25 ans plus tard, La Haine de M. Kassovitz est toujours d'actualité, le ton a à peine changé, la désinvolture et l'ennui sont toujours partie prenante des cités, les violences policières et contre la police continuent, 25 ans plus tard, La Haine ressort et distribue toujours des claques. Ce noir et blanc, ce ton réaliste et cette tension continue n'ont pas pris une ride. La Haine a une timeline d'une journée, grosse journée, une journée de chaos, de rires, de violences et de philosophie, Kassovitz y dévoile sa vérité sur la cité avec bon nombre d'interrogations et beaucoup de choses à dire. On y suit le quotidien de 3 jeunes de la génération black/blanc/beurre au lendemain d'une nuit d'émeute suite à une bavure policière. Le ton est souvent léger entre ces trois "paumés" en mal de sensations, le parler "cité" agace mais est authentique et Kassovitz met un point d'honneur à donner le plus de réalisme possible à son métrage. Beaucoup de messages à saisir donc mais surtout la découverte de Vincent Cassel dans ce rôle culte taillé pour lui, il inonde l'écran de talent à chacune de ses apparitions et contribua énormément au succès du film à mon sens, Koundé et Taghmaoui sont bons également mais sans commune mesure avec lui. La mise en scène coup de point quand à elle nous laisse sans voix une fois l'heure et demie écoulée, cinématographiquement parlant, Kassovitz a fait un travail exemplaire, dommage que comme souvent avec lui, le fond soit à charge ... mais bon, c'est son point de vue et il le défend. La Haine agace, prend aux tripes et reste un monument des années 90, toujours plaisant et marquant à revoir. Une franche réussite.
Un sujet grave traité avec beaucoup d'humour, ce film est d'autant parfait qu'il a lancé la carrière de deux grands noms du cinéma français : Les mythiques Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz.
Ce film n'a pas de défaut, la satire est bien faite, les partis pris justes, l'humour fonctionne...
Revu sur grand écran aujourd'hui. Un film toujours aussi impactant, 25 ans après sa sortie, notamment grâce à une mise en scène inventive et maîtrisée de bout en bout, ainsi qu'un casting impeccable. Et l'histoire d'un constat : 25 ans après, pas grand-chose à changer, au contraire.
Alors que les projets de cinéma étudiant pulule sur les groupes Facebook de la toile française. Leur source d'inspiration reste indémontable inimitable et surtout Merveilleux. Cette oeuvre méga culte semble ne pas pouvoir être remis en question sur n'importe quel point. Et je pense que c'est vrai. La haine est un monument. Que ce soit pour sa position dans l'histoire du cinéma ou même dans son pure objet filmique. Bon dieu que ce film est marquant dans ce qu'il construit. Des idées de mise en scène et de montage souvent très bien et parfois juste Génial, comme disait l'autre. Des acteurs que l'on peut ne pas apprécier mais sûrement très à tort. Une photo magnifique et que sais je encore. C'est un film et mon préféré du cinéma français. Du moins pour l'instant. Profitons du fait qu'il soit toujours autant d'actualité comme prétexte pour allé le revoir en salle.
Un film culte, un film référence, dans lequel il faut le replacer dans son contexte de l'époque. Mais au final, 25 ans après, qu'est-ce qui a réellement changé sur le fond ?... UGC a reprogrammé la diffusion de La Haine pour l'anniversaire de la sortie du film, que je n'avais donc jamais vu sur grand écran. Si le son et mixage souffrent de quelques problèmes sur certaines répliques et dialogues, rien à redire sur le reste. Un film toujours aussi poignant, tant à l'image qu'au scénario. On vit littéralement la journée de 3 jeunes de cités, et en parallèle la révélation de 3 grands acteurs, Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et Hubert Koundé. Belles prestations, des scènes cultes et mémorables, et des instants magiques de relations entre les personnages via le dialogue qui paraissent tellement naturels et fluides (la scène de la coupe de cheveux raté, la scène de jeu du miroir de Vinz, etc). La mise en scène est belle, l'utilisation du noir et blanc (choisie après coup) est une brillante idée, mais c'est certainement la conclusion qui donne le dernier coup de poignard permettant d'élever le film au rang de l'un des meilleurs films français sur la thématique banlieue, rejoint récemment par Les Misérables qui reprend pas mal de code du film par ailleurs, notamment sa conclusion ouverte, similaire (mais moins partie prenante que dans La Haine) ! Un film qui a eu un terrible écho lors de sa sortie, et qui, 25 ans plus tard, est toujours aussi vraie. Rien que le fait que ce film traverse les générations sans en perdre de sa grandeur, tant sur la forme que sur le fond, est la marque d'un grand film français. MERCI encore pour ça.
Tres Bon film, j'ai pris l'occasion de sa ressortie en cinéma pour le découvrir. Présentant une triste réalité encore d'actualité 25 ans après, ce film est un classique du cinéma français et je le recommande fortement.
