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Un visiteur
2,0
Publiée le 2 mars 2023
Ambiance lourde sur fond de vengeance, secret, tradition, sens de l'honneur, sang, clans, hommes violents, la plupart du temps habillés de noir, mutiques, menaçants, les personnages féminins sont plus contrastés, dans l'ensemble on a de la peine à suivre l'intrigue, mais il manque l'envie de le voir une deuxième fois pour mieux comprendre, tellement c'est sinistre. Déprimant. Et dire qu'il y a une part de vérité dans ces histoires de rivalités familiales.... Ce n'est pas une belle image de l'être humain.
Pour son premier film en tant que cinéaste, Fanny Ardant adapte un roman d'Ismael Kadare.
Histoire de vengeance, illustration de culture basée sur la violence, c'est malheureusement un déception malgré la présence au casting de Ronit Elkabetz.
Beaucoup trop de manque de rythme et un scénario pas franchement travaillé pour donner à voir un film accompli.
Ceci dit, cela se laisse voir, mais ce n'est pas une réussite.
Les aficionados des deux actrices ( Ardant et Elkabetz) pourront par curiosité visionner ce film à la condition de ne pas en attendre des miracles.
Un film étrange, à l'ambiance parfois oppressante, mais vraiment bien réalisé. L'histoire démarre doucement mais on sent que des temps troubles vont arriver. Peu à peu on comprend pourquoi le personnage principal a fui son pays d'origine (Roumanie) pour s'installer à Marseille et n'a pas souhaité y retourné jusqu'à présent. Mais en acceptant d'y retourner pour un mariage, le passé va ressurgir et se reproduire.
Heureusement que je ne me suis pas fié à la critique pour une fois... Ce film est splendide. Les acteurs sont authentiques, le décor planté est esthétiquement parfait, l'image, l'atmosphère sont très travaillées Même s'il est un peu moins bon, il m'a beaucoup rappelé le génialissime "Avril Brisé". Ces histoires de familles et de la loi du sang font froid dans le dos...
La premiere demi heure est prometteuse mais le film manque de charpente scenaristique et tombe dans la facilite dans s dramaturgie. Techniquement un effort est fait sur couleurs et les paysages des Carpates mais cela ne suffit pas pour sauver le film. A signaler la bonne interpretation du jeune Abraham Belaga
Un film bizarre, il ne se passe pas grand chose, on sait qu'il y a eu du sang, et qu'il y en aura encore, pourquoi, pour qui? On ne sait jamais vraiment, on doit juste se venger. Un peu juste pour faire un bon film.
cendres et sang film réalisé par fanny ardant de beaux paysages de la roumanie des acteurs très bons , l'actirce prinicipale qui ressemble étrangement à fanny ardant, la voix grave, cassée, envoutante. Une histoire de familles, de secret, de vengances, de rancoeurs, d'honneur
Le premier film de Fanny Ardant. Surprenant et envoutant... Il se degage de cette oeuvre quelques choses d' etrange et d 'assez inedit dans le cinema actuel, a voir pour la scene finale incroyable... On est dans un monde qui n' existe pas. Il revele aussi un jeune comédien intense, Abrahman Belaga,sorte de Benoit Magimel. J' ai vraiment beaucoup aimer !
Fanny Ardant, pour sa première réalisation, nous convie à un drame familial où l'honneur, les sous-entendus, la vengeance sont les points forts et sont constamment remis en cause. Fanny Ardant, telle qu'on la connait, nous le savons, est une femme de caractère, forte, ayant un côté masculin marqué. Et son tempérament, elle le déverse tout au long de son film pour en donner un bijou d'émotions et de tensions. Les choix artistiques de Fanny Ardant sont grandioses. Ronit Elkabetz était LA parfaite interprète, dans un rôle qui lui va comme un gant, dans lequel elle excelle et est éblouissante. Elle est le pivot de l'histoire et, avec un caractère de femme également bien trempé, ressemble à Fanny Ardant, avec une voix grave et éraillée qui fait parfois froid dans le dos. La musique choisie est très bonne, et les cordes du violon qui grésillent vont on ne peut mieux avec le ton donné au film. D'un point de vue technique, Cendres et sang est absolument magnifique! Du début à la fin, les cadrages sont excellents et les couleurs sublimes et somptueuses. Cendres et sang est un film bicolore: le rouge, couleur flamboyante, couleur du sang, couleur de l'amour, et le gris, couleur terne, couleur des cendres. Le film tourne autour de ces deux couleurs: à part les notes très subtilement apportées de rouge, le reste du film est dans un ton très terne. Du début à la fin, Fanny Ardant respecte le parti prix qu'elle s'est imposé, et signe finalement un très, très beau film, dont on se souviendra longtemps des intenses couleurs et des visages, parfois vengeurs, parfois bouleversés, parfois heureux. Du grand art, bravo!
