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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 octobre 2015
Un film trop surestimé à mon goût. il reste trop manichéen sur la forme et dans le fond je trouve. L'histoire est classique et trop visée pour les délinquants-intellos-canois (un jeune est blessé donc 3 racailles de banlieue veulent tabasser la police pour le venger)).il mérite cependant le respect pour une poignée de belles scènes et une interprétation à toute épreuve. mais la morale, dégoulinante de naïveté, aurait gagnée à être nuancé. un film qui avait l'ambition d'être un grand mais reste juste regardable.ni jetable ni indispensable.
Je qualifierai ce film de nécessaire. 20ans, et pas une ride. C'est bien çà le problème. La haine attise le reflet d'une société régressive, à bout de souffle. Un pamphlet politique, qui nous donne colère noir quand il s'agit de faire un constat. Ce n'est qu'oeuvre de fiction, certes. Mais l'immobilisme d'un tel scénario ne peut que nous faire bondir. Coup de poing et coup de sang, le cinéma est grand.
Pas compris l'engouement pour ce film. Au départ, il semblerait qu'il s'agisse d'un plaidoyer pour les banlieues, mais ce que j'ai vu semble excuser et attiser celle qu'il dénonce, la haine, plutôt que de la modérer. Kassovitz use de caricatures téléphonées. D'un côté, des branleurs de banlieue qui n'ont aucune velléité de s'en sortir, qui s'ennuient toute la journée, dealent et ne respectent rien (même pas leurs mères), et qui sont présentés comme "les gentils", et de l'autre, "les méchants", les flics, tous des racistes dangereux (sauf le magrébin). Bref, des clichés véhiculés qui gâchent, à mon sens, le travail de réalisation. Dommage.
Mathieu Kassovitz rentre dans un milieu et une question assez difficile sans rentrer dans des situations caricaturales ou rentrer dans des clichés, le choix du noir et blanc donne une ambiance particulière au film. Les trois acteurs principaux sont franchement bons, naturels et le montage est aussi excellent, il a mérité son prix. C'est une réussite, je recommande entièrement ce film.
Tout comme The Master est interessant d'un point de vue psychologique voire carrement psychanalitique, la haine souleve pour sa part des interrogations sociologiques majeures qui ne sont d'habitude pas le sujet d'interet et de questionnement des non-inities. Film engage s'il en est, La Haine s'adresse a tout le monde et montre une realite cruelle, violente, effrayante et qui semble desesperement irremediable. Cette question du rejet des populations des cites par la societe (car il s'agit bien de cela), est retransmise avec un realisme effarant par la realisation de Kassovitz et l'histoire dramatique (tout du long) du film. On ne peut s'empecher d'eprouver de la pitie pour ces pauvres gamins paumes qui survivent comme ils peuvent, en s'etablissant leurs propres lois, celle du plus fort en general. Ajoutez a cela les relations police/jeunes et inversement qui, element central du film, montrent comment s'entretien et se reproduit la haine et les situations. Dans ce film hyper realiste, ou le noir et blanc semble figurer un avenir meilleur simplement utopique, les personnages luttant pour exister, pour vivre sont extremement humains et fideles a une realite pas si differente de la notre. Car on peut bien dire qu'entre violence, rejet, illetrisme, trafic de stups, etc., le seul element qui n'est plus d'actualite c'est bien la facon de s'exprimer. Tout cette dimension critique ne fait pas du film un documentaire, mais plutot un extrait d'histoire de vie pas improbable et aussi passionant que tragique et touchante. Pas grand chose a ajouter a propos du film lui-meme, si ce n'est que tous ces elements ne seraient pas aussi realistes et vivants si le scenario, le jeu des acteurs et la realisation etaient ne serait-ce qu'a peine moins parfait. Plus que tout autre film, La Haine sensibilisera et fera certainement beaucoup reflechir a propos d'une verite injuste a laquelle nous contribuons tous, volontairement ou non.
La Haine est un film extraordinaire, un chef d'oeuvre si bien par son scénario, sa réalisation que par le jeu de ses acteurs pourtant peu connu au moment de la sorti du film. C'est un film qui ne vieilli pas ! C'est sûrement l'un des rares film français datant d'après les années 90 que je recommanderai encore et encore.
