Sous le signe de Monte-Cristo est une adaptation libre et modernisée du célèbre roman d'Alexandre Dumas et ce n'est pas une mauvaise idée. Malheureusement ce film n'est pas fameux, même en 1968 il y avait de bien meilleurs films du genre. Le problème vient d'une simplification trop poussée de l'intrigue originale, par exemple le Dantès du film ne reste que 2 ans en prison avant de pouvoir s'échapper, qui plus est de manière moins théâtrale et dramatique. Par contre l'idée que c'est un ancien résistant, condamné injustement à la prison pour trahison est une bonne idée (le film débute en 1947 pour se terminer dans les années 50 ou 60). Il a un acolyte qui l'accompagne partout, ils vont se réfugier en Amérique Latine, où ils trouveront un trésor qui va l'aider dans sa vengeance. Tout le côté tragique de l'histoire originale est gommée, il n'en reste qu'un film d'aventures pâlot n'ayant rien d'impressionnant (même pour les critères de l'époque). André Hunebelle qui n'est pas un génie de la mise en scène, mais plutôt un bon faiseur lorsqu'il est en forme. Ici on n'est pas dans ce qu'il a fait de mieux, toutefois cela se regarde sans ennui grâce notamment à un casting de qualité bien que certains acteurs comme Pierre Brasseur semble présent uniquement pour le chèque, Raymond Pellegrin et Michel Auclair incarnent 2 méchants sournois mais n'ayant pas assez de présence à l'écran pour vraiment peaufiner leur personnage. A découvrir uniquement par curiosité, ce film qui me semble oublié de nos jours. Le point le plus positif est peut-être la jolie musique de Michel Magne.
Adaptation "libre et moderne", telle que présentée au générique, d'Alexandre Dumas, l'histoire d'Edmond Dantès commence en 1947 et la trahison et l'injustice qu'il subit ont leur source dans un fait divers de la Résistance. Les admirateurs du roman crieront peut-être au sacrilège mais, si le film est une fausse-bonne idée, c'est parce ce récit d'aventure volontiers fantaisiste d'André Hunebelle, qui s'est fait une spécialité de mal adapter Dumas, est d'une grande médiocrité. Le scénario et la réalisation ne sont pas à la hauteur. Peu importe que Dantès ne devienne pas le Comte de Monte-Cristo -par contre, l'intrigue lui donne rendez-vous à Monte-Carlo, ah, ah, c'est malin- le divertissement tourne de toute façon à la mauvaise plaisanterie tant le réalisateur y met peu d'application. A l'action et aux rebondissements le cinéaste sacrifie la vraisemblance et le bon sens les plus élémentaires. Surtout, ses personnages puisés dans le roman sont de grossiers avatars et les comédiens sont tous mauvais (à l'évidence, les Auclair, Pellegrin et Pierre Brasseur cachetonnent), au premier rang desquels le dénommé Paul Barge fait un Dantès transparent. Faute de talent, la contrefaçon a pris un sacré coup de vieux.
adaptation moderne du comte de Monte-cristo, film mineur d'André Hunnebelle le film ne démérite pas mais à mon humble avis le réalisateur a essayé de remplacer Jean Marais par Paul Barge er surtout Bourvil par Paul le Person dont il a franchement de faux airs !