J'y suis allée pour Fanny Ardant et Ronit Elkabetz, toutes 2 réputées pour leur personnalité et leur passion. La passion est effectivement présente, sur l'écran, dans le scénario et constitue même le ressort principal du film, la raison même du crime d'honneur commis au début du film et responsable de l'exil d'une mère avec 3 enfants. Et pourtant, ce film tourné en décors naturels magnifiques, flirte tellement avec l'étrange et l'onirique, qu'il finit par perdre le spectateur. Remarquable interprétation de Ronit Elkabetz, véritable double, presque physique de Fanny Ardant. A voir ou revoir sur Arte!
Avec son rythme terriblement lent et l’importance donnée à la beauté des décors, on pourrait croire à priori qu’il s’agit là d’un film contemplatif dont le but premier est de nous dresser avec plein de douceur une jolie carte postale bucolique de la Roumanie. Pourtant ce n’était nullement ce qu’a recherché Fanny Ardant en réalisant son premier film, puisque son film est avant tout un drame familial dont tous les éléments dramaturgiques, mêlant passions et tensions entre individus, n’ont strictement rien d’originaux. Si, malgré le jeu toujours convaincant de Ronit Elkabetz, aucune flamme émotionnelle ne nait de ce récit peu crédible, c’est sans conteste du fait de ses dialogues creux, de sa narration trop étirée et de ses effets stylistiques purement superficiels. Un coup d’essai raté donc pour la célèbre actrice française qui semble avoir été hypnotisée par le charme des campagnes roumaines.
Enigmatique, à l'image de Fanny Ardant. C'est âpre, ça travaille la peau en sortant de la salle, il faut dormir et se réveiller pour trouver de la portée à ce film basé sur l'onirisme de leur auteur, travaillée par la complexité du sang dans les généalogies... Première demi-heure déroutante à souhait, manque d'explications, on est à la limite de décrocher mais on reste pour la technique, très au point sur toute la ligne, la photo en particulier : se glissent quelques scènes d'une grande beauté, brumeuses et même repoussantes parfois, mais néanmoins magistrales. On peut aussi souffrir des accents à couper au couteau en plus du curieux découpage global. La marque de fabrique est là, c'est "du Fanny Ardant", qui fait que si on est perplexe à la première visite de ce film, l'envie de le revoir à tête reposée vient également tarauder, par estime pour l'actrice, certes personnelle ici, mais très prometteuse comme cinéaste, juste un peu de maladresse pour ce premier opus, non pas les comédiens, tous honorables, bien dirigés, mais l'oubli de ménager un peu le spectateur !
Ce premier film de Fanny Ardant en tant que réalisatrice ressemble à maintes œuvres d'acteurs voulant briser leur image et proposant un univers d'auteur étranger à l'étiquette qu'ils possèdent. Ici, point de fièvre truffaldienne ou de scénario déstructuré à la Resnais : la cinéaste opte pour un récit linéaire et classique mais d'une froideur toute théâtrale. La première demi-heure diffuse un charme certain, tant ce drame familial réussit à cerner la montée progressive de la haine et de la violence. Hélas, le récit s'enlise ensuite assez vite dans le surlignage psychologique, la convention de la tragédie (les morts plus ou moins accidentelles) et la pose distinguée qui pétrifie cet objet de cinéma pourtant séduisant sur le papier. Reste Ronit Elkabetz, actrice prodigieuse.