Incroyable film inqualifiable, inclassable, entre fantastique, thriller, psychologique, épouvante, ... Un film à l'image, à la couleur particulière, dans les gris, sépia, marron, vert d'eau, une ambiance fantastique, étouffante, psychotique. Un enfermement tant dans la quête quasi mystique, psychotique et fantastique que dans la jungle omniprésente, le tout nimbé par la pluie et la boue. Une épopée dans cette nature humide, abondante et particulière de la jungle thaïlandaise et Birmanie, dans cet environnement particulier et magique à la fois de l'Asie du Sud est. Emmanuelle Béart, magnifique, habitée, qui occupe l'écran par sa présence, son jeu, sa folie, son engagement, et livre là une de ses plus impressionnantes prestation d'actrice au milieu de sa filmographie pléthorique, inégale, hétéroclite. Une mère à la recherche insensée de son fils noyé 6 mois plus tôt , happé par le tsunami. Une quête insensée et folle qui l'entraînera au delà du réel. Elle est accompagné par Rufus Sewell, excellent lui aussi, en père ambigu, inconstant, aux sautes d'humeur et aux sentiments imprévisibles . Un film à part, spécial mais très beau, prenant qui laisse souvent une sensation de malaise et d'étouffement.
Autant l'histoire pouvait susciter un vague intérêt, autant ce qui en est fait est lamentable avec une réalisation invraisemblable, baroquo-foutraque, embarquant nos 2 starts dans une galère indigne de leurs carrières respectives...
Pur film d'atmosphère, un véritable trip hallucinatoire, expérience sensitive aux frontières de la mort et de la folie, visuellement renversante et totalement fascinante. Un cinéma rare de nos jours qu'il faut soutenir contre vents et marées, même si beaucoup de spectateurs risquent malheureusement de rester de marbre et de s'endormir profondément devant ce spectacle.
Vinyan nous fait vivre une expérience unique. L'univers que nous propose ce réalisateur pour seulement son deuxième film est grandiose. Un grand cinéaste à suivre.
Plus qu'une expérience visuelle et sonore fascinante, Vinyan est un vrai film de genres. Quitte à le ranger dans un tiroir, il est préférable alors de le caractériser de film sur le deuil... Outre le fait d'être un film totalement réussi, il place le cinéma français à un niveau nouveau, et enfin parmi les meilleurs. Vinyan est réussi. Une narration simple totalement en osmose avec le retour à l'humain primitif, à l'humain animal et fou, au retour à une société naturelle réduit à son état brut et sauvage, agressive, où seule la survie prédomine. Les genres de cinéma prennent tour à tour une place jamais prépondérante, toujours mêlés, et suivent le même cheminement que les personnages qui s'enfoncent dans la jungle, assurément hostile. Réduit à des dialogues basiques, par des êtres qui se perdent, l'histoire se suffit à elle-même pour illustrer magnifiquement le propos du film, les thèmes. Grâce au visuel et au sonore dominés de bout en bout, le spectateur est immergé dans les décors, jusqu'à ressentir les émotions des personnages au plus proche, tous deux habités et hypnotisés. C'est déjà là une véritable prouesse auquel le cinéma français ne nous a pas habitué, les exemples sont rares et trop souvent boudés par la presse, invariablement insensible et même disposée à évacuer aux orties toute production s'éloignant de la ligne classique qui pourrit le cinéma hexagonal, ou francophone. Voyez Vinyan comme une expérience rare et inondante... au sens propre comme au sens figuré.
Ce petit ovni du cinéma détonne de par sa mise en scène oppressante, sa photographie somptueuse et sa lumière particulièrement soignée. Emmanuelle Béart est plus magnétique que jamais, elle emmène ce film de bout en bout. Une aura sensuelle et sexuelle survole le film et lui donne une dimension orgasmique : chaque plan est une véritable orgie des sens. Sur fond d'après Tsunami, Vinyan est un film très sombre, on ne sait jamais vers quoi le réalisateur nous emmène. On se retrouve à l'image de Rufus Sewell complétement désorienté, perdue dans cette moiteur infernale dans la jungle Thaïlandaise. Le final est somptueux. Vinyan est un film d'une rare beauté mais surtout d'une rare force.
Quand même, 0 étoile en prédiction, ils sont sévères. On a ici un film de plutôt jolie facture, qui nous fait réellement voyager. L'immersion est totale dans cet univers magnifique. Si l'histoire ne m'a pas particulièrement emballé (certaines longueurs et le "rebondissement" final), le résultat reste beau à voir, possédant la charpente d'un film de qualité. Seulement voilà, je ne l'ai pas trouvé très intéressant.
Il y a des films qui me font de la peine car ce sont des chefs d'oeuvres qui ne peuvent pas plaire au public et qui, s'ils bénéficient d'un succès d'estime, n'arriveront jamais à scorer au box-office. Vinyan en est le parfait exemple.
