Le Disque rouge
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landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2013
La vie d'un père de famille qui suite au suicide d'un homme devant son train, va être perturber par cette accident et évitera de peu la collision avec un autre train. L'homme va dès lors accumuler les déboires professionnel et familiaux. Impossible de ne pas faire le rapprochement entre ce film et Ladri di biciclette de De Sica, vu que tout les deux se placent du point de vue de l'enfant vers son père. Le film de Pietro Germi n'atteint pas celui de De Sica et même si le disque rouge accentue le coté dramatique il en reste un très bon film.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2024
Un mélodrame ouvrier et familial. La vie duraille d'un homme des chemins de fer dont l'alcoolisme précipite la chute. Un film un peu trop chargé mais auquel on pardonne son excès de pathos pour son coeur, gros comme ça. Avec quelques larmes pour finir. Va bene ...
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2012
Oeuvre mèconnue de Pietro Germi, "Il Ferroviere" ("Le Cheminot" ou "Le disque rouge" en français) se situe dans la carrière du metteur en scène italien entre les beaux "Amori di Mezzo Secolo" avec Alberto Sordi et "L'uomo di paglia", film tirè d'un poème de Eliot! C'est une oeuvre intimiste où une fois encore dans le cinèma italien de cette èpoque, nombre d'èlèments vont droit au coeur du public! On voit nettement à travers ce beau mèlo, qu'une intrigue au dèpart brillamment tenue, faite de pèripèties quotidienne (il suffit d'un feu de signalisation brûlè pour faire basculer un destin), finisse par avoir des èchos sur ce cheminot remarquablement interprètè par Pietro Germi lui-même! Les ennuis familiaux, les soucis professionnels et la relation qu'il entretient avec son fils nous ramènent tout droit vers le "Ladri di biciclette" de De Sica! Un fort joli film avec une musique formidable de Carlo Rustichelli...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2012
Premier film dramatique que je vois de Pietro Germi. Jusqu'ici je n'avais vu que les très féroces "Divorce à l'italienne" et "Ces messieurs dames" donc des comédies, genre dans lequel il était incontestablement un maître. Je dois que malgré quelques qualités plus qu'évidentes dont une mise en scène qui fait en plein réalisme social, des personnages plutôt bien croqués et des bons comédiens dans l'ensemble en particulier Pietro Germi lui-même dans le rôle principal. Mais le ton de l'ensemble n'évite une certaine côté trop mélodramatique, en particulier par l'intermédiaire de la musique, et n'arrive à exploiter pleinement le fait que l'histoire soit vue à travers le regard d'un enfant. De ce point de vue là, "Le Voleur de Bicyclette" est nettement plus puissant. Reste un bon drame social à l'italienne où Pietro Germi faisait déjà preuve d'une certaine causticité envers les institutions de son pays (on a exactement la même opinion sur l'utilité ou plutôt l'inutilité des syndicats !!!) qui s'épanouira véritablement dans le registre comique.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2017
Une perle de l'âge d'or optimiste italien, adéquat dans son époque, ni vieilli ni visionnaire mais honnête et prenant sur ses sujets. Mené par des acteurs au jeu superbe dont il n'est pas gênant qu'ils soient doublés (par d'autres acteurs) en version originale tant leur présence est importante, il mène deux heures fascinantes où l'on est tenu en haleine par un scénario qui ne s'attache qu'au strict nécessaire. Cela lui permet d'être dense et touffu, chargé de drames qui s'empilent comme dans un cauchemar mais dont on ne saurait se plaindre, tellement tout cela est authentique et bien rendu.

L'ambiance est vivante ; elle respire, libre de la charge des décennies passées depuis, qui d'ordinaire coupent le spectateur des personnages. Parce que dans l'ambiance, depuis la musique tout sauf anonyme jusqu'à des détails comme le bruit des canalisations de la cuisine qui revient comme un leitmotiv, on s'y croit, peu importe l'âge qu'on a. Dans ce foisonnement créatif, il n'y a plus aucun effort à fournir pour que les sentiments prennent vie comme des bêtes ici bienveillantes, là terrées dans le noir et prêtes à mordre. L'empathie aussi naît d'elle-même, et on n'est plus surpris de voir Eduardo Nevola et son personnage enfant jouer avec les codes des adultes sans être rejeté. Une ode pleinement artistique à la bella vita ; non que la vie italienne soit plus belle qu'ailleurs, mais on la ressent comme telle.

