1216 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
95 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
39 critiques
3
16 critiques
2
7 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2006
Un grand film, un chef-d'oeuvre, mais pour le voir soyez en forme, car il vous laisse sans voix et a tendance à vous déprimer pendant plusieurs jours. Jean Gabin excellent au-delà des mots, et un scénario au dénouement inéluctable..
Un homme en tue un autre, puis se retranche dans son appartement, seul face à la "maison Poulaga" entière qui veut sa peau. Une femme est probablement la cause de ce fait divers, mais on en sait d'abord rien. C'est là que Marcel Carné intervient, avec sa force pour s'approprier les récits qu'il compose avec Jacques Prévert, entre autres. Il nous démontre comment utiliser, de façon superbe et sans en abuser, les fondus enchaînés qui viennent peu à peu nous révéler la raison de cet acte. On apprend alors que les deux hommes ne se disputaient pas une, mais 2 femmes ! Un quatuor sublime ( Jules Berry, délicieusement détestable, Arletty et son accent singulier, Gabin déjà au sommet... ) qui mène ce classique du "réalisme poétique" avec grâce vers une résolution qu'on oublie pas de si vite. De flashback en flashback, la lumière se fait peu à peu, mais c'est quand on regarde devant soi qu'on s'aperçoit que la société, elle, chavire dangereusement autour d'un précipice qui semble inévitable...
Carné livre son chef duvre, meilleur encore que ses enfants du paradis. ( ) Deux ans avant Citizen Kane, c'est véritablement Le film qui a tout changé.
Pour un film d’avant la Seconde Guerre mondiale, cette œuvre se distingue par sa construction narrative audacieuse. Le scénario joue sur l’effet d’attente : la fin est connue dès le départ, et le film se consacre à démêler les fils qui y mènent, avec une tension bien dosée. La mise en scène, claire et efficace, évite toute confusion entre les flashbacks et les séquences post-crime, ce qui renforce l’immersion. Les interprétations des quatre personnages principaux sont convaincantes, portées par des acteurs crédibles. En revanche, le rythme pâtit parfois de dialogues superflus et de intrigues amoureuses qui, bien que semblant anecdotiques au premier abord, s’avèrent finalement centrales. Sans atteindre le statut de chef-d’œuvre intemporel de son époque, ce film reste une réalisation solide, à la fois intelligente et divertissante.
Un classique. Une très belle image, une ambiance studio Billancourt à la quai des brumes, des textes doucement poétique comme sais si bien les faire Prévert (c'est pas grand chez toi mais c'est tout p'tit quand même) et une interprétation toute en finesse de la part de l'ensemble du casting. Le reflet typique d'une époque où les mœurs était étonnamment libre.
Film-phare du réalisme poétique d'avant-guerre, le Jour se lève est, clairement, un film qui a sa place au panthéon du cinéma français. Cette réussite est due, en majeure partie, aux dialogues de Jacques Prévert, à la justesse de la mise en scène de Marcel Carné et bien sûr, au jeu des acteurs qui est remarquable. Mention spéciale à Jules Berry pour son interprétation. Ici, tout n'est que fluidité. Le ton est juste et les décors d'Alexandre Trauner sont magnifiques. Bon, ce n'est peut-être pas mon film préféré de ce metteur en scène mythique mais les qualités sont là, c'est indéniable.
Quelle surprise que ce film, la façon de filmer est moderne, Jean Gabin est égal à lui-même et l'histoire est vraiment bien ficelée. Quand on pense que ce film a été tournée en 1939...
Quand on pense à Marcel Carné on pense surtout à "Le quai des brumes", "Les enfants du paradis" ou encore "Hôtel du nord", pourtant à titre personnel ce film est le summum de la carrière du réalisateur parisien. Tout d'abord Gabin est encore plus magistral que d'habitude, Arletty tout en retenue et en gouaille, et surtout Jules Berry incroyable dans un rôle particulièrement dur et peu glorieux, on ajoute à cela les décors somptueux d'Alexandre Trauner et le déroulé de l'histoire en flashback et on obtient une pépite absolue et certainement un des plus grands films de l'avant-guerre.
L'ambiance est pesante et l'intrigue superbement menée nous font comprendre pourquoi François s'est mué en assassin. Jean Gabin retrouvera d'ailleurs Arletty et de nouveau Carné 15 ans après pour "L'air de Paris" certes moins mémorable mais néanmoins tout aussi intéressant et réussi.
Drame social qui pose des questions sur la société, sur la culpabilité, sur la morale, sur pleins de sujets en fait.
C'est ce qui en fait un film à la fois simple et complexe en même temps car il est d'une incroyable profondeur.
La mise en scène est intelligente avec ces flash back,.ce désordre choisi pour ordre.
Alors je ne sais pas si c'est moi mais en règle générale, même si on retrouve régulièrement les mêmes acteurs, les années 30 regorgent de comédiens hypers talentueux. J'inclus évidemment les actrices.
Superbe scène entre Arlety et Gabin, comme quoi les années 30 étaient déjà en avance et si parfois ce vieux cinéma paraît niais, il est ici d'une justesse somptueuse.
La chronique sociale est poétique, sombre et hyper maîtrisée, c'est vraiment un grand film.
Pourquoi Le Jour se lève est -il un un chef-doeuvre?! Parce quà linstant même du premier plan Marcel Carné nous oblige à regarder le film dans un état dimmense compassion pour ses personnages. Cest une véritable randonnée entre bouffées de bonheur et rafales de tristesse!Il sagit dun film réaliste mais rempli de poésie, cest une pure merveille du cinéma français. Le jeu de Jean Gabin est extrèmement complexe, doux dur, délicat violent, il nous surprend à tous les instants! Le décor, très restreint, est en lui-même une métaphore du lieu, de la société où nous vivons: on sy sent comme pris au piège, emprisonné, enfermé. Dans cette histoire les personnages saperçoivent que le mal les a toujours devancés et quils sont incapables de le surmonter. La maîtrise de Carné dans lamour de ses personnages est absolue. Il faut garder pour toujours, à portée de main et de coeur, ce chef-doeuvre si complexe dans sa simplicité!
La grande sensibilite de Marcel Carne nous offre encore un film de genie. Plus qu'une reference, ce film est une perle... mais qui s'attendrait a une deception en regardant un film de Carne et Prevert.
Ce film est remarquable. Carné nous offre ici un pur moment de poésie sous des dialogues de Prévert mémorables ("est-ce que j'ai une geule à faire l'amour avec des souvenirs!" est une réplique d'Arletty que l'on ne peut oublier, au même titre que "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai un gueule d'atmosphère !... " qu'elle sortira avant dans "L'hôtel du Nord" du même rélisateur). En plein dans le réalisme poétique, ce long métrage ne peut que vous toucher. Jean Gabin joue à la perfection et Jules Berry est au sommet de son cynisme. Les décors créés sont simples mais beaux. Bref un chef d'oeuvre du cinéma classique...