La Haine, deuxième films de Mathieu Kassovitz, le film qui révéla pas mal d'acteur dont l'excellent Vincent Cassel, le non moins excellent Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé moins connu que les deux précédents, bon nombres d'acteurs bien connu maintenant y figurent également comme François Levantal, Benoît Magimel, Vincent Lindon, Edouard Montoute, Philippe Nahon, Karin Viard, Bernie Bonvoisin ou encore Zinedine Soualem, en bref un bon gros casting, enfin maintenant bien sur, à l'époque c’était pratiquement tous des inconnus. Kassovitz nous livre un drame social sur des jeunes de banlieue et leur haine envers la police, un film très bien réalisé et à la mise en scène originale, les plans séquences sont nombreux et vraiment soignés, l'image noir et blanc est très bien choisie, le scénario est lui aussi soigné et très bien écrit, l'histoire est intéressante et décrit bien l'univers de la banlieue. Bon je préviens direct les âmes sensibles à la vulgarité, passez votre chemin car du "nique ta mère" y'en a à toutes les sauces, en même temps c'est la banlieue, ça pourrait passer pour un clicher mais faut pas se leurrer, les joggings et les insultes c'est la banlieue tout craché^^
Avec son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, Mathieu Kassovitz signe une œuvre qui sert désormais de référence. En suivant la journée de trois amis issus d’une cité sensible (Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui), l’histoire dépeint l’univers des banlieues et les tensions qui les opposent aux forces de l’ordre. En prenant fait et cause pour ces jeunes délaissés par la société, le cinéaste expose au grand jour une facette jusque-là méprisée par les institutions. Bref, un sujet traité avec subtilité et humanisme dont l’actualité récurrente prouve l’intemporalité de ce drame fort justement récompensé du César du meilleur film en 1996.
J'aurais mis 1/4. Mais vu l'afflux de 4/4 je me dois de contrebalancer lol. Que dire de ce film ? Je pensais avoir affaire à une véritable analayse de la société, côté banlieue et côté flics. Un vrai truc quoi. Bah non. Déjà le scénario est vide. Un scénario complètement à l'arrache était normal pour ce film, mais là c'est creux, ça sonne faux. Les personnages sont pas assez fouillés, les clichés et les stéréotypes sont présents. L'utilisation du noir et blanc est une mauvaise idée car le film est à chier : l'émotion n'est pas transmise car il n'y a aucune matière !
Trop de longueurs chiantes, trop de dialogues débiles à coup de nique ta mère ... On voit même pas le désarroi des petits jeunes derrière. La fin est absolument aberrante, jai jamais vu un script aussi maladroit. Le flic facho shoote Vinz sans avoir fait exprès. Youhou c'est la fête. Puis Hubert et le flic se tirent dans la gueule.
Absolument con, creux et à chier. Ah si, le seul bon moment du film : le combat de boxe thai qui dure 4secondes.
Il y avait tellement à faire sur un film comme ça ! Je comprends pas la multitude de 4/4. Avec un scénario béton le film serait carrément mondialement culte ou quoi ? Faut arrêter lol !
La Haine est une gifle ou plutôt un coup de poing en plein estomac. Ce film nous montre, à travers une journée de trois banlieusards (un juif, un beur, un black), les affres de la jeunesse, les tentations de haine, les stéréotypes renforcés, la bêtise humaine,... . LA HAINE à toujours un échos, aujourd'hui encore, et c'est pourquoi ce film est un grand film.
D'une nullité affligeante !! on voit pas où on veut nous emmener !! Les dialogues sont d'une vulgarité gratuite !! C'est surjoué , bref c'est pas bon ....
La grande force de « la Haine » est d’être toujours aussi près de l’actualité en dépit de ses années au compteur. Matthieu Kassovitz a parfaitement saisi l’essence même de la déchéance de la jeunesse des banlieues envers la société, en proie ici à des tensions avec les forces de l’ordre, suite à une bavure policière. La différence entre fiction et documentaire est aussi mince qu’une feuille de papier d’où une immersion implacable et saisissante. L’ombre de Scorsese plane sur cette œuvre frontale portée par les excellents Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. La caméra colle intimement aux baskets du trio, accentuée par de nombreux plans-séquences. L’utilisation d’une image noir-blanc est un choix particulièrement judicieux. Un travail admirable a été également effectué sur le montage. Les dialogues sont percutants, non dénués d’humour malgré une trame irréversible et explosive. Que l’on adhère ou non à ce film coup de poing, il reste durablement marquant.
