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stanley
83 abonnés
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4,5
Publiée le 15 février 2014
The Swimmer, film injustement méconnu, est une merveille et d'une finesse qui va en se bonifiant au cours de son déroulement. Burt Lancaster, dans un de ses plus grands rôles, joue un personnage en perdition, qui refuse de voir le temps passer et qui semble encore se comporter en hérault des fifties alors que nous sommes à la fin des années soixante. D'ailleurs, le film parait au départ hors d'époque mais au vu des dialogues, de la dérision et des jeux de caméra on se rend compte que les années 60 sont déjà bien entamées. La qualité de la photographique du film de Franck Perry est d'une grande beauté et assume la diversité des plans, parfois proches ou lointains. La musique est sublime et magnifie le romanesque désenchanté de l'intrigue. La scène centrale de sa relation avec la jeune fille conclue par cette course sur le manège est un chef d'oeuvre. Le film est très dur pour son héros, à bout de course au propre comme au figuré, rejeté souvent par ses voisins au fur et à mesure que l'intrigue avance. A la fois road movie minimaliste, film choral et rite initiatique, le film hypnotise. La fin, surprenante, renvoie à un cinéma hautement romanesque à la lisière du fantastique des films des années 40. The Swimmer est une rareté à découvrir.
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4,0
Publiée le 28 juin 2013
Dès les premières scènes, le ton est donnè! Ce sera un film ètrange, insolite et bleutè! De ces trois tendances est nè un film magnifique et triste! Avec une insensèe envie de faire mais un pèriple tellement difficile à assouvir en même temps où chaque villa franchie est une ètape! C'est dans ce contexte instable, que nous allons suivre le destin tragique de Ned Merrill et de plusieurs rencontres pas franchement enchantès de le voir nager dans leurs piscines respectives! Le talent de "The Swimmer" est d'èvoquer un parcours pas comme les autres en forçant en même temps l'estime de la critique amèricaine! Pourquoi ? Parce qu'en retraçant et mêlant dans un fascinant dèfi la vie complexe de Ned Merrill, Frank Perry, que l'on sent captivè par ce destin noir et implacable sur lequel il fait planer une richesse symbolique, tente en accolant diverses pièces de ce puzzle, de percer les secrets et de traquer les dèmons de cet homme athlètique qui refuse de vivre avec son temps! Tous les thèmes et les traits de caractère des personnages secondaires dèrivent parfois dans le clichè mais le rèalisateur parvient toujours habilement à conserver l'èquilibre! Sans doute en partie grâce à la prestation saisissante de Burt Lancaster qui porte littèralement le film sur ses èpaules! Si les adjectifs sont faibles pour qualifier sa performance (pieds-nus, Lancaster est vêtu d’un simple maillot de bain pendant tout le film), on ne peut être qu'èbloui par la beautè de Janet Landgard (la blonde) et Janice Rule (la brune), deux rencontres que l’on peut difficilement oublier! Film unique en son genre, "The Swimmer" ressemble finalement à un chemin de croix en sublimant la joie de vivre (la première partie) et l'angoisse la plus absolue (les dernières brasses de Merrill). Même si vous êtes allergique au chlore, c'est à ne pas manquer...
Un film bien étrange à mi-chemin entre "Easy rider" et "Point limite zéro". En utilisant le symbole de la piscine comme signe extérieur de richesse, le réalisateur Frank Perry livre une critique très onirique, philosophique du fameux "American way of life" et de la bourgeoisie des classes moyennes américaines entre splendeur superficielle et regrets amers. Une mise en scène qui a beaucoup vieilli, un rythme assez irrégulier. Certainement pas le meilleur film dans le genre mais à voir comme une curiosité.
Ce véritable "ovni" du cinéma américain commence par un plan remarquable où l'on voit apparaître le personnage interprété par Burt Lancaster, venu de nulle part et courant à grandes enjambées vers une somptueuse villa du Connecticut. C'est là que débute un surprenant périple où cet homme mystérieux, va prendre conscience de la fragilité de son existence et de la fatalité de la vie.
