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Poulipointnet
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4,0
Publiée le 8 janvier 2012
Film dérangeant au scénario insolite ...c'est déjà lumineux Esthétisme porté par les couleurs... c'est un éclair Thriller déstructuré habilement mené ...surréaliste Toile en puzzle reconstruite par le maître Almodovar. A voir sans hésitation.
Je viens de voir ce film. Je n'avais rien lu sur celui-ci avant de le voir. Je me suis fortement ennuyé. Mais surtout au fur et à mesure du film, je réalisais que je connaissais l'histoire. Pourquoi ? "Mygale" de Jonquet. Le livre de l'histoire. Voilà la raison... Alors quand je lis les avis des uns et des autres, je ris. Comment peut-on écrire qu'Almodovar fabrique un monde à lui, crée un film de genre, réalise un oeuvre dérangeante...c'est surtout un film très mal fait, long et ennuyeux. Le même film non signé Almodovar passait à la trappe. Comme quoi, un nom fait parfois le printemps. Je sais, je sais...les "connaisseurs" et les "critiques" vont dire que j'écris n'importe quoi et que je n'ai pas assez de culture (surtout de leur culture) pour comprendre ce chef d'oeuvre...Cependant leur culture les a empêché de lire Jonquet...
Almodovar n'hésite pas, ici, à abandonner sa touche habituelle pour nous offrir un thriller déroutant, dérangeant, détonnant ! Un scénario un tantinet tiré par les cheveux à certains passages mais un casting irréprochable. Une intrigue captivante, qui passée un début un peu longuet, tient en haleine jusqu'au bout et un Banderas glacial impressionnant. Impossible de rester indifférent. A ne surtout pas manquer !
"La piel que habito" de Pedro Almodovar marque un véritable tournant dans la carrière du réalisateur. Mais ce tournant n'est pas tellement surprenant, ni inattendu. Il est simplement radical. Le réalisateur espagnol réalise un film de genre, ce vers quoi il se dirigeait doucement depuis "La mala educacion". Les références à Hitchcock ont toujours été présentes chez Almodovar, mais désormais, ceux-ci sont complètement assumés (s'y ajoutent des références à Franju ou à Lynch) et permettent au final de construire un univers totalement personnel et nouveau, et surtout, de faire un film abouti et totalement réussi sur le thème du "savant fou". Ce dernier thème a été beaucoup utilisé dans la littérature et souvent mal exploité au cinéma. Almodovar réussit donc un véritable coup de maître en transcendant ce genre, tout en jouant avec les codes de film noir et en posant des questions essentielles concernant la bioéthique, le pouvoir et le deuil. Le scénario, absolument déroutant, manipule totalement le spectateur durant presque une heure pour ensuite l'approcher vers une vérité à laquelle nous n'avons pas envie de croire. La mise en scène est précise, intelligente; l'image, splendide; le montage, divinement surprenant; et la composition musicale d'Alberto Iglesias doit être grandement saluée. Beaucoup ont dit que le film est trop froid, trop pessimiste, qu'on ne retrouve pas Almodovar, son humanisme, que A. Banderas est figé ou que le scénario est trop alambiqué. Je tiens à dire une chose, "La piel que habito" a une esthétique volontairement glaciale, qui sert merveilleusement l'idée du film. Et si certains critiquent cela, c'est parce que c'est Almodovar qui l'a fait. Ces derniers aiment coller des étiquettes et pouvoir dire "Ah, c'est un film d'Almodovar": oui, ce film change beaucoup, c'est très nouveau et c'est très bien. De plus, si le film semble froid, il n'est pas pour autant pessimiste, il est au contraire extrêmement optimiste sur la nature humaine confrontée à sa société, le final le montre assez bien. Il n'y a rien de plus beau que d'assister à un telle évolution dans le milieu de l'art. Les grands cinéastes se renouvellent, et peu l'ont fait avec autant de puissance et d'énergie qu'Almodovar. "La piel que habito" est un chef d'oeuvre.
Du grand Almodovar : dérangeant, déroutant, viscéral et border line. Un scénario incongru et peu crédible dans sa globalité, mais on se prête au jeu avec plaisir. Doté d'une réalisation somptueuse avec des plans et des décors de toute beauté, La piel que habito est un bel exercice de style, entre le thriller et le film d'horreur façon Frankenstein. Les acteurs sont excellents, surtout Antonio Banderas et la jolie Elena Anaya. Machiavélique et surprenant ce film est une franche réussite.
Entendre parler D'Almodovar sans arrêt, je me suis dit qu'il fallait que je vois un de ses films, et résultat je ne comprends pas l'admiration que l'on fait envers ce type. Certes la Piel Que Habito est bon, original et très bien interprété, mais enfin de la à crié au génie, c'est trop. Terrence Malik ou David Fincher on bien plus de mérite que lui, et je reste de leur coté. En attendant peut être d'être surpris par un autre de ses films, je m'intéresserai quand même à sa filmographie.