septiemeartetdemi.com
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2012
Cette chronique sociale mise en scène entre Mélo et néoréalisme, dresse le portrait humain d’un ouvrier, père tutélaire, bourru, buveur, autoritaire qui cherche tant bien que mal à se réapproprier un destin qui lui échappe irrémédiablement : lâché par le syndicat, rejeté par ses collègues et ses grands enfants qui rêvent d’une autre vie, il retrouvera la sérénité dans la solidarité de ses amis ouvriers et de ses voisins en reprenant sa guitare. Magnifiquement filmé, photo noir et blanc de toute beauté, des personnages bien croqués et des bons comédiens : interprétation intense de Germi lui-même dans le rôle principal, et tendre du gamin à la bonne bouille, à travers qui le film est raconté avec tendresse.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2018
Parmi tous les films qu’il a réalisé, « Il ferroviere » (« Le disque rouge » ou « Le cheminot ») était le film préféré de Pietro Germi. Même s’il n’a pas connu la misère, cette œuvre est largement autobiographique (d’ailleurs dédié à sa fille Linda). Interprété par Germi lui même et son éternel cigare aux lèvres, le film montre un homme sensible mais parfois brusque, honnête et souvent brut de fonderie. Un peu le cinéaste en somme, dont les coups de gueules étaient légendaires, mais aussi sa gentillesse et sa proximité, le travail terminé.
Pour faire authentique, Germi et ses co scénaristes n’ont pas hésités à passer des jours dans les bars et restaurants fréquentés par les cheminots, mangeant, buvant et chantant avec eux, pour mieux s’imprégner de ce monde. Ainsi que ce soit dans l’éclatement de cette cellule familiale patriarcale et coercitive (la famille est un des grands thèmes du cinéma italien, qui déborde jusque dans la trilogie « The Godfather » de Francis Ford Coppola) ou dans le conflit social avec l’inutilité syndicale, tout fait vrai. Le cinéaste n’a donc aucun mal pour nous emmener dans son cheminement émotionnel, le ressenti étant préféré à la démonstration, amenant une fracture, partagée avec Federico Fellini, vis à vis du néoréalisme italien de Rossellini qui vit ses dernières années. Et c’est au travers des yeux d’un enfant (comme dans le « Ladri di biciclette » de DeSica), que l’histoire nous est contée, sans fausse morale, ni jugements d’un moment. Une fois de plus, Leonida Barboni livre une pellicule aux contrastes travaillés, dont la virtuosité est soulignée par la musique nostalgique et toujours pertinente de Carlo Rustichelli. Cette technicité est au service d’une direction d’acteur superlative avec une mention particulière pour Luisa Della Noce, la mère, et Saro Urzì, son ami fidèle, dans la vie comme à l’écran. Bien entendu, comme à son habitude, la mise en scène de Germi ne montre aucune scène approximative, ni plan inutile, résutat d’un story board très travaillé. Que ce soit ou non le meilleur film du cinéaste n’a guère d’importance. Ce qui l’est par contre c’est que « Il ferroviere » est un très grand film, plus optimiste qu’il n’y paraît au premier abord.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
La réédition en salle de plusieurs titres "oubliés" du cinéma italien permet de voir ou de revoir " le disque rouge" (1956) de Pietro Germi ( à ne pas confondre avec " le désert rouge " d'Antonioni) sous lequel il fut commercialisé en France.

Nouvel exemple de titre choisi par les distributeurs de l'époque, qui ne traduit en rien l'esprit de ce film aux accents néo réaliste. " Il ferroviere" en Italien, autrement dit " le cheminot" parle de lui-même.

Pietro Germi ( 1914/1974), n' a pas aujourd'hui la même renommée dans le cinéma italien que Dino Risi, Mario Monicelli ou celle d'Ettore Scola.

Pourtant Germi est à la tête d'au moins deux très grands opus (selon moi) : " divorce à l'italienne" et " Séduite et abandonnée". Le cinéaste se distingue de ses collègues de l'âge d'or du cinéma italien ( années 1950 et 1960) par sa carrière d'acteur dans certains de ses propres titres

C'est ainsi l'exemple de " le disque rouge" réalisé quelques années seulement avant ses chefs d'oeuvre cités plus haut, que Germi considérait comme son film préféré.

Germi n' est pas encore de la registre de la comédie italienne ( on lui prête d'avoir donné naissance au genre avec " divorce à l'italienne") lorsqu'il aborde la vie d'un cheminot. Vie professionnelle, mais surtout vie familiale, présentée sous le regard de son jeune garçon.

Difficulté financière, stress après un accident, mise à l'écart, mais aussi les difficultés d'être un bon père avec sa fille et son fils aîné qu'il ne comprend pas toujours.

Bref, une vie de travailleur manuel avec les tragédies existentielles amplifiées par le manque d'argent. Il reste la solidarité au sein de sa classe sociale, un véritable ami, pour ne pas s'effondrer.

Voilà, malgré son côté désespéré ou la joie n' est toutefois pas totalement absente un exemple de grande réussite du néo réalisme italien et de la condition ouvrière.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 février 2013
Un bon film mais l'accumulation des déboires de la famille finit par peser même s'ils sont adoucis par le regard de l'enfant et surtout on a un peu de mal à comprendre le père.
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