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titiro
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1,5
Publiée le 25 octobre 2010
C'est un film étrange, rétrograde, ennuyeux, prétentieux. Ce film est l'exemple type du film "intello", pour des mecs qui s'y croient et qui se prennent pour des intellectuels. Au bout du compte, ce film ne raconte rien et tourne en rond.
Esthétiquement, le film est très beau, tout comme ses interprètes. Malheureusement l'ensemble est aussi très froid, trop poseur, trop maniéré (le coup du fantôme franchement...) et avouons-le ennuyeux.
J’avoue ne pas être un grand connaisseur du cinéma de Philippe Garrel qui me semble lointain de mes préoccupations, mais après tout, j’aime de nombreux cinéastes comparables. Apparemment, je n’ai pas choisi son meilleur opus pour me plonger dans son univers puisque le film est loin d’avoir rallié tous les suffrages. Cela démarre plutôt bien pourtant grâce à une belle photographie en noir et blanc et une science réelle du portrait. Malheureusement, le réalisateur ne semble pas avoir grand-chose à raconter et plonge ses personnages, et par-là même le spectateur, dans un vide intersidéral, un puits d’ennui sans fonds, d’où n’émergent que quelques scènes inspirées, au milieu d’un océan de platitudes, de postures auteurisantes censées éblouir, alors qu’elles ne font qu’enfoncer des portes ouvertes. Non, décidément, je vais attendre encore un peu avant de voir une autre œuvre de ce monsieur.
Sublimissime ! Nan je déconne. Comment peut-on faire un film aussi mauvais? La photo est moche, les acteurs sont désespérément faux, ils n’articulent pas, les mouvements de caméra sont inexistants, le son est mauvais, les dialogues sont ridicules voire drôles, le style est pompeux, la direction d’acteur semble inexistante. Une catastrophe d’une indigence infinie où le scénario est aussi grandiose que la prétention égocentrique de Philippe Garrel. Un film pour bobos parisiens qui ne veulent pas mettre de cravate pour aller à un mariage parce que ça évoque le bonheur bourgeois, même s’ils sont « ravis ». J’ai des frissons. En vérité, Garrel n’est bon qu’à filmer des gens qui dorment, et encore, dans l’inconsistance navrante de l’irréalité passéiste où nous plonge ce film dans lequel, en 2005, on s’envoie des lettres au lieu de textos. Louis Garrel, le fils à papa qui fait du théâtre après sa khâgne, est un énervant cliché de bellâtre intello en veste velours côtelé. C’est de la pleurniche nombriliste permanente, et c’est aussi pessimiste que c’est mauvais. Enfin, Le titre n’a aucun rapport avec le film, il n’est là que pour évoquer un semblant de poésie dépouillée, qui n’en est que plus ridicule. Une daube française, à réserver pour une absurde séance.
Dans la belle tradition des films Nouvelle vague des années 60, noir et blanc, romantisme.. Laura est superbe.; un peu de surréalisme qui surgit dans la deuxième partie, envoutant. Il y a du cocteau qui se rajoute à Rivette C'est dommage qu'un film comme cela ne reste pas plus longtemps à l'affiche..
Un beau film, Garrel sait placer sa caméra pour sublimer ces corps, jouer avec eux, faire ressentir cette passion. Acteurs qui sont excellents (et vu Smet on aurait pu s'étonner). C'est un film jouant sur l'émotion, sur la beauté, la douceur, l'humain. Alors j'ai beaucoup aimé la première heure du film, mais la seconde partie un peu moins, certes l'actrice est très belle, mais j'ai trouvé ça moins vrai, moins pur. Garrel (fils) est vraiment un excellent acteur et personne n'arrive aussi bien à le mettre en valeur que son père (pas même Honoré).
