La description du Sentier est juste assez grinçante pour donner une certaine saveur à la caricature. Mais il s'agit d'une comédie et, donc, il faut avant tout faire rire. Là, le procédé sent les soldes : c'est l'histoire d'un type (Richard Anconina) pris pour un Juif et qui, à partir de là, est lâché sur le toboggan des quiproquos. Ce portrait de groupes vaut surtout par la bande de comédiens choisis, très à l'aise dans la frime tchacheuse tout-térrain.
Un film fait entre amis et connaissant un tel succès est une chose de plus en plus rare. Celui-ci nous plonge dans la vie communautaire des habitants du Sentier et dans un cercle d’amis particulièrement attachants. Le principal frein vient justement du fait que cette approche très limitée de l’insertion difficile d’un pathos dans le petit monde israélite parisien s’axe énormément des blagues détournant les codes de la culture juive et qui risquent de laisser sur le carreau le public goy. En parallèle à son humour peut-être limité, le scénario de cette comédie populaire est suffisamment bien ficelé pour être assimilable à une réflexion sociologique et à multiplier des répliques cultes que se partagent des acteurs dont les performances sont , malgré un surjeu étouffant,tout simplement inoubliables. Champion du monde!
Véritable raz-de-marée à sa sortie, La Vérité si je mens retraçait sous la forme inattendue de la comédie la vie dans le Sentier à travers la success story d’un homme non Juif dans le textile, industrie dominée par les Juifs.
Le film, réalisé par un Thomas Gilou tout auréolé du succès de son Raï, fut un classique instantané et mérité, grâce à une réalisation loin d’être novatrice ou même originale mais très efficace et à un scénario faisant la part belle aux personnages, à leur amitié crédible plus qu’à l’histoire du film, un prétexte finalement, un scénario toujours tendre mais très souvent critique envers la communauté juive parisienne et qui manie l’ellipse temporelle avec talent. En effet, Richard Anconina plonge dans un monde qu’il connaît mal, accueillant au premier abord mais enfermé dans ses convictions (l’histoire de Gilbert Melki et de sa copine suédoise non juive) et parfois très fermé et ignorant.
De plus, le film est doté d’une interprétation fabuleuse de la part de ses acteurs, principaux comme secondaires. Effectivement, comment parler du film sans même aborder l’interprétation ahurissante d’un José Garcia survolté en second rôle magnifique, d’Elie Kakou, qu’on voit peu mais qui marque et du parrain Richard Bohringer, dont le personnage, excellemment bien écrit, ne cesse de surprendre le spectateur et quelques troisièmes rôles comme Gladys Cohen ou Roméo Sarfati, surtout dans la scène au hammam, à la fois tendre et critique, à l’image du film.
Tout n’est évidemment pas parfait dans le film, l’histoire stagnant un peu vers la fin et deux scènes un peu violentes étant à déplorer. Néanmoins, le film est essentiel, de nos jours, pour constater la différence du cinéma populaire français entre 1997 et de nos jours. Jamais le film ne tombe dans le sectarisme et le communautarisme putride comme on peut le voir de nos jours dans d’infectes comédies comme Intouchables ou Halal Police d’Etat. Le film parle d’une communauté, certes, mais essaie de réfléchir sur cette communauté et l’ouvre au monde. On ne retrouve cette idée que dans quelques films sous-cotés de nos jours, comme Beur sur la Ville.
La Vérité si je mens est une œuvre phare dans la comédie française, une réussite encore inégalée dans le cinéma français de ces 20 dernières années et un excellent film d’acteurs et de répliques cultes.
Quel plaisir de revoir ce film plus de 20 ans après sa sortie ! Le scénario est assez basique mais c’est le contexte (les particularités de la communauté juive vues par un goy), les dialogues et le casting qui font toute la différence.
Vendu à l'époque comme LA comédie de l'année, comme le film hilarant qu'il faut voir le film a engrangé près de 5 millions d'entrée France terminant sur le podium 1997. Le scénario est focalisé sur les clichés Juif = argent = business, assez court et simpliste. S'il s'agit d'une comédie vous sourirez sûrement à certains passages mais vos zygomatiques n'en souffriront pas. Le film repose avant tout sur son casting en grande forme où les moins connus volent la vedette aux stars et notamment à Richard Anconina qui semble perdu face aux piles électriques comme José Garcia et Bruno Solo. Site : Selenie
Une comédie sur les juifs c'est plutôt rare et c'est surement la seule du genre des années 90, ça devient donc presque un évènement. Du coup c'est soigné et on a de nombreux acteurs connus dont certains bons. J'ai bien aimé, hélas on ne se fend pas la gueule car même si l'ambiance est bonne et que c' est bien fait, l'histoire de fond reste les mésaventures d'un mec plutôt sympa. Certains tabous sont évoqués et je trouve ça intelligent. Après on aurait pu se passer de la ringardisation des gens au physique ingrat (Elie Kakou) ou de tant d'obscénités. Mais globalement ce film est agréable à regarder et reste distrayant.
Cette plongée dans l'univers du «Sentier» se révèle très drôle et permet de passer un bon moment de détente. L'histoire, bien écrite, suit l'entrée du très sympathique Richard Anconina dans ce quotidien des juifs avec des scènes de quiproquos assez cocasses. Le principal atout du film reste néanmoins sa pléiade de comédiens tous plus hilarants les uns que les autres avec Vincent Elbaz, José Garcia, Bruno Solo, Gilbert Melki ou encore Elie Kakou et Richard Bohringer. Les occasions de rire sont nombreuses. L'histoire ne s'essouffle pas et conserve une trame sur fond d'enrichissement, d'ascension sociale rapide et de rapport à l'argent. Il en résulte une comédie très aboutie.
