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Gabith_Whyborn
44 abonnés
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3,5
Publiée le 18 mai 2014
Un film fort et noir ou on ne peux rester de marbre devant le triste sort de cette famille de fermiers chassés de leurs terres. C'est réaliste, révoltant et très bien joué.
Tout est parfait dans ce merveilleux film:les décors,la caméra,les acteurs(Fonda est parfait),le scénario et la musique!!Un film à ne rater sous aucun prétexte!
Le film s'attache à respecter le roman massif et picaresque de Steinbeck. On y retrouve les thématiques de la justice et l'injustice, sociale comme juridique, qui touche les classes populaires à son époque. Un film culte où brille Henry Fonda.
Adaptation de Steinbeck que l'on pourra toujours commenté, mais le film en soit est un véritable chef d'œuvre une docu d'une époque qui a fait souffrir tout un peuple, celle de la crise de 29 et ses conséquences migratoires. Avec une précision et une mise en scène millimétrée, John Ford offre un pur régal, un vrai film intense et prenant. Chef d'oeuvre !
Exode vers une Terre Promise qui n’en est pas une, en dépit de la verdure et des oranges qui poussent là-dedans, The Grapes of Wrath représente par une photographie magnifique qui emprunte nombre de composition de ses plans au cinéma expressionniste – pensons au reflet des visages sur la vitre de la voiture, à la façon de faire sortir de l’obscurité des visages spectraux, aux ombres de trois hommes que la caméra relie, par un travelling répété deux fois, à la destruction de leur habitat – le martyre de la famille Joad. Ainsi, John Ford convertit la misère en beauté et échappe au dolorisme pour préférer le mouvement, principe même de son cinéma : à peine la situation se stabilise-t-elle qu’il faut charger le véhicule et repartir encore, mais cela sans plaintes ni larmes. La mère, figure tutélaire, compare la marche des pauvres gens à l’écoulement d’un fleuve qui se disperse au-devant en dépit des obstacles rencontrés ; elle qui regrettait la dispersion de l’unité familiale semble désormais réconfortée, peut-être par le dernier échange qu’elle eut avec son fils selon lequel les hommes, qu’ils soient présents ou non, constituent une petite partie d’une âme plus grande, image qu’il compose après celle d’un idéal mutualiste de partage équitable des terres cultivables. Nous regretterons pourtant que ce discours ne s’incarne pas, au contraire du roman, dans le personnage de Rose of Sharon, réduite au statut de femme enceinte délaissée que l’on supporte moralement puis physiquement. N’en reste pas moins une œuvre brillamment interprétée et réalisée, ode à la fraternité humaine en temps de troubles économiques et politiques.
Pratiquement un document historique, ce film culte de John Ford, Oscarisé comme Meilleur réalisateur en 1941. Il tourne un Drame poignant adapté du célèbre roman de John Steinbeck, se déroulant pendant la Grande Dépression de 1929 aux USA. Il montre les situations désespérées des migrants traversant les États-Unis d'Est en Ouest par la route 66. Migration due à la sécheresse obligeant les agriculteurs de l'Oklahoma, expulsé par les grands propriétaires fermiers, à traverser le Nouveau Mexique et l'Arizona pour rejoindre la Californie et cueillir le coton. John Ford nous propose une aventure palpitante. Des scènes poignantes, avec le périple de 2000 km de la famille Joad, luttant contre l'exploitation des travailleurs. Un monde ou des vigiles font la loi, ou l'injustice entraine la violence et sème " Les raisins de la colère". Le film nous offre des personnages attachants superbement interprétés par un magnifique Henry Fonda et une charismatique Jane Darwell, elle aussi oscarisée.
D'après le roman de Steinbeck ( à lire à tout prix).Le rêve américain est loin dans ce film.On nous peint une Amérique en crise.Les personnages sont attachants.La détresse de ces gens est magnifiquement interprétée.Des interprètes et un réalisateurs à suivre.
Je suis particulièrement déçu. Certes, il y a une mise en scène réussie, certes Henry Fonda est très bien, certes le témoignage sur la période de la Grande Dépression est intéressante, mais le film souffre de plusieurs défauts. A mon avis, le problème, c'est que le film est bancal sur certains aspects. Le film devrait être particulièrement noir, plombant mais John Ford ne semble pas pouvoir délivrer un regard aussi critique sur l'Amérique et du coup il se sent presque obligé de bien insister sur des passages vraiment plombants. Je n'ai rien contre les changements livres/films si c'est justifié, mais alors là, la fin des raisins de la colère (le film) semble vraiment risible quant on à vu la fin du livre (je n'ai pas lu le livre mais je me suis tenu informé de la vraie fin). De plus, le constant rappel de l'importance de la famille, de la propriété, de la terre etc. est tellement américanisant au possible que ça en devient pénible. Un film qui se devrait être une critique de la société américaine se transforme presque en éloge au contraire d'un endroit qui, malgré des difficultés, peut apporter tout ce dont un homme a besoin et que malgré les difficultés il faut croire en l'Amérique.
Bref, j'extrapole peut être trop le récit, mais je me demande si un film du même acabit ne serait pas lynché par les critiques aujourd'hui. Si il n'est pas mauvais, je reste cependant largement déçu du film.
