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Bonohuy
69 critiques
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4,5
Publiée le 9 mai 2026
Funny Games est une expérience profondément dérangeante, portée par une tension psychologique et une ambiance malsaine qui ne relâchent jamais du début à la fin.
Le film fonctionne grâce à un casting parfait et à deux antagonistes à la fois glaçants, fascinants, réalistes et profondément dérangeants. Le malaise est permanent et l’ensemble parvient à créer une sensation d’inconfort extrêmement efficace.
Le véritable point fort du film reste cette capacité à rendre la violence psychologique plus éprouvante que la violence elle-même.
Le seul élément qui peut déstabiliser est un choix de mise en scène très particulier vers la fin, qui casse volontairement le réalisme installé jusque-là. Même si, avec du recul, cette idée renforce encore le propos du réalisateur sur le rapport du spectateur à la violence et au cinéma.
Au final, un film extrêmement marquant, intelligent et malsain, qui laisse une vraie trace après le visionnage.
La première moitié est très correcte. Le scénario et les acteurs sont bons. Puis vient une seconde moitié pas du tout à la hauteur. Des mondes parallèles vraiment pénibles. Une fin sans queue, ni tête. Bref, c'est raté et bien dommage.
Je m'attendais à tellement mieux, vu la façon de me "vendre" le film, qui est d'une lenteur soporifique, malgré des acteurs convainquants et le but du real louable. Le 4ème mur est abattu pour mieux nous intégrer aux scènes de tortures comme nous convaincre que nous sommes voyeurs, simples spectateurs sans reels pouvoir, quand bien même on le voudrait.
Connaissant la trame et le dénouement, je n'ai pas été spécialement sous le choc mais la tension est bien présente que l'on soit averti de ce qui va suivre ou pas. Le réalisateur utilise pas mal de plans séquences surtout celui après le premier choc, un plan séquence de 10 minutes, qui nous montre nos acteurs en détresse. Celà dit je les trouve assez longs ces fameux plans. Le réalisateur joue avec le spectateur afin de le rassurer par deux fois en soulignant le fait que l'on est bel et bien dans un film mais surtout le coup de la télécommande lors duquel le spectateur ressent deux terribles sensations, la joie et puis soudain le dégoût. Nous ressentons la peur des personnages, nous sommes pris d'une certaine rage d'envie de crever les yeux du mal - ce que l'on appelle l'auto-défense - le film est un réel choc, cependant l'original me semblait plus jusqu'au-boutiste et les jeunes paraissaient bien plus barges.
Le réalisateur Michael Haneke fait un remake de son propre film avec un casting américain. L’intrigue est absolument identique tout comme la plupart des plans et donc, tout élément de surprise dévoilé à l’avance pour le spectateur ayant vu l’original. Il ne reste que la qualité de la distribution, car les excellents Naomi Watts et Tom Roth forment à la perfection ce couple piégé dans leur maison de campagne.
Histoire d’un remake par son auteur !!! Deux jeunes garçons assez flippants s’imposent dans la résidence secondaire d’une petite famille bourgeoise alors qu’ils viennent d’arriver pour la semaine. Sous différents prétextes, ils prennent possession des lieux et de leurs occupants pour un jeu macabre prévu pour durée jusqu’au petit matin. Voulant voir la version autrichienne de 1997 du film de Mickael Haneke, je suis tombé par hasard sur son remake exact aussi bien dans les plans que dans le scénario tourné 10 ans plus tard par le même réalisateur et destiné au public US. La mécanique de la terreur fonctionne à merveille ; tendu comme un arc, on visionne un thriller de haute volée avec un crescendo de tension et d’horreur. Toute la filmo d’Haneke est jalonné d’un profond malaise ; il a une intelligence sarcastique de la mise en scène. Manipulateur, on vit un cauchemar sans fin. Talentueux mais à mon sens vain et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord lui qui veut dénoncer l’ultra violence de la société use des mêmes outrances ; çà marche dans « Orange mécanique », car ce dernier est porteur d’un vrai message de fond ; là, on a du mal à justifier ses choix. Ensuite, on ne comprend pas le lien avec la video (le rembobinage) pour démontrer qu’il n’y a pas d’échappatoire à la violence gratuite. Un bon moment ludique de tension, un jeu sans réel fond par son auteur, qui nous habituera à plus profond par la suite.
Nul et sans intérêt, on m à vendu un film violent, dérangeant, étonnant... Et au final... Juste 2 mecs qui s amusent à torturé une famille... Des scènes trop longue, des dialogues sans intérêt... Et à la fin? spoiler: C est quoi cette scène de rebobinage ?
