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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 octobre 2012
Vicky et Cristina : deux amies, deux conceptions opposées de l'amour. Tandis que Vicky est une fille calme et qui n'arrive à s'éprendre que pour un seul homme, Cristina est toujours à la recherche d'une nouvelle relation amoureuse pour découvrir de nouvelles sensations. Woody Allen réussit une fois de plus à nous conquérir avec des thèmes dont lui seul a le secret, à savoir comment mélanger amour, art et poésie, tout en offrant un véritable patchwork des sentiments que chacun a sur l'amour. Si Vicky Cristina Barcelona a peut être le goût de déjà vu chez le réalisateur, sa caméra parvient toujours à nous surprendre en nous proposant des personnages dont la personnalité et les sentiments sont si profonds, qu'on en vient presque à pardonner le côté un peu trop " carte postale " de Barcelone. Un film à déguster avec un bon verre de vin, comme le voudrait Woody Allen.
Dans sa tournée européenne Woody Allen sort des films plus romantiques et moins nerveux, ici c'est assez réussi, largement plus fin que la plupart des films du même genre. Dommage que Penélope Cruz n'apparait pas plus longtemps elle est vraiment au top dans ce film et amène le rythme qui manque un peu par moments.
Le générique traditionnel de Woody Allen, police Windsor blanche sur fond noir, alors que Giulia y los Tellarini égrènent leur chanson acidulée, Barcelona. Suit un plan d'une mosaïque de Miro à l'aéroport de la capitale catalane, avant que la caméra ne pivote pour suivre Vicky et Cristina qui partent visiter la ville. Sagrada Familia, Parc Güell, guitare et toro de fuego : Woody Allen ne craint pas la carte postale, au contraire, il pousse le cliché à fond : Juan Antonio est forcément peintre, son père est forcément poéte, et Barcelone est forcément romantique.
Débarquent donc dans cette ville filmée en permanence avec une photographie mordorée, deux touristes américaines, deux opposées : Vicky, la brune, titulaire d'un Master d'Identité catalane, performance d'autant plus méritoire qu'elle n'a jamais mis les pieds en Espagne et ne parle ni la catalan ni le castillan, et qui concoit l'amour comme un engagement durable ; et Cristina, la blonde, qui ne sait pas ce qu'elle attend mais qui sait ce qu'elle ne veut pas, prête à toutes les aventures et pourtant toujours insatisfaite.
Commence alors un marivaudage autour de Juan Antonio, un peintre qui "a eu une histoire torride avec une belle folle qui a essayé de le tuer", Roméo en Alfa qui ne s'est jamais consolé de la perte de sa Juliette. Triangle classique, mais la malice de Woody Allen brouille les cartes et réveille les ulcères, et entre joutes oratoires savoureuses et jeu de cache-cache, l'intrigue avance doucement, comme une journée d'été.
Puis commence la deuxième partie du film, annoncée par une fermeture et une ouverture à l'iris : le retour de la belle folle jouée par Penelope Cruz. La critique s'est extasiée sur le jeu de l'actrice d'Almodovar, et c'est vrai qu'elle est comme d'habitude époustouflante en passionaria hystérique, lointaine cousine ibérique de Frida Kahlo. Mais ces comparses ne sont pas mal non plus, notamment Scarlett Johansson dans un rôle plus contrasté, et Javier Bardem, aussi à l'aise en séducteur latino qu'en tétraplégique ou en tueur psychopathe.
On l'aura compris, "Vicky Cristina Barcelona" est plutôt un bon Woody Allen, construit astucieusement avec une voix off à l'ancienne qui accélère l'intrigue, des dialogues savoureux - mais moins logorrhéiques que dans d'autres films -, et une distribution impressionnante. On n'a pas le temps de s'ennuyer, grâce à cette savante construction et aux multiples rebondissements, mais Woody Allen a bien fait d'arrêter son film au bout d'1 h 37, car ce n'est pas sûr que le spectateur aurait tenu encore longtemps.
Pas franchement comédie, pas réellement film dramatique, ce quarantième film de Woody Allen ne prendra sans doute pas place parmi ses plus grands films. Il n'en reste pas moins un agréable divertissement, largement supérieur à la moyenne des films de ces derniers mois.
