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Bober
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5,0
Publiée le 6 février 2026
C’est un des meilleurs films que j’ai pu voir. Tout se mélange. Stéréotype humour et tout d’un coup, bam ça part dans tous les sens. Ce film est prenant dans tous les points, réussir à instaurer de l’humour dans une période si difficile est très intéressant, et de le changer en un événement choquant et stressant est tout simplement incroyable. Fin qui fera parti d’une des fins au meme stade que SEVEN. Film choque, regardez le
La Haine est un thriller où tout se déroule en seulement une journée. Cela nous est constamment rappelé par l’heure affichée en gros plan tout au long des 24 heures (spoiler: ce qui prend tout son sens à la fin, puisque l’on suit les dernières 24 heures de Vinz ). Cette journée fait suite une bavure policière, inspirée d’un fait divers réel en 1993, qui a provoqué des émeutes. C’est notamment montré à travers des plans de reportages en introduction.
On suit trois protagonistes : Vinz, impulsif, qui a trouvé une arme et souhaite se venger ; Hubert, plus tempéré, avec un passé difficile mais désireux de quitter la cité et cette vie ; et enfin Saïd, qui joue un rôle d’intermédiaire, tentant de les raisonner, et qui est à l’origine de l’action du film. Après un début dans la cité, ils décident d’aller à Paris, car Saïd doit y récupérer de l’argent. Le film aborde des thématiques fortes, à travers des scènes marquantes comme celles dans les commissariats à Paris, les affrontements en banlieue, la visite du musée où ils ne se sentent pas à leur place dans un Paris chic mais étrange,spoiler: la scène à l’entrée de la boîte de nuit, ainsi que la confrontation avec un skinhead. Ces moments montrent que, même si Vinz frime avec son arme, il n’est pas encore prêt à passer à l’acte malgré ses paroles. Le film contient aussi des scènes décalées, comme celle avec Astérix ou encore l’histoire racontée par le vieil homme sur Grunwalski, qui rate son train pour ne pas perdre son pantalon, une anecdote qui fait écho au message du film . On retrouve également des références à de nombreux chefs-d’œuvre, comme Taxi Driver (la scène du miroir), Les Sept Mercenaires (la citation), Scarface (“The world is yours”), etc.
Le choix du noir et blanc est très intéressant et rend l’histoire intemporelle. Le film n’est pas manichéen et montre les torts comme les qualités des deux camps. La mise en scène est remarquable, notamment dans la différenciation entre la cité et Paris, avec un dolly zoom marquant servant de transition. La fin est marquante : on assiste à un changement de mentalité chez Hubert et Vinz, rattrapés par la violence. Elle reste ouverte, avec du suspense, mais peu importe ce qui se passe, c’est un drame. Le film se conclut d’ailleurs sur la même citation qu’au début, qui prend ici tout son sens.
Un chef d'œuvre du film dramatique . Un grand classique du cinéma Français . Ce film a été tourné , en noir et blanc .
Un bon scénario , une bonne histoire , sur le mal être , dans une cité de banlieue Parisienne , avec beaucoup d'émotions intenses , beaucoup de tensions psychologiques et un brin d'humour ( Mais trés peu d' humour , c' est un film dramatique , pas un film comique ) .
Les acteurs de ce film de 1995 , n'étaient pas connu du tout , mais ce film a fait connaître quelques acteurs du film et les a rendu célèbre , dont l' acteur principal " Vincent Cassel " .
On ne remerciera jamais assez Mathieu Kassovitz d’avoir fait révélé Vincent Cassel avec La haine en 1995, même s’il l’avait déjà fait plus ou moins 3 ans auparavant avec Métisse. Un des meilleurs films des années 90, malgré des longueurs inutiles vers la fin du film. Des dialogues, et une voix off qui conçoit une narration très brillante. Une étude sociale, très drôle mais aussi très pessimiste, même si on sait qu’avec Kassovitz c’est souvent très caricaturé voir surréaliste. Un film en couleur mono, au teint clair. Un prix de la mise en scène méritée. 4/5
Pas l’habitude des films en noir et blanc. Film qui décide de montrer la vie dans une cité comme quoi ils sont fait pour rien, mais le monde leur appartient tout autant. Réplique inoubliable « c’est un homme qui chute de 50 étages et qui se répète sans cesse jusqu’ici tout vas bien jusqu’ici tout vas bien… mais le plus important c’est pas la chute c’est l’atterrissage »
Un super film sur la complexité de notre société. Malgré le point de vue centré sur ces jeunes de cité que nous suivons tout au long du récit, le film reste politiquement neutre, en montrant les forces et les faiblesses des deux camps qui s’affrontent. La fin, tragique mais ouverte, laisse au spectateur le choix de sa propre interprétation… et de sa haine.