Inspiré d'un effroyable fait divers, à savoir une bavure policière aux circonstances floues qui envoie un jeune homme au service réanimation et un policier derrière le banc des accusés. Et les frères de la victimes de promettre de tuer un policier, pour "équilibrer la balance"... Mais comment peut-on en arriver à tant de haine ? Peut-on apprendre à haïr sans raison mais avec conviction, et plus important encore : peut-on sortir de ce cercle vicieux ? La Haine répond à toutes ces questions (inquiétudes) d'une société qui préfère regarder ailleurs en temps normal, et s'offusque le soir devant le JT. Vince, Saïd et Hubert sont donc trois jeunes que l'on suit dans un" planning " d'une journée remplie par le vide, l'ennuie, l'impression de ne servir à rien et d'être rejeté, et évidemment de son lot de bêtises et violences, pour passer le temps... Le film est d'une rare virtuosité dans sa mise en scène (souvent dictée par le manque de moyens !), dans un noir et blanc restauré de toute beauté pour la rediffusion des 25ans en cinéma. Les acteurs sont excellents, on rigole et l'on se laisse surprendre par la violence en l'espace de quelques secondes, on se délecte des situations cocasses (l'ami Darty, l'exposition d'art contemporain ponctué des remarques "c'est affreux" de Saïd...) et évidemment on retient la musique du DJ qui envoûte le temps d'une scène, surtout que le générique est silencieux, pour nous forcer un peu plus à nous taire et à percevoir cette haine que l'on fuit au quotidien. Ingénieux, drôle et tragique en même temps, La Haine survole l'exercice des dialogues, brillants.
Critique avec éléments spoiler: Pour commencer, La haine est un si ce n’est le film français le plus culte des années 90 en France et à l’internationale. Poussé par son trio d’acteur incroyablement juste, dans quasiment toute la longueur du film avec certains dialogues époustouflants et une improvisation hors du commun pour ce trio d’acteurs encore méconnus à l’époque. Cependant l’attachement que l’on peut ressentir envers Vinz et ses camarades n’est pas seulement du à la qualité de leurs jeux mais aussi à la fantastique mise en scène et la photographie répété du plan séquence qui nous aide à nous approcher dès le début du coté intimiste que l’on peut ressentir envers le trio et tout particulièrement Vinz notamment car en premier lieu on participe à son rêve mais aussi parce qu’ensuite nous nous retrouvons dans sa chambre où nous sommes complètement immergés dans son univers avec les posters que l’on peut voir, les paires de basket,... Justement continuons sur Vinz, j’ai pu remarquer à plusieurs reprise qu’une perpétuelle évolution a lieu au niveau de son imaginaire qui devient de plus en plus réel par exemple on peut voir qu’au début Vincent Cassel tire avec ses mains sans détonations, puis lors de la scène suivante où il imite encore un pistolet avec ses mains mais cette fois si une détonation arrive, ensuite on découvre qu’un réel pistolet apparait mais sans tire puis pour finir le pistolet tire vraiment comme il avait imaginé faire au début du film avec ses mains. Maintenant parlons du sujet principal de ce film qui n’est d’autres que « La haine ». D’ailleurs je tiens à souligner la bonne idée du réalisateur et de tout l’équipe d’introduire La haine dans un premier temps avec les images d’archives et d’affrontement entre les CRS et les militants qui veulent « justice pour Abdel » ce fait permet de nous sentir plus concerné par « La Haine » des deux partis. Par ailleurs, on peut interpréter leur rejet de la société parisienne par le floutage de l’arrière-plan lorsqu’ils se trouvent en ville puis quand ils sont dans leur quartier tout l’arrière-plan redevient net. Bien que ce film a pour but de dénoncer certains actes et non de être haineux envers les politiques, il nous incite malgré tout à avoir un penchant du côté de la cité, ce qui est totalement normal, car c’est le but recherché, cependant encore une fois la prestation des acteurs n’y est pas entièrement responsable, l’aspect convivial qui nous invite à y participer est déjà introduit dès la première scène avec la vieille personne qui interpelle Saïd entrain de crier sur la petite sœur de Vinz puis cette aspect de « petit village » sera encore mis en avant de nombreuse fois (barbecue,...). Et pour finir en beauté sur le sujet principal qui est la haine, il faut dire que La haine est parfaitement mise en scène des 2 cotés autant par la police et les parisiens que l’on peut voir notamment grâce à l’usage du noir et blanc ou lors de la scène de la galerie ou alors quand Saïd et Hubert se font torturé par 2 policiers mais aussi du côté du trio principal où l’on peut voir une dégradation de leur respect envers les gendarmes au commencement le non-respect était dans la parole (on peut d’ailleurs voir que dans une scène il baisse la tête en croisant les forces de l’ordre), ensuite la parole est dite devant eux, puis plus le film avance plus les agissement sont de plus en plus violent pour à la fin arrivé à une réelle confrontation et c’est à ce moment-là que la phrase « la haine entraine la haine » prend tout son sens. D’ailleurs ce dénouement est pour moi, l’un des meilleures de l’histoire du cinéma, de part le choc et la tristesse que cet acte a générée en moi, puis par le message fort d’une société en détresse que Kassovitz veut transmettre. Et encore un autre point que j’ai particulièrement aimé, dans cette scène finale, c’est qu’on comprend que chacun à son rôle à jouer dans le film. C’est-à-dire que jusqu’au dernier plan je ressentais un sentiment d’inutilité envers Saïd mais tout changea lorsqu’à la fin je me suis rendu compte que cette journée, nous l’avions vécu du point de vu de Saïd car on peut voir que l’on commence l’histoire avec Mr Taghmaoui qui ouvre les yeux puis nous quittons l’œuvre avec cette même personne qui les ferme. Voilà, ce n’est qu’un détaille inintéressant pour certaines personnes, mais je trouve personnellement qu’au final ce fait change radicalement la donne. Avis général (sans spoil) : Bref, bref, bref comme vous l’auriez surement deviné cette œuvre remplie d’idée très intéressante est l’une de mes favorites à tout jamais pour ses idéologies, sa technique époustouflante, son véritable culot pour l’époque qui lui a valu de nombreuses critiques et une des meilleures mises en scènes que je n’ai jamais vues. Encore, un grand classique à voir de toutes urgences si ce n’est pas déjà fait !