Je comprend, après l'avoir visionné, pourquoi tant de gens parlent de ce film sur la banlieue. N'y cherchez surtout pas un divertissement, il s'agit d'un quasi-documentaire, une immersion totale dans le monde de ces jeunes de banlieues, sans partis pris, une vision très objective, et disons-le, très lucide sur le monde des cités. Ici, pas de manichéisme, seulement une suite d'évènements de la vie presque ordinaire de trois potes de banlieue, qui traîne comme ils peuvent leur désespoir et leur malheur quotidiens, entre arnaques et petites combines, face-à-face avec les forces de l'ordre. Je comprends le talent de réalisateur de Mathieu Kassovitz car l'exercice était périlleux et il évite la facilité de romancer le dure réalité, une vision réaliste, sans effets de style (le noir & blanc y est pour beaucoup), de manière crue. Un film que certains ministres ferait bien de voir, vrai didacticiel de la banlieue.
Un film d'une rare intensité et probablement le meilleur qu'on ai pu faire sur les banlieues, tout y est parfaitement retranscrit , le désoeuvrement , la peur du lendemain , la pauvreté qui conduit aux petites magouilles avant de prendre des proportions démesurées et l'incompréhension grandissante avec tout ce qui réprensente l'état avec son cortège de violences et d'excès de part et d'autres . La réalisation est magnifique et très intelligente , la BO superbe et les acteurs très crédibles , la tension ne cessant de monter jusqu'au constat final réellement saisissant et très inquiétant lorsque l'on sait qu'aujourd'hui plus de 15 ans après le film , celui-ci est plus que jamais d'actualité .
Nul. Un pseudo réalisateur qui n arrive pas à faire un plan correct. Un cassel débutant poussif qui s efforce de parler la langue des banlieues . Ce film n apporte rien aux traditions des zad Il est sur que les scénaristes n'ont pas du aller dans ces zones À regarder sur tf1 avec une pizza truc
Ce film est à mon goût une incitation à la haine. Des "jeunes" qui parlent mal et agissent mal d'accord, mais les montrer durant plus d'1 heure c'est franchement très lourd (à supporter)... Violent autant dans le language parlé que dans le visuel, ce film fait pratiquement l'apologie de la violence...
Une étoile pour les 3 premiers quarts d'heures intéressants, le reste c'est zéro pointé avec à la fin un flic qui tue le jeune sans aucune somation ni rien et en plus qui sourit à moitié, non mais bonjour la crédibilité!! Un film lourd et trop long qui part en cacahuète dès la fin des 45 premières minutes! RIDICULE et c'est considéré comme culte?!
Dommage que le scénario soit maladroit, et le sens critique si faible. Ces voyous sont tellement impliqués dans n'importe quoi partout où ils passent, qu'on ne peut les comprendre encore moins s'y attacher. La fin est trop fabriquée, c'est pas crédible et maladroit. Dommage, donc, même si la réalisation est efficace. 2
Excellent film traitant de l'exclusion sociale dans les banlieues. En lisant les commentaires négatifs des allocinéens, je m'aperçois avec stupeur qu'il existe deux types de personnes : ceux qui pensent qu'il s'agit d'un gros cliché ou bien que le film est manichéen et ceux qui méprisent et dénigrent complètement ces personnes violentes, vulgaires et sans avenir.
Bien loin de tous ces clichés, le film a le mérite de dénoncer un état de fait bien trop sous-estimé. Le film n'a pas pris une ride, et c'est ici qu'on se rend compte que les politiques de sécurité intérieure n'ont jamais eu d'impact sur l'avenir des cités. On voit bien le gouffre, entre d'un côté, ces trois jeunes lambda d'une cité difficile et abandonnée par tous, pauvres, vulgaires, sans éducation, qui volent, qui sont violents et qui rêvent d'un avenir meilleur et d'être compris et acceptés par la société. Quand Hubert a encore de l'espoir et est le mieux intégré (et intègre), les deux autres sont foutus et leur destin est déjà scellé spoiler: (mais la flamme d'Hubert va s'éteindre au moment de l'interrogatoire de police) .
Ce film a aussi l'intelligence d'aborder toutes les relations entre les jeunes et les "autres" d'une manière très réaliste. Les médias, les policiers qui comprennent le problème, les policiers qui profitent de leur statut pour montrer leur autorité de manière illégale, la puissance publique (le maire), les autres personnes de la cité (jeunes, vieux, commerçants), les parisiens, les autres déliquants (les Skins
Maintenant, on sait très bien que tous les jeunes de banlieues ne sont pas comme ça. Le film insiste simplement sur l'abandon de ces cités dangereuses, l'ennui des jeunes qui ne trouveront jamais de travail légal, l'empreinte continuelle de la "violence" (salle de boxe, histoires de jeunes, les CRS) et les étapes vers la haine. Le plus intègre sera finalement celui qui débordera. Et devant tant d'incompréhension, le fossé est définitivement refermé.
Très beau film de Mathieu Kassovitz (le seul d'ailleurs, ces autres longs-métrages étant vraiment des daubes) avec de très bons acteurs. Peut-être pas le meilleur film français des années 1990 mais il a voulu faire bouger les choses et montrer au grand public les deux côtés de la Haine. D'importantes réformes ont eu lieu depuis, tant en matière de garde à vue (même si tout est loin d'être parfait) que d'insertion sociale.