Loin des grands westerns auxquels on associe automatiquement le cinéma de John Ford, ce chef d’œuvre est sans conteste la plus belle image du drame social qui s’abattit sur l’Amérique durant la grande dépression. En adaptant le roman de John Steinbeck, Ford évite de réaliser un simple tableau misérabiliste mais parvient à faire cette page d’histoire tragique la source d’une fable humaniste touchante ainsi qu’une charge politique portée contre les dérives d’un système économique qui contraint une modeste famille, véritable symbole de l’Amérique rurale, de quitter ses racines pour survivre à la crise. Il posa de plus les bases de films souvent contestataires, les road-trip, puisque cette vision des réactions brutales des victimes du contexte social envers ceux qui tentent tant bien que mal de s'en sortir rend son propos intemporel et efficace. Les scènes sont superbement filmées, donnant un style naturaliste au film, le rythme est parfaitement tenu tandis que l’émotion provenant des dialogues est transcendée le jeu prestigieux des acteurs, à commencer par Henry Fonda, tout bonnement poignant. Ce scénario mémorable et sa mise en image sont, à juste titre, restés des références artistiques incontournables du 7éme art.
Les Raisins de La Colère suit Sur La Piste des Mohawk qui lui suit Vers Sa Destinée. Quelle période pour John Ford! Des films historiques, qui racontent l'histoire des USA, telle que souhaitée par John Ford, vue et perçue par des individus simples. Et les trois avec Henry Fonda.
Ce qui marque l'esprit à la vision de ces raisins de la colère, ce n'est pas tant l'histoire et le sujet, dur, mais la beauté plastique du film, les cadrages, en particulier dans les plans moyens et plans d'ensemble. Bien sûr, cette histoire de pauvres qui immigrent pour trouver du travail et pour pouvoir vivre reste une préoccupation et un sujet contemporain, factuellement et malheureusement, quatre-vingts ans après (pour le film), cent ans après pour l'histoire diégétique. Ici nous suivons les périples d'une famille de fermier a qui l'on retire sa ferme, vers d'hypothétiques possibilités de travail, et comment ils sont exploités. John Ford se concentre sur la famille, ses individus, et tous ceux qui la modifient négativement, c'est-à-dire ceux qui les exploitent, de force, les réduit en esclavage. John Ford évite l'ultra larmoyant en se centrant sur le personnage d'Henry Fonda, qui est en quelque sort le point de vue du spectateur qui découvre, et qui comprend progressivement comment les gens comme eux se font exploiter.
Le film et le scénario montrent bien en permanence l'état de paria et l'embarras que suscitent ces pauvres et ces immigrés: la scène des bombons dans le magasin, spoiler: ou alors avec Ward Bond, policier de même origine qui les repoussent aussi .
Tout d'abord, il faut dire que le film est très bien écrit, on est vite emporté dans l'histoire. Puis, il faut avouer que le film a quand même très mal vieillit. Du point de vue d'un simple spectateur, je dirai que le film, en général, est bien, que l'on s'attache vite aux personnages et que c'est une bonne leçon vie même si il peut paraître un peu long. Un film recommandable et qu'il faut le voir qu'une fois pour en garder un très bon souvenir. Du point de vu d'un cinéphile, je dirai tout d'abord, et c'est le principal que le film est très bien réalisé et très bien filmé, il nous met tout de suite dans l'ambiance de l'histoire. Le film est excellent d'un point de vue cinématographique. Je recommande ce film a tout le monde, même si ce film ne peut-être intéressant pour moi, qu'à partir de treize ans. Très bon film pour l'époque. Ma note exacte : 3,7/5
Premièrement c’est vieux, très vieux et ça se sent : image et son de mauvaises qualités. Ensuite c’est long et sur un rythme trop lent et mou. Maintenant si on le compare au roman, ce qui est montré dans le film est très proche du roman mais le roman donne au moins le double en explications, aventures et détails. Autrement dit, on a un film de plus de 2h qui n’arrive même pas à refléter l’ensemble du roman ! Exemple : Al, Noah on n’a rien sur eux dans le film. Du coup, en fait il ne se passe pas grand grand chose dans ce film et une bonne partie de la critique de Steinbeck est réduite. Bref, on considérant que le film est en noir et blanc et de mauvaise qualité, préféré le livre. Sinon passer votre chemin car le film n’est pas franchement passionnant.
Un classique m'a t-on dit ! Bon d'accord ais-je répondu, c'est John Ford en voyant ce film je ne prend pas beaucoup de risque, sa devrait être bien. En effet, pour l'époque cela devait être un bon film, malgré quelques longueurs c'est très bon. Mais le film a très mal vieillit. De nos jours c'est lassant, long, un poil pénible par moment, même si le sujet est tout de même intéressant et que le film est "respaectable". Regardez le si vous aimez le travail de John Ford, mais si vous ne l'avez toujours pas vu, sa peut attendre encore un peu... 6/10
Steinbeck écrit un roman dont les ingrédients ne pouvaient que parler à John Ford, les sujets qui intéressent Ford sont tous dans le roman : soif de justice, préférence aux gens simples, respect des pionniers, jusqu'aux réminiscences religieuses. Ainsi le film débute avec le retour de l'enfant prodigue et l'aventure/exode renvoie logiquement à la marche vers la terre promise. Le réalisateur insista sur le réalisme pour un récit encore si brûlant en 1939, par exemple il a interdit tout maquillage ou parfum sur le tournage. Tout n'est pas parfait, on pourrait chipoter sur une première partie un peu longue qui empiète sur l'exode lui-même, sur le deuil plutôt expédié. Notons que la fin est différente, et si la puissance de la version littéraire est sans égal on comprend que en 1940 cette scène est impossible à montrer en image, Ford préférant opter alors pour un soupçon d'optimisme. A voir et à conseiller. Site : Selenie
Superbe épopée d'une famille partie chercher du travail dans l'ouest américain. Avant tout le récit d'une transhumance: les espoirs, les déceptions, les rencontres, la mort aussi et une peinture magnifique des travailleurs pauvres courageux mais résignés.