La Haine
Note moyenne
4,1
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875 critiques spectateurs

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354 critiques
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 juillet 2017
Alors comment dire que je viens de perdre 1h20 de ma vie ... Les seuls bon moments du film sont le début et la fin, spoiler: le moment où l'on voit les deux personnes qui sont prêtes à se tirer dessus et où l'on entends la détonation puis le citation
. L'idée était vraiment bien mais elle est vraiment très mal développée, c'est dommage.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juillet 2017
Durant tout le film, j'ai eu du mal à comprendre pourquoi "La Haine" était autant rentré dans la culture populaire française. Pourquoi 22 ans après, il restait un film culte. Et puis, dans les dernières minutes, c'est là que j'ai compris : le film bouillonne durant la quasi totalité de sa durée pour n'exploser que dans les 10 dernières minutes (et encore, je suis gentil).

C'est là où je comprends à la fois ceux qui l'adulent et ceux qui le trouvent moyen. C'est simplement une question de ressenti : soit on trouve que c'est du génie, que ça nous malmène et que ça nous met une grosse claque à la fin et du coup on lui met une bonne note soit on trouve que ça nous agace fortement et que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Je me situerai dans cette deuxième catégorie.

"La Haine" m'a en effet tapé sur le système pendant le plus clair du film. Pourtant j'ai tenu à aller jusqu'au bout pour comprendre l'engouement autour de ce film. Je suis donc passé outre les sensations désagréables et le mal de crâne donné par ces personnages qui s'agressent sans cesse. Mais, même à la fin, le goût amer est resté. Dans ma perception des choses, ça a gâché mon expérience ciné.

Cela explique la note moyenne que je lui donne. Je ne souhaite pas lui donner non plus une mauvaise note car techniquement, c'est un beau film. Mathieu Kassovitz a fait du bon boulot et a osé tourner en noir et blanc à une époque où cela pouvait être compliqué de monter un film sans couleurs et avec un tel thème.
De même, il a réussi à nous immerger dans le quotidien (un peu inhabituel à partir de la 2nde partie du film quand même) de ces jeunes d'une banlieue difficile. On sent un amour du réalisateur ou du moins un regard bienveillant pour ces cultures urbaines et pour ces jeunes désœuvrés. On en pense ce que l'on veut mais on ne peut pas nier que le réalisateur a un tel regard sur ce sujet.

Bref, j'ai vu "La Haine" mais, même si je le comprends, je ne partage pas l'engouement autour de ce film. Il a d'incontestables qualités mais les défauts sont si importants qu'ils gâchent mon expérience ciné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2017
le meilleur film français jamais réalisé un vrais classique tout est au top que se soit les roles mérveilleusement bien jouer ou le scenario tres bien chercher rien a dire ... la seul critique q'on pourrait donné a se chef-d'oeuvre est son coté caricatural mais en realité c'est se qui fait le charme du film
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2017
Une chronique de la banlieue française qui s'avère être aussi une satire sociale d'un pays qui se déchire entre ses autorités et sa classe la plus populaire. Terriblement contemporain.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2017
Un regard ni condescendant ni complaisant sur la banlieue pour un film marquant au rythme soutenu (bien que soit mis en scène le désœuvrement de cette jeunesse) et au casting remarquable (intense Cassel, déroutant Levantal, touchant Taghmaoui...). Sans didactisme Kassovitz (au caméo maîtrisé) dresse un portrait émotionnel, social et familial de personnages esseulés et dépassés. A voir par tout cinéphile, engagé ou non.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2017
L'aventure de trois jeunes de banlieue. Beaucoup de têtes connues dans le film lors de courtes scènes. Il y a d'excellents passages entre la roulette russe, les changements d'attitude de la police en fonction des quartiers, le fameux "Astérix" et beaucoup d'autres scènes plus ou moins légales. L'aventure en noir et blanc apporte beaucoup de cachet et de crédibilité au film. La reprise par VIncent Cassel devant le miroir du "c'est à moi que tu parles ?!" inspirée de "Taxi Driver" est ici, si vous l'avez cherché. Une distraction d'environ 24 heures de la vie des jeunes sans pause et nous intéressant réellement aux relations de la police et des jeunes. Le final est terrible.
Pauly D.
Pauly D.

