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Nyns
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4,0
Publiée le 11 mars 2015
20 ans après sa sortie, la Haine n'a pas pris une ride. Ce qui est plutôt un constat douloureux, si l'on considère que la situation n'a pas changé, ni évolué. Film précurseur, il reste néanmoins la référence du genre, tant dans les esprits que sur l'écran. L'immersion dans les cités donc, se fait avec beaucoup de réalisme puisque le rendu fait plus documentaire que fiction : la clé de la réussite du film, à mon sens. Malgré que Mathieu Kassovitz n'ai choisit que ces deux couleurs pour l'illustrer, tout n'est pas tout blanc ou tout noir, La Haine en quelque sorte fait réfléchir, sans que l'on se sente "forcé" d'avoir tel ou tel jugement. Les trois protagonistes, qui empruntent le prénom de leur acteur respectif, forment un trio très complet ou chacun y joue son rôle. Vincent, le sanguin, est le plus énervé de la bande, l'agressivité est sa vraie nature, mais sa prétention est au dessus de ces capacités, on pourrait voir en lui la lâcheté au final. Saïd, le volubile, est le bon copain locace qui peut parfois s'avérer agaçant, mais n'en demeure pas moins très attachant. Hubert, le réfléchi, incarne la sagesse du trio, plus posé et mâture que ces deux amis, il sait aussi être très réactif et est toujours présent en temps utile. On suit donc les aventures de ces trois là. L'hospitalisation d'un des gars du quartier suite à une bavure policière est le ciment du récit. La ligne directrice de l'intrigue. La Haine n'est pas à prendre au second degré, elle dépeint avec froideur de bien tristes réalités sur notre société. Jusqu'ici tout va bien.
Le film phare de Kassovitz n'a pas usurpé son statut de culte et reste 20 ans après sa sortie un véritable coup de poing, probablement plus encore qu'avant d'ailleurs étant donné qu'en 20 ans rien n'a changé, tout ce que le film raconte est encore aujourd'hui parfaitement d'actualité et ancré dans notre société (jusqu'à la réplique sur les LePen, c'est dire). Certains reprochent au film de se ranger du côté des jeunes de banlieue en les plaçant comme victimes et en pointant du doigt les policiers comme les méchants de l'histoire, ceux-là feraient bien de revoir le film, en entier cette fois et sans fermer l’œil. Le film se place du point de vue des caïds mais n'en fait pas des enfants de chœur pour autant: ils ont la frappe facile, volent des voitures, s'emportent pour des broutilles et surtout rangent aussi tous les flics dans le même sac, quand bien même certains font juste leur boulot sans méchanceté, voire avec compréhension. Même Hub, la voix de la conscience dans le trio, reste un branleur, tout ça rend les personnages humains et le discours du film d'autant plus marquant. Quant aux acteurs eh bien ils ne jouent pas, du moins c'est l'impression que j'en retire. Ils sont leurs personnages, et il n'y a absolument aucun faux pas dans l'interprétation unanimement naturelle. Tout cela contribue à donner au film ce réalisme qui fait que l'on en vient parfois à se demander si l'on est en face d'un film ou d'un documentaire, sans compter la mise en scène ponctuelle et discrète mais diablement efficace,. Aussi, je suis étonné d'apprendre que le film a été originalement tourné en couleur, vu à quel point l'usage du noir et blanc est impeccable. Enfin, la dernière phrase restera dans les esprits longtemps après le générique de fin. "La Haine" fait partie de ce que le cinéma Français a offert de meilleur, chapeau bas.
Le temps passe et les films cultes de notre jeunesse perdent parfois de leur éclat. Et c'est un peu le cas de "La Haine" de Mathieu Kassovitz - que l'on croisera en skinhead vers la fin du long-métrage. La réalisation en noir et blanc est efficace et cohérente, à tel point que l'on pourrait parfois lui reprocher d'être caricaturale (l'équipe de TV, l'interrogatoire, etc...). Par contre, l'ennui des cités est vraiment bien illustré lors de séquences parfois saugrenues. La BO du film est excellente, avec notamment cette scène où DJ Cut Killer, aux platines, nous gratifie de son mythique "Assassin de la Police". Les trois acteurs principaux sont plutôt bons, même s'ils surjouent parfois, m'enfin bon, c'était le ton de l'époque... De nombreux seconds rôles de luxe venant compléter le casting. "La Haine" est au final un film relativement violent - mais pas tant que ça après tout -, relativement drôle aussi, et il y a même quelques petites touches de poésie, sur les toits, la nuit, ou sur les murs, le jour, mais malheureusement le scénario est quasiment inexistant. Quant au final, il est à couper le souffle ! Générationnel.
Un très beau film, on en resort avec une leçon, on en apprend un peu plus sur la jeunesse issue de quartiers pauvres, même si cela est "surjoué". Les jeunes s'ennuient, suivent un mouvement "le refus de l'obéissance", et se détruisent tout seul. Au lieu d'être employé à 20 ans et réussir leur vie, ils préfèrent quémander 2 sous par jour. Ce film m'a beaucoup fais réfléchir, et est très bien adapté aux année 90, 2000 et 2010. Toujours ce meme problème dans notre société ... Bravo aux acteurs !
