Séraphine
Note moyenne
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374 critiques spectateurs

5
142 critiques
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3
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 mars 2010
Malgré une bonne interprétation de Yollande Moreau, quoique pas vraiment marquante non plus, Séraphine s'avère etre une vraie déception. Le cadre est agréable et apaisant, mais l'histoire manque d'idées et tourne un peu en rond. Malgré des efforts pour rester attentif et intéressé, on est vite lassé de ces personnages et de ces évenements. Si la réalisation et le jeu des acteurs n'est pas à remettre en cause, le film nous laisse pourtant un goût bien fade dans la bouche. Trop de facilités, pas assez d'originalité et de perfection. Très décevant pour un film auréolé de 8 césars.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 octobre 2008
Je suis ressorti du film complétement eberlué.Ce film sort véritablement de l'ordinaire et vous plonge dans du vrai cinéma pas comme un certain film qui malgré sa plame d'or n'est qu'un véritbale navet.L'histoire est touchante et le scénario va jusqu'au bout(ce n'est pas si souvent le cas...)En effet le personnage de séraphine est véritablement incarné.Yolande moreau est exceptionnel, sortir de ce rôle n'a pas du être simple.Un film à voir si vous aimé le bon cinéma et le jeu d'acteur...
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2013
Revu avec plaisir hier soir sur la 3, Séraphine et cette interprétation éblouissante de Yolande Moreau qui lui a valu un César et d'autres distinctions.. coïncidence vendredi dernier je contempler deux de ses oeuvres au musée d'art naïf de Laval, exactement dans la même facture que celles présentées dans le film...immenses bouquets, explosion de couleurs..
cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2012
"Séraphine" vaut avant tout pour la découverte d'une artiste méconnue du public, un personnage à la fois touchant et simple, dont le travail est à la hauteur de l'humanité qu'elle porte à ce qui l'entoure. Séraphine Louis, femme de ménage sous-traitée, sans passion apparente pour la vie, et que la vieillesse est venue cueillir plus vite que prévu, est une de ces femmes-peintres restées dans l'ombre soit parce qu'elles étaient femmes, soit parce que la guerre a éliminée l'art au rang d'occupation inconsciente. En plus de la difficulté des expositions en ces temps difficiles, et d'une folie qui s'invita dans son corps alors même qu'elle commencait à voir son rêve se réaliser, Séraphine Louis fût une artiste pleine, noble en ce qu'elle échappe à sa condition misérable par la beauté de l'art. Ses tourments naïfs se retrouvent dans des toiles colorées, végétales et d'une fraîcheur inespérée, comme une évasion d'un moment infime dans l'éternité, comme l'abandon d'un travail fatiguant et peu épanouissant à un geste passionné et intimement lié à l'adulation qu'elle porte à Dieu. Si le personnage touche tant, c'est parce qu'il est pathétique et un peu sans espoir. Parce que l'on sait que les tableaux, aussi miraculeux soient-ils en ce qu'ils offrent la liberté, tout comme l'art en général, n'est que le moment passager d'une vie à jamais prisonnière par le chemin emprunté. Le film cède souvent à cette fatalité avec une émotion très belle et fragile, représentant la peinture par un travail pictural penchant dans le sombre et les lumières huileuses, une façon de dire que la peinture n'est que l'illusion d'une vie meilleure. Mais à trop reposer sur son personnage, sur les particularités qu'il dégage et la curiosité qu'il suscite à qui ne le connaît pas, "Séraphine" en devient lourdement scolaire, et en même temps sans jamais que le développement ne libère une quelconque virtuosité ou une tension dramatique. L'envie de rester sobre dans ce portrait en discrétion n'est pas de l'or
Thierry M
Thierry M