Il s'apprête à rejoindre à la nage sa villa, en traversant chaque piscine de son voisinage. Perry puis Pollack, seront derrière la caméra pour filmer cet étrange film. La mise en scène très kitsch, haute en couleur, avec des ralentis poussés à l'extrême, fait encore plus ressortir le côté superficiel d'une société bourgeoise américain vide de sens et statique, figée dans une époque par peur de découvrir un avenir dont elle ne connaît pas l'issue.
Les préjugés raciaux (la scène ou Lancaster sans s’en rendre compte blesse moralement le chauffeur afro-américain de l’un de ses voisins) et sociaux (la scène de la grande party entre autres) de cette "Amérique", sont surlignés au fil des rencontres que Lancaster va faire lors de son périple. Chaque personnage est plus individualiste et méprisant envers lui, lui qui représente l'échec après avoir connu la réussite. La longue traversée qu'il entreprend n'est qu'un prétexte pour dénoncer les travers d'une « Amérique » de plus en plus individualiste et qui ne laisse pas de place à ce qui ne sont plus au sommet de la pyramide sociale. Cet homme, qui a jadis fait parti de cette société, se rend compte un peu plus à chaque nouvelle rencontre, de l’inconsidération et de l’indifférence dont il faisait preuve vis-à-vis de son entourage. Lui qui croyait avoir tout réussi, n’avait en fait réussi que socialement, et ce confort matériel le protégeait des autres et le rendait aveugle. Désormais, il a raté sa vie personnelle, perdu tout ce qu’il avait, dont sa famille. C’est cette lente descente vers la dure réalité de ce qu’il a été encore hier, qui sera la chose la plus difficile à accepter. Il s’humanisera sans doute au fil du film mais il est trop tard, perdu à jamais dans son désespoir et sa solitude. Son personnage représente bien sûr une métaphore de la haute société américaine.
« The Swimmer », de par son ton désenchanté et pathétique, sa construction narrative inhabituelle pour ce genre de production et la beauté de ses images, n’en finira pas de hanter la mémoire des cinéphiles. A voir absolument.
The swimmer est un film assez atypique qui a un pitch très intriguant. Le scénario est bien mené, avec une vraie réussite sur son passage peu à peu d'un ton gai à son assombrissement et sa fin. Burt Lancaster produit donc un jeu d'acteur excellent. The swimmer fait évidemment une critique des très riches. Sans que cela soit une chef d'œuvre absolu, c'est un film qui n'a pas réellement de grand défaut et qui a un intérêt à être vu.
De bon matin, un homme surgit de nulle part dans la propriété d'amis qu'il n'a pas vus de longue date ; il décide de rentrer chez lui en nageant de piscine en piscine : elles sont nombreuses le long de la colline dans ce quartier huppé d'une ville du Connecticut. Chaque piscine, chaque rencontre avec son propriétaire constitue un épisode autonome qui évoque un moment de son passé. Le film décrit ce périple d'une journée, de l'aube au crépuscule, de la lumière du soleil à la pluie, de l'homme jeune et impulsif à l'homme vieillissant et sage, du fantasme à la réalité. Burt Lancaster n'a jamais été aussi bon, dans la peau de ce nageur qui découvre la nature tragique de la vie. Cette puissante allégorie, adaptée d'une nouvelle écrite par John Cheever pour le New Yorker, mise en musique par Marvin Hamlish (son premier contrat), est l'un des joyaux oubliés du septième art.
… « Le plongeon » à sa sortie en France. « I’m swimming home » ou le retour à la maison d’un Burt Lancaster trop beau, trop vieux, trop bronzé, les yeux trop bleus… Le scénario prend corps peu à peu avec des scènes réussies, dont certaines m’évoquent le cinéma italien, voire le Petit Prince... Du style et de l’originalité, et une BO plaisante. A noter que le film a été terminé par Sidney Pollack.
