Note moyenne
3,0
4589 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
118 critiques
4
171 critiques
3
94 critiques
2
155 critiques
1
112 critiques
0
69 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
un film réussi mais pas accrochant comme il aurait pu, parce que c'est très monotone, on s'ennuie à la longue, on aimerait que sa se termine le plus vite possible. Tommy Lee Jones joue vraiment bien dans ce rôle de policier complètement largué, par contre la fin est très réaliste. j'aime bien la scène sur le bateau sous la pluie. pas mal.
Cette excellente enquête dans une Louisiane magnifiquement filmée nous offre un Tommy Lee Jones toujours aussi parfait dans ce genre de rôle.
Pour sa première production américaine, l'expérimenté et reconnu cinéaste qu’est Bertrand Tavernier signe un policier de grande classe, qui confine souvent au drame psychologique. Avec un Tommy Lee Jones, comme d’habitude, tout à fait épatant et une bande-son aussi soignée que la photographie, il nous plonge pendant près de 2 heures en plein bayous de Louisiane, pour une enquête complexe, captivante et… brumeuse.
Autant le dire, Tavernier n’appartient pas du tout à la veine actuelle des réalisateurs français dans le mouv’ qui immigrent vers les Etats-Unis afin d’y signer leur première grosse prod internationale. Il tourne son œuvre loin des studios californiens, à l’endroit exact où le roman qu’il adapte déroule son histoire. A New Iberia, non loin de la Nouvelle-Orléans, une ville de Louisiane profondément ancrée dans ses racines francophones, et ravagée comme beaucoup d’autres, par l’ouragan Katrina. Tavernier imprègne superbement toute sa pellicule de la culture locale comme on imbibe un vêtement d’un parfum, et fait transpirer l’odeur de la brume marécageuse des bayous du coin comme si on y était. Les décors si singuliers de cet état américain pas vraiment comme les autres servent merveilleusement de cadre à son film, et ajoute énormément d’impact à l’atmosphère envoûtante et confuse de l’enquête. Sa mise en scène, élégante et d’une grande sobriété, sans effets psychédéliques ou artifices new-age, rappelle beaucoup celle de Clint Eastwood. A l’ancienne, méticuleuse, pleine de contrôle, sans esbroufe. Parfois même teintée d’onirisme et de poésie pour relever le tout, jouant habilement avec les affres du temps, le souvenir encore chaud d’un passé douloureux étant souvent le détonateur des événements présents. Grand passionné de musique qu’il est, l’ancien critique cinéma rythme son récit de quelques notes de contrebasse par-ci par-là et de subtils sons blues et jazzy. En même temps, quoi de plus normal pour bien coller avec l’esprit de l’endroit ? Devant sa caméra, Tommy Lee Jones est énorme de charisme et de prestance. Mais bon, pour cela aussi on pourrait dire quoi de plus normal ? Il confirme sa réputation de monstre du cinéma et son face-à-face avec le non moins excellent John Goodman (« The big Lebowski », « O’brother ») est savoureux, truffé de dialogues percutants. Les seconds rôles sont également de qualité, ne citons que pour l’exemple Peter Sarsgaard (« Esther », « Boys don’t cry »), remarquable en star de cinéma alcoolique et paumé. Le moindre aspect de chaque acteur, ses doutes, sa mélancolie, ses blessures nostalgiques, est extrêmement bien traité, et pas uniquement concernant Jones. « Dans la brume électrique » a tout d’un vrai polar, d’un grand film noir. Vraiment tout ? Non, malheureusement. Le scénario, à la cadence volontairement lourde, reste un peu nuageux. C’est de circonstance je sais, mais là, il est légèrement flou sur certains points de l’affaire, surtout lorsque l’on approche de la conclusion. On sent vraiment que l’intérêt est bien plus dirigé sur les personnages du film que sur son canevas, plus sur l'humain que sur la traque, et c’est (parfois) un peu dommage. Ce ne tue pas non plus le film, le scénario ne se perd pas non plus dans d’infinies fausses pistes ou retournements de situations rocambolesque à n’y plus rien comprendre. On aurait juste aimé qu’au niveau de l’élucidation progressive du mystère, les choses soit plus claires, plus montrées que suggérées, sans non plus forcément tomber dans l’hyper explicatif pour autant. Enfin vous voyez quoi !
Si il lui manque juste ce petit truc pour avoir l’envergure d’un réel chef-d’œuvre du polar, « Dans la brume électrique » reste tout de même un film prenant et intelligent d’une très classieuse beauté, quelques scènes étant vraiment géniales. Ce qui est sur, c’est que les inconditionnels des grands classiques du film noir seront servis.