193 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2012
J'ai regardé la ceremonie des cesars et le film qui a eu le plus de trophés etait le seul parmis les nominés que je n'avait pas vue.Je me suit ratraper,et j'avoue etre surprit par la beauté de ce film extrement bien realisé.YOLANDE MOREAU est magnifique.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2008
Tout est beau dans ce film. Les acteurs sont doués de grâce. Le récit est magnifique, plein de lenteurs à l'aune de la belle ouvrage de photographie. Reconstitution historique sans complaisance ni misérabilisme comme trop souvent. Une maîtrise de la caméra qui est exemplaire. On n'est pas loin du chef d'oeuvre (l'avenir nous le dira).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 novembre 2010
Très bon film de Martin Provost (qui sort un peu du néant avec ce film - enfin de mon néant en tous les cas, il faut bien l'avouer) qui retrace la vie assez incroyable de Séraphine Louis, dont le destin est pour le moins particulier - le film retrace la transition entre son état de servante jusqu'à son "statut" de peintre. Venons-en à la réussite du film en plusieurs points : d'abord, évidemment le sujet absolument original, tiré d'un "fait réel" comme l'on dit si laidement, l'histoire d'une simple servante qui peint en secret, chez elle après les services de la journée, en dépensant tout le maigre pécule qu'elle gagne dans des pots de peinture et du matériel dans la boutique locale. Pour le dire simplement, ça serait assez vide si la peinture de Séraphine (Louis ou de Senlis pour son nom d'artiste) était mauvaise ; seulement le "mystère", c'est que sans avoir jamais pris de cours, Séraphine peint divinement bien (les peintures montrées dans le film suffisent à bluffer sur la beauté des toiles). Second point positif : le film est extrêmement fidèle à la simplicité de Séraphine ; disons qu'elle n'est pas abrutie, mais un peu naïve - les esprits les plus laudatifs diront que c'est une naïveté très noble, attentive à la nature, aux éléments (Séraphine, par exemple, adore les arbres, comme Francis Lalanne du reste... ; et elle les embrasse ou y monte pour trouver le repos... (je remets avec raison des points de suspension)). Bon je résume : le film est composé de plans simples, souvent fixes, avec très peu de mouvement, pas d'effets spéciaux et plutôt tout le contraire, mais cela n'enlève rien à la beauté des plans (notamment sur les plans de nature). Troisième gros point positif : Yolande Moreau, évidemment, primée d'un César, qui soutient tout le film à elle toute seule (par sa simplicité là aussi ; en tous cas elle est absolument crédible dans ce film).
Points négatifs à mon sens, même si je dois creuser un peu : musique un peu trop absente ou pas assez marquante. Longueur un peu excessive. Voilà, voilà... Je ne trouve pas grand-chose... Bon évidemment, les amateurs inconditionnels d'action, de sexe et de violence seront déçus, mais je ne vais quand même pas écrire pour eux (cette phrase est trop fausse pour continuer).
Le sujet traite d'un mystère je l'ai dit ; le problème ou l'interprétation un peu facile qu'on peut en faire, c'est évidemment d'en faire un miracle, ou du moins un mystère religieux (Séraphine est très pieuse), et le film insiste beaucoup sur cet aspect (Séraphine se dit guidée, appelée...). Mais je préfèrerais une autre interprétation dans une lignée disons nietzschéo-blanchotienne : Séraphine suit non pas la voix de Dieu, d'un ange ou d'une Sainte, mais quelque chose plus proche de la vie (la vie et la profusion, c'est ce qui ressort quand même des toiles, avec ces végétaux profus, multiples et multipliés (pour ne pas dire répétés)), quelque chose d'intarissable comme l'inspiration chez Blanchot, que Séraphine toucherait par le travail des formes (parce que oui, elle bosse sacrément dans le film, elle sacrifie même sa vie au travail). Alors voilà, Séraphine travaillant jusqu'au point de l'origine de l'art, qui est aussi folie, perte et dépossession de soi, ça me paraît tout de même plus convenable (la religion, alors, serait un prétexte, une accroche pour l'approche de ce point originel de l'oeuvre d'art).
Bon je n'en rajoute pas (et puis je ne sais pas du tout si l'auteur a voulu montrer ça après tout, mais ça peut se soutenir), mais pour l'art, la surprise, la folie, et Yolande, je mets 17/20. Et pis c'est tout.


Et bien sûr, toutes les critiques sur le Tching's cine :
http://tchingscine.over-blog.com/
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2012
Difficile de dire du mal de ce film qui se débrouille assez bien pour revendiquer la carte d'un certain academisme tout en evitant l'amidonage généralisé. Mais la sécheresse n'est pas l'épure et le film malgré des scenes plutot inspirées ne parviens pas vraiment à trouver un ton qui lui est propre.
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 décembre 2009
L'interpratétion de Yolande Moreau est tout à fait honorable et quelques embryons de scènes sont réussis (notamment les scènes en extérieurs et celles montrant Séraphine en train de peindre) mais le reste est beaucoup trop austère, donnant le fâcheuse impression que l'on se trouve plus devant un téléfilm France 3 que devant un vrai film de cinéma.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2008
Elle était vieille fille, femme de ménage à la journée à Senlis, parlait aux arbres et surtout à la Sainte Vierge et aux anges et un jour, ceux ci lui ont dit: tu dois peindre. La nuit, après sa journée, elle peint, donc, sur des cartons, avec des pigments improvisés: sang d'animal, boues, fleurs... qu'elle collecte inlassablement. Sa chance est de croiser le chemin du marchand d'art Wihelm Uhde (excellent Ulrich Tukur), allemand et homosexuel, qui a découvert le douanier Rousseau et lancé la mode des peintres naïfs. Il est fasciné par ces fleurs /fruits flamboyants, enchevêtrés dans des compositions oniriques -ce qu'on nous montre des grands formats peints un peu plus tard sur toile par Séraphine Louis, c'est effectivement fascinant. Mais il y a la guerre de 14, Uhde doit fuir la France. Après avoir retrouvé Séraphine après la guerre, vient la crise financière et la stagnation du marché de l'art. Entre temps, Séraphine a cru qu'elle allait être reconnue comme une grande artiste, exposée à Paris, elle s'est engagée dans des dépenses inconsidérées.... quand ce rêve là se brise, elle se brise aussi et finira sa vie dans un asile d'aliénés. Yolande Moreau prête son physique... différent à l'héroïne, elle est formidable. Sur son visage, dans ses yeux, passent toutes les nuances: ruse paysanne, espérance, arrogance (elle n'est pas facile, Séraphine! sous son humilité apparente, il y a toute la révolte contre l'humiliation ordinaire...), désespoir (quand elle pense que son protecteur l'a trahie, abandonnée : "vous n'aimez plus ma peinture, monsieur Uhde?"). Moreau est formidable, et le film est passionnant. C'est une belle chose de découvrir un cinéaste français comme Martin Provost qui fait du cinéma intelligent pour spectateurs intelligents. Le rapport entre le sens du beau et l'éducation est au centre de ce film, il en parle très bien, on est heureux d'avoir fait la connaissance de cette personne bien oubliée. Espérons que ce film rare touchera un vrai et grand public
Trelkovsky
Trelkovsky

