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Flotibo
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4,0
Publiée le 28 avril 2009
Brain De Palma signe un docu-fiction qui ne peut pas laisser insensible. S'inspirant des massacres et tortures qui ont eu lieu en Irak, la réalisation reprend le procédé de caméra à l'épaule auxquels s'ajoutent caméra de surveillances et autres vidéos postées sur le net. Elle renforce le réalisme de certaines scènes très difficiles. Les acteurs sont globalement bons . Dommage qu'il y ai certaines longueurs et que cela soit aussi manichéen. A voir tout de même et à méditer.
Le film nous interroge sur la cruauté de la guerre. Plus particulièrement sur la guerre en Irak car il est basé sur des faits réels ce qui rend le film d'autant plus dramatique.Le film est d'une rare violence, les mots et les images parle d'elle même. La réalisation peut nous paraître faible mais le film n'en reste pas moins un film politique magistralement réalisé.
Le concept de "film dans le film" est souvent propice à de bonnes idées narratives mais en matière de faux documentaires, le problème venait inévitablement de l'objectivité du réalisateur, surtout sur un thème aussi sensible que la guerre. De Palma a utilisé le même sujet que pour son chef d'œuvre OUTRAGRES, celui du viol de civils par des soldats. Si dans son premier film, les soldats-violeurs restent des êtres humains relativement compréhensibles, ici ils passent littéralement pour des monstres sanguinaires. De Palma est platement tombé dans le piège du parti-pris mal argumenté, d’autant que sa mise en scène caméra au poing pleine de réalisme s’est vite mise à ressembler à celle d’un banal reportage.
Info ou intox? Vérité ou mensonge? En oubliant tout de suite le passé de DePalma, l'un des maîtres du cinéma actuel, "Redacted" se pose comme une oeuvre nouvelle dans sa filmographie ; adieu la mise en scène incisive et ultra-technique, rigoureuse et faussement tape-à-l'oeil. Ici, le travail du réalisateur (qui, jusqu'à ce nouveau film, à dans ses oeuvres toujours été influencé par Hitchcock) se résume à son simple discours, sur le sujet toujours aussi d'actualité portant sur la guerre en Irak. Signant une pièce mi-fictive mi-documentarisée, "Redacted" pose problème. Les questionnements, à la sortie du film, sont les suivants : DePalma prend parti, c'est bien, sa vision est, en facade, claire, et son film pose la question du pouvoir des médias, de la puissance de l'image et l'incidence qu'elle a sur la victime (c'est-à-dire le spectateur, en partie), mais son film n'a-t-il pas tendance à donner dans la débauche lui aussi? A vouloir nous montrer le vrai, DePalma ne finit-il pas par nous mettre dans une position de témoin, de non-retour? La question retourne donc aux fondements de la conséquence artistique sur l'être humain ; le cinéma, par exemple, peut-il alors prendre la forme d'un plaidoyer anti-guerre via la vision crue de massacres, sans que la perception du spectateur n'en soit victimisée? La violence à l'état brut a-t-elle d'interêt au cinéma? Car en sortant, larmes aux yeux, de cet éprouvant volcan de sang, a-t-on même la force d'agir? En ce sens, "Redacted" n'amène à rien, si ce n'est prendre conscience, mais là encore, d'une chose que l'on sait déjà. Certes, il faut avoir le tact de faire comprendre la situation au spectateur, de le mettre dans ses obscurs retranchements par la simple magie du montage, mais si l'exercice, à part viser un sujet, ne prend pas le spectateur par la main pour lui donner envie d'agir, alors le film n'a plus aucun interêt, si ce n'est se laisser défiler avec sympathie (parfois, mais pas ici, sur une mise en scène aussi naturalisée
Largement ignoré aux Etats-Unis pour des raisons faciles à deviner, ce docu-fiction constitue le plus accablant et le plus convainquant réquisitoire contre la politique en Irak de l’administration Busch. Tourné avec des moyens volontairement limités à ceux d’un reportage, Redacted revient sur des bavures criminelles réellement commises par des troupes américaines basées à Samalla. On y voit comment de simples soldats, effrayés par des ennemis invisibles, finissent par verser dans une barbarie égale à celle de leurs adversaires, par manque de repères et d’encadrement moral et psychologique. Ce film coup de poing ne nous apprend rien de nouveau sur le plan géopolitique, mais attise notre conscience avec une efficacité sans égale. On en ressort secoué, perturbé, mais sûrement pas indifférent. Bravo Monsieur De Palma, vous ne manquez pas de courage !
Un peu de déception de la part d'un inconditionnel de De Palma. Si le traitement cinématographique et le parti pris visuel sont tout à fait intéressants, le film semble un peu une redite dans son scénario de "Outrage, casulaties of war", proche de la catégorie des chefs d'oeuvre. Les acteurs sont excellents.
Le propos déjà traité dans le bien meilleur "Outrages" est ici trop superflux et le tout s'avère vite choquant et trop artificiel.Cette manière de filmer pour nous montrer l'influence de la médiatisation ne fonctionne même pas comme elle le devrait.Redacted choque mais n'apporte aucune nouveauté ni autre interrogation?Juste un enchainement de médiocres vidéos camescopes.