Je n'ai découvert ce film que très récemment et si je devais choisir un seul mot pour le décrire ce serait "impactant". L’ambiguïté des personnages des "deux camps" est très bien mise en scène et le travail sur la réalisation est vraiment très bon. Et que dire du final qui nous laisse tout simplement abasourdis. A voir et à revoir ! 12/06/2020
Pour moi ce film est tout simplement est un chef d'oeuvre... La réalisation de Mathieu Kassovitz me marquera longtemps je pense, certains plans sont incroyables, je pense à la scène devant le miroir et à la fin du film. Vincent Cassel est vraiment excellent dans ce film qui a lancé sa carrière pour de bon mais il faut aussi parler de Saïd Taghmaoui, Hubert Koundé et j'ai adoré aussi Vincent Lindon qui est très bon ! A voir absolument, sous aucun prétexte ! (rien que faire cette critique me donne envie de le revoir...)
Bouleversant. Un reflet et une critique de la société, toujours d'actualité 25 ans après la sortie du film. Le film est poignant et porté par ses acteurs incroyables. La vie morne et dure que mènent ces jeunes est reflétée par le noir et blanc et souligne le côté dramatique de leur vie. Un chef d'oeuvre tout simplement.
Tout commence avec la fameuse rengaine d’introduction (“C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages (...) jusqu’ici tout va bien (...) mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage”). Puis on est immédiatement mis dans l’ambiance, sans préambule, on débarque dans une cité, après une nuit d’émeutes au cours de laquelle un jeune de la cité a été passé à tabac et est entre la vie et la mort, un policier a aussi perdu son arme au cours de la nuit. On suit la journée de 3 amis : Vincent, Hubert et Saïd. Chacun survit comme il peut dans la cité, avec ses espoirs et ses illusions. J’avoue avoir mis une vingtaine de minutes à être embarquée avec les protagonistes, car on arrive dans le film brutalement, mais c’est justement ce qui fait sa force au final. Il y a de l’humour avec Saïd qui collectionne les gaffes et les petites embrouilles. Le personnage d’Hubert est lui, très touchant, il est calme, réfléchi, respecté et aimerait quitter cet endroit pour s’en sortir, mais pour le moment, pour aider sa famille il trempe dans des petits trafics. Et puis, il y a Vincent, le plus souvent agressif, il aimerait devenir quelqu’un, un dur, qu’on respecterait. En attendant, ils sont tous dans la même galère et partagent, avec la police, cette haine réciproque. Les images qu’on voit sont parfois très dures, elles traduisent pourtant une réalité, même aujourd’hui encore. 25 ans après, l’histoire est toujours d’actualité. La violence et le quotidien de ces jeunes sont mis en évidence par une façon de filmer brutale, mais malgré tout très esthétique. C’est un film marquant, touchant, qui fait réfléchir sur la façon dont la haine des uns alimente celle des autres, même pour ceux qui ont la meilleure volonté du monde.
Filmé en 1995 pour dénoncer la situation de la banlieue... Malheureusement toujours d'actualité... Au delà du message, ce film est d'une très bonne facture et d'une grande pureté. Il a révélé au public des acteurs de talent et un bon réalisateur...
La vision de la cité via Mathieu Kassovitz précurseur il y a 25 ans..devenu hélas trop actuel..film coup de poing précurseur du collectif de banlieue Kourtrajme.. Intéressant pas son côté social et dans un contexte actuel toujours véridique à voir comme un documentaire..