La Haine a vingt ans, c'est fou à quel point ce film n'a pas pris la moindre ride et est absolument encore d'actualité. Nous suivons l'histoire de trois jeunes de banlieue : Vinz (Vincent Cassel), Saïd (Saïd Taghmaoui) et Hubert (Hubert Koundé). Dans un contexte tendu où le jeune Abdel Ichah se retrouve hospitalisé à cause d'un inspecteur de police, les trois jeunes vont se retrouver dans une journée qui va complètement les dépasser. Truffé de clins d’œil cinématographiques comme, par exemple, Vinz devant son miroir en train d'imiter Robert de Niro dans Taxi Driver, Mathieu Kassovitz nous offre une réalisation de très bonne qualité, que ce soit au niveau des plans, de la volonté du noir et blanc ou bien encore du scénario. La Haine, bien que film dur et violent, nous transporte dans différentes émotions : on s'amuse de l'anecdote du vieillard dans les toilettes, on ressent du dégoût lors de la garde à vue... En bref, très bon film de Kassovitz, à voir selon moi au moins pour son message toujours totalement d'actualité.
Un film trop surestimé à mon goût. il reste trop manichéen sur la forme et dans le fond je trouve. L'histoire est classique et trop visée pour les délinquants-intellos-canois (un jeune est blessé donc 3 racailles de banlieue veulent tabasser la police pour le venger)).il mérite cependant le respect pour une poignée de belles scènes et une interprétation à toute épreuve. mais la morale, dégoulinante de naïveté, aurait gagnée à être nuancé. un film qui avait l'ambition d'être un grand mais reste juste regardable.ni jetable ni indispensable.
Je qualifierai ce film de nécessaire. 20ans, et pas une ride. C'est bien çà le problème. La haine attise le reflet d'une société régressive, à bout de souffle. Un pamphlet politique, qui nous donne colère noir quand il s'agit de faire un constat. Ce n'est qu'oeuvre de fiction, certes. Mais l'immobilisme d'un tel scénario ne peut que nous faire bondir. Coup de poing et coup de sang, le cinéma est grand.
Pas compris l'engouement pour ce film. Au départ, il semblerait qu'il s'agisse d'un plaidoyer pour les banlieues, mais ce que j'ai vu semble excuser et attiser celle qu'il dénonce, la haine, plutôt que de la modérer. Kassovitz use de caricatures téléphonées. D'un côté, des branleurs de banlieue qui n'ont aucune velléité de s'en sortir, qui s'ennuient toute la journée, dealent et ne respectent rien (même pas leurs mères), et qui sont présentés comme "les gentils", et de l'autre, "les méchants", les flics, tous des racistes dangereux (sauf le magrébin). Bref, des clichés véhiculés qui gâchent, à mon sens, le travail de réalisation. Dommage.
Mathieu Kassovitz rentre dans un milieu et une question assez difficile sans rentrer dans des situations caricaturales ou rentrer dans des clichés, le choix du noir et blanc donne une ambiance particulière au film. Les trois acteurs principaux sont franchement bons, naturels et le montage est aussi excellent, il a mérité son prix. C'est une réussite, je recommande entièrement ce film.
Tout comme The Master est interessant d'un point de vue psychologique voire carrement psychanalitique, la haine souleve pour sa part des interrogations sociologiques majeures qui ne sont d'habitude pas le sujet d'interet et de questionnement des non-inities. Film engage s'il en est, La Haine s'adresse a tout le monde et montre une realite cruelle, violente, effrayante et qui semble desesperement irremediable. Cette question du rejet des populations des cites par la societe (car il s'agit bien de cela), est retransmise avec un realisme effarant par la realisation de Kassovitz et l'histoire dramatique (tout du long) du film. On ne peut s'empecher d'eprouver de la pitie pour ces pauvres gamins paumes qui survivent comme ils peuvent, en s'etablissant leurs propres lois, celle du plus fort en general. Ajoutez a cela les relations police/jeunes et inversement qui, element central du film, montrent comment s'entretien et se reproduit la haine et les situations. Dans ce film hyper realiste, ou le noir et blanc semble figurer un avenir meilleur simplement utopique, les personnages luttant pour exister, pour vivre sont extremement humains et fideles a une realite pas si differente de la notre. Car on peut bien dire qu'entre violence, rejet, illetrisme, trafic de stups, etc., le seul element qui n'est plus d'actualite c'est bien la facon de s'exprimer. Tout cette dimension critique ne fait pas du film un documentaire, mais plutot un extrait d'histoire de vie pas improbable et aussi passionant que tragique et touchante. Pas grand chose a ajouter a propos du film lui-meme, si ce n'est que tous ces elements ne seraient pas aussi realistes et vivants si le scenario, le jeu des acteurs et la realisation etaient ne serait-ce qu'a peine moins parfait. Plus que tout autre film, La Haine sensibilisera et fera certainement beaucoup reflechir a propos d'une verite injuste a laquelle nous contribuons tous, volontairement ou non.