Quel choc ! Ce film est un bijou d'originalité et de tragédie (quasi grecque). Et pourtant, c'est une pépite oubliée d'un réalisateur méconnu, Frank Perry. Burt Lancaster (55 ans) est au top et fait une prestation parfaite, toute en finesse et en ambivalence. Ce film est d'une visibilité parfaite au premier degré (le parcours du héros de piscine en piscine) mais que de symboles et d'allégories pour le spectateur en quête de sens. Indispensable.
Une métaphore magistrale de la vie d’un homme au-delà de l’apparence qu’il renvoie et par extension de la société américaine d’une époque qui se croyait glorieuse sans voir venir son déclin, basée sur une histoire amusement et doucement décalée. Intelligent et brillant dans sa construction à la fois simple et complexe levant lentement mais sûrement le voile sur les facettes troubles de son personnage plus complexe qu'on ne le croit au premier regard, The Swimmer est un des plus rôles de Lancaster et un chef d’oeuvre méconnu, puissant, cruel, troublant et déchirant.
Il n’est pas vain de penser qu’un film comme celui-ci aurait toutes les peines du monde à être produit de nos jours, qui plus est par un grand studio hollywoodien. Et quelle star quinquagénaire masculine actuelle aurait-elle l’audace d’endosser ce rôle si particulier d’un personnage mis à nu au sens propre comme au figuré, suscitant auprès de ses rencontres autant la sympathie que l’aversion ? Je n’en vois guère. Malgré quelques lourdeurs ponctuelles de narration soulignée par une musique emphatique et surabondante, ce film inédit du peu connu Frank Perry mérite la découverte. Cet « Apocalyspe Now » introspectif, cette remontée du fleuve chaotique d’une vie ratée intrigue, interpelle, surprend du début à la fin. La présence charismatique de Burt Lancaster contribue largement à l’intérêt porté à cette intrigue peu commune et symbolique. Magnifique séquence entre le héros du film et son ex-maîtresse.
J'ai eu l'occasion de voir le film The Swimmer au cinéma pas plus tard qu'il y a trois jours. J'étais plutôt enjoué de voir un film de répertoire, réalisé à une époque que je n'ai pas connue. J'en suis sortie très mitigé. Si la mise en scène, les couleurs, les paysages sont remarquables, j'ai trouvé le résultat assez prétentieux malgré beaucoup de maladresse. Au delà des faux raccords récurrents, c'est avant tout la niaiserie du film et du personnage incarné par Lancaster que je retiens. Malgré cela, l'idée est originale et la décadence progressive du joyeux lurons aimé de tous vers le macho infidèle criblé de dettes bien amenée.
Voilà un film très original qui mérite indéniablement d'être vu par tous les cinéphiles. Le parcours du personnage central spoiler: est une descente graduelle vers la désillusion et le désespoir. On se demande quand même d'où il vient et où il avait prévu d'aller, ce qui donne à cette histoire un caractère fantastique.
OFNI. "The Swimmer" est un Objet Filmique Non Identifié. On ne connaît à ce film ni antécédents ni la moindre descendance (à part le remake que je n'ai pas vu). Pas non plus estampillé "pur produit d'auteur", le film est un des plus ETRANGES qui soit. C'est l'histoire du calvaire aquatique d'un homme (Burt Lancaster) au physique encore pas mal mais marqué par le doute et le vieillissement. Il décide de rejoindre sa demeure en nageant de piscine en piscine à travers un comté californien plein de fêtes sixties élégantes et bercé par le rêve américain. Chaque "station" est l'occasion de développer la psychologie des personnages. Les déchirures ne tardent pas à apparaître... Jusqu'à un final étonnant. Une place à part dans le cinéma pour "The Swimmer".