La frontière de l'aube
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MaxPierrette
MaxPierrette

199 abonnés 320 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2009
En mai dernier, les trois films français lancés dans la compétition cannoise ont connu des fortunes diverses : si l’un (“Entre les murs”) a quitté la Croisette palmé, pendant que le second (“Un conte de Noël”) se distinguait par le prix remis à Catherine Deneuve pour l’ensemble de sa carrière, le troisième (“La Frontière l’aube”) est reparti bredouille, après avoir été presqu’unanimement décrit comme le long métrage le plus involontairement drôle de la quinzaine. Titre qui n’est pas vraiment volé, tant le retour aux affaires de Philippe Garrel tourne rapidement au fiasco total, trois ans après le succès de ses “Amants réguliers”, qui avaient notamment valu le César du Meilleur Espoir Masculin à son fils Louis. Récemment vu dans “La Belle personne”, ce dernier trouve au moins une bonne raison de faire la tête (comme dans tous ses films), vu le résultat final, même si les choses commençent bien pour son personnage : chargé de faire un reportage sur une actrice, François tombe en effet sous le charme de son modèle, en même temps que celle-ci tombe dans ses bras. Mais, les histoires d’amour ayant l’habitude de mal finir, doutes et atermoiements viendront faire vaciller le jeune couple. Filmé dans un noir et blanc soigné, le film, déjà pas très agréable, franchit alors la frontière du supportable à coups de dialogues grotesques et lancinants, récités par des acteurs avec une conviction aux abonnés absents, et dont Garrel semble se plaire à ne filmer que les nuques et les profils, avant de verser dans le fantastique à la manière d’un Cocteau du pauvre. Tout comme le soleil qui se lève à l’aube, la lumière qui s’allume dans la salle, apparaît comme un délivrance, au terme de ce calvaire.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2008
Le film d'auteur Nouvelle Vague prétentieux par excellence... Malgré un magnifique Noir et Blanc et une poésie évidente ça reste une oeuvre fouillie.
Ca coupe n'importe comment et surtout aucune émotion ne passe entre Louis Garrel (de plus en plus énervant toujours dans le même registre de belâtre chevelu) et Laura Smet qui n'est pas dedans, comme si elle se concentrait en se disant qu'elle a signé le contrat !! La scène dans le bar avec l'anti-sémite est comme un cheveu dans la soupe ; pourquoi cette scène ?! Quel rapport avec le film ?! C'est tout bonnement n'importe quoi !
La scène où la star (Laura Smet) se prend une décharge en asile est complètement irréaliste et hors du temps... Bref beaucoup d'invraisemblance, des coupes maladroites et des scènes inutiles. Comme Godard depuis quelques années, ça sent le manque d'idées réelles mais il faut continuer à frimer comme on peut.
dahbou
dahbou

247 abonnés 2 186 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 novembre 2009
Survivant de la Nouvelle vague et Auteur avec un A en majuscule, Garrel père nous livre tout ce que le cinéma d'auteur Français à fait de pire ce qui pourrait apparenter à de l'auto-flagellation n'est en fait qu'un pur problème d'égo.Comme toujours chez Garrel, il n'y a aucune direction d'acteur, notre gentil couple joue atrocement faux mais si on avouera que les dialogues sont aussi consternant de bêtise à l'image d'un scénario enfin si on peut appeler ça un scénario. Après comme Garrel est un vrai de vrai, il n'utilise aucun artifice de mise en scène se contentant de plan fixe ne sachant peut être même pas qu'une caméra peut se déplacer tout en filmant. Et le montage c'est du même niveaux c'est une succession de raccord foireux en tout genre.Alors si même les bobos Cannois n'en n'ont pas voulu, il n'y a que les purs et durs qui le défendront à moins que le tout ne soit une comédie ? Sacré Garrel.