Un beau film, inscrit dans le réalisme social, qui rend compte, un peu comme dans un journal de bord, du quotidien de certaines banlieues « difficiles ». Les effets du désœuvrement, de l’anomie, de la perte de sens. Le manque d’instruction, de perspectives, le non-apprentissage des codes de la civilisation, l’incapacité à penser sa vie, penser le monde. Aussi, le confinement au présent, aux recherches de sensation, aux activités vides et sans but, autre qu’une vaine jouissance immédiate et éphémère. Et puis, en face, de l’autre côté, un système qui ne trouve comme solution que la violence… policière. Une œuvre forte et militante. Mais depuis 1995, qu’est-ce qui a changé ? Rien !
Mathieu Kassovitz réalise sans doute son meilleur film avec "La haine", chronique sociale sur la vie de 3 banlieusards. Les dialogues en verlan où tout le monde se coupe la parole peuvent être parfois énervants mais c'est bien la réalité des cités. Les jeunes des quartiers s'ennuient et finissent par traîner et faire n'importe quoi. Ce noir et blanc est bien choisi et convient parfaitement à l'ambiance agressive du film. Certaines scènes comme l'hommage à Taxi Driver par "c'est à moi que tu parles là??" lorsque que Vinz se regarde dans le miroir est devenue culte. Certaines autres scènes resteront aussi dans les annales comme cet hommage à la musique Hip Hop lorsque Cut Killer est à ses platines à la fenêtre dans son appartement et propose sa musique à tout le quartier en nous faisant entendre "assassin de la police" alors que c'est en fait un mix du titre "fuck da tha police" du rappeur américain Krs-One. Un film culte qui le mérite mais qui en énervera surement certains en raison du langage ordurier des dialogues.
" La haine" est juste excellent, de part sa mise en scène, ses acteurs (surtout Vincent Cassel qui est bluffant). On suit l'histoire de trois jeunes vivant à la banlieue sous la surveillance de policier qui enchainent les bavures policières. La seule solution qu'il leur vient pour revendiquer leur droit d'humain est la violence, la haine. J'ai entendu que ce film est bourré de cliché, manichéen mais pour l'instant je crois surtout que c'est un film dont le propos reste correct même 30 ans après. Néanmoins, même sans être d'accord avec la morale du film, on ne peut pas rejeter sa qualité cinématographique. Parfois on rigole, on se questionne et on est surtout époustouflé. Un film que je n'oublierai pas de sitôt. Chef d'œuvre.
La Haine, réalisé par Mathieu Kassovitz, est bien plus qu’un film : c’est un cri puissant sur les fractures sociales, les inégalités et la violence systémique. Porté par une mise en scène maîtrisée et une photographie en noir et blanc saisissante, le film plonge le spectateur dans une journée tendue au cœur de la banlieue parisienne.
Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui livrent des performances impressionnantes, incarnant trois amis liés par une amitié sincère mais confrontés à une réalité oppressante. Leurs interactions, tour à tour drôles, poignantes et brutales, donnent au film une humanité déchirante.
Le scénario, tout en sobriété, frappe par sa pertinence et sa puissance symbolique. Chaque plan est chargé de tension, et le fameux leitmotiv « jusqu’ici tout va bien… » résonne comme un avertissement glaçant.
La Haine reste, des années après sa sortie, un chef-d’œuvre incontournable qui interpelle autant qu’il captive. Une œuvre essentielle, à la fois poétique et brutale, qui continue de résonner profondément aujourd’hui.