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La_Mort_Dans_L_Oeil
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4,0
Publiée le 22 octobre 2009
Si Louise Bourgoin ne méritait pas haut la main le César de la meilleur actrice cette année pour son rôle vénéneux dans la fille de Monaco, il irait droit à Yolande Moreau, corps pataud et trivial qui exprime et incarne une sensualité débordante, une vie de l'esprit mystérieuse et féconde, et surtout la même vivacité que les herbes folles, toute la vie mystérieuse qui s'y réfugie, et les bourgeons qui éclosent en fleurs sauvages et exhalaisons qui caressent et essaiment les toiles de Séraphine, formant autant de forêts denses et encore vierges. La facture académique du film ne rend pas l'exubérante luxuriance de sa peinture, mais n'en reste pas moins très honorable, offrant un abri aussi intime, discret et élégant à son chant créateur et mystique, que le regard de son mécène, préservant le secret de ses couleurs et toutes ses ramifications ésotériques
Le cinéma français produit trop peu de films de cinéma. Coup de maître avec Séraphine, qui ne possède sans doute qu'un défaut, celui de susciter une curiosité pour le personnage sans nous le faire connaître. Alors peut-être est-ce justement le personnage... Toujours est-il que Yolande Moreau, renversante, incarne ce mutisme comme personne d'autre. Préférant le terme de sobriété à humilité, qui ne fait qu'enfermer le cinéma français dans ses complexes et le fige dans ses cahiers des charges de la bien-pensance, Séraphine revêt les atouts rares d'un cinéma français décomplexé, grace à un réalisateur de talent et des acteurs excellents.
j'ai decouvert ce film grace aux cesars qu'il a reçus, sinon je serai surement passé à coté. il fait un peu trop "art et essais" à mon gout, cad il s'y passe pas grand chose et on voit bien que c'est pas un film à gros budget, on est loin du blockbuster americain c'est clair. cependant jai beaucoup aimé la poesie qui s'y degageait, le film m'a bcp ému,yolande moreau est parfaite dans ce role.je ne connaissais pas du tout la vie de seraphine de senlis mais jai été déçu parla fin ^^ jaurai preféré un denouement plus glorieux.mais bon on va pas refaire l'histoire de l'artiste pour le bien du film non plus...hormis cette deception et la durée du film (un tout petit peu trop long à mon gout),je l'ai trouvé tres bon,et jai bcp apprecié de devoir retourner dans un cinema un peu miniscule pour voir cette oeuvre.ça change! apres je sais que ma cherie s'est profondement emmerdée donc ce film n'est clairement pas pour tout le monde. faut avoir un peu de sensibilité et de curiosité de l'art je crois.si vous voulez un film d'action où il se passe plein de trucs c'est pas pour vous ^^
Séraphine nous touche, nous bouleverse et on l'adore et cela n'est possible que grâce à la performance de Yolande Morreau qui porte son personnage dans sa gestuelle, son langage elle est épatante et magnifique. C'est une très grande actrice!
Film encensé aux derniers Césars surtout destiné à mettre en valeur je jeu atypique de Yolande Moreau. On se demande d’ailleurs si le choix d’aller rechercher ce peintre oublié n’était pas uniquement destiné à permettre à Yolance Moreau de décrocher son deuxième César. Une fois cette remarque faite il ne reste pas grand chose que de regarder cette gigantesque femme enfant peindre ses toiles devant la caméra. Je suis sans doute injuste mais la volonté extrême de faire dans le « dépouillé » empêche les émotions de surgir là où le destin de cette femme sortie par hasard de sa condition pour sombrer rapidement dans la folie aurait du nous prendre aux tripes. Dans un registre similaire « Thérèse » d’Alain Cavelier par un mode de narration très original m’avait bouleversé. Dommage.
Film à la réalisation sobre, "Séraphine" laisse la part belle à l'interprétation d'une Yolande Moreau remarquable. Le destin passionnant de cette artiste-peintre méconnue permet en même temps un voyage dans la société d'avant-guerre. Mais ce film est aussi l'histoire d'une relation singulière et inattendue entre deux êtres, contre vents et marées. Brillant.
