Un des meilleurs films de son époque. La mise en scène, la directions d'acteur, la photographie et la sensualité sont portés à leur paroxisme. Un indispensable à avoir absolument vu !
Une insulte au cinéma. Tel une oeuvre d'art, ce film brise (volontairement?) absolument tous les codes cinématographique. Certains diront navet, d'autre chef d'oeuvre... C'est le principe de l'art. Ce n'est pas hiérarchisable, mettre une note à ce film, et donc chercher à être en mesure de le comparer sur la base de performance (= note) à d'autre films, est totalement obsolète. Black Swan est un art. Rien de plus. Ce film est d'une beauté incroyable, cependant certains choix cinématographiques sont discutables. Certaines scènes s'apparentent à un mauvais film pornographique. L’obsession du réalisateur pour le sexe de Portman est assez gênant. Les gros plans n'en finissent plus, heureusement que Portman est sublime. La résolution du mystère peut être vue comme une immense mascarade pour justifier un manque d'imagination de la part du réalisateur de Requiem Of A Dream. On regrettera également l'omniprésence de la musique, qui impose les sentiments au lieu de les laisser venir. C'est assez malhonnête.
Excellentissime film d'Aronofski, qui nous entraîne dans un tourbillon infernal de la folie et la schizophrénie : d'une rare intensité, le film happe littéralement le spectateur et dont le visionnage ne vous laissera pas de glace, c'est un euphémisme... Porté par une Nathalie Portman époustouflante, un chef-d'oeuvre 5/5
Aronofsky nous entraîne dans une spirale étouffante et anxiogène où il joue avec sa caméra d'une façon magistrale. Black Swan, c'est une expérience à part entière où la sublime Natalie Portman donne le meilleur d'elle-même pour nous emmener au fin fond de ses psychoses. Une réussite totale.
Darren Aronofsky a eu un mérite. Celui d'avoir réussi à mettre en valeur Natalie Portman et lui offrir enfin un grand rôle où elle a pu prouver son talent. Jusqu'alors, je n'avais jamais accroché à l'une de ses performances. C'est dans l'interprétation de ce cygne noir qu'elle prend enfin une autre ampleur et cesse d'être une éternelle pleurnicheuse - côté très bien exploité pendant la majeur partie du film - ici, pendant ces quelques minutes, elle est possédée, sensuelle, accomplie, inquiétante, dangereuse... A côté de cela, "Black Swan" n'est pas dénué de défauts, à commencer par le style impropre du réalisateur, caméra à l'épaule, où lui même semble se perdre entre le film d'épouvante, gore, pornographique et/ou dramatique. Une ligne de conduite hésitante où seul l'univers de la danse et du ballet recolle les morceaux tant bien que mal. De plus, on ne sait pas si ce côté provocateur, porté par Mila Kunis entre autre, est vraiment indispensable. L'art de la danse mérite t-il qu'on l'abaisse au sexe et à la drogue ? Il y aurait bien d'autres manières de présenter l'infinie complexité de ce monde... On peut tout de même reconnaître aussi que - même s'il n'est pas innovateur - l'aspect folie schizophrénique est bien exploité et plutôt bien mené jusqu'au final, parfaitement maîtrisé (il était temps), envoûtant et grandiose. Reste l'insupportable Vincent Cassel...
Une sublime métaphore de la création artistique. Nina a donné de son sang pour l'oeuvre d'art. Le cygne noir, jusque là enfoui au plus profond de son être surgi, la dévore, prend possession d'elle. Elle doit apprendre à le contrôler par son travail. Le ballet est l'occasion pour elle de se métamorphoser, à l'image de l'oiseau. Un grand film, profond par son propos, à l'interprétation irréprochable.
Un film qui nous en apprend un peu plus sur les ballets et la pressions que doivent subir leurs interprètes. Vraiment très étrange, ce Black Swan ne plaira pas a tout le monde pour sur mais n'en reste pas moins un bon divertissement.A voir en VO de préférence. (V; Cassel)
Un film qui reste très bon, et qui revient parfaitement dans le style Aronofksy, avec une mise en scène angoissante, une ambiance glaçante, et des acteurs parfaits. Le tout servit par une musique somptueuse. Un film qui me touche tout de même moins que Requiem for a dream et The fountain. Foncez.
Ce film époustouflant est l’histoire d’une naissance, celle d’une enfant qui devient une femme dans toute sa violence et sa beauté. Adapter d'un roman d’Andres Heinz et du ballet le plus connu du répertoire classique, Black Swan est sans aucun doute le film de 2010. Darren Aronofsky réalise là un film puissant, d’un romantisme passionné, et plongeant dans la tourmente psychologique de son héroïne. Natalie Portman qui porte le film sur ses épaules, nous sort encore une fois, une prestation cinq étoiles pour laquelle elle est nommée aux Oscars, logique car quelle performance encore une fois de sa part. spoiler: Cette histoire de danseuse qui doit tout à la fois interpréter le cygne blanc et le cygne noir va devenir intense et stressante pour Nina qui n'arrive pas à danser le cygne noir, elle ne sait danser que le cygne blanc, Lily une jeune danseuse venue de San Francisco semble mieux qualifié pour interpréter ce cygne noir. Néanmoins Nina obtient le rôle de la reine des cygnes au profit d'une autre danseuse dont le rôle lui avais déjà été attribuer. Confrontée à ses frustrations et à son désir de perfection, Nina devra affronter ses démons, car la pression qu'elle subit est énorme et les répétitions de danse se succèdent mais malgré tout, elle n'arrive toujours pas à danser le cygne noir. Avec Black Swan, Darren Aronofsky nous offre une démonstration de ce qu'est la beauté, que ce soit au niveau de la danse, des décors ou bien de la qualité des images. A la fois intriguant et spectaculaire, il s'agit bel et bien de son meilleur film, qu'on peut définir sans une hésitation de chef-d'oeuvre!
Il est difficile de mettre des mots sur des sentiments aussi forts que ceux ressentis en voyant Black Swan. Le film du brillant Darren Aronofsky, réalisateur du troublant Requiem for a dream, est si intense et si angoissant que je ne suis pas ressortie totalement indemne du visionnage. A tel point que j’ai mis trois ans avant de revoir ce film qui m’avait pourtant tellement plu.
Un film intense car le réalisateur a réussi à nous faire vivre toute la passion, mais surtout toutes les angoisses que la danseuse de ballet Nina (Natalie Portman) porte au plus profond d’elle-même. Ses brillants choix de mise en scène et l’interprétation phénoménale de Natalie Portman permettent une véritable plongée au coeur des sentiments et émotions d’une ballerine qui rêve du premier rôle, alors qu’elle est en réalité trop fragile pour pouvoir le (sup)porter sur ses frêles épaules.
Black Swan est aussi terriblement angoissant. Il est pour moi bien plus effrayant que la grande majorité des films dits « d’horreur » car Aronofsky parvient à filmer quelque chose d’extrêmement complexe : la folie humaine qui naît, et envahit peu à peu l’héroïne. Dès le début du film, le réalisateur nous plonge dans un univers sombre, où les ombres et les silhouettes non identifiées hantent le quotidien de Nina. La musique de Tchaïkovsky accompagne divinement ces moments glaçants. La relation entretenue entre cette dernière et sa mère participe également bien à cette angoisse, tant elle est malsaine et intrusive. Fiction et cauchemar s’entremêlent à perfection pour se confondre dans un final qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde.
Au final, difficile d’avoir les idées claires après avoir vu une oeuvre si dérangeante et brillante. Pour conclure : nous avons un CHEF-D’OEUVRE.