Ce qui est d'autant plus dommage que Vinyan est un excellent film de vrai cinéma. Basé sur une histoire crédible d'un couple qui cherche à survivre à la perte d'un enfant, ce film offre une expérience sensitive d'une puissance émotionnelle rare. Pour apprécier Vinyan, il faut savoir mettre son cerveau sur « off » et juste suivre la narration en ressentant plus qu'en pensant et de fait, on a là la quintessence du cinéma. La mise en scène est maîtrisée et le film parvient à retranscrire l'onirisme, la fragilité, l'abandon, la résignation, l'oppression, etc... C'est simple, rarement un film aura sur toucher un tel panel de sentiments et les faire vivre sur la pellicule. Il est vrai que pour y parvenir, Fabrice du Wels a pu compter sur des comédiens en état de grâce – Emmanuelle Béart et Rufus Sewell – ainsi qu'un directeur de la photographie terriblement inspiré en la personne de Benoît Debie. Véritable trip visuel, Vinyan n'est pas que ça car c'est aussi et avant tout une aventure humaine que les deux parents vivent chacun à leur façon. Saluons le soucis pour que la narration, l'apport du fantastique et l'évolution personnels des protagonistes soient toujours au diapason. Le dosage n'a pas du être simple à trouver et pourtant il est maintenu tout le long du film. Alors les fines bouches reprocheront que le film, qui n'est qu'ambiance, n'est pas assez entré dans le malaise social qu'il aborde (la Thaïlande post-tsunami, le trafic d'enfant, le deuil des parents et leur difficulté à survivre en tant que couple) qu'Emmanuelle Béart a des grosses lèvres en plastique, qu'elle ne sombre pas dans la folie vu que d'entrée on s'en qu'elle a un pète au casque mais s'attarder à ces détails pour ne pas vouloir vivre Vinyan serait comme refuser de
Pas convaincu par "Vinyan" de Fabrice Du Welz, déjà auteur d'un film de genre : "Calvaire". L'intrigue débute comme un drame assez classique pour prendre petit à petit une tournure fantastico-horrifique. Le cinéaste mise plus sur l'ambiance que sur son scénario. Il en ressort de longues plages d'ennui liées à un rythme lent, des effets visuels maladroits et un aspect mystique mal maîtrisé. Tout cela donne une impression de bazar cinématographique assez prétentieux qui en perdra sûrement plus d'un. Le cinéaste s'est peut-être fait plaisir mais ce n'est pas mon cas.
Voilà bien le genre où l'on se demande si on a compris quelque chose, s'il s'est passé quelque chose, ou ce qu'a bien voulu dire le metteur en scène ! Ici peut être un peu les trois à la fois. Le premier film de Fabrice du Welz Calvaire était assez réussi, inquiétant, effrayant et dérangeant. Pourtant ça partait bien. Une certaine ambiance, un début d'histoire intéressant, un évènement qui a bouleversé le monde. Et puis dès que les parents partent à la recherche de leur enfant disparu dans le tsunami, tout dérape. Le scénario se prend les pieds dans le tapis. Délires fantasmagoriques ou paranoïaques, rêve, réalité ou folie, tout se mélange, et nous (enfin moi) on s'y perd. L'image n'est pas belle, le montage est limite nauséeux, la musique souvent abrutissante, les dialogues insupportables, une fin gore sans vraiment de raison. L'interprétation d'Emmanuelle Béart est, comment dire, aussi insaisissable que le film. Pour moi erreur de casting, elle n'est pas crédible en mère endeuillée et éplorée. Rufus Sewell est, quant à lui, pas mal. Mais c'est le seul qui se débat et se bat avec conviction. Bref long, ennuyeux, assommant. Dommage le réalisateur promettait beaucoup, après son premier long, ça sonne ici comme un coup d'arrêt. C'est mouillé comme un pétard, et aussi rythmé qu'un plat de nouilles thaïlandaises. Mais bon, attendons la suite. Je déconseille, sauf si vous voulez faire une bonne sieste au chaud...
Franchement, dans l'île aux enfants c'est pas tous les jours le printemps... Long, lent et une fin à la romero pour une juliette plus triste du tout puisqu'elle devient mère de famille très très nombreuse. Ha, c'est Francais ?
Un film puissant, habité, original, dément, sale, lourd, intelligent, dramatique... D'un drame asse classique sur un couple qui tente de retrouver son enfant disparu depuis le tsunami le film dévit lentement vers un petit thriller pour finir dans la folie et l'horreur ... Beauté splendide des scènes finales cultes et dérangeantes. Alors pourquoi pas 4 étoiles me direz-vous ?!... Je ne peux m'y soumettre pour une chose bien simple dénommée Emmanuelle Béart. Rufus Sewell est parfait, tout en tension et digne alors que Emmanuel Béart surjoue beaucoup et notammment dans les scènes intimistes où elle ne réussit pas à nous émouvoir ni à faire passer les messages... En mère epleurée elle ne convaint pas et ses lèvres botoxisées nous hypnotisent et nous gâchent le plan ! Enervé je le suis car ce film mériterait les 4 étoiles sans cette erreur de casting.
Vinyan aborde le deuil d’un enfant de manière singulière, le couple brisé incarnait par Rufus Sewell et Emmanuelle Béart sont tous les 2 convaincants dans une fuite vers la folie ; je peux comprendre que ce film étrange puisse déplaire mais personnellement j’ai trouvé le récit captivant et plein de mystère. La mise en scène de Fabrice Du Welz m’a accroché et le final tordu nous laisse pantois.