Un film monacale magnifiquement interprèté par Yolande Moreau. Tous les acteurs sont excellents, dans ce film d'une beauté absolue. Yolande la grande irradie et nous fait partager sa passion pour le bonheur, mais aussi pour le malheur. Une découverte pour moi qui ne connaissait pas du tout Séraphine de Senlis. Ce film m'a rappelé le "Van Gogh", même pureté, même interpétration.......... Dommage qu'il y ait peut être 10 mn de trop, mais ce n'est pas important; à voir absolument et d'urgence pour que des films comme celui là puissent continuer d'exister.
Une trés belle histoire ( vraie de surcroit). Yolande Moreau joue avec une grande justesse et une profonde sincérité le rôle de cette femme repliée sur elle même, dont le talent a été gâché tout d'abord car les gens ne croyaient pas en elle, et quand elle est enfin reconnue, elle ne s'habitue pas à ce succés soudain et la folie finit par l'emporter ! Ce film mérite amplement les sept oscars qu'on lui a attribué, c'est simple, sans chichi, sans grosses cascades à gros budget auxquel on ne croit pas une seule seconde, c'est frais et on se laisse porter par ce film et emmené dans les verts paysages de Senlis !!
un film qui ne décolle pas... Pas d'émotion, celle que devrait nous faire passer l'artiste-peintre. Un film qui s'étire et duquel on ressort déprimé...
Très beau film plein d’émotion, de mystère, et qui fête « l’ancien temps », non pas l’époque 1900, mais bien plus loin, le Moyen-Age, la Renaissance, Bernard Palissy l’émailleur et le triomphe de l’Empirisme et de l’Alchimie. Car on retrouve tout cela dans Séraphine, et aussi un destin tragique comme van Gogh, Camille Claudel ou le danseur Vaslav Nijinski. Séraphine est une Alchimiste : elle œuvre avec la Matière : terre, eau, minéraux ; les esprits : ceux de la Nature, ceux des quatre éléments, son côté mystique. l’Art alchimique est le Labour (travail) et Orare (Prier), ça correspond tout à fait à Séraphine. Elle est en contact avec la matière avec ses pigments et son supports : bois ou toile de lin, elle est en contact avec l’ailleurs, le rêve. Difficile équilibre rompu avec les événements politiques de l’époque, et avec la deuxième guerre mondiale où le sort réservé aux malades mentaux ne valait guère mieux que celui des Juifs, Tziganes ou homosexuels. Je trouve la réalisation de Martin Provost sensible, belle et surtout pleine de pudeur et de délicatesse ; et grand merci à son scénariste : Marc Abdelnour, pour une écriture si fluide et transparente, de la bel ouvrage. Quant à Yolande Moreau, elle est extraordinaire. Un très grande comédienne, de la même famille que Michel Bouquet. Bravo bravo bravo pour ce spectacle. Il nous faudrait beaucoup de films français comme cela pour dire Merde au business industriel de Hollywood !
Que dire sur ce film? Enormément de choses. Après une attente très longue, j'ai enfin pu le voir. L'histoire d'une réelle génie de la peinture qui finira malheureusement comme les plus grands de ce monde, folle et ruinée. Très bien tournée, très bien joué, Yolande Moreau superbe.
Une œuvre d'une belle humanité mais pour le moins bizarre, voir déroutante. La première partie du film nous offre un excellent travail sur le fond et la forme : tout d'abord sur la forme très austère et froide de ses personnages mais également sur leur fond qui s'avère être d'une chaleur d'âme et d'une générosité sans égale. Yolande Moreau est magistrale de bout en bout dans ce rôle de petit bout de femme austère mais attendrissante. Le film est très humain dans la mesure où il y a un peu de Séraphine en chacun de nous : tantôt naïve et fragile, tantôt mure et impartiale, Séraphine ère dans un monde qu'elle ne comprend pas, ou qu'elle comprend trop. La seconde partie du film en témoigne et bascule dans le drame, pointant du doigt la noirceur et les tourments de l'âme, de l'Homme. Une très belle œuvre qui donne à réfléchir.