60 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2017
Film choc, Vincent Cassel au top ! La banlieue qui est décryptée dans ce film n'a en fait pas changée du tout. On change de représentant politique mais rien ne change dans notre pays. Ce film culte est donc intemporel, vraie et fort!
"Le plus dur n'est pas la chute c'est l'atterrissage", phrase emblématique qui reflète bien l'histoire qui se déroule ici!
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2017
Véritable film coup de poing lors de sa sortie en 1995, "La Haine", 20 ans après sa sortie, fait partie de ces films cultes qui n'ont pas pris une ride. Mathieu Kassovitz effectue un choix judicieux en réalisant son film en noir et blanc. Il nous sert une photographie instantanée de la société française juste et impitoyable, en racontant la virée de trois jeunes de banlieue qui s'ennuient, que la société rejette. La dramaturgie est simple et efficace. L’action se déroule pendant vingt quatre heures, l’heure étant indiquée de façon aléatoire, avec une première partie en banlieue et la seconde à Paris. N’ayant pas les moyens de filmer en couleurs comme Mathieu Kassovitz le voulait, le choix du noir et blanc donne un caractère très urbain, graphique, permettant ainsi de se distinguer du film réaliste à la française. La banlieue est fantasmée par l’esthétique et la mise en scène avec de nombreux plans séquences. Le jeune réalisateur aime le cinéma américain et le revendique par une technique totalement maîtrisée. Les trois protagonistes, le juif, l’arabe et l’africain, ne sont jamais définis par leur origine, donnant une dimension universelle. La violence est omniprésente dès le générique, avec le montage d’émeutes, de pavés lancés, de bombes lacrymogènes et de rangées de CRS. La banlieue spoiler: s’embrase car Abdel Ichah est à l’hôpital suite à une bavure policière
. Le point de vue du réalisateur est ouvertement du côté des jeunes contre la police. La caméra suit les trois amis dans ces allées, elle survole les immeubles pour mieux montrer l’enfermement au milieu de ces tours. La violence vient surtout de l’extérieur, d’être “enfermé dehors”, de ce slogan publicitaire en référence spoiler: à Scarface “le monde est à vous” que Saïd par un coup de bombe de peinture s’empare pour remplacer le “vous” par “nous”
, d’un système qui oblige à ne pas rater le dernier RER. La violence devient alors instinctive, et caméra à l’épaule, en suivant ces trois protagonistes, on fait des rencontres explosives. La première partie montre le bouillonnement créatif par spoiler: les graffitis et la danse, caméra au sol sur des silhouettes qui tournent, s’élancent, retombent et s’envolent
. La musique est toujours extradiégétique et contre toute attente n’est pas très présente sauf ce DJ set de Cut Killer d’un appartement mixant NTM et Edith Piaf. Mais le battement de cœur de ce film, c’est le langage. Il rythme les pas et les mouvements de caméra et donne une musicalité tellement ça fuse. On parle plus qu’on agit. Vinz veut se venger, Hubert tente de le raisonner mais finalement le passage à l’acte ne se fera pas comme prévu. "La Haine" est avant tout un ressentiment. La parole et le regard sont les deux thèmes du film. Une scène le montre particulièrement, spoiler: lorsqu’un policier les regarde se faire humilier par ses collègues mais reste muet. Il semble choqué par ces pratiques obscènes mais ne parle pas. Au contraire, lorsque que Vinz veut tuer un skinhead, c’est la parole d’Hubert qui le sauve
. Le film est intemporel et toujours en lien avec le contexte social actuel. Les rapports entre les forces de l'ordre et les jeunes des cités sont filmés sans aucun manichéisme. L'heure de la journée ponctuant le déroulement de l'action renforce également la tension dramatique... Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui restent mémorables dans leurs prestations et sont représentatifs d'une jeunesse sacrifiée. Bref, c'est probablement un des meilleurs films français des années 1990. "La Haine" est devenu le symbole d’une génération et peut aujourd’hui être considéré comme l’un des meilleurs films français de ces vingt dernières années. Lorsqu’on fait la liste des œuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma par des qualités scénaristiques, une mise en scène originale, la découverte de nouveaux interprètes talentueux, un point de vue radical, elles ne sont pas nombreuses, et "La Haine" fait justement partie de ces rares films, en plus d'être un film très noir, violent, pessimiste; c'est vraiment un film qui prend aux tripes, un vrai film "coup de poing". "La Haine" est un film culte dès sa sortie en salles, succès auprès du public et de la critique, il est devenu un objet social et médiatique. Les différentes polémiques firent oublier l’essentiel : un film fait par des jeunes qui ont tout donné, avec trois illustres inconnus, qui se moquaient de rentrer dans le système d’un certain cinéma français à Césars, simplement efficace et puissant, paradoxalement drôle, noir, violent, pessimiste et finalement poétique. Un vrai petit bijou du cinéma français
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2017
Tout est brillant dans cette 2ème réalisation de M. Kassovitz. Le rendu visuel et la mise en scène magnifient le réalisme avec lequel est filmée cette société en périphérie. L'histoire de Vinz, Saïd et Hubert, des personnages à la fois drôles, vrais, touchants, sincères, est marquante, percutante et ne laisse pas indifférent...
La B.O est géniale et classique pour toute personne particulièrement sensible à la musique urbaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2017
Attaché aux personnages dés la 1ère minutes, Kassovitz fait voler sa caméra autours d'une chute dramatique et si touchante, de trois hommes qui se répètent en boucle. "Jusqu'ici tout va bien". Le réalisateur tient le spectateur avec la nudité de la rue, comme si elle était à elle seule le seule personnage du film capable de faire des choix. Chef d'œuvre
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2017
Mathieu Kassovitz nous fait vivre 24 h avec 3 jeunes vivant en Banlieue parisienne Vinz , Hubert et Saïd. Les 24 heures se passent après une nuit d’émeute. Une colère provoquée suite à l’interpellation musclée d’un jeune du quartier, gravement blessé par la police. La haine c’est le sentiment que les jeunes des cités ressentent face à l’injustice et la présence des CRS en bas de leurs immeubles. Vinz, la grande gueule du trio, veut se venger en tuant un policier. Tout au long du film, il va fantasmer son geste. Cette jeunesse est sans emploi et sans activité. Au sein du trio, Seul Hubert, jeune boxeur, est impliqué dans l’action associative du quartier. Hubert qui va voir la salle d’entraînement qu’il a créée complètement ravagée par les émeutiers. Les combines et les trafics sont leur quotidien. Ils ont leurs codes et leur langage. Cette nuit d’émeute va changer leur vie.

