4698 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
374 critiques spectateurs
5
142 critiques
4
120 critiques
3
36 critiques
2
41 critiques
1
23 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
coudflo
7 abonnés
21 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 14 janvier 2009
Un film sans doute un peu longuet en sa première partie, qui ne bénéficie pas de surcroit d'une qualité d'image notable ou d'un scénario très original. Mais la performance de Yolande Moreau emporte rapidement l'adhésion tant elle semble se confondre avec cette femme de ménage lunaire et ordinaire ; et lorsque apparait par petites touches subtiles la folie de l'artiste, on tient là le sommet du film, et on aimerait que ça dure encore tant le personnage est attachant !
Qui connaissait Séraphine de Senlis avant la sortie de ce film ? bien peu de personnes sans doute ! La découverte de cette artiste hors-norme et de sa peinture, est tout à fait passionnante. (voir aussi la très belle expo du musée Maillol, pour ceux qui le peuvent !) Mais il faut surtout aller voir ce film pour l'interprétation de Yolande Moreau, absolument magnifique. Ulrich Tukur, tout en retenue est très bien aussi.
La réalisation, par contre est linéaire, assez plate, avec quelques longueurs. C'est dommage, Séraphine et Yolande méritaient mieux !
On reste sans voix en voyant ce film sublime. Car la psychologie du personnage est remarquablement étudiée.On comprend la façon dont Séraphine voit le monde, son rapport avec la nature qui est sa seule consolation et les oeuvres qu'elle en tire.On voit aussi trés bien comment une personne démunie peut finir à l'asile sans être folle.C'était le seul remède à la marginalité à l'époque...Film poignant qui sonne juste.A voir absolument.
Un film calme et lent, d'une beauté "mystique" où Yolande Moreau incarne d'une façon hallucinée Séraphine de Senlis. Une réflexion sur l'art, la reconnaissance, la condition humaine, la femme dans l'art. Poignant.
Le sujet était osé, faire un biopic sur une artiste rapidement tombée dans l’oubli alors que d’autres ont opté pour le strass et paillettes en adaptant la vie d’Edith Piaf, de Sagan ou encore de Coluche. Martin Provost réalise ici son troisième film et s’intéresse de près à Séraphine Louis, une femme de ménage qui va donner un sens à sa vie grâce à son don pour la peinture mais aussi grâce à la rencontre de celui qui deviendra son mécène : Wilhelm Uhde (premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau). C’est une artiste particulière qui nous est dévoilée comme une peintre au caractère bien trempé, elle nous apparaît aussi limite autiste par moment. Si l’interprétation de Yolande Moreau est parfaite, on regrettera la mise en scène trop amorphe, faisant sombrer le film dans une ambiance des plus ennuyeuses, typique d’un téléfilm et auquel on attend qu’une chose : le générique de fin !
L'un des films de l'année. Encore une fois, on sort des canons de la beauté habituels des biopics pour mieux découvrir une grande artiste peu connue. Sublime Yollande Moreau qui "fait cracher la toile" dans tous les sens du mot toile.
Un pur chef d'oeuvre ? Oui, trois fois oui! Je ne suis pas spécialement cinoche intello voire undergroud, ou pire encore art et essai, mais là, "Séraphine" m'a véritablement émerveillé. L'atmosphère où évolue Yolande "Séraphine" Moreau avec grâce et une lenteur hypnotique, emmène le spectateur au coeur de cette société provinciale, mi-rurale, mi-ouvrière du XIXème. Séraphine en total décalage avec son époque vient d'un autre univers, c'est une extra terrestre égarée. Elle est juste illuminée par sa folie créatrice, par son amour démesuré de la nature, de la vie. Yolande Moreau est complètement habitée par son personnage. La réalisation et la photo sont absolument remarquables et servent le film avec une grande sensibilité. Quant à l'oeuvre peint de Séraphine, il est totalement hors norme et d'une époustouflante beauté. A voir absolument même si ce film est demeuré assez confidentiel. Peut-être en DVD ?
Tout est beau dans ce film. Les acteurs sont doués de grâce. Le récit est magnifique, plein de lenteurs à l'aune de la belle ouvrage de photographie. Reconstitution historique sans complaisance ni misérabilisme comme trop souvent. Une maîtrise de la caméra qui est exemplaire. On n'est pas loin du chef d'oeuvre (l'avenir nous le dira).
C'est une véritable poésie sur toile. Une ambiance, une vie retracée, on tremble, on respire, on aspire, on rêve pour Séraphine. Ce film bouleversant met en valeur cette actrice formidable. Je suis ressortie du cinéma envoutée et comblée de bonheur. Ce la faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas tant émue. Je recommande à tous ce film.
Très beau film, alliant la sensibilité de l'interprétation par une grande actrice et la force (et la beauté ) des images. Quelques longueurs dans le scénario pour être parfait.
Séquences courtes bien enchaînées par des transitions fermetures en fondue. Nombreux plans lointains qui nous reposent de l'abus de gros plans flous dont sont friands les jeunes cinéastes français. Mouvements de caméra bien maitrisés. Cadrages raffinés. Jeux d'ombres et de lumières comme on ose plus en faire depuis l'avénement de la couleur. Voilà comment se présente ce film. Rien de révolutionnaire dans tout cela . Pas d'originalité à l'Orson Welles ( « vérité et mensonges ») dans le découpage ni de virtuosité dans la mise en scène façon Fellini. Un film classique, bien réalisé, un peu appliqué parfois à l'image même des oeuvres de l'héroïne. Coté interprétation, U.Tukur nous rappelle que l'Allemagne possède d'excellents acteurs ce dont on pourrait douter quand on regarde « Derrick » ou les films allemands diffusés sur ARTE. Il surclasse tous les autres acteurs du film y compris Yolande Moreau qui est bonne (sans jeu de mot) mais sans plus. On ne la sent pas assez possédée par son art comme Adjani dans « Camille Claudel ». Mais cela est peut-être dû au scénario. Concernant ce sujet, la reconstitution du début du siécle est remarquable . Je n'y étais pas mais mon âge m'autorise à dire que j'ai bien retrouvé l'ambiance campagnarde des années 50 qui tenait encore des années 20. Mention spéciale à la musique de M.Galasso qui compose un peu dans le style d'Arvo Pärt ce dernier s'inspirant de la polyphonie du moyen-âge. D'où la parenté avec l'oeuvre de Séraphine Louis proches des enluminures moyennageuses. Un excellent film, pas un chef d'oeuvre, mais à conserver dans sa vidéothèque par son aspect didactique et reposant.
Sobre et magnifique. Il s'y dégage une belle atmosphère. Yolande Moreau est époustouflante de justesse et d'émotions. Le film permet en plus de découvrir un peintre pas forcément connu. A ne pas manquer.