Je ne suis pas le premier à le dire mais ce film fait l'effet d'un coup de poing, j'ai été en apnée pendant 1h30, presque incapable de dire s'il s'agissait d'un docu ou d'un film. Ce qui est frappant c'est la facilité avec laquelle Kassovitz arrive à capter la réalité des banlieues, à montrer la réalité de jeunes désœuvrés, perdus entre l'absence d'avenir, l'incompréhension avec la police et la résignation. Mais le tout est fait sans concession, le film ne cherche pas à victimiser, à les présenter comme des saints, ils se battent, s'énervent pour rien, parlent mal, volent, n'ont que peu de respect. Le personnage de Hub par exemple semble être la raison du groupe, mais pas tant que ça au final. Idem avec la police, on voit des flics compréhensifs, qui doivent juste faire leur boulot, et d'autres qui se prennent pour des cowboys. On suit la journée de ses 3 jeunes, on alterne entre le drame, la tension, le repos, le comique. Le film brasse un peu toutes les tensions qui peuvent exister, il arrive à un tour de force, celui de capter la réalité des banlieues en ne montrant qu'une suite d'évènements sur une journée. D'ailleurs, comment ne pas faire le parallèle avec les émeutes de 2005, c'est là qu'on voit que le film avait tout compris. J'ai dit que Kassovitz ne fait pas de concession, il ne fait pas de politique, et cela se ressent jusque dans sa réalisation. Le parti pris du noir et blanc, des caméras posées, des mouvements de caméras exagérés, il se permet tout, et ça donne un incroyable chaudron à idées. Des fois ça ne fonctionne pas, des fois c'est poussé à 200% et on y croit comme le plan qui amène sur le pistolet. La Haine c'est la preuve que le cinéma français fait des choses géniales. Un film à voir absolument.
Ce film est un chef d'oeuvre! Certains, bien trop simplistes dans leurs pensées qualifieront ce film d'appel à la haine ou de banalisation de la délinquance. Il est, au contraire, un acte pacifique nous faisant comprendre qu'il n'y a ni gentils, ni méchants. Et c'est en cela que ressort toute la splendeur de la dernière scène du film qui est pour moi, l'une des plus belles du cinéma français. On comprend en regardant ce film que le destin des ces trois jeunes n'est pas liés uniquement aux décisions qu'ils prennent mais surtout au milieu dans lequel ils sont conditionnés. Mathieu Kassowitz est un génie tant on sait comment il a crée et réalisé ce film pour en faire l'une des plus grandes réussites du cinéma. Rares seront les films qui vous prendront ainsi aux tripes... à votre plus grand bonheur. 5/5
La Haine La Haine c’est un film que j’ai aimé parce qu’à mon avis le jeu des acteurs a été vraiment excellent. L’histoire est centrée en 3 jeunes qui habitent à l’extérieur de Paris et ils forment parte d’un groupe qui déteste à la police et ils sont toujours involucrées en problèmes. Les jeunes vont à Paris le jour après qu’un Arab a été sévèrement battu par la police. Ils sont allés à Paris et la police les a arrêté et les a interrogés pour obtenir d’information. Après, le trio sont involucrés en un grognement avec de skinheads. Les jeunes sont retournés chez eux et ils trouvent quelque chose qu’ils ne suspectaient jamais. Je pense que le film représente un peu de la réalité de la vie quotidienne dans les quartiers de la France et les confrontations de la police avec les jeunes qui font protestations et qui se révèlent contre la police. J’ai aimé aussi la musique que le réalisateur a mis dans le film parce que c’était hip-hop. Je pense que il a était un film qui nous divertit et nous émeut. Il avait de partes qui étaient un peu étranges mais il y avait aussi des partes qui étaient rigolos. En général, pour moi il a été un film plein de talent, mais il a manqué un peu plus d’histoire.
Perso, je comprends pas pourquoi les gens aiment tant ce film, moi je l'ai regardé je me suis ennuyé voilà. Pourtant j'aime bien les films français comme Les choristes, Les profs et tout ca, mais ce film là, il m'ennuis que autre chose. Je voit pas ce qu'il y a de "bouleversant" à voir des jeunes se hurler des gros mots à tout va pendant 90 longues minutes. ok c'est cool l'idée d'avoir mis du noir et blanc, mais le scénario n'a rien de formidable. Après c'est mon avis !
