Personnellement je trouve Mathieu Kassovitz aussi bon acteur (chez les autres !!!) qu'il est mauvais réalisateur. J'espérais que son film le plus réputé (le seul d'ailleurs qui soit réputé !!!) me fasse changer d'avis, ce n'est pas le cas. Beaucoup de monde le qualifie de premier grand film sur les violences en banlieue, sur les bavures policières, etc... Passons outre les acteurs qui en font des caisses et qui ont visiblement plus l'air d'être habitués à fréquenter les allées de Neuilly-sur-Seine plutôt que celles de Clichy-sous-bois (par contre, la vache elle joue super bien la comédie !!!). Kassovitz montre juste qu'il s'y connait en technique, avec un joli noir et blanc, des gros plans et montre même une fois qu'il est capable de diriger un plan à la grue bien que l'on peut se demander l'utilité de ce dernier, etc... Mais bon n'importe qui qui a au moins la capacité de s'entourer une équipe technique un minimum compétente peut en faire autant. Mais pour ce qui est de l'intensité, de la direction d'acteurs, etc... on repassera. Il essaye aussi de nous faire croire qu'il ne se veut pas manichéen en nous montrant un policier des beaux quartiers qui indique poliment le chemin mais cela ne cache l'outrance à ce niveau-là dans le reste du film. Pourtant si le côté "réaliste" de l'oeuvre est raté, les séquences décalées donnent un petit regain d'intérêt à l'ensemble même si elle ne brille guère par leur subtilité et que ce côté n'est pas assez exploité donnant ainsi un caractère bancal à l'ensemble. Mais il n'empêche, et je suis le seul ou un des seuls à penser cela mais tant pis, "La Haine" est un film totalement surestimé.
Dire que ce film est culte est abusé. C'est un film à voir le dimanche soir. Néanmoins sa reste un excellent film. Saïd Taghmaoui ? Vincent Cassel est Hubert Koundé un trio qui nous fait vivre d'excellent moment dans le film. Des moments drôle , des moments moins drôle mais surtout dans tout ça des moments d'amitié ! Chaque personnage a son caractère. Qui les sépare sans qu'il ne se quitte. Un excellent jeu d'acteur de la part des trois. Hubert Koundé , rien à redire il est excellent ! Vincent Cassel est bon mais il a plutôt l'air d'imiter la racaille que de la jouer. Saïd Taghmaoui est sûrement le meilleur acteur du film.
Gros chef d'oeuvre . Je ne pensais pas qu'on puisse faire un tel film sur un sujet de société et d'actualité , une dénonciation sans trop en faire , sans faire passer les jeunes de banlieue pour des martyrs mais en même temps en en mettant en images leur quotidien pas toujours rose , surtout en période d'émeutes . Un mélange exquis entre l'humour et le drame avec de jeunes acteurs bien dans le ton . Merci monsieur Kassovitz .
"La Haine", film culte d'une génération pourtant loin d'être un chef d'oeuvre. Forcément, il est compréhensible que ce film soit autant adulé par les même fans de "Scarface", effectivement si "Scarface" nous faisait le tableau d'un idéal de réussite pour les jeunes de banlieues (immigré en échec d'intégration,drogue,appât du gain facile,fille facile,supériorité, etc...) "La Haine" au contraire nous tisse un portrait de la véritable vie de banlieue, d'un réalisme digne d'un documentaire. Kassovitz choisit le noir et blanc qui accentue l'aspect "brut" et réaliste de la vie de banlieue. De plus M.K n'a pas choisit les plus mauvais, puisque Vincent Cassel est tout simplement génial (probablement son meilleur rôle) et les seconds rôles sont tout aussi bon avec Hubert Koundé et Said Taghmaoui. Néanmoins "La Haine" n'est pas une réussite sur toute la ligne, si le style de Kassovitz est indéniablement bon, le scénario est quant à lui plus que médiocre et l'histoire ne manque pas de personnages stéréotypés qui gâchent forcément le plaisir. Le choix de montrer des bavures policières à la pelle dont la scène finale où le flic a forcément une tête d'abruti fini et tue une personne sans faire exprès est maladroit et mal interprété par la plupart des "fans". Si "American History X" prenait le temps de montrer qu'il y avait du bon dans les deux camps, "La Haine" est plus ressentit comme un doigt d'honneur aux flics où les jeunes de banlieues ne sont que des victimes dans ce système où la police tuent sans raison. Osé, probablement trop, se qui coûte beaucoup à la crédibilité que Kassovitz avait tant voulu donner à son film.
Voila donc ce fameux film que j'avais eu l'erreur de ne pas daigner regarder plus tôt... et quelle erreur... c'est une vraie claque !
Commençons par les points négatifs, il y'a d'abord, à travers la mise en scène par ailleurs réussi, ce sentiment de la ressentir, de voir le dessous des choses, on sent les décors, les répliques, les accents, etc... mais c'est vraiment pour titiller ! On pourrait aussi reprocher au film, bien qu'il évite tout du long le manichéisme facile, de trop appuyer les caricatures, des jeunes d'un côté qui, bien que pouvant nous apparaître presque sympathiques à la fin, sont vulgaires, mauvais, mal éduqués et tout ça gratuitement, et d'un autre côté une police quasi exclusivement pourrie...