Les 24 heures filmées par Mathieu Kassovitz filent lentement. L’heure apparait régulièrement fixant la lenteur et confirmant l’ennui et le désoeuvrement du trio. Vinz, Hubert et Saïd trainent dans la cité, puis à Paris. Ils s’ennuient, attirent les flics, s’engueulent, se battent. La tension est palpable. A plusieurs reprises, on imagine le pire. Le réalisateur nous tient en haleine jusqu’au bout ( La superbe fin et le regard de Saïd ). Mathieu Kassovitz nous offre des scènes magnifiques, sublimées par le noir et blanc. Le cinéaste sait nous émouvoir, nous faire réfléchir, et nous faire rire sans jamais nous faire la morale

Les personnages sont attachants. Vincent Cassel, révélation du film, est magnétique. Dommage pour les deux autres acteurs même si ils sont excellents. Même chose pour les seconds rôles ou l’on retrouve des acteurs prestigieux comme Vincent Lindon.

Hélas, le film aborde des sujets encore d’actualité. La seconde partie est franchement plus réussie

A voir ou à revoir sans modération
Jean-Philippe L.
Jean-Philippe L.

9 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Superbe composition de Vincent Cassel dans une histoire banale et tragique qui demeure percutante 30 ans aprés
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2016
Inspiré d'un fait divers s'étant passé en 1993 - l'histoire de Makomé M'Bowolé, tué d'une balle dans la tête par un policier lors de sa garde à vue dans le XVIIIème arrondissement - La Haine nous amène au coeur des émeutes fiévreuses dans les banlieues parisiennes, et suit sur le vif la journée de trois "amis", issus de trois minorités ethniques différentes de la société: il y a Hubert le Black, Vinz le Blanc et Saïd le Beur. Reposant donc sur une histoire vraie, s'inscrivant à l'époque (1995) dans l'actualité la plus brûlante du moment, restituant sans fard le "verlan" vif et à moitié compréhensible de ces trois figures (Hubert, Vinz, Saïd) de la banlieue, La Haine lorgne inévitablement vers le documentaire - d'ailleurs en 2008 il a été diffusé sur "La Chaîne Parlementaire" en tant que tel.

