rebondissement aussi inattendu que sublime, celui qui fera d'un simple divertissement, une oeuvre.
Encore un chef d’œuvre signé Almodovar. Le scénario, à rebondissements, et le jeu des acteurs sont excellents. J'adore Elena Anaya, toujours superbe dans ses rôles. A voir absolument.
le vide et la facilité avec des moyens et du génie certes...
mais faire tenir un film juste sur une histoire tordue, sans dialogue savoureux, que de la belle image pour faire oublier qu'il n'a rien du chef d’œuvre proclamé, voire du film simplement intéressant.
Sauf pour l’intelligentsia snob de la culture à qui il suffit de mettre un grand nom pour oublier tout sens critique.
Almodovar se perd dans un genre qui n'est pas le sien en oubliant ses fondamentaux.
Si Almodovar a toujours eu un gout prononcé par les drames humains et les histoires d’amour saugrenues, ici il fait librement dérapé vers un délire sordide troublant. Il parvient à en rendre le scénario obsédant de bout en bout grâce à un affrontement singulier entre les deux principaux, dont les bases de la relation sont habilement distillées par une narration en flash-back. La mise en scène permet de découvrir un visuel lisse et aseptisé, aussi inaccoutumé que cette trame déstabilisante l’un comme l’autre ressemblant à une œuvre de Cronenberg que l’on aurait teinté d’expressionisme contemporain. Malheureusement cette histoire glaçante, cet esthétisme encodé et le jeu très froid des acteurs plombent l’émotion que veut susciter cette relecture moderne du mythe de Frankenstein.
La piel que habito est un film d'une beauté esthétique époustouflante. Au moins aussi beau qu'il est dérangeant, et que son ambiance est nauséeuse. Tout ce que filme Almodovar se transforme en or, et encore une fois, on ne peut qu'être subjugué par une photo absolument parfaite et des plans d'un génie et d'une intelligence incontestables. L'histoire, quant à elle est étonnante et distillée avec beaucoup de talent et une narration renversante, propre au réalisateur. Reste un petit manque d'émotion, sans doute due à la maîtrise (trop) parfaite de la mise en scène et à la froideur qui s'en dégage. Antonio Banderas, génial, est terrifiant et Elena Anaya est superbe.
"La piel que habito" est un millésime mal conservé. C'est un film qui semble jouir de tout, sans nous faire jouir de rien. En effet, lors de la séance, tout semble être parfait. D'abord, il y a ce scénario incroyable adapté du roman "Mygale" de Thierry Jonque. Et il y a une réalisation quasi parfaite, un jeu d'acteurs très bon, un rythme plutôt pas mal, et une bande son savoureuse. Et puis il y a aussi une belle lumière, de très bon cadrages, et un esthétisme parfait. En gros, il semble tout y avoir, pour que le film soit un chef d'oeuvre, et à la fin il n'y a plus qu'une addition de bonnes choses, et puis rien d'autre, aucune émotion ni frisson. Comme tous un tas d'ingrédients d'exception, qui manque d'un je ne sais quoi, sans doute d'assaisonnement, ou bien peut-être que tous s'annulent les uns les autres, où peut être que ça manque de piquant. C'est donc inutile de tenter de décortiquer le pourquoi du comment, juste à noter qu'il y a une mouche morte dans l'assiette, la fin. On se crispe quant au choix d'un ultime fondu au noir, tandis qu'on rêve d'un cut, et on revient ainsi quelques pas en arrière, et on se dit que c'est encore un peu trop d'eau dans le vin, peut-être la goutte qui fait déborder le vase. Quoi qu'il en soit, tout semblait bien, le millésime, l'année, l'odeur, le corps, et puis ça a le goût d'eau, et on en vient presque à regretter une piquette.
Et encore un Almodovar sacrément schelou, sombre, dérangeant, intriguant, original, etc... De facture formelle pour un Almodovar le film sort de l'ordinaire en règle générale, étonnant, orchestrant un drame viscéral de qualité, où Banderas signe une prestation mitigée mais pas dénué de subtilité, interprétant un personnage égoïste et possessif! Et on regarde le long métrage avec une attention relative jusqu'au final attendu!
Encore un très bon film de Pedro Almodóvar avec une photographie soignée et une cinématographie particulière qui permet de maintenir le spectateur en haleine. Le scénario qui est pour le moins original, est sombre et plutôt déroutant. Pour son retour, Antonio Banderas est excellent.
Almodovar, on adore, on aime moyennement ou on déteste. Je me situe dans le milieu. Mon épouse qui déteste dit: cet homme relève de la psychiatrie. Pour ma part, je trouve aux films d'Almodovar d'évidentes qualités cinématographiques, une réflexion toujours philosophique sur la vie, le sexe et un côté déroutant, voire manipulateur pour le spectateur. Par contre, certaines obsessions reviennent toujours, qui donnent ce côté un peu agaçant, voire horripilant pour ceux qui détestent. C'est toujours le cas pour ce film au scénario bien tordu (un chirurgien transforme le violeur de sa fille, qui s'est suicidée, en femme dont il fait sa maitresse) et qui, finalement, dérange plus qu'il ne touche.
"La piel que habito" est un thriller très étrange et plutôt dérangeant. Incarnés par Elena Anaya et Antonio Banderas, les personnages ont chacun un passé mystérieux et sont très torturés. Ce dernier est d'ailleurs excellent dans le rôle du chirurgien froid et distant. C'est seulement lors de la deuxième moitié du film que les flashbacks vont nous dévoiler tout le mystère qui tourne autour des personnages. De là, le film prend un aspect très sombre, malsain, monstrueux et choquant : soyez sûr que vous y penserez en vous couchant le soir du visionnage. Malgré tout, le long-métrage étant très différent de ce qu'on peut voir d'habitude, le spectateur trouve dans toute cette monstruosité énormément de plaisir et à le sourire nerveux. Cependant, les péripéties finales sont légèrement trop rapides et le spectateur ne sait pas quel coté choisir : doit-il blâmer la captive ou le médecin ?
Ça fait du bien de prendre une claque cinématographique, ça faisait très longtemps ! Quel chef d’œuvre nous offre Almodovar avec cette histoire incroyable et un sens du récit hors normes. Le réalisateur nous ballade au gré de flashbacks et au final on reconstitue le puzzle jusqu'à un dénouement exceptionnel. Un scénario donc parfait servi par de très bons acteurs avec un duo Banderas Anaya très marquant. La réalisation est de très bonne qualité avec une mise en scène et une bande son envoutante et dérangeante. Un vrai petit bijou autant hypnotisant que déroutant !
Ce film de Pedro Almodovar est un bon cru mais pas majeur dans l'oeuvre du réalisateur. On a droit à une réalisation et des images de très bonnes qualités. Le scénario offre un thriller âpre et sensuel. Les acteurs sont tous excellents mais il manque toutefois une part d'humanité dans tout cela. Tout est un peu trop mécanique trop bien huilé. L'image un peu trop glacée et l'horreur trop contenu, trop graphique, rend le tout trop superficiel. On sort du visionnage bleffé par le talent du réalisateur mais pas très ému par l'histoire que l'on vient de voir.