38709 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
885 critiques spectateurs
5
360 critiques
4
325 critiques
3
91 critiques
2
58 critiques
1
25 critiques
0
26 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alexis Prs
68 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 28 février 2026
Une fin absolument consternante. Il s’agit de l’histoire d’une amitié profonde entre trois jeunes hommes dans la banlieue parisienne des années 90. Outre un jeu d’acteur profondément humain, arrachant et bouleversant, ce film en noir et blanc dépeint les situations précaires des habitants des cités. Confrontée à la violence et à la brutalité permanente, cette jeunesse s’oppose véritablement à la police banlieusarde, en deux camps. Leur destin est tragiquement attachant et marquant — « l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».
Encore un classique français que je trouve pas si fou. Bon le fait que ça soit en noir et blanc, c'est une bonne ça rajoute un truc mais l'histoire manque un peu d'une continuité. La on suit 3 potes qui chill ensemble et le film prend de l'importance à sa dernière scène. Pareil niveau language bah c'est un peu abusif.
Ce film a une force, une énergie, une sincérité... Un noir et blanc qui claque, filmé caméra au poing, pour être plongé dans le feu de l'action. La haine a un côté nonchalant et pourtant il n'y a aucun temps mort. La haine, c'est aussi un sujet fort, et un écrin merveilleux pour la première grosse prestation de Vincent Cassel. Du grand cinéma.
Un classique où tout est réuni : une idée de base forte consécutive aux événements de l'époque, un super jeune réalisateur et des excellents acteurs également débutants tous motivés comme jamais.
Un film coup de poing réalisé par Mathieu Kassovitz, d’une force et d’une justesse impressionnantes. Porté par Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui, le trio livre des performances intenses, crédibles et profondément humaines. Le noir et blanc renforce l’impact visuel et donne une identité forte, presque intemporelle, à l’ensemble.
La mise en scène est tendue, maîtrisée, avec un rythme qui maintient une pression constante. Les dialogues sonnent juste, le propos est frontal sans être gratuit, et le film capte une réalité sociale avec une lucidité rare. Une œuvre marquante, puissante et toujours actuelle
D'un grand réalisme et d'une grande modernité, ce film permet de suivre des gens de cité en comprenant leurs raisons d'agir. Leurs méfaits sont expliqués, leurs faiblesses ne sont pas cachées et rien n'est embelli. Cela fait plaisir de découvrir un film réaliste à ce sujet.
En posant ses caméras dans une cité de banlieue marquée, la veille, par des violences entre jeunes et policiers, Mathieu Kassovitz a davantage à montrer qu’à dire. Cela se ressent dans une mise en scène étonnamment mobile, faite de plans aériens et de mouvements continus qui dynamisent le récit. Et lorsque la caméra se fige dans un plan fixe mais large, c’est pour mieux inscrire l’histoire dans son environnement. Même s’il adopte le point de vue de ses protagonistes issus des cités, on ne perçoit chez lui aucun parti pris appuyé : des deux côtés, jeunes comme policiers, il montre des figures respectables comme des figures détestables. Le trio central et la relation qui les unit suffisent à nuancer le propos : volubiles, ils se jugent, se défient et se contredisent constamment, chacun à sa manière. Rappelons par ailleurs que Kassovitz ne filme que vingt-quatre heures dans une cité de banlieue : bien trop peu pour en faire un brûlot ou une accumulation de clichés. Pourtant, son immersion, remarquablement orchestrée, fait monter l’intensité au fil du récit, jusqu’à rendre la frontière à ne pas franchir de plus en plus fragile. Les personnages, borderline mais attachants, apparaissent alors profondément humains : tchatcheurs, drôles, perdus, mais humains avant tout. La Haine, qui atteint son sommet dans une dernière scène fulgurante, est un film coup de poing d’une rigueur et d’une maîtrise impressionnantes. Une référence peut-être trop écrasante pour Kassovitz lui-même, qui y a laissé une audace libre et sincère qu’il n’a pas vraiment retrouvée dans ses œuvres suivantes.
