Alors là, on en tient un bon. Attendez, partez pas, lisez moi çà, çà vient de chez Première la grande presse du cinéma :
critique de Jean-François Morisse :
"cette violence insolente, Haneke a bien entendu conservé cette réflexion sur l’irruption de la fiction dans le réel ou comment peut-on appréhender des événements qui surviennent en marge de nos existences balisées ? Comme si l’héroïsme n’était en fin de compte qu’un artefact de la fiction, une abstraction du réel."
Encore un critique qui se sent obliger de parler de manière sophistiquée. Mais attendez, toujours de chez Première, critique de Véronique Le Bris qui lui a donné le max soit 4 étoiles, allez véro, vas-y on t'écoute :
"A quoi bon un tel remake, direz-vous? Beaucoup n'ont pas pu se confronter à la version originale. Ils pourront d'autant mieux se rattraper qu'une seule chose a vraiment changé: la violence la plus banale est devenue encore plus omniprésente dans nos vies. En faisant monter la trouille quasiment dès le générique, Michael Haneke prouve une fois de plus que sa démarche est nécessaire. Voire indispensable."
voilà, c'est çà véro, tu y es, tu as vu juste : a quoi bon ?
A quoi bon faire un film aussi navrant. Comment se peut-il que personne dans l'entourage du réalisateur n'ai dit "oui mais là c'est à dire que c'est à chier là. Ah si, là c'est à chier".
je m'explique : bon début, soit. bonne intrigue, soit. bonne prestation de l'ensemble des acteurs, soit. Alors pourquoi ces scènes où l'acteur s'adresse à la caméra ? et où, encore plus fort, il prend une télécommande et rembobine le film que l'on regarde ? Je vous jure : son pote se fait descendre et alors qu'est-ce qu'il fait, hein ? eh bien il prend sa petite télécommande et il appuie sur la touche rewind, ben comme çà il peut chopper le fusil à Naomi et sauver son poto.
Mais où on est ? Comment peut on dépenser son énergie et celle des autres à une fiente pareille ? argh, la nausée me prend. Vomis.