Magnifique film, qui cependant contient quelques vides et une fin qui n'intensifie pas assez les liens entre les deux personnages. C'est apparemment le but aussi, une simple histoire avec des personnages dont on ne connaît même pas les noms. A voir, quoi qu'il en soit.
« New York Melody » (Begin Again, 2014) m’a donné envie de voir « Once », le premier film du réalisateur. Et, à cause de « New York Melody », j’ai été déçu ! En effet, les deux films sont une sorte de « copier/coller » général : même histoire, mêmes enjeux et rebondissements, mêmes très belles chansons très bien intégrées à l’histoire mais, là où Once est une version « brouillon », sans moyen et vite tournée, New York Melody a su ajouter un super casting et surtout beaucoup d’humour dans les dialogues et situations. Alors, si vous n’en voyez qu’un, je ne peux que vous suggérer de ne voir que « New York Melody » ! Pour ma part, j’aurai tant souhaité voir les deux films dans l’ordre de leur genèse. Cela m’aurait donné une meilleure impression de « Once », surtout si j’avais pu le voir il y a 7 ans lors de sa sortie ciné…
Film qui rend hommage à la musique et à l'artiste qui sommeille en nous au travers d'une histoire entre un homme et une femme que la vie a rendu seul, ensemble ils vont partager leur passion pour la musique. Le film est composé de morceaux de musique originaux joués devant nous par deux acteurs géniaux qui nous font vraiment vivre ce qu'ils chantent. On pourrait reprocher au film de trop s'attarder sur la musique et pas assez sur l'histoire entre les deux personnages, mais pour un film quasi amateur et tourné en deux semaines c'est une vraie réussite, peu de film sont su si bien rendre hommage à la passion pour la musique.
Amateurs d'actions, encore une fois, abstenez vous, car il ne se passe rien, ou presque, dans ce film porté sur la musique, qui est d'ailleurs très belle et agréable à écouter. Un film atypique.
Belle petite surprise que cette "comédie musicale" qui se renie en quelque sorte : les chansons ne véhiculent pas le verbe ici mais les sentiments : ce qui lie les deux personnages, c'est, au-delà de toute considération d'amour mutuel, l'amour de la musique, la musique toute simple, celle qui naît de trois coups d'ongle magique sur une gratte sèche, délicatement nonchalante, qui parle plus qu'elle ne chante réellement. Les plus belles rencontres naissent des plus belles chansons, semble nous dire le film. Tourné pour des moyens dérisoires en seulement deux semaines, Once en acquiert une force brute, renforcé de vérité par sa spontanéité, comme si le film, tel un concert en live saisissait sur le vif les effets bénéfiques de la musique, qui plus que jamais semble adoucir les moeurs. L'académie des Oscars ne s'y est pas trompée en gratifiant le Falling Slowly (bouleversant d'une émotion à peine dévoilée) de l'Oscar de la meilleure chanson, largement mérité. Les acteurs, inconnus au bataillon, se révèlent être de bons comédiens, au-delà d'être de remarquables musiciens, ce qui tombe sous le sens. Alors certes le film est imparfait et manque un peu d'ambition, mais ces faux accords sont noyés dans le flot de bonne musique qui parvient à nos oreilles. Par son intimisme et son côté mal accordé, on peut considérer Once comme un film acoustique, si l'on pouvait effectuer un parallèle entre ces deux arts qui ne se sont jamais aussi bien entremêlés que dans ce genre de films. En tout cas, Once est une belle histoire, porté par une belle musique. Que demander de plus? Ce qu'il faut alors, c'est se taire et se laisser porter par la mélodie.
Un chanteur-guitariste des rues de Dublin et une pianiste occasionnelle immigrée de Tchéquie, portés par leur tendresse et leur simplicité naturelles, transcendent par la musique leurs souffrances intimes en engendrant leur bonheur. Avec trois autres musiciens publics tout aussi modestes ils iront même jusqu’à l’exploit d’enregistrer un disque amateur. Leurs chansons, leurs affinités et leur sagesse communes fleurissent spontanément, rien qu’en étant naturels et nous donnent une déconcertante leçon de bonheur. Interprétée par un authentique duo de musiciens, cette romance véritable raconte l’amour d’un couple, triomphant malgré sa virtualité, qui les amène à leur joie juste par sa poésie gratuite, presque surnaturelle. Véritable moment de bonheur, ce film musical et intimiste est un hymne à l’amitié, à l’amour et à l’évidence de la vie.
