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Ghost_face
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5,0
Publiée le 3 septembre 2008
GRACE IS GONE dénonce frileusement l'Amérique de Bush (infiniment patriotique) avec une sincère sensibilité. On ne peut être que touché par ce sombre road movie qui relate la lâcheté d'un père face à l'innocence d'âmes en peine. La sobriété du propos alliée à une musique, douce, émouvante rendent cette vérité latente pleine d'appréhension et inévitablement touchante. Un impact émotionnelle qui ne laisse pas intact la réflexion politique qu'on y accorde tout comme les jugements qu’on porte sur les bons ou mauvais choix de chacun. Un film non seulement bouleversant mais intelligent devant lequel on pleure sans retenue.
Moitié mélodrame, moitié road movie avec en toile de fond la guerre d’Irak. Un joli film qui aborde le thème du deuil, ou comment affronter la mort d’un proche. Mise en scène épurée, sans effets larmoyant, relevé par une musique délicate, peu envahissante, composée par Clint Eastwood himself. John Cusack en papa droopy endeuillé est tout simplement parfait, le final a eu raison de mon cœur de pierre.
C'est poignant et très triste, mais c'est aussi très ennuyeux, car entre le début et la fin du film, il ne se passe rien. Mais ces deux parties valent à elles seules mes trois étoiles, car on a droit à une très belle performance d'acteurs, de la part de John Cusack et des deux fillettes. Beaucoup de larmes ont dû être versées sur ces scènes.
Franchement je m'attendais à mieux. J'adore John Cusack car je le trouve toujours très attachant avec son air désinvolte. Mais là je sais pas, ça manquait un peu de réalisme. En plus j'aime énormément les road-movies, mais là encore j'ai été déçue par leur manière d'intégrer le thème du voyage dans le film. Au final c'est plein de bons sentiments et ça traite trop des relations père/enfants où ça reste concentré. Dommage que ça n'a pas été plus exploité car sinon ça aurait été un bien meilleur film à mon avis.
Un film extrêmement touchant où John Cusack nous entraîne dans un long voyage, ou comment faire pour vivre après un tel drame, pour se reconstruire et... pour l'annoncer à ses filles ! On ressort de ce film tellement touché(e)s, les larmes aux yeux (voire + pour les plus sensibles !). John Cusack affirme une fois de plus qu'il est un très grand acteur !
Le cinéma aux Etats-Unis a servi et sert encore beaucoup à promouvoir la culture américaine à travers le monde. Sans se contenter de cette seule mission, il ouvre dans le même temps l'espace d'une catharsis au travers de laquelle l l'Amérique déverse sa peine et ses mea culpa. Les exemples les plus éloquents sont ceux des guerres. La première fût la guerre du Vietnam de laquelle réagirent une poignée de cinéastes talentueux regroupés, par la postérité, sous le nom de Nouvel Hollywood. La guerre en Irak apporte elle aussi son flot de films. Suite à Redford, Haggis et de nombreux autres, de jeunes cinéastes s'approprient le sujet pour délivrer le sentiment d'un peuple trahis, meurtris par les calomnies d'un gouvernement délétère. "Grace is Gone" (USA, 2007) de James C. Strouse prend comme prétexte au drame de son film la guerre en Irak. Afin de rendre singulier son oeuvre, Strouse inverse les rôles usuels et présente un foyer de deux jeunes filles commandé par le père dont la mère, soldat en Irak, demeure absente. Le cinéma indépendant américain construit des situations semblablement inédite pour s'inscrire artificiellement en marge. Suite au décès de la mère en Irak, le père ne sait comment annoncer la nouvelle à ses filles et décide de fuir le terrible instant de l'annonce. Fuite en avant, plongée dans l'illusion du monde qui refuserait l'évidence de la mort, chacun de ces mouvements est présent. La petite famille du film reproduit le geste du gouvernement américain qui s'est complu dans le mensonge pour servir son "bien-être". Strouse reproduit, à l'échelle d'une petite famille, l'erreur d'un gouvernement. De plus, rien ne semble être dit. Le plus étrange réside dans la place que la guerre en Irak occupe. MacGuffin pour un sentimentalisme commun, la guerre en Irak est réduit à sa plus bête expression : un objet du spectacle pathétique.