pandani
pandani

43 abonnés 379 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2008
C'est dingue ! Les gens ont tellement perdu l'habitude du noir et blanc, qu'il suffit qu'un cinéaste en manque d'inspiration filme en N&B pour qu'une partie du public s'extasie devant la "photo magnifique" du film. Je dis non ! la photo de ce film est très quelconque (et je suis sympa). J'invite les sceptiques qui voudraient savoir ce que peut être une "photo magnifique" en N&B à visionner, par exemple, les Yeux Sans Visage (de Franju). Mais revenons à la Frontière de l'aube. Le son, aussi, est pourri. Les dialogues sont carrément indigents. Il n'y a pas de scénario, mais bon, ça c'est permis par la nouvelle vague ... Les acteurs : L. Garrel, trainant comme d'habitude de scène en scène sa nonchalance et sa moue boudeuse, est aussi nul qu'inexpressif. Laura Smet, je l'aime bien, mais encore aurait-il fallu qu'elle ait un personnage à jouer dans ce film. Et je ne parle pas de la mise en scène ... Bref, je ne vois rien à tirer de ce film, qui d'ailleurs n'a rien à dire. Détail amusant, j'étais seul (oui !) dans cette salle de 300 places. La salle se retrouva totalement vide lorsque, arrivé aux limites de l'agacement, je sortis au bout de 40 minutes. Salle vide : la bonne punition pour cette ultime (j'espère) métastase de la nouvelle vague.
Lacri
Lacri

4 abonnés 84 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 mars 2011
Quelle vanité ce film... J'ai rarement vu un si mauvais film. Rien, mais rien n'est vrai et tout, vraiment tout est faux.
isousrim
isousrim

24 abonnés 64 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 octobre 2008
"La frontière de l'aube" qui se veut tendance nouvelle vague est d'une inconsistance navrante.
Ce film est ennuyeux, long, sans aucune saveur, on a peine à s'attacher à un quelconque personnage, pire, ils nous sont insignifiants. La palme revient à la platitude des dialogues et à l'incongruité de certaines scènes , on n'y croit pas du tout, pire, on se retient de rire.
Donc conclusion : à oublier au plus vite.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 octobre 2008
Avec "Un conte de noël" de Desplechin, "la frontière de l'aube" a été la 2ème catastrophe de la sélection française à Cannes 2008 : un scénario indigent, des dialogues totalement et désespérément creux, et une actrice principale (Laura Smet) à laquelle on ne croit pas un dixième de seconde, ce film n'a pour lui qu'un magnifique noir et blanc et une très belle musique de Jean-Claude Vannier et Didier Lockwood. On aurait aimé aimer, cela aurait peut-être été possible avec une autre comédienne, malgré le scénario et les dialogues. Mais là, trop, c'est trop !
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 octobre 2008
Philippe Garrel est l'un des derniers survivants de ce qu'on appelle le mouvement de la Nouvelle Vague. Aujourd'hui, c'est-à-dire le samedi 11 Octobre à 22h45, la Nouvelle Vague n'existe plus. Ce n'est pas moi qui vient de le décider, et loin de moi l'idée de me réjouir de cette absence, mais plutôt Garrel lui-même qui, en héritier, vient d'en signer la fin, avec son nouveau film, "La frontière de l'aube", esquisse bobo en N&B d'un art antique nommé 'Cinéma' . Il paraît que pour aimer, il faut lire Les Cahiers. Ou bien être photographe. Ou encore avoir vécu une histoire semblable. Avoir vécu Mai 68. Avoir hûmé le parfum d'antan d'un Paris charmeur. Ne lisant ni Les Cahiers et n'étant pas photographe, n'ayant pas eu la vie mouvementée par ce grand espoir soixantehuitard et le doux parfum donc, d'une ville polluée, je me retrouve dans le cas de détester "La frontière de l'aube". Et si, au cinéma, l'on devenait ce que l'on a jamais été? Et si, pendant ces 1h40 de cinéma d'un autre âge, j'étais devenu moi-même photographe, le dernier numéro des Cahiers en poche et une histoire d'amour impossible dans le coeur? Devrais-je aimer ce film? Définitivement, non, toujours pas. Qu'on le veuille ou non, mouvement stylistique ou pas, rébellion artistique ou pas, le cinéma ne répond pas à 36 façons pour être cohérent. C'est mon côté critique agacé, un peu bloqué, qui préfère peut-être le cinéma dit 'efficace' , avec les grands costumes et la dramaturgie comme une piste de ski à l'envers, mais peu importe. Ici, sous l'emprise d'une drogue à l'évidence très forte, Garrel a tourné tout ce que le cinéma français peut vomir dans la plus pure opposition au cinéma d'un Desplechin par exemple, et qu'il convient de préciser tout aussi vomitif, mais d'une autre manière. Encore Desplechin sait-il filmer, aussi peu imposante soit sa personnalité. Garrel père (oui, il y a un fils et il est acteur, à l'affiche d'un film intitulé "La frontière de l'aube", et dont on en reparlera plus tard), Garr
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 octobre 2020
Tourné en noir et blanc sois disant artistique mais prétentieux. Il est immédiatement évident que le film va être très mauvais car le réalisateur Garrel passe beaucoup trop de temps sur des plans fastidieux du couple endormi ou regardant fixement au loin. La frontière de l'aube a encore moins de sens à l'écran que sur le papier...