84 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2011
Voilà un film très fort ! Tout d'abord, on ne peut que saluer la performance extraordinaire de Yolande Moreau, qui rend le personnage de Séraphine absolument fascinant, mais aussi très attachant. Ulrich Tukur est également excellent. Côté scénario, tout est irréprochable; remarquablement construit, il nous conduit dans l'intimité de la protagoniste, tout en gardant une certaine distance; ce qui ne rend le personnage qu'encore plus interessant. La mise en scène et la photographies sont également remarquables, remplies d'une grande froideur semblant se dégager d'une oeuvre d'art. Récompensé par plusieurs César, un grand film subtile et émouvant.
Namidawa
Namidawa

14 abonnés 38 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2008
Magnifique interprétation de Yolande Moreau. Rien que pour elle, le film mérite 4 étoiles. Je l'ai trouvé extraordinaire. Quelle subtilité... on ne voit aucune technique, aucun travail d'acteur, aucune performance... et c'est là que ça devient magique! Elle est Séraphine, tout naturellement. Malgré quelques longueurs, j'ai trouvé ce film très beau de simplicité et d'humanité.
cyril50
cyril50

10 abonnés 341 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2009
Yollande Moreau est exceptionnelle de vérité dans ce drame, c'est vraiment triste (et encore d'àprès wiki, l'histoire vraie de Séraphine de Senlis est encore plus triste...)
Marc  Régis
Marc Régis

52 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2008
Le film m'a arraché des larmes. Il est difficile d'être de marbre face à la vie de Séraphine. L'actrice est superbe, beaucoup de grâce. Grâce qui manque un peu à Martin Provost. J'ai imaginé si le film avait été réalisé par Jane Campion (Un Ange à ma Table)... Ce qui m'a manqué, c'est peut-être les longues années passées au couvant et l'influence de l'Art du vitrail sur Séraphine. Le montage est un peu brouillant. Ça reste un film marquant, qui ressuscite une artiste, une femme exceptionnelle. Pour ça, je dis merci à Martin Provost et à Yolande Moreau.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 janvier 2009
Séraphine est un film charnel illustrant les relations que la terrienne et mystique Séraphine Louis entretient avec la nature qui l'entoure. A ce titre, la première partie, contemplative et muette, est la plus réussie (comme un écho à la sensualité envoûtante du Lady Chatterley de Pascale Ferran). On mesure alors le lien entre Séraphine et la matière, le plaisir qu'elle prend à embrasser les arbres, sentir le vent, glisser sa main dans l'eau, et surtout préparer sa peinture. Le sang, la cire, la glaise, les fleurs cueillies au bord des chemins, illustrent cette osmose entre la domestique corvéable et son œuvre primitive. Les scènes de création arrivent tardivement et on les savoure d'autant plus que l'attente fut longue. Ainsi voit-on Séraphine peindre de tout son corps dans un clair obscur rituel dédié à la Vierge et peuplé de chants religieux. Le reste du film avance de manière classique. La rencontre de Séraphine et du collectionneur Wilhelm Uhde (qui a tout du miracle), la manière dont celui-ci va vouloir faire entendre à l'artiste qui ne veut rien entendre qu'elle en est une, la réaction de Séraphine à ce changement de statut, tout s'articule dans une narration juste et sincère mais sans doute un peu trop illustrative et pas assez inventive. Mais celle qui habite à la fois le film et son personnage est évidemment Yolande Moreau. Tour à tour soumise et frondeuse, entêtée et inquiète, ensorcelée et naïve, c'est elle qui fait de Séraphine Louis cette terrienne lunaire capable de peindre ces grands tableaux troublants et presques diaboliques. L'actrice ne livre pas pour autant de performance, elle incarne à sa manière, les pieds sur terre et les yeux au ciel, la personnalité complexe d'une artiste impulsive et obstinée, vouée comme tant d'autres à cette époque, à finir ses jours dans un asile...
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