Certes ce long métrage est long par moment, certes il est moralisateur et essai de toucher le spectateur au plus profond de lui même. Mais, les trois acteurs principaux sont très bons, Cusack a prit des manières physiques et morales de l'homme "moyen américain". Les deux filles sont aussi très bonnes actrices, et j'ai surtout adoré le personnage de l'aînée, qui est protectrice, très mature, etc. L'histoire n'est pas super originale, mais j'avoue que la fin est assez poignante et elle nous ferait presque verser une larme, c'est quand même très réaliste. C'est souvent la même chose, le père de famille (comme ça aurait pu être la mère) ne se rend compte de son bonheur que quand un malheur arrive. Ceci dit, au début, j'étais un peu déçu par le résultat final, mais en y réfléchissant à deux fois, je trouve que c'est un bon film. Pour certains, ça paraitra un peu gros, mais il faut aussi se dire que c'est un film. Bon film !
Un père de famille apprend la mort de sa femme, soldat de l'armée américaine partie au combat en Irak. Il decide alors d'emmener ses deux filles en Floride au JArdin Enchanté, un parc d'attraction. Un grand film rempli d'émotion avec un jeu d'acteur grandiose et l'innocence des deux petites filles. De plus, une musique qui porte les images de ce film à un grand moment d'émotion. à voir!
Sujet grave mais terriblement mal interprété pat l'ensemble des acteurs, surtout par les filles. Une erreur de casting catastrophique à déplorer !!! 1/5
Excellent film, touchant et émouvant qui traite du deuil mais qui n'ai en aucun cas un film politisé ou sur la guerre en Irak. Pour preuve, à aucun moment, ce film ne prend position même si on peut interprété certains clichés. C'est un film psychologique aux airs de road-movie où on découvre peu à peu le choc de ce pére veuf qui ne sait comment annoncé l'effroyable nouvelle à ses filles. Mention spéciale aux comédiens( surtout la fille ainée, qui semble t'il comprend trés vite la situation) qui traduisent à merveille l'émotion et la détresse et à la BO (signée Clint Eastwood...). Surtout, une forte pensée à tous celles et ceux qui ont vécu de telles épreuves. Un film à ne pas rater
Un film qui mise tout le pathos. Forcément, le spectateur est touché, car jouer sur la corde sensible marche à tous les coups. Mais en dehors de cela, force est de reconnaître que le film est bien pauvre. Le scénario est squelettique, du coup le réalisateur fait traîner les choses en longueur. A cette lenteur, frustrante, se rajoute la pauvreté des dialogues. Enfin, j'avoue que le personnage incarné par John Cusack m'insupporte. Cette espèce de lavette, patriote et qui ne sait pas mentir...
Une infinie tristesse prolonge le film de ce jeune nouveau réalisateur, disciple de << l'émotion rentrée >> qui fait tout l'art de Clint Eastwood (par ailleurs auteur de la belle musique de ce premier long-métrage). "Grace is gone" aborde d'ailleurs un sujet délicat : le deuil, et très légèrement les conséquences de la guerre en Irak (moins importantes dans le film que la mort elle-même). Comme un cri étouffé, un secret terrible que l'on garde dans le coeur sans jamais vouloir le partager par peur de faire souffrir l'autre, toutes les scènes transpirent une vérité de l'approche et du comportement qui alimente, au-delà de la péripétie, les sentiments humains : culpabilité, désespoir, abandon, manque, solitude, effroi... grâce au jeu retenu et d'une extrême justesse de John Cusack (bien loin de ses récentes niaiseries filmiques), "Grace is gone" tient en haleine, autant parce qu'il est formidablement bien écrit que parce que le charisme de cet acteur hors-norme, aussi fragile que supra-humain, impose à l'écran un regard à capter par la caméra. Le tact de la mise en scène, faussement embarquée, intime, éventrée et profondément en dedans de l'âme des protagonistes, installe une rythmique lancinante, véritable parce qu'elle transpire ce goût âpre de l'incommunicable, de l'irrespirable, de l'impensable (qui ne peut se penser et se panser). Dans l'installation visuelle du partage dramatique, ce délicat petit film d'auteur, au budget restreint, a pourtant une force et une présence qui manquait à "La chambre du fils" de Moretti ; c'est-à-dire que, par parti pris, Moretti refusait de prolonger le drame, de faire influer le présent dans le futur et l'inconnu, tandis qu'en imprégnant sa caméra d'un style en mouvements, bercé, valsé, James C. Strouse parvient à pénétrer la dureté des thèmes évoqués et les laisse respirer bien après, se dégonfler, s'étendre comme un voile flottant dans l'air. Un voile de souvenirs, de présent, de futur, de regards et de baisers, un voile d'une tr