lucyinthesky4
lucyinthesky4

283 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2010
Dans un subtile noir et blanc, baigné de la musique envoûtante de Didier Lockwood, La frontière de l’aube est une vertigineuse plongée dans l’inconscient d’un homme qui a cru pouvoir survivre à la disparition de la première femme aimée d’amour fou. Le film illustre le choix impossible et déchirant entre cette passion dangereuse et inconditionnée (Laura Smet) et l’amour raisonné du passage à l’âge adulte (Clémentine Poidatz). Sur la fin, l’intrigue prend un tour fantastique surprenant avec l’intervention du spectre de Laura Smet qui vient hanter le protagoniste prêt à refaire sa vie. Certes, ces apparitions fantomatiques de l'autre côté du miroir sont un peu « too much » voire datés mais personnellement, j’ai totalement suivi Garrel dans sa démesure, qui déconcerte en allant au bout de ses partis pris. Cela ne m’a pas du tout fait ricaner, mais au contraire plutôt terrifiée : le surgissement soudain du souvenir refoulé, le fantôme lancinant des amours passées... Je suis d’avis que Garrel l’a fait exprès. Exprès d’aller aussi loin dans l’expressionnisme dérangeant. Exprès, pour que les cyniques et les moqueurs ne se retrouvent pas dans ce film total, brut et finalement si fragile. Les trois comédiens principaux se jettent à corps perdus dans des rôles entiers, sans concession (Laura Smet est à cet égard admirable), soutenus par des dialogues superbes. En esquissant le portrait d’un éternel inadapté aux codes amoureux classiques et si absolu dans le sentiment passionnel, le cinéaste dessine une manière de révolte. Révolte nécessairement absurde et douloureuse, comme en témoigne la déchirante scène finale. Comme ses personnages, Garrel refuse la compromission et la demi-mesure. On se souviendra longtemps de cette Frontière de l’aube qui a su a su aller au bout d’elle-même sans honte et sans retenue, et d’un cinéaste qui croit tellement au cinéma qu’il se jette dans ses bras, avec confiance et passion. Un vrai film d’amour fou, en somme. Un film absolu.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2008
Les Amants réguliers puis La Frontière de l'aube me donnent le sentiment que Philippe Garrel est, à l'approche de la soixantaine, travaillé par la période de son jeune âge adulte et tous les choix qu'il entraine, et le dit en films. Rien dans le film ne le date d'aujourd'hui, tout laisse même à penser aux années 70 : l'alccolisme plutôt que la coke, l'internement psychiatrique et les électrochocs, la vie du jeune couple chez les parents, le rapprochement entre le personnage de Carole et celui de Nadine dans L'important c'est d'aimer, la photo de Lubtchansky ...
La première partie ne fonctionne pas très bien, trop esthétisante, trop théorique, pas assez ramassée. En revanche la seconde partie, celle où apparait le personnage d'Eve est très intéressante et dense. Le film pose deux questions essentielles : celle de la répétition des névroses et celle des choix liés aux âges de la vie.
