Difficile d'accrocher et d'adhérer totalement à ce cinéma prétentieux, d'une sorte de parisianisme bobo et intello qui s'extasie à des situations vraiment banales et des chansons sans ampleur aux paroles assez niaiseuses. N'est pas Demy qui veut et il faut une véritable histoire pour faire un film plutôt qu'un enchaînement de scènes avec beaucoup de verbiage et des moments chantés qui ne nous emportent pas et un côté branché inutile. Ajoutons une direction d'acteurs aléatoire malgré une belle distribution dont la superbe Ludivine Sagnier mais avec un Louis Garel ennuyeux et sans charisme. Je me suis diablement ennuyé.
Ce film est un hymne à Paris, à la diversité, aux manières de vivre des uns et des autres, à la liberté. Il allie la grâce d'une mise en scène tout en légèreté et des moments musicaux vibrants d'émotion. Il n'a peur de rien. Il ose parler de sentiments, sentir des sentiers battus, le tout avec une grande économie de moyen. Derrière cette apparente insouciance, Christophe Honoré traite pourtant de sujets graves, l'absence, le deuil, l'amour. Par ses vues de Paris, simples et douces comme la pluie qui tombe, le film fait penser à l'esprit de la nouvelle vague. Il donne à voir le monde avec le regard du poète.
Ce film est parfait. Les differents amours/couple sont tous bien mises en scène. Les acteurs sont très bon (Louis garrel, Clotilde Hesme , Gregoire Leprince-Ringuet). Les chansons forment un ensemble tellement evident. Je suis pas particulièrement fan des chansons dans les films; ici, elles sont deja tres reussi et se fondent parfaitement avec sentiment des differents personnages. Enfin, j'aime le fait que Christophe Honoré filme/capture vraiment Paris, les gens, comme ca pouvait etre le cas dans A bout de souffle.
ce film est tout bonnement géniale. Dans les 20 premieres minutes, on se croit propulsé dans une intrigue entrainante. Celle d'un trio amoureux. Puis, tout bascule, sans prévenir. Et sans explications superflues. Là on entre dans un univers beaucoup plus sombre, ou les problemes de chacun sont remplacés par un malaise constant. Beaucoup plus profond. Chacun le vivant à sa maniere. Sans limites. Les musiques accompagnent merveilleusement le film. Elles sont parfaitement intégrés à l'action et en plus, La BO est magnifique, les images superbes, rendant à la capitale tout son charme. Je crois pouvoir le dire, le cinéma d'Honoré est sans limite et, on peut l'imaginer voir l'espérer, fidèle à lui même.
Les chansons d'amour, avec son scénario original, est un film qui glisse au fil des chansons. Louis Garrel est comme souvent excellent et Ludivine Sagnier, bien que son apparition soit très vite écourtée, prouve qu'elle est une actrice pluridisciplinaire. Malgré la réelle tristesse ainsi que la nostalgie qui berce le film, un optimisme et un hymne à l'amour en ressortent.
Les chansons d'amour est un film complètement intemporel, très original où seul le microcosme parisien importe. Les chansons ne sont pas en phase avec l'époque, les personnages sont des ados attardés et pourtant le film est sincère et attachant. Louis Garrel, qui peut être insupportable avouons le, est ici parfait en petit père courage. Un très grand film, kitsch mais qui le vaut bien et qui nous donne envie de chanter et danser en plein Paris (ne le faîtes pas).
Un moment inoubliable... même si la première ou deuxième chanson surprend un peu (car je n'aime pas trop ce style habituellement...) après on se laisse transporter par l'histoire, le rythme et on se prend a vivre avec les personnages... un film qui laisse un gout agréable pendant plusieurs jours... a renouveler avec la BO ;-) merci au scénariste, réalisateurs et a tous les acteurs évidement...
J ai beaucoup aime ce film avec une mention spécial pour Grégoire leprince riguet qui joue très très bien. Les chansons sont pas mal et l'histoire très touchante. A voir
Un film émouvant et juste. C'est admirablement filmé, la photo est magnifique, l'éclairage étant superbement utilisé. Les chansons sont parfois inégales notamment dans le contenu des paroles mais cela reste très agréable à écouter (et à ré-écouter...). Le film traite de sujets plus ou moins grave (la mort d'un proche, le ménage à trois, homo et bi-sexualité...) mais est dépourvu de tout ton moralisateur et le réalisateur se borne à montrer que l'amour quel qu'il soit est beau et ne doit pas être dénigré au prétexte qu'il est en dehors des bonnes moeurs. Un très beau film avec de bons acteurs. A voir absolument.
Dans un Paris bobo, nous assistons en chansons à la vie légère et inconsciente d'Ismaël, Julie et Alice. On pense très vite regarder une oeuvre désinvolte, au ton sucré mais très vite on plonge dans le drame, le quotidien douloureux et Les Chansons d'amour prend alors une autre dimension, réelle, humaine, émouvante sans aucun patho.
Force à l'interprétation grâcieuse des comédiens d'une nouvelle génération talentueuse. Clotilde Hesme nous dévoile un charme coquin, Louis Garrel une sorte de je m'en foutisme audacieux et agréable et Grégoire Leprince-Ringuet un sourire à revoir sur les écrans prochainement. Tous apparaissent justes et vivants, faciles à identifier et à reconnaître comme des gens pouvant être proches de nous, de notre quotidien.
Paris, et notamment la Bastille, se révèle telle qu'elle est: belle et mélancolique. Les chansons, composées par Alex Beaupain et interprétées par les comédiens, ajoutent au charme de l'atmosphère du film, nostalgique et triste, avec quelques touches d'espoir toutefois. Mais ce n'est pas un film triste, bien au contraire. C'est un film sur la vie et ses aléas, ses rencontres, ses possibilités, ses échanges, ses libertés aussi.
Ici, l'échangisme, l'homosexualité, la sexualité en général sont traités de la façon la plus banale qui soit, insérant ainsi ces sujets souvent tabous dans une normalité rare à l'écran et dans les esprits. Christophe Honoré réussit là une oeuvre plaisante et pleine de charme.
UN VRAI CHEF D'OEUVRE, très bons acteurs, très sensible, qu'importe le rôle, Louis Garrel joue avec merveille, comment traverser la douleur d'une absence, d'un deuil ? de très belles musiques accompagne cette histoire.