Remake à l'identique du même film du réalisateur sorti 10 ans plus tôt mais celui ci est à destination du marché Américain , le film rappelle " Orange Mécanique" mais en encore plus choquant selon moi , étant amateur du genre "Thriller-horreur" , je peux assurer que c'est un des films les plus éprouvant à regarder que j'ai vu malgré le fait qu'il soit moins violent ou gore qu'un film d'horreur lambda, qu'importe on assiste ici à un huit clos ultra dérangeant et oppressant. Malgré sa dureté, on est captivé par le déroulement de l'histoire et voir comment la situation de cette famille va évoluer, le film questionne le spectateur sur son penchant pour le voyeurisme pour ce genre de situation, spoiler: questionnement renforcé par le fait qu'à plusieurs scènes le personnage de "Paul" (un des deux jeunes), s'adresse directement aux spectateurs à travers la caméra, la scène de la télécommande est également un clin d'œil du réalisateur ou de Paul au spectateur qui espère enfin un retournement de situation en la faveur des "gentils" comme il a l'habitude dans voir dans les films du même genre. Passons maintenant aux jeux des acteurs , si celui de Naomi Watts et de Tim Roth sont déjà très bon, on retiendra quand même plus celui de ceux qui campent le rôle des 2 jeunes psychopathes , qui est vraiment bluffant, on ressent une haine profonde à leur encontre, le jeu du petit garçon est très bon également, Je ne mets pas 5 étoiles car une scène est illogique selon moi : spoiler: celle ou Ann (la mère de famille) voit arriver en bateau des amis à elle et qu'elle ne les alerte pas de la situation, ceux ci auraient pu les aider à se débarrasser des deux sadiques, tout comme au début du film , les amis de la famille chez qui sont les jeunes ne préviennent Ann et son mari de la situation, là aussi, ils auraient pu se débarrasser des deux jeunes.
"Funny Games U.S." est le remake de "Funny Games" sorti dix ans plus tôt. Fait rare au cinéma, c'est Michael Haneke qui réalise cette nouvelle version de son propre film. Cette décision découle du fait que le premier film, interprété par Susanne Lothar et Ulrich Mühe, n'a pas atteint le public américain, bien qu'il lui soit destiné. Haneke cherchait à dénoncer la violence devenue un produit de consommation aux États-Unis, un thème central dans ce film extrêmement déroutant. Cette fois, Naomi Watts tient le rôle principal dans un remake fidèle à l'original. L'effet traumatisant demeure tout aussi puissant.
Les films des années 2000-2010 sont de véritables pépites, des nouveaux genres d'horreur, qui n'arrivent pas à la cheville d'aujourd'hui. Funny Games U.S. en fait partie !
Dès le début, au moment où la famille arrive pratiquement à leur maison secondaire, on sent que quelque chose ne tourne pas rond, notamment lorsqu'ils voient ces deux jeunes hommes en blanc, dont l'un se rapproche de la famille précédente. spoiler: L'homme dit "euuuh, oui, oui", il a été forcé.
Extrêmement poli, un des jeunes rentre dans la maison secondaire de la nouvelle famille. Ann Farber (Naomi Watts) comprend progressivement qu'un truc ne tourne pas rond. Quand une virée épanouissante vire ensuite au cauchemar... L'ascension monte d'un cran au fur et à mesure que le temps passe. L'angoisse est présente, permanente et le spectateur n'a d'autres choix que de se mettre à la place de la famille.
Bien que les scènes soient parfois longues, elles sont également imprévisibles. Ces deux jeunes hommes ont un train dans la tête et on ne sait pas ce qu'ils prévoient de faire dans les minutes qui suivent. Cela rend les scènes malsaines, malaisantes, dérangeantes...
Je conclus sur la performance exceptionnelle de tous les acteurs. Les scènes sont très réalistes.
C'est affolant à quel point certains films peuvent démontrer la "culture du pays" dans des circonstances bien précises.
Un film cruel, pour moi c'est même pas de l'horreur c'est juste de la violence, les acteurs sont plutôt bons et certaines scènes chocs , un film à voir, âmes sensibles s'abstenir
Je voulais le voir depuis un petit moment ce film car déjà je suis un grand admirateur de Naomi Watts. Enfin vu. Sauvage et d'une crouté sans nom. Le jeu d'acteur est très bon. La réalisation pertinente, avec des plans fixes vraiment pesants qu'on est pas prêt d'oublier. Compliqué d'en parler sans spoiler donc je m'arrête là. A voir.
Compliqué à regarder, trash, cru, même la musique est difficilement soutenable mais le film est une réussite !
L'interprétation, le jeu, la réalisation, la mise en scène, la photographie, tout y est pour un film prenant, violent et dérangeant mais qui mérite d'être vu au moins une fois.
Juste une pâle copie d’un très bon film autrichien, les américains sont très fort pour ça, jeux d’acteur nul, maquillage catastrophique ( le rouge à lèvres sur les deux tueurs est juste hilarant), le réalisateur a voulu reproduire le style amateur de l’original sauf que c’est complètement raté, à fuir. J’ai acheté ce dvd 1 euro dans une brocante, même à ce prix là c’est de l’arnaque. Bravo à la maison de production qui a investi dans cette m…
Glaçante, cette partie de jeux sadiques orchestrée par deux psychopathes interprétés à la perfection par un insaisissable Michael Pitt et un déroutant Brady Cobert instille d'emblée le malaise au sein d'une communauté apparemment paisible avant d'évoluer vers une extrême violence psychologique. Or cette violence se double d'une mise en abîme assumée par le bris du quatrième mur, faisant des tueurs des réalisateurs détraqués, ainsi que des démons invincibles. Ainsi, nulle survie possible face au Mal incarné pour une vision pessimiste (lucide?!) de l'Humanité où la maligne perversité l'emporte inéluctablement. Eprouvant!