En adaptant le célèbre roman de Steinbeck, John Ford met en scène un drame social bouleversant et rempli d'humanisme, à la mise en scène sublime et servi par un excellent casting avec notamment un inoubliable Henry Fonda et ses yeux clairs, prêt à risquer sa vie pour combattre l'injustice.
Une pièce majeure de John Ford, magnifique adaptation du roman de J. Steinbeck. Une réalisation soignée , impeccable , une image noir et blanc contrastée , puissante. Des acteurs au TOP, bien sur Henry Fonda , mais tous les rôles sont puissants. Un scénario très bien adapté.
John Ford signe une adaptation formellement aboutie du classique de John Steinbeck. Un film fort et politiquement engagé sur la grande dépression suivant la crise de 1929. Dans le but de renforcer l'universalité du propos, les différents membres de la famille, silhouettes écumant les routes en quête d'une vie meilleure, sont peu caractérisés, certains n'ayant pas même de nom.
Un film bouleversant et à l'époque d'actualité sur la crise économique des années 30 et les difficultés à vivre et trouver du travail pour une grande partie d'américains dont la famille de ce long métrage, dont un fils revient de prison, voyant perdre leurs terres et la maison pour partir parcourir les Etats-Unis pour trouver une vie meilleure. C'est , on peut le qualifier, un chef d'œuvre réalisé par le cinéaste John Ford qui a une particularité singulière de filmer l'Amérique et les quelques états que traverse la famille pauvre, c'était difficile à l'époque, aujourd'hui, certains appellent a se faire la "Route 66" (rire). Adapté d'un livre qui a ému le réalisateur, il a réussit à m'emouvoir à quelques instants du film avec des scènes poignantes. C'est remarquablement bien filmé, le jeune Henry Fonda est magistral de même que les comédiens jouant la famille et les acteurs secondaires. Une œuvre intemporelle, il faut le dire, qui a une place à part dans la carrière du metteur en scène qui mérite attention et réflexion.
Une œuvre simpliste mais dure. Doté d'un casting réussi, le film critique la déshumanisation et l'ultra-rentabilité en nous plongeant efficacement dans un monde détruit.
C’est un film des années 40 avec un gouffre de ce que l’on peut attendre aujourd’hui d’une production cinématographique. Avec les plans fixes et la caméra figée, on est plus dans le théâtre que dans un film. Il y a quelques fondus enchaînés pour donner un ensemble dynamique aux images très sombres et aux scènes trop statiques qui se suivent. C’est là aussi que l’on se rend compte qu’il vaut mieux le regarder en version originale parce que la voix française doublée semble sortir d’un mégaphone. Le scénario étriqué n’accroche pas vraiment, il eut mérité plus d’ampleur. Qualifier ce film de chef-d’œuvre est un peu présomptueux.
Le réalisateur John Ford tisse un saisissant drame social évoquant le parcours d’une famille modeste chassée de ses terres en Oklahoma cherchant à subvenir à ses besoins lors de la Grande Dépression. Dépouillé dans sa mise en scène ainsi que dépourvu de tout misérabilisme, cet exode d’une famille en quête d’une Terre promise en Californie permet au cinéaste de livrer un portrait sans fard d’une Amérique des laissés pour compte.
Des fermiers américains sont dépossédés et chassés de leurs terres et se retrouvent sans rien. On suit un ancien détenu qui rentre chez lui et découvre que les siens sont partis durant son séjour en prison. Avec quelques autres personnes, ils prennent la route. Une épopée à travers l'Amérique de la Grande Dépression avec son lot de pauvres gens, de forces de l'ordre et d'exploiteur sans vergogne. Un bon reflet de l'époque, à découvrir.