Brian De Palmas tente tant bien que mal de retrouver sa fougue et son talent d'antan en s'essayant au film de guerre. Tentative appréciable mais totalement inutile puisque le réalisateur, exactement comme pour Le Daliah Noir, finit par se casser les dents devant un projet qui bénéficiait pourtant d'une histoire magnétisant notre intérêt. La faute à une réalisation trop sage, des acteurs de séries B et un manque cruel de propos cohérents.
Je ne m'attendais pas à voir un film de ce type là (une docu-fiction), mais la surprise fut excellente. En principe, je ne suis pas fan des films sur la guerre en Irak ou Afghanistan qui nous montrent de manière excessivement académique et impersonnelle à quel point cette guerre laisse des séquelles graves sur le psychisme des soldats, que ceux-ci sont victimes d'un véritable lavage de cerveaux et que toute cette guerre n'a aucun sens. C'est pas que je ne soies contre ce message politique que je soutiens à 200%, mais c'est juste qu'on a déjà vu cela des centaines de fois. Sauf qu'ici, De Palma montre que stylisation, longs plan-séquences, improvisation, expériences visuelles, enfin bref, tout ce qui fait qu'un film est un film, De palma montre que tout cela n'est pas incompatible avec le genre qu'est le film de guerre post-11 septembre. Par conséquent, si le message politique a été déjà vu mille fois, c'est avant tout du cinéma que nous présente De Palma. Un cinéma plein d'originalités et d'expérimentations, qui prouve que le réalisateur américain qu'on disait fini, est loin de l'être, mais en plus, qu'il est l'un des cinéastes dotés de la plus grande maîtrise technique au même titre qu'un Scorsese.
Un film implacable et indispensable parmi les plus brillants de l’année (…) qui fait prendre conscience d'une chose réellement effrayante ; Nous avons tous à notre niveau une part de responsabilités dans ce conflit !
Cela fait des siècles que l'homme est un loup pour l'homme, des siècles que les hommes se font la guerre, et que celui qui occupe fait subir les pires outrages à celui qui est occupé. En réalisant Redacted, Brian de Palma signe bien malgré lui un aveu d'impuissance, des années après son traumatisant Outrages. En effet, malgré l'indéniable sincérité de sa démarche, on ne peut s'empêcher de la trouver vaine. Les armées de tous les pays du monde sont en majorité constituées de sales cons, frustrés, haineux, abusant de leurs pouvoirs et incapables de remplir leur mission, fut-elle noble. Ce n'est pas un scoop. Les livres d'histoire sont remplis de massacres, pillages, viols et autres violations des droits de l'homme, bien avant que l'appellation existe. La guerre d'Irak est une saloperie, au même titre que celle d'Afghanistan, du Vietnam ou d'Algérie. De Palma ne nous apprend rien, pas davantage qu'Haggis et sa Vallée d'Elah. En revanche, le film soulève de vraies questions, d'ordre cinématographique cette fois. Lorsqu'on décide de relater un fait réel et contemporain, faut-il, sous prétexte que la vérité n'est jamais totalement dite, adopter la forme documentaire ? Ici, le parti pris est clair : entre caméras de surveillance, camescope de soldat, webcams ou pseudo doc français, de Palma s'empare de "l'imagerie du réel" pour asseoir son propos. C'est bien sûr scénarisé, mais la volonté est clairement de nous amener à penser que nous ne regardons plus un film, mais la réalité. Qu'en est-il alors du cinéma ? Qu'en est-il de l'art et de son pouvoir de transformation, capable de nous jeter à la face les plus atroces vérités ? Notons cependant quelques images fortes et l'audace d'un cinéaste américain qui n'a plus rien à prouver, de s'attaquer de front à un sujet brûlant. Malheureusement, tant qu'on ne remettra pas fondalement en cause la manière dont notre monde fonctionne, de telles entreprises resteront stériles.
Un superbe film (Si on peut s'exprimer ainsi) qui dénonce les horreurs de la guerre, une violence insoutenable pour les Irakiens et une violence morale pour les Américains qui conduit certains soldats à commettre des actes irréparable et dont on n'est pas sûr qu'ils regrettent vraiment. Filmer à la "Cloverfield" et qui respire la malheureuse réalité comme un film de Mickael Moore, ce film m'a laissé sans voix, une seule question vous vient à l'esprit à la fin : Ca sert à quoi la guerre ?ELLE sert à quoi cette guerre ? ATTENTION : ce film comporte des scénes et des images trés choquante. L'interdiction au moins de douze ans est un peu faible.
Redacted de Brian De Palma , Film de guerre très réaliste et dur . Très dur en encaisser . Le diaporama final qui fait mal au coeur , des images qu'on a du mal à digérer et qu'on garde longtemps en mémoire . Un film que je conseille de voir en Version Original .
Très bien fait : le style reportage continu de ce film donne un superbe point de vue sur le bourbier irakien et également sur la façon dont les soldats engagés sur place se laissent peu à peu étouffer par le conflit. Une très bonne démonstration de la part de Brian de Palma.