D'autres articles, avec critiques, photos et anecdotes, sur mon blog...http://soldatguignol.blogs.allocine.fr
Autant le dire, Tavernier n’appartient pas du tout à la veine actuelle des réalisateurs français dans le mouv’ qui immigrent vers les Etats-Unis afin d’y signer leur première grosse prod internationale. Il tourne son œuvre loin des studios californiens, à l’endroit exact où le roman qu’il adapte déroule son histoire. A New Iberia, non loin de la Nouvelle-Orléans, une ville de Louisiane profondément ancrée dans ses racines francophones, et ravagée comme beaucoup d’autres, par l’ouragan Katrina. Tavernier imprègne superbement toute sa pellicule de la culture locale comme on imbibe un vêtement d’un parfum, et fait transpirer l’odeur de la brume marécageuse des bayous du coin comme si on y était. Les décors si singuliers de cet état américain pas vraiment comme les autres servent merveilleusement de cadre à son film, et ajoute énormément d’impact à l’atmosphère envoûtante et confuse de l’enquête. Sa mise en scène, élégante et d’une grande sobriété, sans effets psychédéliques ou artifices new-age, rappelle beaucoup celle de Clint Eastwood. A l’ancienne, méticuleuse, pleine de contrôle, sans esbroufe. Parfois même teintée d’onirisme et de poésie pour relever le tout, jouant habilement avec les affres du temps, le souvenir encore chaud d’un passé douloureux étant souvent le détonateur des événements présents. Grand passionné de musique qu’il est, l’ancien critique cinéma rythme son récit de quelques notes de contrebasse par-ci par-là et de subtils sons blues et jazzy. En même temps, quoi de plus normal pour bien coller avec l’esprit de l’endroit ? Devant sa caméra, Tommy Lee Jones est énorme de charisme et de prestance. Mais bon, pour cela aussi on pourrait dire quoi de plus normal ? Il confirme sa réputation de monstre du cinéma et son face-à-face avec le non moins excellent John Goodman (« The big Lebowski », « O’brother ») est savoureux, truffé de dialogues percutants. Les seconds rôles sont également de qualité, ne citons que pour l’exemple Peter Sarsgaard (« Esther », « Boys don’t cry »), remarquable en star de cinéma alcoolique et paumé. Le moindre aspect de chaque acteur, ses doutes, sa mélancolie, ses blessures nostalgiques, est extrêmement bien traité, et pas uniquement concernant Jones. « Dans la brume électrique » a tout d’un vrai polar, d’un grand film noir. Vraiment tout ? Non, malheureusement. Le scénario, à la cadence volontairement lourde, reste un peu nuageux. C’est de circonstance je sais, mais là, il est légèrement flou sur certains points de l’affaire, surtout lorsque l’on approche de la conclusion. On sent vraiment que l’intérêt est bien plus dirigé sur les personnages du film que sur son canevas, plus sur l'humain que sur la traque, et c’est (parfois) un peu dommage. Ce ne tue pas non plus le film, le scénario ne se perd pas non plus dans d’infinies fausses pistes ou retournements de situations rocambolesque à n’y plus rien comprendre. On aurait juste aimé qu’au niveau de l’élucidation progressive du mystère, les choses soit plus claires, plus montrées que suggérées, sans non plus forcément tomber dans l’hyper explicatif pour autant. Enfin vous voyez quoi !
Si il lui manque juste ce petit truc pour avoir l’envergure d’un réel chef-d’œuvre du polar, « Dans la brume électrique » reste tout de même un film prenant et intelligent d’une très classieuse beauté, quelques scènes étant vraiment géniales. Ce qui est sur, c’est que les inconditionnels des grands classiques du film noir seront servis.
D'autres articles, avec critiques, photos et anecdotes, sur mon blog...http://soldatguignol.blogs.allocine.fr
Un polar plus intéressant que la plupart des polars. Les acteurs sont très bons, la réalisation soignée et très réussie. La Louisiane est sa toile de fond, mais aussi quasiment son sujet. On y trouve de nombreuses facettes de celle-ci. Burke (romancier louisianais duquel le scénario fut tiré) paraît être un auteur très impliqué et très sensible, très doué et incisif. Alors qu'est-ce qui ne va pas ? C'est le projet d'un monsieur qui fait "du" cinéma ; et faire "du" cinéma, ça n'est pas décoiffant.
Prenez un vieux flic rabougri qui entend des voix comme Jeanne d'Arc en son temps et voit des morts (légérement porté sur le LSD peut-être...) et qui essaie tant bien que mal à se dépatouiller avec une affaire criminelle dans une Louisiane brumeuse. Le décor est installé. Comme le paysage happé par la brume, le scénario semble happé par le vide. Un vide scénaristique criant ! Parmis les décors et paysages fantomatiques, Tommy Lee Jones traîne, à la manière d'une âme errante, sa charismatique silhouette tandis que l'enquête avance à très petits pas. Sans se passionner pour l'investigation totalement floue et mollassonne, on remarque deci delà des bribes de mise en scène inspirée, des bribes de photographies et de séquences qui changent de l'ordinaire. Mais de ce film pour le moins étrange, nous retiendrons surtout une Louisiane fantomatique et une enquête sur fond de floue artistique.