Expulsés de leur ferme de l'Oklahoma, une famille très modeste décide de prendre la route jusqu'en Californie, où ils espèrent trouver du travail. Mais le chemin sera long, et les autochtones pas forcément accueillant... Grand classique du cinéma américain, "The Grapes of Wrath" vaut en premier lieu pour son scénario dramatique, qui n'a pas pris une ride. Celui-ci qui éclate l'idée du rêve américain, et évoque la pauvreté de la classe populaire en pleine Dépression, ainsi que l'hostilité du système vis-à-vis des nécessiteux, engendrant ainsi les débuts du communisme et du syndicalisme aux USA. Tout cela sans pour autant sombrer dans le misérabilisme, car malgré un ton pas vraiment optimiste, l'intrigue propose quelques touches d'humour et de tendresse grâce à ses protagonistes. Parmi eux, Henry Fonda, poignant en fils qui revient au bercail, et fait tout pour aider sa famille tout en découvrant les injustices de son pays. Mais la mise en scène de John Ford n'est pas en reste, avec des paysages variés, des plans inspirés, des éclairages dramatiques, donnant ainsi un côté magistral à l'ensemble. Un classique à (re)voir.
Un drame dur qui ralate les conséquences de la crise de 29. Engagé politiquement (et ouvertement à gauche) le film de John Ford dépeint la misère et l'injustice qui frappèrent les États-Unis dans les années trente.
Ford fait un film noir dans lequel il montre l'injustice qui frappât des centaines de familles américaines lors de la Grande Dépression. Les raisins de la colère suit le parcours d'une famille expropriés qui va être obliger de prendre la route. Un simple bout de papier lu dans un journal leur fait rêver de l'herbe plus verte ailleurs,seulement le rêve n'en n'est pas un il va même se transformer en cauchemar. L'ambiance du film est sombre tant dans les situations que dans l'image,heureusement que le final vient faire exploser la chape de plomb qui habite le film.
Ses westerns ont souvent évoqué la dépossession des Indiens de leurs terres; John Ford s'attache ici à raconter l'exode, dans les années 30, des fermiers chassés de leur champs par la Grande Dépression et par les effets d'un capitalisme impitoyable. Pour la famille de Tom Joad, le départ et le voyage vers la Californie, probable fausse terre promise, sont pénibles et nécessaires. Sans céder au pathétisme ou au misérabilisme, le roman de Steinbeck, relayé par le film de Ford, décrit un périple de migrants aussi démunis que vulnérables, à l'affut de quelque travail et à la merci de patrons exploiteurs. Dépourvu d'une véritable thèse politique -qui ressemblerait au communisme- le film ne manque pas, toutefois, de générosité, d'humanisme et de sollicitude pour ces ouvriers de la campagne que le cinéaste sait rendre attachants et respectables en invoquant leur courage, leur solidarité et leur abnégation. Au passage, on découvre, ou pas, une page de l'Histoire sociale des Etats-Unis à travers ces miséreux camps-bidonvilles. Superbement photographié et mis en scène, le film associe parfaitement drame romanesque et réalisme humain.
Un film culte, emblème de la culture américaine, réalisé par J. Ford et avec un jeune H. Fonda, tiré du célèbre roman éponyme de Steinbeck. Le film relate les difficultés d'une famille touchée par la Dépression, qui fait le long voyage jusqu'en Californie, eden utopique pour des travailleurs, prêts à tout ou presque pour un travail qui doit les nourrir, jour après jour. Leur survie en dépend. Ce film est une sorte de road trip et glisse vers une critique de la société, l'exploitation des travailleurs, et le communisme naissant, l'injustice, et les valeurs de la famille et de la solidarité. Bref, il fait écho encore aujourd'hui aux mêmes difficultés actuelles.
Un road movie de la dernière chance en noir et blanc comme un film d'actualités. Montrant que même en pleine crise des années trente, le rêve américain ne meurt jamais. Les raisons de la colère non plus. Dans le contexte actuel du réchauffement climatique, on risque de revoir de plus en plus ce genre d'exode rural désespéré...