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4,0
Publiée le 23 octobre 2011
il faut dire ce qui est a propos de la critique de l'èpoque qui a eu une attitude vraiment curieuse! Elle a rejetè à la fois les comèdies musicales lègères et celles où les allusions ètaient plus prècises, car ce n'ètait plus la comèdie musicale! Mais dans l'esprit du public et surtout du public français, on rencontre ègalement un certain nombre de prèjugès! La plupart du temps du point de vue du rèalisme: "on ne chante pas dans la vie"...voire! On n'a souvent une chanson en tête et, dans le film musical, on l'entend et on voit l'hèroïne chanter sur l'ècran! L'esprit cartèsien s'est assez mal accomodè de voir l'action soudain interrompue et les personnages se mettre à danser! Tout mon propos consiste à dire que si cela est fait avec talent (et cela l'a ètè souvent), ce sont nos rêves qui sont à ce moment projetès sur l'ècran qui devient notre miroir comme "Summer Holiday" de Rouben Mamoulian, un rèalisateur qui nous aidera à prèciser que d'entrèe de jeu, que rien n'est jamais si simple qu'on le croit! Ce dernier ètait un metteur en scène sous-estimè, mais chacune de ses incursions dans le musical fut l'occasion pour lui de lui donner une nouvelle orientation! Dans cette jolie rèussite, basèe sur un scènario d'Eugene O'Neill, futur Prix Nobel de la littèrature, il est question de la contribution du musical à la saga amèricaine! Dans le cadre d'une ville de province, le film dècrit le passage d'un adolescent (Mickey Rooney) à l'âge d'homme! C'est peut-être au final une comèdie à l'eau de rose mais l'histoire, les acteurs qui chantent, le vibrant technicolor et surtout les personnages de Mickey Rooney et Gloria de Haven, tout est ici la perfection même d'un cinèma de genre oubliè aujourd'hui avec quelques scènes inoubliables! Une comèdie musicale qu'il faut vite faire renaître de ses cendres...
Rouben Mamoulian réalise une comédie musicale avec trois fois rien et c'est nettement insuffisant. Ses jolies couleurs et ses beaux costumes de la petite bourgeoisie américaine des années 1900 ne sont d'aucune utilité à ce sujet étriqué et sans idée. D'abord, le scenario est très pauvre, qu'on résumera à la crise d'adolescence de Richard (Mickey Rooney) abordant ses premiers troubles amoureux tout en tenant d'exaltés discours anticapitalistes. Heureusement, les vacances d'été ramèneront probablement Richard à des valeurs plus conformes à l'orthodoxie et au puritanisme de l'Amérique. Le divertissement de Mamoulian n'a d'ailleurs aucune intention subversive. A la légèreté du scénario s'ajoutent des personnages sans épaisseur. S'inspirant peut-être des familles de gentils originaux, tels les Sycamore de Capra dans "Vous ne l'emporterez pas au Paradis" ou les Smith de Minelli dans "Le chant du Missouri", les auteurs échouent à créer une réelle excentricité dans le cercle familial des Miller, un rien farfelu mais d'une fantaisie très fade. Enfin, le contenu musical se limite à quelques chansons et, en l'absence de scènes dansées, prive le film du brio et de la créativité propres, généralement, au genre musical US. Quant à Mickey Rooney, nouvelle coqueluche du cinéma américain, sa composition de jeune homme impertinent (mais pas drôle) passe par un cabotinage vain et désuet.