La Haine
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874 critiques spectateurs

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Simon Assal
Simon Assal

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2025
" La haine" est juste excellent, de part sa mise en scène, ses acteurs (surtout Vincent Cassel qui est bluffant). On suit l'histoire de trois jeunes vivant à la banlieue sous la surveillance de policier qui enchainent les bavures policières. La seule solution qu'il leur vient pour revendiquer leur droit d'humain est la violence, la haine. J'ai entendu que ce film est bourré de cliché, manichéen mais pour l'instant je crois surtout que c'est un film dont le propos reste correct même 30 ans après. Néanmoins, même sans être d'accord avec la morale du film, on ne peut pas rejeter sa qualité cinématographique. Parfois on rigole, on se questionne et on est surtout époustouflé. Un film que je n'oublierai pas de sitôt. Chef d'œuvre.
Lomen
Lomen

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2024
La Haine, réalisé par Mathieu Kassovitz, est bien plus qu’un film : c’est un cri puissant sur les fractures sociales, les inégalités et la violence systémique. Porté par une mise en scène maîtrisée et une photographie en noir et blanc saisissante, le film plonge le spectateur dans une journée tendue au cœur de la banlieue parisienne.

Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui livrent des performances impressionnantes, incarnant trois amis liés par une amitié sincère mais confrontés à une réalité oppressante. Leurs interactions, tour à tour drôles, poignantes et brutales, donnent au film une humanité déchirante.

Le scénario, tout en sobriété, frappe par sa pertinence et sa puissance symbolique. Chaque plan est chargé de tension, et le fameux leitmotiv « jusqu’ici tout va bien… » résonne comme un avertissement glaçant.

La Haine reste, des années après sa sortie, un chef-d’œuvre incontournable qui interpelle autant qu’il captive. Une œuvre essentielle, à la fois poétique et brutale, qui continue de résonner profondément aujourd’hui.
Ferdinand
Ferdinand

4 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2024
Le point clé de ce film reste son colorgrading particulier en noir et blanc, qui donne une atmosphère géniale au film.
JP B.
JP B.

9 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2024
Culte, vu adolescent, film qui m'a marqué énormément à l'époque, les acteurs sont tous bons, des scènes choc et tellement réaliste
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2024
A quelques jours de découvrir le spectacle issu de ce film presque trente ans plus tard, il était temps de réviser ce film culte, marqueur d'une génération, qui à défaut d'être un film d'une qualité exceptionnelle, comporte des morceaux de bravoure et des citations devenues incontournables.
On ne peut plus dire "jusqu'ici tout va bien, l'important ce n'est pas la chute…" depuis 1995. Et l'atterrissage de ce film est plutôt réussi: grâce au noir et blanc, il ne vieillit pas avec le temps, et reste même d' actualité avec certes des situations qui ne sont plus les mêmes: communication via les réseaux, délinquants plus jeunes, drogues plus dures.
Cassel explose littéralement à l'écran, sa rage est redoutable et imprévisible. spoiler: Et le numéro d'imitation de De Niro armé face au miroir est un must.

Pas de femmes, c'est un thriller social entre mecs. Une démarche osée pour l'époque. Le rap est peu présent, mais bien la culture de la danse hiphop.
DVD novembre 24
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2024
Lors de la sortie de La Haine, j’étais allée voir le film, qui m’avait rendue vénère. Vénère des injustices commises, de la violence arbitraire, des préjugés, du racisme, de l’ostracisme sociétal dont sont victimes les habitants des cités, construites en périphérie, à la marge, cités dans la cité comme le mitard est une prison dans la prison.

Je viens de revoir la version restaurée 4K qui m’a rendue plus vénère encore, 30 ans et un nouveau siècle plus tard. Vénère de constater que ce film est plus que jamais actuel. C'est pas possible, je me fais remarquer, qu’une telle histoire demeure intemporelle.