Je sortais de "Dans la vallée d'Elah" et j'avais envie de légèreté. Excellent p'tit film plein de musique, de solidarité, et d'humanité, valeurs qui nous semblent tellement rares aujourd'hui qu'elles donnent les larmes aux yeux. Interprétation parfaite, on sort en chantant et ça fait du bien.
Une histoire d'amour simple, douce et réaliste avec deux très beaux acteurs. Un peu trop de musique à mon goût et un léger déficit de rythme qui occassionnent quelques longueurs. Frais, sympathique mais un peu lourd à suivre.
Once, ou comment produire et réaliser la pire daube de l'année : retrouvez dans vos tiroirs une histoire d'amour impossible écrite quand vous aviez 12 ans (elle est bourrée de clichés, mais "tellement pure et naïve"). Offrez une caméra à un enfant de 3 ans. Donnez-lui carte blanche pour filmer n'importe quoi n'importe comment, et prétendez ensuite que vous étiez vous-même au cadre. Demandez à un copain qui gratouille la guitare de composer quelques chansons irlando-folkisantes dont même les Coors ne voudraient pas. Pire, demandez-lui de les chanter lui même de sa voix nasillarde (qui est à la musique ce. Ajoutez une pincée de mystère slave, une maman morte et une réalité sociale bourrée de clichés. Débrouillez-vous pour que celui qui tient la caméra soit constamment distrait, histoire qu'il ne fasse pas une belle image à l'insu de son plein gré. Complimentez sans cesse votre copain gratteur-de-guitare, afin qu'il chante quasiment tout le temps, dans la rue, dans l'autobus ou dans sa chambre… Demandez à votre actrice d'intérioriser son jeu au maximum et de sourire le plus souvent possible. Ecrivez vos dialogues au dernier moment. Obligez-vous à tuer dans l'œuf les quelques bonnes idées que vous pourriez avoir (on ne sait jamais !). Laissez mijoter votre spectateur 1h25 en lui donnant l'impression qu'il regarde votre film depuis 3 heures. Faites-lui croire, grâce à l'astuce d'un scénario sans enjeu dramatique, que votre film peut s'arrêter à tout moment. Finissez-en enfin, et libérez-le en accompagnant sa sortie de la plus belle chanson de votre copain gratteur-de-guitare, histoire qu'il l'ait en tête quelques heures encore, afin d'être assuré que vous lui aurez pourri sa journée. Si le premier mot qui lui vient en bouche n'est pas "INSUPPORTABLE", obligez-le à rester à la séance suivante.
Une pure merveille !!! C'est lorsqu'on découvre ce type de film qu'on se dit que le cinéma, le vrai, n'est pas mort et peux nous redonner espoir dans le genre humain. Non plus sérieusement, c'est vraiment un film sortie de nul part. Et cet ovni tout droit venu d'Irlande est tout simplement magnifique. Une vrai perle qu'on apprécie encore un peu plus à chaque visionnage. Les acteurs, que dire, les artistes (car musiciens avant tout) sont vraiment touchants. Pas de fioriture dans ce film; nul besoin car chaque élément de l’histoire a sa place. Il faut néanmoins à mon avis aimer les musiques présentes dans ce film pour mieux l'apprécier. Car en effet, celui ci est composé à 80% de musique originale, ce qui en fait sa force pour ceux qui adhère (ce qui est mon cas) mais qui peux en rebuter plus d'un (pour ceux qui n'en sont pas friands). Alors oui le scénario est quasiment inexistant, mais ce n'est ici pas l’intérêt du film. Ici, ce sont des vies de tous les jours qui nous sont présentés. Des parcours tellement vrai, dures et crédibles que le scénario, bah on s'en contre-fou. J'ai adoré ce film, parce qu’il m'a touché, parce qu’il est beau, parce qu’on ressent tout de suite que ça a été fait avec des amis, entre amis et pas pour l'argent ou la reconnaissance. C'est ce qui le rend si spécial, sa pudeur et sa simplicité, à l'image d'une bandes de potes voulant juste faire passer un message à travers la musique.
Je manque certainement d'ojectivité car je vais voir pratiquement tous les "films musicaux", mais celui-là arrive vraiment au sommet de ce genre : tout est frais : le jeu des acteurs-musiciens-chanteurs, l'histoire, la réalisation, les clins d'oeil,, notamment avec le père et le doute qui assaille le technicien du studio lors de leur rencontre, la tentation des galipettes.... La B.O. est tellement géniale que silon devait faire réparer son propre aspirateur, il nous suivrait de lui-même dans la rue !