Mais plus encore qu'un simple enregistrement d'une réalité sociale (les émeutes, la rixe entre flics et voyous), La Haine est peut-être avant tout à comprendre comme un appel d'urgence, un appel à l'éveil, au réveil: autrement "Il faut faire quelque chose!". Ce film de Mathieu Kassovitz, légitimement auréolé du prix de la mise en scène à Cannes en 1995, se veut un choc, une claque pour réveiller une société endormie et engourdie. Il faut voir que ça va mal et en déduire les conséquences nécessaires.
Les cartons d'intertitres indiquant quelques horaires phares de cette dite journée - 10h38, 20h17, 0h33, 06h01 - octroient par ailleurs une intensité dramatique supplémentaire à cette histoire, qui menace à chaque moment de virer au cauchemar, depuis que ce pistolet, ce Smith & Wesson 44 chromé se trouve dans les mains de Vinz, que la possession d'une arme à feu surexcite, au point qu'il rejoue la scène de De Niro dans Taxi Driver dans sa salle de bain: "C'est à moi que tu parles? C'est à moi que tu parles?". Ce minutage consciencieux à la seconde qui accompagne le film fait a quelque chose de menaçant. Il fait penser à un compte-à-rebours.
À la fin du long-métrage, un face-à-face fiévreux et intense filmé dans un sublime noir & blanc, juste après la mort de Vinz, la voix-off de Kassovitz elle-même nous prévient: "C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse, pour se rassurer, jusqu'ici tout va bien. L'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage."
Toto INF
Toto INF

42 abonnés 555 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2016
Un film volontairement en noir et blanc, à mi-chemin entre le documentaire, la comédie et le drame.

Portés par des acteurs saisissants par leur jeux si réels, une bande de potes, touchante par sa solidarité, nous fait vivre son quotidien dans une cité au lendemain d'émeutes. Il n'y a qu'à voir quand ça part en embrouille, et que les esprits s'échauffent, pour voir le jeu d'acteur incroyable, ainsi que le lien qui unit les personnages.
Les plans de caméra sont longs et servent à merveilles le propos et l'ambiance angoissante du film. On stress à quant à ce qu'il va arriver aux personnages principaux, jusqu'à l'apothéose finale !

Des messages et des enseignements portés à l'écran à la perfection, une cité dédiabolisée en quelques sortes, et une magnifique critique d'un système qui en a laissé, en laisse, et en laissera trop sur le carreau.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2016
Récompensé par le César du meilleur film de l'année, le second long-métrage de Mathieu Kassovitz permet de donner la parole à des personnages pour qu'ils s'expriment à cœur ouvert.
Une banlieue parisienne connaît une nuit d'émeute après qu'un jeune s'est fait tabasser par la police lors de son interrogatoire. Le lendemain, trois amis, Vinz, Hubert et Saïd vivent 24 heures qui vont changer leur vie à jamais...
La réalisation est très réussie : un bon cadrage, une mise en scène originale et des prises de vue élaborées.
Le scénario est bien écrit, malgré quelques longueurs, et il capte jusqu'à la fin qui est parfaite. Les personnages sont très bien écrits et attachants et les acteurs qui les interprètent sont excellents. Les dialogues collent très bien aux personnages.
Le directeur de la photographie Pierre Aïm (qu'on peut retrouver dans le très bon J'ai toujours rêvé d'être un gangster) signe un nouveau noir et blanc magnifique, très soigné et propre, avec une très bonne utilisation de la lumière.
Le montage est plutôt bon, il est vif mais reste lisible. Il apporte beaucoup de vie au film. On pourra reprocher des plans parfois trop longs.
Les décors ne sont pas très beaux mais sont une part importante dans le film, tout comme les costumes, simples et efficaces et une très bonne utilisation de la musique.
La haine est un film choc mais également d’une grande beauté.
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