Car rien n’a changé ces 30 dernières années. Jusqu’ici, rien n’a changé et rien ne va si bien. Mathieu Kassovitz avait expliqué à l’époque vouloir provoquer une prise de conscience, que respect et responsabilité s’installent entre policiers et habitants des cités. Jusqu’ici, ça a foiré. Les policiers se sont endurcis et les cités enflammées, sur fond d'un trafic de drogue toujours plus puissant (on est loin des boulettes de shit).

Les bavures font toujours la Une des journaux. Aujourd’hui en plus, les situations sont récupérées, selon qu’on se situe très à droite ou très à gauche et éloigné des partis historiques de gouvernement, histoire d'envenimer les débats.

Bien sûr, le film traite de violences policières et du manque de perspectives dans les cités, même si beaucoup d’associations se sont créées pour offrir des envolées sociales ou artistiques. Cependant, 30 ans plus tard, je m’interroge : hier comme aujourd’hui, que font ces jeunes à zoner, entre banlieues en Paname, au lieu d’étudier ? Le film se trompe de cible, il n'aborde que les conséquences, mais en amont, plutôt que l'Intérieur, ne serait-ce pas plutôt l'Éducation nationale et son rôle inclusif qui serait le ministère défaillant ?
Chris Wayne
Chris Wayne

35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2025
Un film agréable et sympathique, remettant au goût des années 80 la comédie musicale. On aurait pu craindre de tomber dans le gnan-gnan mais au fond l'ensemble demeure tout à fait convenable
Shortsam
Shortsam

6 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 septembre 2024
Le premier vrai film qui se passe en banlieue et qui n'est pas un film sur la banlieue comme tout le monde dit mais un flim sur 3 jeunes de cité et leur rapport avec la police ..
Simon Le Diable Rouge
Simon Le Diable Rouge

3 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2024
J'ai adoré ! Une petite appréhension concernant le "noir et blanc" mais j'ai été tenter de regarder ce film en sachant le succès de celui-ci. Incroyable scénario, incroyable interprétation de Vinz et ses deux acolytes Hubert et Saïd! Une cité solidaire et unis qui se bat contre les multiples bavures policières! Un film qui reste aujourd'hui, toujours d'actualité...
antoig43
antoig43

51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2024
Un chef d’oeuvre de kassovitz, l’intrigue est folle et le style du film incroyable l’histoire est inattendue je valide fort
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2024
Culte, une œuvre primordial à voir pour tout ce qu’elle dénonce qui résonne encore dans notre société actuelle. 
L’un des films qui m’a le plus marqué et qui continuera.
rafdas
rafdas

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2024
Je l'ai vu pour la première fois. Il y a du rythme dans ce film et c'est indéniablement bien filmé. Grosse performance de Vincent Cassel et bonne performance de Saïd Taghmaoui également, sans oublier celle de Hubert Koundé. Malgré cela, je trouve le film moyen-passable en 2024 car selon moi il a mal vieillit et trop caricatural à certains moments.
lepointdevue
lepointdevue

8 abonnés 192 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2024
L'un des aspects les plus remarquables de "La Haine" est sa capacité à transmettre une atmosphère authentique et oppressante. Tourné en noir et blanc, le choix esthétique renforce le sentiment de désespoir et de colère omniprésent. Kassovitz utilise cette palette de couleurs pour accentuer les contrastes sociaux et mettre en lumière les inégalités criantes. La photographie est à la fois brutale et poétique, offrant des images saisissantes qui restent gravées dans l'esprit du spectateur.

Les performances des acteurs sont une autre force majeure du film. Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui incarnent avec brio trois jeunes hommes de la banlieue parisienne, chacun avec ses propres rêves et frustrations. Leur dynamique est palpable et leur interaction rend le film incroyablement réaliste. Cassel, en particulier, se distingue par son interprétation intense de Vinz, un jeune homme enragé par les injustices qu'il subit au quotidien.

Le scénario de "La Haine" est une exploration sans concession de la violence, de la marginalisation et du désespoir. Kassovitz parvient à créer un récit poignant et engageant, qui pousse le spectateur à réfléchir sur les causes profondes des troubles sociaux. La tension monte progressivement tout au long du film, culminant dans une fin choquante qui laisse une impression durable.