Presque 20 ans que le film est sorti et pourtant, personne ne peut prétendre qu'il a vieilli. Le cadre est le même, toujours d'actualité. Paradoxalement on continue de dire "il y a quelques années, on pouvait encore discuter, maintenant c'est impossible". Et pourtant, tout laisse croire que rien ne change, que ce système manichéen est profondément sclérosé, ancré dans les esprits et qu'il fait à présent partie du bagage culturel. Deux mondes, la banlieue et les forces de l'ordre sont prisonniers d'un dialogue de sourd alors qu'ils aspirent tous à une certaine forme de paix ou du moins, à de moindres malheurs. On veut des jours plus faciles mais on se rejette la faute, les malheurs sont toujours provoqué par l'autre clan. Oui, on peut bien parler ici de clan, gangs aveugles à la réalité des autres. On fait partie de la famille ou tu es une baltringue, la demie mesure n'est pas tenable, tu es un faux frère. Alors tu cautionnes les idioties de tes frères même si tu ne crois pas aveuglément au dogme. On est dans la mouise, on y reste. Film poignant, incroyable de justesse.
Kassovitz avait su ici faire réveiller les catacombes d'un système basé sur des idées reçues. Prenant parti des personnes issus des classes populaires, il filme ici avec beauté sans prétention ni condescendance un trio perdu d'avance sans les prendre de haut. On s'attache sans problème aux personnages, et l'histoire sait malgré tout prendre une certaine neutralité lorsqu'il le faut tout en suivant le point de vue du triumvirat. Le plus important, ce n'est pas la chute, c'est l'atterissage. Depuis, le film restera la bombe qu'il était encore lors de sa sortie. Mais depuis, le cinéma français attend de nouveau de décoller.
Vouloir filmer les tensions entre la police et les habitants de banlieue, c'est risqué. On peut vite tomber dans la caricature ou le sentimentalisme. Mathieu Kassovitz évite ces deux écueils et livre une représentation qui ne montre ni mépris ni bien-pensance ; tout en créant un chemin qui nous amène à penser que chaque camp a de bonnes raisons de détester l'autre. Nous suivons pendant une journée trois jeunes qui réagissent différemment à une bavure policière qui a fait scandale. Leur vision du conflit ainsi que de la vie en banlieue ne cessera d'évoluer tout le long du film, ce qui est le principal intérêt du film. Les acteurs jouent avec beaucoup de naturel, les répliques ne sont jamais clichées, trop vulgaires, ou bien déplacées. En plus de savoir diriger ses acteurs, Kassovitz manie aussi très bien la caméra. Les plans sont très inspirés, en particulier le jeu des miroirs dans les toilettes et les effets de distorsion des profondeurs dans Paris. En dépit de toute ces qualités, le récit connaît un gros creux vers son milieu. On se contente de montrer les personnages évoluer, mais il n'y a pas de fil rouge (l'histoire du pistolet ne compte pas, on sait dès le début que ce sera utilisé pour la fin). Une sous-intrigue aurait été la bienvenue pour dynamiser l'ensemble. Ceci dit, la Haine reste un film intelligent et toujours d'actualité.
La Haine que je viens de revoir est un bon film, si on le prend pour ce qu'il est, c'est à dire un film et non un documentaire sur la banlieue. Artistiquement parlant le film est une réussite, très esthétique, une mise en scène solide et des acteurs assez crédibles sans toutefois être complètement convaincants. La Haine vaut surtout pour son final coup de poing très réussi. J'ai préféré la deuxième partie du film avec les pérégrinations dans Paris, plutôt que la première partie à la cité qui est vraiment caricaturale. C'est un peu le reproche que je ferais au film, il empile clichés sur clichés: les dialogues faussement banlieusards écrits certainement par un bobo parisien qui n'a probablement jamais vécu dans une cité ("ta mère elle suce des schtroumpf"), les danseurs de hip hop qui tournent sur la tête, le DJ qui se met à sa fenêtre pour un concert de scratch, les skinheads, les difficultés pour rentrer en boite de nuit...De même la typologie des personnages tient plus de la vision fantasmée du scénariste et du réalisateur qu'autre chose. Enfin, plus qu'un film sur la banlieue, le film dénonce avant tout les violences policières, les policiers passent leur temps à commettre des bavures et sont présentés comme des sadiques racistes qui prennent plaisir à maltraiter les jeunes. Ces petites caricatures permettent cependant de donner une certaine dynamique au film, et d'en faire une oeuvre artistique intéressante et emblématique.