Bon polar avec un scénario solide (deux ou trois petits détails moins malin). L'atmosphère humide et malsaine de la Louisiane après L'Ouragan Katrina est bien rendu. Alcool et tournage de film sont deux thèmes de l'histoire, beau casting, belle réussite pour Tavernier.
Un bon scénario mais une mise en scène qui nous fait perdre l'envie de regarder ce film jusqu'au bout et nous endore.
On se croirait dans un compte pour enfant qui nous perd dans les différentes recherches de la police : où est passé le fil conducteur ?
On se croirait dans un compte pour enfant qui nous perd dans les différentes recherches de la police : où est passé le fil conducteur ?
Ce film m’a un petit peu déçu. Très long à démarrer, des passages qui sont plutôt inutiles, une enquête qui stagne et s’accélère d’un seul coup. La deuxième partie du film est plus intéressante, mais le scénario ainsi que le mélange des genres (fantastique, policier…) laisse perplexe. Dernier point négatif, le côté caricatural du vieux flic alcoolique aux méthodes violentes, du vu et revu, d’autant plus dommage que Tommy Lee Jones et l’ensemble des acteurs jouent juste. Néanmoins, l’ambiance qui règne est excellente à l’image d’une BO de grande qualité et une réalisation maitrisée de Tavernier. Un bel emballage qui sonne un peu creux…
Trop lent, trop long, trop de personnages. On se perd, on se noie dans le brouillard épais que constitue ce film. Si le pitch est intéressant, le traitement l'est nettement moins. Il ne se passe pas grand chose, le héros se pose beaucoup de questions, ça bavarde sans arrêt. C'est dommage, car dans le fond, le film traite de sujets passionnants et souvent cinégéniques : une enquête policière, le racisme, le machisme... Mais à force de complexifier la situation, le film devient un véritable dédale inextricable, et on a envie d'une seule chose : que le dénouement arrive. Et quand il arrive, lors du dernier quart d'heure, on se sent enfin concerné et même un peu captivé. Mais dans l'ensemble, quel ennui !
Premier film aux Etats-Unis pour notre Bertrand Tavernier national et on peut dire que c'est réussi. Et pour l'occasion il s'est bien entouré avec Tommy Lee Jones, qui joue tout le temps plus au moins pareil mais toujours de manière convaincante et juste. On est complètement immergé dans cette atmosphère si particulière de la Lousiane et de son bayou. En ce qui concerne l'enquête, c'est dommage qu'elle soit reléguée au second plan au profit des personnages ou plutôt du personnage principal. Tout l'aspect psychologique autour de lui est intéressant mais l'enquête perd tout son intérêt, on en vient à oublier les meurtres initiaux. C'est dommage mais on passe quand même un très bon moment.
Un film étonnant, assez (voir totalement) indescriptible et avec cette part de folie qui déroute sans effrayer. Un très bon Bertrand Tavernier avec dans le rôle principal un Tommy Lee Jones tout à son aise. Un très bon polar où l'on ne sur-joue jamais. Nul besoin ici d'effets spéciaux et autres rebondissements à répétition pour capter l'attention, seul importe la justesse des termes et des images. Un film "intelligent" et "indépendant". Indépendant car il ne ressemble à nul autre. Et après tout, c'est parce qu'un film est différent que l'on s'en rappel. N'est-il pas?
Bon film policier, mais celui qui recherche de l'action sera décu, ici tout tourne autour de l'enquete de cet ancien policier alcoolique (et les dificultés de se sortir de cette maladie) et d'un malade qui tue des femmes dans le bayou de la Louisianne filmé superbemment, Des longueurs parfois qui empeche que je donne la troisième étoile à ce film.
Par contre Tommy Lee Jones formidable et John Goodman qui joue ici à contre emploi sont formidables.
Par contre Tommy Lee Jones formidable et John Goodman qui joue ici à contre emploi sont formidables.
L'ambiance y est, ses décors proliférant de verdure, marécageux, le bayou quoi. Il semble que par le pullulement de thrillers et autres films d'actions plus banals les uns que les autres, on crie presque au génie dès que quelque chose sort de l'ordinaire, sans prendre garde à la substance de l'oeuvre. Preuve est faite par cet espèce de film gonflant au possible, dont le scénario rebondit maladroitement quand il enraye ses abominables longueurs creuses et vide de sens. La forme (trop) policière du film engloutit toute autre perspective. L'histoire de James Lee Burke ne prend pas forme, elle meurt.
superbe Bertrand Tavernier qui grâce aux charmes du sheriff Jones,nous fait une réfléxion parfaite sur l'alcoolisme,la folie et les recoins les plus sombres de l'âme humaine sur un fond de Louisiane dévastée par les ouragans et le mal absolu
Ce bon film pourrait se résumer en un mot : viril!
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