Une comédie dramatique rafraîchissante, qui nous propose une escapade sensuelle et palpitante, au coeur des splendides paysages barcelonais et andalous. De très bons acteurs, des histoires rocambolesques, des destins qui se croisent... Le film ne sombre jamais dans la facilité ni dans la vulgarité et est, au contraire, empreint d'une extraordinaire légèreté. La fin est également des plus réussies, avec ce sentiment de bonheur connu, mêlé à un goût d'inachevé.
On reconnait évidemment la marque de Woody Allen: une musique phare qui berce tout du long le spectateur dans une même ambiance. une ville au coeur de l'esthétisme du film, des couleurs chaudes et quelques fois pâles, et enfin, un casting puissant. Dans ce film, Woody Allen sépare, compare et mélange diverses formes de relations et nous interroge sur ce que nous, nous voulons. Entre le chaos et la passion de Maria Helena, la stabilité (pourtant fragile) de la brune et la quête d'idéal de la blonde, notre coeur balance. Quelle morale en déduire? Peut être que l'idéal n'existe pas, que les extrêmes (conformismes et chaos) ne mène pas au bonheur mais que la remise en question perpétuelle de tout n'est pas le bon compromis. Chacun cherche à s'identifier à l'une de ces brillantes femmes. D'autre part, se dégage de ce film une certaine sensualité (en partie due à ces acteurs), un chaleur très bien associée à l'atmosphère espagnole. Au coeur de tout cela, Javier Bardem, cliché du bel artiste espagnol apparait comme le modérateur de ces dames, comme le chef d'orchestre de nos questions. Bref, un film beau, avec une sensualité subtile et de sérieuses interrogations en fond.
J'ai beaucoup aimé ce "Vicky Cristina Barcelona", un Woody Allen inspiré, original, à la fois romantique, croustillant et cruel. Un film qui aborde des notions très pertinentes (et impertinentes) sur les amours, sur la vie de couple, et qui de ce fait, amuse autant qu'il intrigue. Bien écrit, il s'appuie de surcroit sur un casting 4 étoiles et un cadre visuel de très bonne facture qui sent bon le soleil et l'été. Tous les ingrédients pour se laisser tenter !
Assez court, direct et réellement efficace, ce film de Woodie Allen passe très vite et se révèle être différent des autres (même si finalement c'est un scénario assez simple et avec de solides clichés). Les acteurs sont très très bons, à commencer par Javier Bardem, que je trouve de plus en plus complet, et du trio des sublimes filles : Scarlett Johansson, Rebecca Hall et Penelope Cruz. Elles sont toutes bien mises en valeur et ont chacune leur propre jeu, bien fidèle à leur personnage respectif. J'ai passé un bon moment en leur compagnie et également avec cette Espagne magnifiée (ça vaut bien un guide du routard).
Un bon W. Allen qui tient surtout sur le prestigieux casting. Une intrique convaincante dans le magnifique Barcelone qui tient le pari de nous divertir. Agréable moment!!
Un bon Woody allen des passages longs mais le scénario tient la route et les acteurs sont convaincants notamment javier bardem et Barcelone est bien filme
Pas fan du tout de W.Allen...trop mou et alambiqué dans son style...et pourtant ce film est rafraichissant ! C'est l'été, tout le monde est beau, il fait chaud et c'est les vacances...un film "y'a qu'à" pour moi. Une aventure simple, sensuelle et palpitante. Très plaisant !
Dans une Catalogne de carte postale, Woody Allen étudie les jeux de l’amour et du hasard dans la haute bourgeoisie, thème cher à son œuvre. La distribution est éclatante de charme : Rebecca Hall, Scarlett Johansson, Javier Bardem et Pénélope Cruz. Si ce beau quatuor excelle à déchainer les passions, on peut déplorer qu’aucun des personnages ne connaisse de réelle évolution entre le début et la fin du film. Ceci renforce le sentiment d’immobilisme démontré par le réalisateur qui laisse à penser que le destin de chaque individu est tracé. Malgré les doutes de Vicky, personnage le plus intéressant selon moi, les choses demeurent immuables et inéluctables…