La Haine est un film extraordinaire, un chef d'oeuvre si bien par son scénario, sa réalisation que par le jeu de ses acteurs pourtant peu connu au moment de la sorti du film. C'est un film qui ne vieilli pas ! C'est sûrement l'un des rares film français datant d'après les années 90 que je recommanderai encore et encore.
Je ne suis pas le premier à le dire mais ce film fait l'effet d'un coup de poing, j'ai été en apnée pendant 1h30, presque incapable de dire s'il s'agissait d'un docu ou d'un film. Ce qui est frappant c'est la facilité avec laquelle Kassovitz arrive à capter la réalité des banlieues, à montrer la réalité de jeunes désœuvrés, perdus entre l'absence d'avenir, l'incompréhension avec la police et la résignation. Mais le tout est fait sans concession, le film ne cherche pas à victimiser, à les présenter comme des saints, ils se battent, s'énervent pour rien, parlent mal, volent, n'ont que peu de respect. Le personnage de Hub par exemple semble être la raison du groupe, mais pas tant que ça au final. Idem avec la police, on voit des flics compréhensifs, qui doivent juste faire leur boulot, et d'autres qui se prennent pour des cowboys. On suit la journée de ses 3 jeunes, on alterne entre le drame, la tension, le repos, le comique. Le film brasse un peu toutes les tensions qui peuvent exister, il arrive à un tour de force, celui de capter la réalité des banlieues en ne montrant qu'une suite d'évènements sur une journée. D'ailleurs, comment ne pas faire le parallèle avec les émeutes de 2005, c'est là qu'on voit que le film avait tout compris. J'ai dit que Kassovitz ne fait pas de concession, il ne fait pas de politique, et cela se ressent jusque dans sa réalisation. Le parti pris du noir et blanc, des caméras posées, des mouvements de caméras exagérés, il se permet tout, et ça donne un incroyable chaudron à idées. Des fois ça ne fonctionne pas, des fois c'est poussé à 200% et on y croit comme le plan qui amène sur le pistolet. La Haine c'est la preuve que le cinéma français fait des choses géniales. Un film à voir absolument.
Ce film est un chef d'oeuvre! Certains, bien trop simplistes dans leurs pensées qualifieront ce film d'appel à la haine ou de banalisation de la délinquance. Il est, au contraire, un acte pacifique nous faisant comprendre qu'il n'y a ni gentils, ni méchants. Et c'est en cela que ressort toute la splendeur de la dernière scène du film qui est pour moi, l'une des plus belles du cinéma français. On comprend en regardant ce film que le destin des ces trois jeunes n'est pas liés uniquement aux décisions qu'ils prennent mais surtout au milieu dans lequel ils sont conditionnés. Mathieu Kassowitz est un génie tant on sait comment il a crée et réalisé ce film pour en faire l'une des plus grandes réussites du cinéma. Rares seront les films qui vous prendront ainsi aux tripes... à votre plus grand bonheur. 5/5
La Haine La Haine c’est un film que j’ai aimé parce qu’à mon avis le jeu des acteurs a été vraiment excellent. L’histoire est centrée en 3 jeunes qui habitent à l’extérieur de Paris et ils forment parte d’un groupe qui déteste à la police et ils sont toujours involucrées en problèmes. Les jeunes vont à Paris le jour après qu’un Arab a été sévèrement battu par la police. Ils sont allés à Paris et la police les a arrêté et les a interrogés pour obtenir d’information. Après, le trio sont involucrés en un grognement avec de skinheads. Les jeunes sont retournés chez eux et ils trouvent quelque chose qu’ils ne suspectaient jamais. Je pense que le film représente un peu de la réalité de la vie quotidienne dans les quartiers de la France et les confrontations de la police avec les jeunes qui font protestations et qui se révèlent contre la police. J’ai aimé aussi la musique que le réalisateur a mis dans le film parce que c’était hip-hop. Je pense que il a était un film qui nous divertit et nous émeut. Il avait de partes qui étaient un peu étranges mais il y avait aussi des partes qui étaient rigolos. En général, pour moi il a été un film plein de talent, mais il a manqué un peu plus d’histoire.
Perso, je comprends pas pourquoi les gens aiment tant ce film, moi je l'ai regardé je me suis ennuyé voilà. Pourtant j'aime bien les films français comme Les choristes, Les profs et tout ca, mais ce film là, il m'ennuis que autre chose. Je voit pas ce qu'il y a de "bouleversant" à voir des jeunes se hurler des gros mots à tout va pendant 90 longues minutes. ok c'est cool l'idée d'avoir mis du noir et blanc, mais le scénario n'a rien de formidable. Après c'est mon avis !