Mais, contrairement à ce que beaucoup pense, j'ai l'impression que le film a voulu se détacher du documentaire et c'est pourquoi les personnages sont si violents, presque caricaturaux par certains aspects... voilà l'autre trouvaille du film : ce noir et blanc ( juste sublime ) qui permet de sortir de l'étiquette "film documentaire social " ainsi la vision du film change radicalement et on voit le film comme une oeuvre d'art à part entière et non comme une " dénonciation d'une situation dans les banlieues" même s'il est évident que cet aspect n'a pas échappé à kassovitz qui a cependant l'intelligence de ne pas appuyer son propos par des ficelles trop voyantes et grasses.
Niveau scénar' l'idée de ne pas avoir de réel fil conducteur est très intelligente puisque même si elle va à l'encontre des scénar' habituels elle retranscrit bien l'idée de jeunes qui ne savent pas où ils vont, ce qu"ils font ni pourquoi... tout se déroule avec une gratuite et une inanité qui font froid dans le dos. On voit bien ici les influences américains souvent très à l'aise avec des personnages "marginaux" et perdus.
Enfin, et c'est là le point le plus positif du film, la mise en scène est réellement brillante et virtuose. En dehors du noir et blanc, le film se compose tout le long de plans d'une grande qualité visuelle, qui nous scotche littéralement bien qu'on sente aussi clairement la patte du réalisateur derrière tout ça comme s'il nous disait " regardez ce que je sais faire..." mais c'est tellement maitrisé que cela devient une prétention qu'on lui pardonne. Franchement niveau mise en scène c'est une véritable réussite et il s'agit là purement de mise en scène et non de montage comme d'(autres films...
à voir, rien que pour ça, c'est suffisamment rare dans le cinéma français... en espérant que kassovitz pourra retrouver cette exigence de qualité dans un de ses prochains films.
Secouant et poignant, ce film retransmet clairement le quotidien de ces jeunes des quartiers. On a un grand jeux des acteurs jouant à la perfection leur rôle, on ne peut rêver de plus de crédibilité. Le côté noir et blanc donne un air d'autant plus authentique et sombre. De plus, le film en lui même est bien sympathique, on est pris dans l'histoire ! A voir !
Ce film est une claque. Meme 15 ans après sa sortie, la thématique du film est plus que jamais dans "l'air du temps". J'avais quelques appréhensions sur le rendu noir et blanc, mais finalement cela rend l'atmosphere encore plus sombre. Le jeu des trois acteurs est très bon, avec une mention spéciale pour Cassel. Ce film est un cri de détresse pour une société qui va mal, et l'atterrissage/fin du film est poignante.
Un film un peu pro-banlieue , enfin bon ... on s'attache bien aux personnages , un film francais tres bien réussi avec un Cassel extraordinnaire . Signé Kassovitz
Quand on regarde ce film, on se dit qu'il n'a pas pris une ride. On suit avec beaucoup d'attention la tranche de vie de ses petits banlieusards, si paumés et pourtant si attachants. Quand j'étais élève en primaire à Aubervilliers, ce film, bien que déjà vieux, était notre référence à tous, même à nous les plus petits. Vraiment un portrait générationnel.
Clairement le meilleur film de Mathieu Kassovitz après Les rivières pourpres. Même s'il incite à la haine, justement, il montre de façon la plus réaliste la banlieue comme personne ne l'avait fait auparavant. Ici le noir et blanc est très bien utilisé.
Partant scpetique, et ayant vu le film en deux fois, "La Haine" est un film à la fois audacieux, bon, bien mené, mais parfois inintéressant voire même peut-être insupportable. Le début du film n'est pas le plus passionant, et (mais ça, c'est personnel...) je nepeux vraiment pas supporter Vincent Casssel. Son pseudo numéro de De Niro est ridicule, les clins d'oeils frisent le plagiat, Scarface et son "Le Monde est à vous", Taxi Driver pour le "c'est à moi qu'tu parles ?" ou même "The Deer Hunter" dans le passage avec le jeu de la roulette russe (ou presque...)... Dommage donc que Kassovitz ne s'est pas contenté d'un travail plus personnel, car ce sont les parties, les scènes et séquences originales, uniques qui font la force de ce film. Quelques scènes peuvent évidemment marquer, la scène dans les toilettes avec le monologue brillant du vieil homme, la très belle et ambigue fin avec les skins. Mais ce n'est pas l'omniprésence d'un langage banlieusard, difficilement supportable, ou encore la prestation de Vincent Cassel qui fut acclamée par bon nombre de spectateurs, ou les petites longueurs du début, la mise en place ou l'aspect, voyous gentils, flics méchants un peu simpliste et trop manichéen, qui marque. Pourtant "La Haine" reste malgré tous ces défauts, un tableau pas inintéressant du monde de la banlieue, de la jeunesse issue des rues, même si ce n'est pas un sujet qui me touche particulièrment, à la mise en scène élégante, notamment par ce très beau noir et blanc. Peut-être un peu surrestimé. Dommage que la morale soit un peu simpliste, et dommage qu'il y ait Cassel.
Plus subtile que les vieux réacs le laissent entendre. Ce film n'est pas un film bêtement anti police, entre autres. Il nous envoie des vérités a la gueule qui peuvent déranger, et plus de 10 ans après, son discours parait encore plus d'actualité. Le noir est blanc est magnifique et sublime le film, notamment durant la scène ou cut killer mix a la fenêtre de son hlm, plan suivi par un vol d'hélicopter au dessus de la cité. Et malgré que le film soit sombre, il y a des scenes vraiment hilarante, qui viennent attenuer un peu la violence. C'est un film juste, intelligent dans son propos et qui pousse a la réflexion.