LA FRONTIERE DE L’AUBE distille lentement (mais sûrement) un parfum envoûtant, une odeur d’antan avec sa forme en noir et blanc, qui rend l’œuvre terne et triste (le noir à l’image du désespoir ou justement l’absence de couleur qu’il représente et le blanc comme la pureté, référence d‘innocence, de bonheur immaculé.) par rapport à son sujet; celui de l‘éternel amour, de la complexité des sentiments amoureux (réflexion ici des conséquences sentimentales dévastatrices). Philippe Garrel a choisi de décomposer l’histoire en deux temps, avec une première partie censée, axée sur deux personnages confrontés à leurs sentiments, à leurs désirs (Laura Smet rayonnante, dont l‘immensité de son talent est indéniable). On se laisse rapidement emporter dans la tourmente, une tourmente enivrante, saisissante. Puis vient la seconde partie, centrée sur le personnage de Louis Garrel (très juste dans son interprétation) qui évolue de manière mystique, irréelle dans un univers sentimental parallèle, impénétrable. C’est là que l’illusion des sentiments cesse et c’est là que commence l’éternité d’une passion, d’un amour jamais mesuré, à vrai dire démesuré, dangereux, chaotique. Si la douleur est latente, traînée sur la longueur, avec des délires fantomatiques, des frustrations et des incertitudes malheureuses, le film lui ne souffre d’aucune longueur et la durée rend encore plus percutant le final dramatique qui conclut cette vision philosophique profonde sur l’amour et ses dérives, ses excès et ses mystères avec une subtile émotion évitant dignement la frontière du ridicule grâce à l’absence de pathos et de poncifs affectifs.
Un film dont on se souvient longtemps après la vision, en bien ou en mal apparemment. En tout cas, on est loin des divertissements formatés et sans surprises qui se clonent à l'infini. Ici, dans cette atmosphère évanescente et intemporelle, c'est tout le contraire. Philippe Garrel signe un film fort, poignant et intense, aidés par des comédiens inspirés, qui nous bouleversent et nous émeut jusqu'à la dernière minute. En particulier Laura Smet, jouant à fleur de peau. Le rythme de la mise en scène est lent certes, mais en aucun cas il souffre de longueurs. On ne s'ennuie jamais si bien sûr, on prend la peine de rentrer pleinement dans cette poésie du silence, des non dits, de la simplicité. L'image est de toute beauté. On assiste donc à une oeuvre étrange qui hante et fascine, traitant l'amour de manière fine et subtile. Un des films qui m'a le plus marqué ces dernières années.
Qu'est-ce qui a bien pu susciter les sifflets des "serviteurs surmenés du vide" à Cannes ? Quel passage ? Pour quelle raison ? Mystère. Comme l'écrit Kafka : "Il n'est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à table et écoute. N'écoute même pas, attends seulement. N'attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le Monde viendra s'offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi." La salle a probablement ricané aux fabuleuses et terrifiantes scènes de hantise, vampirisation de Carole dans le miroir. Pellicule imprimée d'ombres et de lumière, du noir, du blanc, c'est insupportable d'intensité pour des excités de la zapette définitivement insensibles aux beautés franches et véritables d'un authentique plan de cinéma. Allez savoir pourquoi je repense à cette photo, un grand beau jour d'été de 1951, à St Jean Cap Ferrat , Guy Debord et Jean Cocteau attablés au soleil. "Ceux qui disent ne pas l'aimer ont accepté trop d'autres choses pour que leur jugement ait le moindre poids"
Beau film intimiste et onirique, qui n'est pas le meilleur de Philippe Garrel (plus inspiré avec ''Les Amants réguliers'') mais regorge de moments de poésie et d'intense regard filmique. Superbe noir et blanc. Dans la lignée des films de chambre du cinéma français (''Les Enfants terribles''), une oeuvre qui se mérite, et fut injustement victime d'une cabale de ricaneurs au dernier Festival de Cannes.
A un moment du film, Louis Garrel joue l'ennui. A ce même moment, cela faisait déjà une heure que je compatissais avec le sentiment qu'il était en train d'interpréter ... Certes, le noir et blanc est splendide. Mais ... un film peut-il se résumer à de l'image ? Une petite action de temps en temps, serait-ce si superficiel ? Laura Smet est assez touchante , Louis Garrel aussi. Le film ne part pas trop mal ... Et il y a cette séquence frôlant Blanche-Neige et les Sept Nains qui transforme définitivement l'authentique poésie de Garrel en quelque chose de terriblement plat, de niais, des mots d'amour en veux-tu en voilà. Alors que la mort du personnage interprété par Laura Smet tend à la grandeur tragique, celle du photographe a quelque chose de pathétique, de la dépression pubère.
J'en reste au même point : l'affiche [du film] est belle.
Vu un peu par hasard au festival de La Rochelle,ce film même imparfait ne méritait pas tant de sifflets à Cannes.En effet après une première partie un peu pénible le film grâce à Garrel acteur devient intéressant.A noter le très beau noir et blanc du film et une ambiance désespérée rare au cinéma.