Clairement le meilleur film de Mathieu Kassovitz après Les rivières pourpres. Même s'il incite à la haine, justement, il montre de façon la plus réaliste la banlieue comme personne ne l'avait fait auparavant. Ici le noir et blanc est très bien utilisé.
Un film brillant qui s'avère être une consécration pour les trois principaux acteurs: Saïd Taghmaoui, Vincent Cassel et Hubert Koundé. Le propos du film est par ailleurs terriblement d'actualité, puisqu'il s'agit de la vie d'une bande de jeunes à la dérive dans une banlieue parisienne ( le film est donc très en avance sur son temps, et donc visionnaire ). Côté esthétique, Mathieu Kassovitz réalise son meilleur film: on note un travail important sur la profondeur de champ, et l'on remarque la virtuosité des plans séquence ( paradoxalement, le réalisateur avoue être parresseux et trouve ce genre de plans moins laborieux qu'un ensemble de plans montés...). Tout commence avec ce générique nous présentant des scènes d'émeutes et la musique de Bob Marley ( l'intrigue de La Haine se passe à un lendemain d'émeutes entre les flics et les jeunes ). Par la suite, on suit Saïd, Vinc et Hubert le temps d'une journée, journée qui se finira par un drame alimenté par un sentiment que pointe Kassovitz: la haine, ou la vengeance, l'hostilité... Le seul défaut que je trouve à ce film, c'est peut-être la diabolisation des forces de l'ordre, mais bon: jusqu'ici tout va bien...
le film n'est pas inintéressant, il traite d'un sujet délicat et il n'a pas pris une ride La temporalité du film se déroulant sur 24 heures ajoute une tension supplémentaire sur l'épopée de ces 3 racailles En revanche, même si les acteurs jouent plutôt bien, ils ne jouent pas justes
On voit bien que ces 3 acteurs ne sont pas issues des banlieues et l'accent et le vocabulaire en particulier de Cassel et du black Hubert sonnent faux
On ne transforme pas des comédiens issus d'un milieu aisé en caira
Il eu fallut pour cela engager des acteurs ou des jeunes de cités!
Donc le film sonne faux et ne crédibilise pas le message où évidemment l'attitude des flics est poussée à l'extrême voire au ridicule
J'ai toujours eu un souci avec ce film. Il se veut un témoignage de la banlieue, de la dérive de sa jeunesse, de leur affrontement permanent avec la police. Je ne peux pas juger de la validité de ce témoignage car je n'y ai pas passé mon adolescence à cette époque là. Par contre quitte à faire un témoignage pourquoi ne pas faire un documentaire ? Pourquoi ne pas prendre comme acteurs que des jeunes issus de cet univers (Cassel est le fils d'un grand acteur français et quelque soit le niveau de son interprétation, je pense qu'il prend la place d'un jeune de la Cité qui aurait pu profiter du succès du film pour s'en sortir...) Cela me laisse un arrière gout en bouche après visionnage, surtout la scène finale qui pour moi est à charge contre la police gratuitement, sans motivation. Elle semble justifier toute la violence de ces jeunes après l'avoir presque magnifié par moments et certains plans se voulant iconiques de Cassel. Et du coup toute l'intelligence de l'interprétation d'Hubert Koundé et l'empathie pour son personnage qui sert à sortir son pote de la violence semblent vaines...
Un film puissant et efficace grace au réalisateur aux acteurs et au scénario. PLV : Mathieu Kassovitz reste brillant, Vincent Cassel change de tête une fois de plus, Saig Taghmaoui fait carrière à l'international, on peut parler d'une bonne équipe.
Un chef d'œuvre et un film culte du cinéma français au noir et blanc crépusculaire. Kassovitz nous montre la réalité du quotidien de jeunes des banlieues, Il se contente de mettre en lumière trois personnages vraiment attachants car drôle, simple, naturel mais surtout désespéré par leur vie et leur environnement qu'ils veulent fuir à tout prix. Le film suit 3 jeunes après une nuit d'émeutes provoquée par le passage à tabac d'Abdel Ichah par un inspecteur de police. Le film est tellement réaliste que dès que je le regarde une nouvelle fois cela me plonge au cœur des cités en 1995. Ces trois hommes sont jouer avec beaucoup de talent par Vincent Cassel, Said Taghmaoui et Hubert Koundé. Une œuvre importante, qui est aussi le film référence de toute une catégorie sociale et de toute une génération. A voir et a revoir sans modération.
Gros chef d'oeuvre . Je ne pensais pas qu'on puisse faire un tel film sur un sujet de société et d'actualité , une dénonciation sans trop en faire , sans faire passer les jeunes de banlieue pour des martyrs mais en même temps en en mettant en images leur quotidien pas toujours rose , surtout en période d'émeutes . Un mélange exquis entre l'humour et le drame avec de jeunes acteurs bien dans le ton . Merci monsieur Kassovitz .
Aujourd'hui plus personne ne ferait un film comme sa et c'est pour cela que sa relève du chef d'œuvre. Aborder impeccablement on voit les bons et les mauvais cotés de chaque parti ( police contre jeunes de banlieues ). À voir d'urgence.
Un film fort qui a été un électro-choc à sa sortie. La réalisation est énergique et maîtrisée, les interprètes sont tous habités par une rage et un désespoir qui transpire à chaque plan. Un film qui a la fièvre.
Un très grand film, Kassovitz frappe fort pour son premier film et ne fera malheureusement pas grand chose d’intéressant par la suite. Les 3 jeunes sont joués à la perfection avec chacun des idéaux différents et un langage différent. Une fin qui marque les esprits.. du cinéma.
Je reste hésitant concernant l'interprétation de ce film. Visiblement le scénariste nous mène à réaliser une analyse sociétale et nous expose un problème contextuel qui reflète probablement une part de vérité de la vie des banlieues.
Cette histoire ne tourne qu'autour de 3 personnages, elle avance à petit pas pour nous amener vers un questionnement général que l'on ne peut solutionner : à qui la faute ?
Le choix du noir et blanc me semble judicieux puisqu'il cible une époque fixe, époque qui ne pourra qu'évoluer avec le temps.
En vue des péripéties du scénario, le jeu d'acteur me semble plutôt juste.
Film à voir au moins une fois mais pauvre en émotions.