Tellement éclaté, on se demande bien COMMENT ce film a pu avoir un tel succès ?? 0 réalisme, les dialogues, les intonations RIEN ne représente cette fameuse « banlieue » fantasmée enfin bref j’ai zappé au premeir quart d’heure … Quelle déception, quel agacement
NULLISSIME. D'autres expriment brillamment pourquoi. Je n'ai pas tenu dix minutes. Je ne comprends pas pourquoi ce film avait été encensé à l'époque et à un score si élevé. C'est absurde. L'idéologie rend aveugle et sourd semble-t-il.
Je revois La haine en novembre 2025 après l'avoir vu à sa sortie. Il m'en restait le noir et blanc, Vincent Cassel et "jusqu'ici tout va bien" C'est un film qui a vieilli (le jeu des acteurs, le langage, la représentation de la police...) et en même temps pas tant que ça, je ne pense pas que la situation dans les cités, l'ennui des jeunes qui y vivent, aient tellement changé. Plus violent peut-être avec une place plus importante au trafic de drogue Je ne m'attendais pas à un film aussi dialogué (un peu trop je trouve) mais ça reste un film fort, bien interprété, avec une belle image. Pas un chef d'oeuvre non plus...
Image et caméra incroyables, quasi docu sur la vie de banlieue. Film "coup de boule" quand il est sorti. D'un seul coup, on voyait la banlieue de près et on entendais des jeunes parler comme dans la vraie vie. Il faut reconnaître que 30 ans plus tard, ça a pas mal vieilli. Déjà, parce que beaucoup de films on copié derrière.
Le scenario au final est assez creux et aurait pu tenir dans un court métrage de 30 mn.
Intéressant de voir qu'au final, 30 ans après, rien n'a radicalement changé : les voyous sont encore plus voyous, et les flics encore plus flics. La drogue coule à flot. Le sans aussi mais surtout entre voyous (ce que le film n'avait pas vu arriver). Kasovitz a fait une très belle carrière, surtout en tant qu'acteur.
Le grand choc annoncé, n'a finalement pas eu lieu. Ni en France, ni aux Etats Unis. Et en Amérique du sud Bukele pointe son nez avec ce qui semble être LA solution.
La Haine avait marqué son temps et les esprits, et avait permis de lancer la carrière de M. Kassovitz et V. Cassel. Mais il y a aussi V. Lindon, K. Viard, B. Magimel et bien sur les deux autres protagonistes autour de Vinz, H. Koundé et S. Taghmaoui. Aujourd'hui le film n'a pas forcément vieilli car le contexte n'a surement guère changé. Ce qui a changé ce sont surement les codes. Le langage, les vêtements, la technologie aussi. Le film est en noir et blanc, est-ce pour donner au film plus de réalisme, comme un documentaire? Car on a quelques fois l'impression d'être dans un documentaire, sans retenue. Vinz incarne le mal être et concentre la haine à lui tout seul. On pense qu'il est prêt à aller jusqu'à faire la plus grosse des bétises. Mais finalement non. A voir et à revoir.
A sa sortie, ce film a été, y compris pour moi, un vrai choc ; parce que, peut-être, on y ressentait, pour la première fois, l’ambiance et la mentalité d’une partie des habitants des cités de la banlieue, celle des « marginalisés » et des révoltés, ici -un peu trop- symboliquement un Juif, un Maghrébin et un Noir. Il reste un témoignage pertinent et bouleversant du fonctionnement psychologique, et, par conséquent, comportemental, de cette jeunesse sans espoir et sans culture qui repose essentiellement sur le rapport de force. C’est le désœuvrement de cette jeunesse qui constitue à la fois le cœur du film et le « moteur » de l’action. Grâce à la réalisation de Mathieu Kassovitz et au jeu habité de Vincent Cassel, il reste aujourd’hui comme une pierre importante dans l’histoire du cinéma social Français.