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vinper
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2,0
Publiée le 16 avril 2026
Quand je vois les critiques, les notes et le nombre de récompenses je me dis que je suis complètement passé à côté du film et de l’artiste. Je ne retiens quasiment rien de ce film, et je m’interroge sur l’engouement qu’il y a eu autour. Voyez le film « fleur de tonnerre » par exemple, il y a beaucoup de similitudes (le roman de Jean Teulé est également infiniment plus intéressant que cette adaptation). Par moment la réalisation offre des airs de « Mme Bovary » par Chabrol (bourgeoisie de province du XIXÈME siècle), mais ça s’arrête là. Yolande Moreau est très bien, mais ce rôle est loin de mettre en valeur les immenses talents de cette comédienne. Je préfère lui remettre « mes » César pour bien d’autres rôles. Finalement je m’interroge sur l’intérêt de ce biopic… et c’est rare que je me pose cette question.
Ce film est un beau moment de cinéma avec dans le rôle titre l'excellente Yolande Moreau. Touchante et réaliste, c'est là une oeuvre d'une grande sensibilité, rendant un bel hommage à Séraphine de Senlis.
biographie de la peintre séraphine louis - très bien joué par yolande moreau en particulier, et par tous les comédiens - belles scènes, belles couleurs - ça permet de connaitre cette artiste méconnue
Décors sublimes, éclairages magiques, nature enchanteresse et réalisation intimiste, les césars sont amplement mérités pour ce biopic dramatique sur la peintre Séraphine de Senlis. L’histoire est sublimée par l’interprétation magistrale et touchante de Yolande Moreau. Sensibilité et émotion colorent ce film magistral.
A Senlis, en 1914, Séraphine est la femme de ménage de bourgeois et commerçants médiocres de la ville. On voit s'affairer cette femme taciturne et un peu bigote, simplette peut-être, pour quelques sous tendus avec mépris qui ne lui suffisent pas à se payer les couleurs et les pinceaux dont elle a besoin. Car Séraphine Louis peint... Le film de Martin Provost relate une oeuvre méconnue et une artiste estampillée naïve ou primitive dont on aperçoit la création -des compositions florales- flamboyante. Ce portrait sans lyrisme d'une artiste atypique, provinciale, fruste et sans lien avec le milieu de l'art, se développe en deux parties distinctes au terme d'une longue ellipse provoquée par la guerre. L'enjeu est alors la reconnaissance et le succès possible de Séraphine. Porté par la non moins singulière comédienne Yolande Moreau, le film reproduit finement, sans ostentation, le décor et l'atmosphère feutrés d'une ville de province du début au début du siècle, tout en en proposant des paysages, des instantanés évoquant une inspiration et une esthétique picturales.
belle histoire de cette peintre qui, comme beaucoup, vit dans la misère... fait ses couleurs avec du sang de porc, de la cire de bougie et peint des fruits des fleurs.... beaucoup trop de longueur à mon goût.ce film dure 2 heures mais 1h30 aurait largement suffit....
Un film hors du temps et des modes mais en état de grâce. Yolande Moreau exprime à nouveau son immense talent, digne des plus grandes comédiennes de tous les temps. Elle exprime une âme et une beauté intérieure incroyable. Si Séraphine de Senlis n'est pas une artiste extrêmement reconnue, elle mérite pourtant une place de choix dans la peinture française. Martin Provost et Laurent Brunet (photographie) vont, bien entendu utiliser les toiles de Séraphine mais aussi évoquer d'autres styles de peinture en opposant des intérieurs intimistes aux tonalités grises, beiges, noires blanches aux extérieurs lumineux. Un chef d'œuvre.
Yolande Moreau marginalise bien son rôle, visiblement faite pour elle et Ulrich Tukur, est également excellent, en découvreur de talent allemand. tout comme les artistes van Gogh ou Picasso dans la peinture ou dans l'art brut comme le facteur Cheval c'est souvent les personnages marginal qui sont les vrais artistes, et qui font des œuvres mémorables. une reconstitution froide et âpres de la France, du début du 20ème siècle, victime de la première guerre mondiale, du crak boursier de 1929. Seraphine qui passe de la pauvreté à la richesse. Mais la folie S'accroît également. Et plombe. Un final très émouvant.
Nom de Zeus, il n'y avait qu'une unique actrice pour jouer Séraphine et Martin Provost le savait : la formidable, la fantastique Yolande Moreau ! Séraphine bougonne, monosyllabe, bien qu'elle soit bonne et généreuse ; Séraphine sait ce qu'elle veut et met tout au service de sa passion, quitte à ne pas dormir, ne pas manger, ne pas se chauffer, ne pas avoir un sou de côté... Ce film déborde de silences, de sons légers, du tintement de la cloche, du bruit des bottines sur le pavé, du bruissement de la brise dans les feuilles des grands arbres majestueux, du grattement sur les toiles de Séraphine. Et puis, la lumière, la photographie, exceptionnelles, tout en délicatesse. La toute dernière image est à découper, encadrer et installer au mur de chez soi. Bravo Monsieur Provost !
Le soleil Yolande Moreau rayonne sur ce destin d'artiste visionnaire incompris de son temps, Séraphine. Derrière ses airs simplets, se cache une femme téméraire qui assume sa marginalité pour vivre de sa passion. Comme le geste sur ces toiles somptueuses, le film est coloré et gracieux. L'actrice aurait pu sombrer dans l'âpreté, mais son jeu est bien plus subtile, ce qui donne un personnage attachant. Ce duel avec Ulrich Tukur donne des répliques bien senties et un portrait de femme brillante.
Hyper touchant, d'une jolie lenteur pour entrer dans les émotions, comprendre la beauté des personnages, de l'histoire..; whaou! Un magnifique film! Je découvre une artiste dont je n'avais jamais entendu parler - Séraphine Luis- et redécouvre une comédienne tellement talentueuse...Yolande Moreau! A ne pas manquer!
Un biopic qui nous fait découvrir un personnage intéressant , peintre souvent oubliée, qui n'existe encore exposée que dans quelques rares musées. La réalisation très sobre, trop sobre , manque de relief. Une très belle reconstitution de l'époque et du cheminent de ce personnage atypique , sauve le film. Cette histoire tellement improbable méritait d'être traitée et connue. Mais on reste sur sa faim.
Là où « Van Gogh » le long-métrage de Maurice Pialat était complètement passé au travers, avec « Séraphine » de Martin Provost on a le droit à une véritable description de la passion artistique. En s’inspirant de la vie déroutante de cette femme d’origine sociale modeste, animée par le désir de peindre, le réalisateur livre une œuvre riche visuellement et émotionnellement. Il convient de reconnaitre que la prestation de Yolande Moreau (César de la meilleure actrice) est totalement époustouflante. Avec une succession de scènes parfois mystiques, souvent futiles mais toujours poignantes, on pénètre progressivement dans la folie créatrice de cette artiste autodidacte qui sombrera dans la démence. Bref, malgré quelques longueurs, un César du meilleur film en 2009 entièrement mérité.