S'il manque quelque chose pour qu'on soit vraiment pris ou touché, la réflexion amorcée par le film reste présente en nous. Et ce n'est pas si fréquent.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2008
A la frontière du rêve... Le dernier film de Philippe Garrel nous entraîne dans un voyage onirique teinté de mélancolie. On sent que le réalisateur a conscience de ce qu'est un plan de cinéma. Pourtant, nous sommes face à l'oeuvre d'un poète avant tout ( même si la grammaire cinématographique est parfaitement respectée ). La Frontière de l'Aube évoque la poésie rimbaldienne, parce que les personnages sont des êtres fragiles, instables et passionnés. Parce que les acteurs imposent leur beauté ténébreuse devant l'objectif comme d'insouciants poseurs. Parce que Philippe Garrel filme les visages comme un poète écrit ses rimes : avec grâce. Nous sommes dans la singularité et l'authenticité. Louis Garrel prouve une nouvelle fois qu'il n'est pas juste le fils de ; Laura Smet impose son charme et son évanescence morbide. Bref, deux acteurs au sommet pour un très beau poème. Seule ombre au tableau : le film aurait pu être un peu moins long ( on remarque quelques maladresses au niveau des raccords ). Noir et Blanc somptueux. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2008
La Frontière de l'aube représente l'axe de la réflexion cinématographique à lui seul!
Probablement un des films qui m'aura le plus marqué cette année.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 avril 2011
Souvent silencieux, les films de Philippe Garrel reposent sur des sèquences sans coordination, des situations sans liens entre elles, des personnages dont on ignore les motivations! Inspirè de Spirite, une nouvelle de Thèophile Gautier, "La Frontière de l'aube " ne dèroge pas à la règle! Dans une très belle photographie veloutèe en noir et blanc avec une pellicule imprimèe d'ombres et de lumière, la liaison de Louis Garrel et Laura Smet a la fragilitè des amours contrarièes par les èvènements! Les apparitions fantomatiques dans la seconde partie - telle que Laura Smet en fantôme à travers le miroir - gâche un peu le film! Dommage car la prèsence ombrageuse de Louis Garrel et de la mystèrieuse Laura Smet y font des merveilles...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2008
Trois films en 2008 mettent en situation un homme pris entre l’amour raisonnable, celui plus aisé et de ce fait plus tiède, et l’amour passionnel, aussi embrasé que dangereux. «La Frontière de l’aube» (France, 2008) de Philippe Garrel devance, par la candeur de sa poésie et la grâce de son archaïsme universel, les œuvres de James Gray et de Woody Allen. François est engagé par Carole, star du cinéma, pour la photographier. Epouse d’un acteur célèbre aux Etats-Unis, Carole souffre de la solitude et lie avec François un amour secret qui n’en est que plus intense. Mais Carole ne vit qu’au dépend de la passion et, tandis qu’un soir, François se sent humilié de devoir quitter Carole promptement pour éviter que son mari le surprenne, leur relation se rompt. Carole en meurt. François trouve en Eve un réconfort et un nouvel amour, beaucoup moins fusionnel et bien plus embourgeoisé. Garrel confronte son personnage (joué par son fils) à deux optiques, celle d’un monde furieux, viscéral et terriblement vivant en la présence de Carole et celle d’un monde plus quiet, plus calme en la personne d’Eve. Par le biais de l’amour, Garrel en revient à l’éternel thématique de son cinéma, celle de la lutte entre une vie bourgeoise et une vie révoltée. Cette mystérieuse Frontière de l’aube que mentionne le titre figure autant la part fantastique qui compose le récit (l’effet spécial où Laura Smet apparaît avec charme au-delà du miroir est somptueux de naïveté consciente) que la limite labile qui réside entre un choix confortable et un choix subversif. L’environnement communiste sinon anarchiste auquel appartient François –et par la même Philippe Garrel- contrarie certains de ses sentiments et de ses projets, comme le mariage qu’il envisage. La photographie de William Lubtchansky disperse de sa granité les corps et les ranime d’une beauté photogénique que les situations seules ne peuvent assurer. La trouble somptuosité de l’image traduit l’intime dilemme qui agit François.
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