"La vérité si je mens !" suit le personnage d’Eddie qui réussit à se faire engager par le plus important fournisseur de tissue de tout Paris à la suite d’un quiproquo sur ses origines. Très rapidement il gravit les échelons, tombe amoureux de la fille du patron alors que l’envie de monter sa propre affaire commence à le titiller… Cette comédie signé Thomas Gilou (connu pour cette seule trilogie) s’attache à représenter la communauté juive de France dans sa version la plus théâtralisée, un humour qu’il faut bien évidemment prendre au second degré. De cette surenchère né une véritable bande potes hétérogène qui représente l’atout principal de ce film, une amitié qui contribue énormément à cette ambiance bonne enfant, tout comme le casting entier qui prend de toute évidence beaucoup de plaisir à incarner ces personnages. Parmi cette pléiade de bons acteurs on retiendra surtout les énormes Gilbert Melki, Richard Bohringer et Eli Kakou. Le risque de ce genre d’histoire est que l’intrigue tourne vite en rond mais les nombreux thèmes abordés (l’amour, l’argent, la famille, l’adultère, …), le tout en humour, permet de renouveler sans cesse le récit par ces petites pastilles de vie. Une comédie qui rappelle avec nostalgie les années 90, un vrai régal.
Une représentation très "typée" de la communauté juive Française. Ça se prend au second degré et certains moments sont très drôles. Le mensonge en ligne conductrice de ce personnage paumé qui va vivre un "Jewish way of life", pour devenir le roi du textile dans le quartier du Sentier. Les personnages sont archi-typés, mais malgré tout le tout prend, on est pas face à un simulacre de vannes sur les Juifs, mais on a véritablement une histoire d'un homme qui croit petit à petit à son mensonge, jusqu'à se mettre en danger quand le moment vient de se confronter à nouveau à la réalité. C'est pas fin, mais ça fait son sens et c'est drôle, très drôle. On n'échappe pas à la morale bien sentie à la fin, mais elle n'est pas du tout accentuée comme telle ce qui est un très bon point. Une bonne comédie française, comme on en voit rarement dorénavant.
Une comédie amusante sur la communauté juive du Sentier, et qui, même si elle contient quelques clichés, s'avère bien vite sympathique. On remarquera d'ailleurs la présence d'un bon nombre d'acteurs qui ont aujourd'hui percé dans le cinéma (Melki, Anconina, Elbaz, Solo, Garcia...) et qui constituent l'un des intérêts du film, entre deux gags amusant sur la religion et le commerce.
Film mythique pour moi que j'ai vu plusieurs dizaines de fois, dès sa sortie d'abord, au cinéma, puis en vidéo sans modération. Film culte à bien des niveaux, tant par le sujet que les dialogues. Tout un casting génial, Patrick!!! et les autres, Solo, Garcia, Anconina, Elbazspoiler: (que je préfère dans ce rôle à Gad Elmaleh) et surtout le regretté Elie Kakou. Ce film est beaucoup subtil qu'on pourrait le croire. il y a des codes, ceux du Sentier et d'une communauté, si on connait un peu, c'est un bonheur, les autres peuvent être troublés. Mais il y a du second degré, avant tout. Si on prend cela au pied de la lettre, on n'y comprend plus grand chose. Et je le revois à chaque passage à la télé, dernièrement, j'ai encore découvert des choses que je n'avais pas saisies durant tous les visionnages faits ! J'adore toute l'équipe des filles aussi, moins présentes, mais essentielles. Pour moi, le meilleur des trois, plus complet. Le seul bémol, une petite impression de sketchs mis bout à bout ou un montage pas assez travaillé, on a l'impression de passer du coq à l'âne à certains moments seulement. A voir et surtout revoir, pour tout et la bande son non dénuée d'intérêt.
Une comédie sympathique, sans prétention, avec de tres bons acteurs... Une histoire pas extraordinaire, mais raconté avec légèreté et humour, et c'est agréable ! Le déroulement de l'histoire et prévisible, mais ca divertis... Si rien n'est jamais époustouflant, ca n'est jamais désagréable non plus.
Clairement, je m'attendais à mieux. Il est pas mauvais ce film, il est sympathique, on sent des acteurs qui s'impliquent, il y a quelques passages assez drôles, c'est pas trop mièvre...mais j'ai pas été passionné par l'histoire, en réalité, j'attendais un truc plus drôle ou plus complice (notamment au niveau des amitiés entre les personnages). Un film qui ne m'a pas trop emballé, sans être détestable, on verra bien si la suite est meilleure.
Je connaissais mais je ne l'avais jamais vu , c'est vraiment captivant comme film , j'adore , les personnages sont vachement atypiques et attachants et on ne s'ennuis pas une seconde . Vraiment une bonne comedie !
La vérité si je mens a misé à fond sur la caricature et les clichés sur les juifs (le pognon, les juifs plein aux as, le quartier du sentier etc.) En tout cas, cette comédie ne manque pas d'humour (juif). Hommage à Elie Kakou, trop vite disparu.