Cependant, malgré ses nombreux atouts, "La Haine" n'est pas exempt de critiques. Certains pourraient trouver que le film brosse un tableau unilatéral de la vie en banlieue, se concentrant presque exclusivement sur la violence et la désillusion. De plus, quelques personnages secondaires manquent de développement, ce qui aurait pu enrichir davantage le récit.

En dépit de ces légères faiblesses, "La Haine" reste une œuvre cinématographique majeure, acclamée pour sa lucidité et son audace. Kassovitz réussit à capturer l'essence d'une génération en colère et à offrir une réflexion puissante sur les fractures sociales de notre époque. "La Haine" est un film incontournable, qui continue de résonner avec force des années après sa sortie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 mai 2024
Pas revu « La Haine » depuis sa sortie.
Mathieu Kassovitz donne la parole aux jeunes de la cité, des quartiers dits défavorisés.
Je provoque consciemment avec ce « dits défavorisés ». Nulle question de débattre pour démontrer que les torts sont partagés entre les pouvoirs publics et ceux qui ont rendu ces quartiers en zones de non-droits où toute représentation de l’Etat à travers sa police est considérée ennemie. Même les pompiers sont repoussés, ce qui déclenche des drames comme dans « Divines » de Houda Benyamina.
A qui la faute ?!

Bref, Mathieu Kassovitz permet à ces jeunes black-juif-beur d’exprimer leur mal-être dans cette société qui aurait tendance à les oublier.
Là encore, je provoque avec « ce tendance » ; nombre de jeunes ont réussi par la volonté et les études de se sortir de la victimisation ou du déterminisme, « Une histoire d’amour ou de désir » de Leyla Bouzid, par exemple.

Ce que j’avais mal pris à l’époque de la sortie m’apparaît plus acceptable aujourd’hui. Mathieu Kassovitz a ouvert une brèche où un grand nombre de réalisateurs et réalisatrices se sont engouffrés. Avec plus ou moins de réussite, soit en se répétant, soit en faisant preuve de poésie « Gagarine » de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, soit en tentant de comprendre les deux camps, « Les Misérables » de Ladj Ly vs « Bac Nord » de Cédric Jimenez.

Mathieu Kassovitz n’est pas dans le cliché, il a été un des premiers à vulgariser ce langage dit quartier. Là encore c'est à bon escient que j'emploie "le langage quartier" travaillant dans une école REP+.
Comme je l’écris souvent, les clichés ont la vie dure. Ils sont une réalité !

Mathieu Kassovitz a remarquablement dirigé ses acteurs Hubert Koundé (Hubert), Vincent Cassel (Vinz) et Saïd Taghmaoui (Saïd) ; je crois aux personnages habités par la rancoeur, la colère, la haine. Une rancoeur, une colère et une haine aussi partagée par l’autre camp : la police.
Une haine assumée dans un premier temps par le réalisateur lui-même puisqu’il parlait d’un film "contre les flics" ; puis dans un second temps - et avec l’âge - le réalisateur dit de « La Haine » que « ce n'est pas un film antiflics ».

Comme quoi, il faut du temps et un brin de jugeote pour apprécier « La Haine ».
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 avril 2024
J’ai découvert et regardé “La Haine” en 2024, je dois dire que j’ai été assez surpris, les sujets traités dans ce film sont toujours plus ou moins d'actualité, malgré sa sortie en 1995, ce qui fait de cette œuvre une œuvre intemporel. Le film est intelligent dans sa mise en scène. Le noir et blanc rappelle bien les thèmes, la peur, et cette “Haine”. Nous avons là un trio d’acteurs grandiose, jouant des personnages attachants. Je ne rentrerai pas dans les détails d’interprétations, c’est le rôle du spectateur lui-même.
Notons tout de même que ce film est rempli de préjugés, de raccourcis simples, chose non choquante pour tout le monde en 1995, mais avec le recul, ces messages ont peut-être mal vieilli, certains pourraient ressentir ici une approche caricaturale.
Mention d’honneur pour la scène de fin, bref, correct.
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