Mis en scène par Pedro Almodovar, La Piel que Habito reste un film des plus sérieux derrière sa simple représentation des faits. Car, en sus de l'histoire qu'il retranscrit, au cours de laquelle un brillant chirurgien (Antonio Banderas) spoiler: kidnappe et transforme le violeur de sa fille en femme pour qu'il ressemble à sa femme suicidée , il met en lumière des raisonnements à la fois psychologiques et scientifiques. Jusqu'où peut-aller la médecine sans entraver à la moralité de l'Homme ? La conscience de l'Homme peut-elle changer avec le temps, jusqu'à perdre toute trace de son passé ? Mise en scène de qualité et jeu d'acteur troublant font du métrage espagnol une réussite appréciable, divertissante, mais toutefois réfléchie.
Quand Almodovar tourne un polar, il le fait avec force références et toujours avec la tension sexuelle qui caractérise nombre de ses autres films. C'est un film de genre, comme on en faisait dans les années 50. Difficile de raconter l'histoire sans en dire trop. Cette intrigue piège un personnage dans une machination aberrante si l'on ne tient pas compte des intentions de son auteur: s'inscrire dans la tradition des films tels que "Les yeux sans visage" où le drame côtoie l'épouvante. Pas d'horreur chez Almodovar, ou alors une horreur psychologique. Un grand thriller hors norme, que seul Almodovar pouvait conduire avec une telle maîtrise.
Almodovar nous suspend à cette histoire haletante de bout en bout grâce encore une fois à un scénario palpitant (comme toujours) et à un esthétisme aussi bien jouissif qu'inquiétant. Sans aucun doute une œuvre majeure du réalisateur en constante évolution, une toile hors pair de sa filmographie.
Un film pas très agréable à regarder. Le glauque pour le glauque ne m'a jamais très attiré. Ce n'est pas un film marquant du tout, on se rappelle que c'était vaguement dégueu et on repart. Par contre les prestations d'Antonio Banderas et d'Elena Anaya sont fabuleuse. Le beau latino n'a rien perdu de son Caliente!
Almodovar capable du meilleur comme du pire et là, nous flirtons avec le pire ! Quelle déception et pourtant je reste ouvert à tous les styles ! la touche Almodovar finit par être fatigante, théâtralisant au maximum les scènes, des cadrages années 70', un grain d'image suranné, une mise en scène plan par plan statique, des "in-explications" qui livrent des situations brutes laissant le vide et toujours ce manque de rythme maladroit ! Le scénario "fou" et passionnant ne prend pas, dilué dans une mélasse informe et improbable ponctuée d’invraisemblances qui laissent à penser qu'une autre planète existe avec des gens dont le cerveau fonctionnent différemment ! Bref, une réalisation qui n'est pas à la hauteur de l'histoire. Cette histoire convaincante et machiavélique méritait un traitement autre avec ce liant absent ici. Les scènes parfois crues ne surprennent (malheureusement ?) plus de nos jours mais servent simplement ici d'artifice et de racolage (je pense aux scènes dans le parc lors de la réception). On tombe dans du psychédélique de bas étage qui appauvrit totalement l'ensemble. Même la plastique (en passant magnifique) se meurt dans ce tréfonds grossier et limite amateur. Un film même pas pour choquer ou surprendre mais un étalage de facilité, bâclé et surtout décousu. Le temps pour Almodovar a dû s'arrêter et il s'obstine à ne pas mettre en image le cinéma actuel dans ce qu'il a de meilleur : le travail de réalisation. Surpris que quelques uns considèrent ce films comme un chef d’œuvre ? C'est que cela fait bien ou c'est très bobo de le dire ? Au final, une base de scénario superbe lamentablement bafouée et les seins de E. Anaya qui remplissent l'écran sans aucune mise en valeur et une photographie bien pauvre. Le reste n'est qu'un amoncellement de scènes de piètre facture où l'on est en droit "d’exiger" le meilleur ! Banderas inexistant, aucun acteur(trices) n'a de personnalité, d'un ennui profond. Un petit 1.5/5 (Mauvais) uniquement pour la base du scénario. Ne vous fier pas au synopsis et à la B.A. racoleurs !!! A déconseiller !!!
On ne comprend par le message que le réalisateur veut faire passer. Au premier degré ce film est pourtant dénué de sens. Est-ce une alerte sur l'éthique et les progrès de la médecine ? En tout cas ce n'est pas très clair et le réalisateur a mis tous les noeuds qu'il avait dans la tête sur l'écran , à Banderas de se débrouiller pour dire quelquechose avec.
Un très bon film, avec de belles musiques. Il dégage une ambiance très particulière, notamment avec le début un peu "lent", mais qui m'a bien accroché. J'ai trouvé l'actrice Elena Anaya brillante.